Un centenaire célébré dans la joie et la gratitude

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Le samedi 28 février dernier, la chapelle de la Maison Jésus-Marie (MJM) était remplie de joie et de reconnaissance à l’occasion du 100 ᵉ anniversaire de Sr Marthe Poliquin. Entourée de ses compagnes SNJM, de membres de sa famille et d’ami.e.s, elle a vécu un moment unique, empreint d’émotion et de gratitude.

La célébration a débuté par un mot d’accueil de Sr Beverley Wattling. Elle a évoqué le parcours remarquable de cette femme ayant « attrapé le coup de foudre pour Jésus » à la fin de ses études au Pensionnat Mont-Royal. L’abbé Réjean Poirier a ensuite présidé l’eucharistie, soulignant la richesse d’une vie donnée avec fidélité.

Après la messe, un repas en famille a permis de prolonger ce moment de fête. Malgré les défis liés à une surdité sévère, qui rend les échanges plus difficiles, la présence de ses proches a été pour Sr Marthe une source de joie et d’émotion.

Une vie riche de passions et d’engagements

Les festivités se sont poursuivies par une présentation retraçant les grandes étapes de son parcours, à partir de notes qu’elle avait elle-même préparées dès 1998. Ce retour sur son cheminement a permis de mesurer l’ampleur de son engagement et la profondeur des liens qui ont marqué sa vie.

Sr Marthe Poliquin

Musicienne passionnée, Sr Marthe a consacré plus de 40 ans à l’enseignement de la musique. Elle a œuvré au Pensionnat Marie-Rose, au Pensionnat Saint-Nom-de-Marie, à l’École supérieure de musique d’Outremont (aujourd’hui École de musique Vincent-d’Indy). Puis, elle a pris la direction de Valleyfield, où elle a aussi dirigé le département musical. En 1982, elle y fonde le Festival de musique Jésus-Marie, maintenant connu sous le nom de Festival Classival.

À l’âge de 60 ans, elle amorce une nouvelle étape en se formant en pastorale et en théologie. Elle s’engage alors auprès des jeunes avec la formation aux sacrements, anime une communauté de la Parole en paroisse et accompagne des personnes malades. Elle contribue à diverses initiatives, en étant membre du Comité d’action pour l’abolition de la torture (ACAT-Canada) et du comité Solidarité-Justice SNJM. Des engagements multiples qui la tiendront occupée pendant 30 ans!

Une femme inspirante

Comme l’a exprimée Sr Beverley Wattling en lui rendant hommage :

« Marthe, nous vous connaissons comme une femme passionnée de Dieu, de justice, de la musique, de la vie; une femme déterminée et authentique… ouverte au monde et pleine de compassion. »

Ce centenaire aura été l’occasion de célébrer une vie profondément habitée par la foi, la musique et le souci des autres — une vie qui continue d’inspirer et de toucher celles et ceux qui la côtoient.

Sr Marthe Poliquin, entourée de quelques membres de sa famille, lors des célébrations de son centenaire.

Reportage photo : Sr Hélène Harvey

Un centenaire célébré dans la joie et la gratitude

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Julie Tétreault

Parfois, une simple mise en scène suffit pour illustrer une réalité lointaine. Lors de la présentation de la campagne annuelle Carême de partage de Développement et Paix — Caritas Canada (DPCC), madame Julie Tétreault, coopérante SNJM, a su capter l’attention de l’auditoire de manière marquante.

Munie d’un masque pour symboliser la mauvaise qualité de l’air, elle a fait entendre le bruit assourdissant d’un train qui passe toutes les 30 minutes dans certaines communautés du Brésil. Ce vacarme, qui a surpris plusieurs Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) présentes, illustre les conditions de vie devenues extrêmement difficiles pour les populations qui ont vu leur village traversé par le chemin de fer de Carajás.

Une campagne en solidarité avec les communautés touchées

Cette année, la campagne Carême de partage soutient l’organisme partenaire Justiça nos Trilhos (Justice sur les rails — JnT). Cette organisation accompagne les communautés affectées par le chemin de fer de Carajás, qui relie la plus grande mine de fer à ciel ouvert au monde, dans l’État du Pará, au port de São Luís, dans l’État du Maranhão.

Le passage incessant de convois ferroviaires extrêmement longs entraîne de nombreuses conséquences pour les populations locales :

  • un bruit constant et assourdissant,
  • la poussière de minerai de fer qui s’infiltre jusque dans les maisons,
  • la pollution et les vibrations qui fragilisent les habitations,
  • des enjeux de sécurité et des difficultés à traverser les rails.

Sur la voie de la justice

Sous le thème « Sur la voie de la justice », la campagne met en lumière un résultat concret obtenu après plus de 20 ans de mobilisation. Grâce au travail de Justiça nos Trilhos, 312 familles — soit environ 1300 personnes — ont pu être relocalisées dans un nouveau village, Piquiá da Conquista, loin des installations industrielles qui nuisaient à leur santé et à leur qualité de vie.

Comme le témoigne Flavia, 31 ans, leader communautaire de Piquiá da Conquista :

« J’ai parfois voulu abandonner, mais ma famille me disait : “Tu dois continuer.” Avec les missionnaires comboniens, nous avons appris que la lutte est difficile. Malgré nos souffrances, la réinstallation à Piquiá da Conquista est une grande source de joie pour nous. C’est aussi une source d’inspiration pour d’autres communautés. »

D’autres enjeux environnementaux

Les défis auxquels font face ces populations ne se limitent pas au transport du minerai. L’expansion de l’agriculture industrielle, notamment la monoculture de soja, entraîne l’utilisation massive de pesticides qui contaminent les habitations, les arbres fruitiers et les animaux.

À cela s’ajoute la culture intensive de l’eucalyptus, qui appauvrit les sols et génère un transport constant du bois par camions sur des routes de terre, avec de nombreux impacts sur l’environnement et la santé des communautés.

Une présentation marquée par des symboles forts

Après avoir participé à une formation et à un webinaire, organisés par Développement et Paix, Julie Tétreault a préparé une animation visuelle marquante à l’aide de plusieurs symboles : train, rails, bétonnière, semences, panier vide et masque.

Elle a également partagé le matériel de la campagne, dont la carte de prière et le mini-magazine, invitant les religieuses à découvrir plus en profondeur les réalités vécues par ces communautés.

Un geste de solidarité

En appui à la campagne, les SNJM du Québec, en plus de leurs dons personnels, participeront à un souper de la faim en silence le 26 mars. Le repas symbolique — composé de pain, d’un morceau de fromage et d’eau — se veut un geste de solidarité envers les personnes qui vivent dans des conditions précaires.

Pour Julie Tétreault, cette rencontre annuelle demeure un moment privilégié :

« Ce rendez-vous du Carême de partage est toujours une belle occasion de dialogue et de sensibilisation avec les religieuses. »

Comme le rappelle le pape Léon XIV :

« La justice se concrétise lorsqu’elle tend vers les autres, lorsque chacun reçoit ce qui lui est dû, jusqu’à atteindre l’égalité en dignité et en opportunités entre les êtres humains. »

Un centenaire célébré dans la joie et la gratitude

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Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec jouent un rôle actif et structurant au sein du Comité d’orientation de la Congrégation pour Laudato Si’, mis sur pied en 2022 pour faire progresser les orientations du Chapitre général 2021 en matière d’écologie intégrale.

Ce comité international soutient la participation de l’ensemble de la Congrégation à la Plateforme d’action Laudato Si’, en favorisant la sensibilisation, la réflexion et des engagements concrets, en cohérence avec l’encyclique publiée par le pape François en 2015.

Une expertise québécoise mise au service de la Congrégation

Madame Julie Tétreault, coopérante SNJM, représente le Québec au sein du comité. Son apport contribue à enrichir les échanges et à faire connaître les initiatives développées localement.

Le Québec peut également compter sur la collaboration d’un partenaire engagé en justice sociale et environnementale. Ainsi, Simon Lantz, associé au comité Justice et Paix des SNJM du Québec, a partagé ses recherches sur différents défis liés à l’écologie intégrale.

Il a notamment :

  • participé à la rencontre-bilan présentée à l’ensemble de la Congrégation en juin 2025;
  • offert une mini-conférence à la Maison Jésus-Marie sur l’impact environnemental des outils numériques, particulièrement en lien avec la consommation et la gestion de l’eau;
  • rédigé un article approfondi sur les enjeux de l’exploitation minière en haute mer, un thème appelé à nourrir de futures démarches de sensibilisation.

Un dynamisme reconnu en matière de développement durable

Les initiatives portées par les SNJM du Québec témoignent d’un engagement concret envers les objectifs de la Plateforme Laudato Si’. Au-delà des gestes quotidiens liés aux 5R (refuser, réduire, réutiliser, recycler, rendre à la terre ou composter), les religieuses multiplient les actions de sensibilisation au sein de leur réseau.

La recension des publications et activités réalisées au cours de la dernière année, présentée par Julie Tétreault au Comité d’orientation, a mis en lumière la vitalité et la cohérence de cette démarche. La contribution de Simon, comme partenaire spécialisé en développement durable, permet également d’approfondir les analyses partagées à l’échelle de la Congrégation.

Favoriser le partage et la mobilisation internationale

Les travaux du Comité d’orientation facilitent la mise en commun d’initiatives provenant des différentes provinces SNJM. Cette collaboration favorise une circulation plus fluide de l’information et soutient les responsables de l’animation dans plusieurs régions.

En vue du Chapitre général prévu en juillet 2026, certains formats de rencontres ont été ajustés. Des mécanismes alternatifs sont toutefois envisagés afin d’assurer la diffusion continue de ressources, qu’il s’agisse de matériel de réflexion spirituelle ou d’analyses sur des enjeux écologiques actuels. De futures communications à l’ensemble de la Congrégation fourniront les liens pertinents pour obtenir ces renseignements.

Une collaboration internationale au service de la mission

Le Comité d’orientation Laudato Si’ rassemble des membres provenant des différentes provinces SNJM :

  • Mamokotjo (Francina) Mokoteli, SNJM (Lesotho)
  • Linda Riggers, SNJM (US–Ontario)
  • Lorraine St-Hilaire, SNJM (Manitoba)
  • Susan Wells, SNJM (ÉLC Liaison)
  • Julie Tétreault (Québec)

Par cette contribution active au sein d’une équipe internationale, les SNJM du Québec participent pleinement à l’élan collectif de la Congrégation en faveur de l’écologie intégrale, dans la fidélité à leur mission et aux appels de Laudato Si’.

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Quelque 24 étudiantes et étudiants universitaires prennent part à la 6e édition du programme CATHII — Université à l’ONU, dont le point culminant est une présence à New York du 9 au 13 mars 2026, dans le cadre de la 70e session de la Commission de la condition de la femme (CSW70).

Mis en place en 2020 par le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII), ce programme repose sur un parcours de six rencontres préparatoires. L’objectif : offrir aux jeunes une compréhension approfondie des enjeux liés aux diverses formes de la traite des personnes, tout en les initiant au fonctionnement des instances des Nations unies.

Une préparation rigoureuse et interdisciplinaire

La participation à la CSW ne s’improvise pas. En amont du séjour à New York, les étudiantes et étudiants bénéficient d’une formation structurée et exigeante, qui tient compte de la diversité de leurs disciplines — travail social, droit, science politique, criminologie, géographie, etc.

Aux côtés de la professeure Jill Hanley, impliquée depuis les débuts du programme, plusieurs partenaires spécialisés enrichissent les échanges, dont la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) et la Coalition québécoise contre la traite des personnes. Ces interventions permettent d’analyser les dynamiques contemporaines de la traite humaine, dont le travail forcé et le travail des migrants, d’en reconnaître les signes et d’en comprendre les dimensions systémiques.

Pour sa part, Renaude Grégoire démystifie les mécanismes décisionnels de l’ONU et le rôle des commissions, offrant aux participantes et participants des repères essentiels pour naviguer dans l’environnement onusien.

Une expérience enrichie sur place… et à distance

Cette année, Sofia-Elena Ranke-Farro, ancienne participante, agit comme responsable de ce projet — un exemple concret de la relève formée par CATHII. Elle accompagne à New York une quinzaine d’étudiantes et étudiants. Elle a même bonifié la programmation du séjour avec une planification de deux rencontres particulières, en marge des événements parallèles à la CSW.

L’une de ces rencontres porte sur la migration et la traite des personnes à la frontière nord-sud. La seconde est l’occasion de découvrir le rôle de CAP International (Coalition Abolition Prostitution) avec sa directrice générale, Hema Sibi. Cet organisme rallie 37 organisations de terrain et de survivantes de la prostitution provenant de 29 pays, avec un objectif commun, l’abolition du système prostitutionnel.

Les personnes qui ne pourront se rendre à New York ne sont pas en reste : une rencontre virtuelle est organisée afin de suivre les travaux de la Commission et d’échanger avec l’équipe responsable du programme. Une façon d’assurer la cohésion du groupe et de maximiser les retombées pédagogiques.

Comme chaque année, une rencontre bilan au printemps permettra de partager découvertes, analyses et impressions, consolidant ainsi les apprentissages.

CSW70 : un thème au cœur des enjeux contemporains

La CSW70, qui se tient au siège de l’ONU du 9 au 19 mars 2026, porte sur un thème majeur :

Garantir et renforcer l’accès de toutes les femmes et de toutes les filles à la justice, notamment par des systèmes juridiques inclusifs, l’élimination des lois discriminatoires et la réduction des obstacles structurels.

En préparant soigneusement les étudiantes et étudiants à cette immersion internationale, le programme CATHII – Université à l’ONU contribue à former une relève informée, engagée et capable d’agir concrètement contre les divers visages de la traite des personnes et pour la dignité humaine et la justice.

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La fête des anniversaires SNJM, tenue le 13 février à la Maison Jésus-Marie (MJM), a revêtu cette année une signification toute particulière en coïncidant avec la Saint-Valentin. Sous le thème rassembleur « Fêtons en cœur », l’événement a permis de célébrer à la fois le don de la vie et la joie de l’amitié, dans une atmosphère chaleureuse et fraternelle.

À l’invitation de l’Équipe de leadership du Québec, religieuses et personnes affiliées SNJM de la province ont répondu en grand nombre à ce rendez-vous annuel. Depuis l’an dernier, la rencontre s’est enrichie d’une dimension intergénérationnelle marquée, grâce à la participation d’une vingtaine d’étudiantes et d’étudiants du Collège Durocher–Saint-Lambert (CDSL), venus partager leur dynamisme et leur créativité.

Des jeunes pleinement engagés

Les jeunes ont pris part activement à l’animation de la journée. Leur présence dynamique s’est manifestée à chacune des haltes offertes : confection de cartes colorées pour la Saint-Valentin, présentation de leur engagement social, ateliers de botanique, fables en langage québécois et énigmes mathématiques.

Ils ont également initié les religieuses à une expérience immersive en réalité virtuelle, permettant de visiter les grands parcs du Canada. Une activité qui a suscité curiosité et émerveillement.

Musique, découvertes et moments partagés

Des élèves aux talents musicaux ont apporté une touche festive supplémentaire. En petits groupes ou individuellement, ils ont circulé dans les différents espaces de la maison — et même sur les étages — afin d’offrir un moment musical aux religieuses, y compris à celles qui ne pouvaient se déplacer.

En ouverture, Sr Lisette Boulé a rappelé le sens profond de la rencontre :

« Nous souhaitons célébrer avec cœur le don de la vie et, parallèlement, la fête de l’amitié et de l’amour par excellence : la Saint-Valentin. »

Après une réflexion sur les expressions populaires liées au cœur, l’assemblée a entonné en « chœur » le refrain de la chanson Les yeux du cœur de Gerry Boulet, interprétée par un groupe de jeunes.

Une rencontre appelée à se répéter

La joie partagée tout au long de la journée a témoigné de la richesse de ces échanges entre générations. Curieuses et ouvertes, les religieuses ont apprécié la vitalité et l’engagement des jeunes, qui ont quitté les lieux le sourire aux lèvres en lançant : « À l’an prochain! »

La collation offerte dans le salon du premier étage, rebaptisé pour l’occasion « resto du cœur », a conclu cette célébration sur une note conviviale.

L’organisation de l’activité était assurée par un comité composé des sœurs Lisette Boulé, Françoise Bernard, Lorraine Mongeon et Hélène Harvey, avec la collaboration de Marie-André Rho, du Collège Durocher–Saint-Lambert, responsable de la coordination des élèves.

Au vu de l’enthousiasme général, cette expérience intergénérationnelle pourrait inspirer l’organisation de futures activités au sein de la communauté.

Reportage photo : Sr Hélène Harvey

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Sous le thème « L’Amour jamais ne passera », une soixantaine de religieuses et religieux se sont rassemblés pour vivre une rencontre à la fois stimulante, fraternelle et profondément spirituelle, à l’occasion de la Journée de la vie consacrée dans le diocèse de Saint-Jean–Longueuil.

Une animation créative et porteuse de sens

La rencontre était animée par madame Francine Vincent, coordonnatrice et responsable du Service de coordination de la pastorale diocésaine (SCPD), et par Mario Houle, fic. Le duo a su, une fois de plus, faire preuve de créativité et de sens pastoral, proposant une démarche équilibrée où symboles, gestes et paroles ont contribué à créer une atmosphère à la fois recueillie et chaleureuse.

Une démarche eucharistique nourrie de partages

Conçue comme une longue eucharistie, la rencontre était rythmée par des temps de prière, de témoignages, d’échanges en petits groupes, de rituels, de musique et de chant. Trois grands thèmes ont structuré la démarche :

  • la gratitude, symbolisée par des roses
  • la passion et la compassion, évoquées par des chandelles
  • et l’espérance, représentée par des ballons.

Des témoignages inspirants

Les témoignages sont venus enrichir ces thèmes. Le père Charles Mangongo, religieux de Saint-Vincent-de-Paul, a apporté un éclairage pertinent sur la gratitude, tandis que Sr Nicole Alarie, de la communauté du Sacré-Cœur de Jésus, a partagé sur la passion et la compassion.

Sr Florence Vinet

Le témoignage de Sr Florence Vinet, snjm, consacré à l’espérance, a particulièrement marqué l’assemblée par la force de ses images et la profondeur de son propos. Elle a rappelé combien l’espérance traverse toutes les réalités humaines : celles des personnes en grande difficulté, des familles confrontées à la maladie, des personnes vivant une perte d’emploi ou encore des jeunes luttant contre une dépendance.

« Autant d’appels à prier personnellement et communautairement », a-t-elle souligné, « pour nourrir leur espérance et donner sens à leur vie ». Elle a aussi exprimé sa confiance profonde en Jésus, « qui nous a assuré de rester avec nous jusqu’à la fin du monde ».

S’appuyant sur les écrits de Charles Péguy et la figure de la petite fille Espérance, Sr Florence a invité à accueillir cette Fille Espérance « fragile, mais essentielle, discrète, mais puissante », donnant du poids à la citation de Péguy « l’Espérance voit ce qui n’est pas encore et qui sera. »

Rendre grâce pour le don de la vie consacrée

Présidée par Réjean Poirier, prêtre diocésain et vicaire général, cette rencontre visait à rendre grâce pour le don précieux de la vie consacrée, pour l’engagement dans la pauvreté, la chasteté et l’obéissance, ainsi que pour le témoignage de prière, de fraternité et de mission.

Organisée à l’invitation de Mgr Claude Hamelin, évêque du diocèse, le 31 janvier dernier, la célébration s’est tenue à la chapelle de la Maison Jésus-Marie. En plus des participant.e.s présent.e.s sur place, une cinquantaine de religieuses résidentes ont pu y prendre part grâce au circuit fermé, élargissant ainsi la communion vécue lors de cette journée.

Reportage photo : Sr Hélène Harvey

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Depuis décembre 2025, la Résidence Sainte-Émélie, ancien couvent des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), a été reconvertie en halte-chaleur afin de répondre aux besoins croissants des personnes en situation d’itinérance dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Devenue accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 depuis le début de janvier, la ressource offre 60 places assises ainsi qu’une collation aux personnes qui s’y présentent. La gestion du site a été confiée au Cap St-Barnabé, un organisme reconnu pour son expertise en matière de refuges d’urgence, qui administre près de 350 places dans l’est de Montréal.

Une réponse concrète à un hiver particulièrement rigoureux

Dans un contexte marqué par un début d’hiver hâtif et par plusieurs épisodes de froid intense, l’ouverture de cette halte-chaleur s’est avérée particulièrement bénéfique. Elle s’inscrit dans un ensemble de mesures mises en place dans le secteur, dont :

  • une halte-chaleur de nuit à l’église Sainte-Bibiane (20 places réservées aux femmes)
  • une autre ressource de nuit sur le site de Cap St-Barnabé, sur l’avenue Bennett (30 places assises)
  • un service de navette reliant les stations de métro aux différentes haltes.

Ces initiatives combinées ont contribué à réduire la pression sur les organismes d’urgence appelés à répondre aux besoins grandissants.

Des effets positifs, malgré des défis persistants

Michelle Patenaude, directrice de Cap St-Barnabé, a salué le financement de la Ville de Montréal ayant permis l’embauche d’un médiateur social, dont le rôle est de favoriser une cohabitation harmonieuse avec le voisinage autour de l’ancien couvent.

Elle observe également que les efforts concertés déployés à l’échelle de la ville ont porté certains fruits : le nombre de refus d’hébergement d’urgence par jour dans son secteur est passé d’environ 40 l’an dernier à une dizaine cette année.

Toutefois, la situation demeure préoccupante. Comme elle l’a souligné lors d’une entrevue à RDI Info : « La crise a dépassé le stade de crise, on dirait que ce ne sera jamais assez. »

Ces constats rappellent l’importance de poursuivre le travail de concertation et d’assurer un financement public plus stable et durable. À cet égard, la Ville de Montréal a annoncé son intention de tripler ses investissements en itinérance, les faisant passer de 9,8 M$ à 29,9 M$.

Une entente temporaire

La Résidence Sainte-Émélie ne fera toutefois pas partie des plans de haltes-chaleur pour l’hiver 2026–2027. Selon madame Patenaude, l’entente actuelle était de nature temporaire, en raison d’un projet de développement prévu pour l’ancien couvent.

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Un atelier d’information intitulé « À quoi ça sert? » a récemment été offert aux Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) afin de faire le point sur la campagne d’action de l’année jubilaire 2025 lancée par Développement et Paix–Caritas Canada (DPCC).

Proposée dans une formule conviviale, la rencontre a permis d’éclairer les objectifs de la campagne tout en favorisant les échanges. Elle a été animée par Kim Piché, animatrice régionale par intérim pour le Centre-Sud Québec. Cette dernière a pour rôle de renforcer les liens entre le conseil diocésain de Saint-Jean–Longueuil et les communautés religieuses de la Rive-Sud.

« Transformer la dette en espoir »

Menée à l’échelle nationale et internationale, la campagne « Transformer la dette en espoir » visait à s’attaquer aux causes structurelles de l’endettement des pays appauvris. En plus des activités de sensibilisation, une pétition a été lancée pour demander aux créanciers et aux responsables politiques d’annuler ou de réduire, sans condition, les dettes jugées injustes et insoutenables.

Au Canada, la pétition a recueilli 60 626 signatures, dépassant l’objectif initial, tandis que 223 287 personnes y ont adhéré ailleurs dans le monde. Au-delà des chiffres, la campagne a permis de sensibiliser un large public et de mettre la question de la dette au cœur de nombreux espaces de dialogue, comme l’a souligné madame Piché.

Une mobilisation à plusieurs niveaux

La démarche s’est notamment traduite par des interventions auprès de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), afin de réclamer une représentation équitable des pays débiteurs et des politiques de traitement de la dette respectueuses des droits de la personne et des principes environnementaux.

La campagne a aussi été présentée au Civil 7 (C7) et au G7 Jubilee People’s Forum à Calgary, en parallèle au sommet des pays du G7. Cette participation a donné une dimension multiconfessionnelle à la campagne, nourrie notamment par la réflexion du cardinal Pedro Barreto, partenaire de DPCC au Pérou, sur la dette écologique.

Enfin, la pétition a été portée jusqu’à la COP30 à Belém (Brésil), grâce à la délégation canadienne de DPCC, élargissant ainsi la portée de la mobilisation.

L’engagement des SNJM

Madame Kim Piché et Sr Beverley Wattling

Comme l’a rappelé madame Piché, participer aux campagnes annuelles de DPCC permet « d’unir les voix des catholiques engagés pour dénoncer l’injustice sociale et soutenir les partenaires dans leur lutte contre les inégalités ». Une conviction que partagent les SNJM, qui multiplient les collaborations avec divers organismes afin de renforcer les actions en faveur de la justice sociale et de l’égalité.

Les SNJM entendent d’ailleurs poursuivre ce partenariat lors de la prochaine campagne de Développement et Paix–Caritas Canada, qui débutera avec le temps du carême.

Reportage photo : Sr Hélène Harvey

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L’année 2025 a été riche de rencontres, d’engagements et d’espérance pour les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie. Fidèles à leur mission éducative, sociale et spirituelle, les SNJM ont poursuivi leur chemin au cœur des réalités contemporaines, en tissant des liens, en posant des gestes concrets de solidarité et en nourrissant la vie communautaire.

De l’écologie intégrale à la foi vécue au quotidien, des partenariats porteurs aux actions en justice sociale, en passant par des témoignages marquants et des moments forts de vie fraternelle, cette rétrospective met en lumière les initiatives, événements et engagements qui ont jalonné l’année. Chaque article témoigne d’un même souffle : celui d’une présence attentive au monde, animée par l’Évangile et ouverte à l’avenir.

Nous vous invitons à revisiter ces temps forts de 2025, reflets d’une mission vivante et d’une espérance partagée, présentés sous six thématiques.

 Écologie intégrale

En parcourant ces moments marquants de 2025 se dessine une mosaïque d’actions, de paroles et de présences qui donnent sens à l’engagement des SNJM aujourd’hui. Chaque initiative, qu’elle soit locale ou internationale, spirituelle ou sociale, individuelle ou communautaire, a contribué à faire grandir la vie, la justice et la fraternité.

Cette rétrospective est aussi une invitation à la gratitude : pour les personnes rencontrées, les collaborations vécues, les chemins empruntés ensemble et les élans d’espérance semés tout au long de l’année. Elle ouvre également sur l’avenir, avec le désir renouvelé de poursuivre la mission de multiples façons, à l’écoute des besoins du monde et fidèles à l’héritage spirituel reçu.

Des souvenirs qui inspirent la route à venir dans la confiance et l’espérance.

Un centenaire célébré dans la joie et la gratitude

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L’année 2025 s’est conclue sur une note joyeuse et entraînante grâce à la prestation toujours aussi dynamique de la chorale Les joyeux retraités, présentée le 28 décembre à la chapelle de la Maison Jésus-Marie (MJM).

🎶 Ce concert de Noël, riche en émotions et en surprises, a charmé le public par la diversité de son répertoire. Entre rythmes entraînants, chants traditionnels bien connus et touches d’humour savoureuses, les rires ont fusé et l’ambiance était à la fête. Difficile de résister à l’envie de taper du pied ou de fredonner quelques refrains avec enthousiasme!

Fondé en 1990, cet ensemble vocal mixte, issu de l’association Les joyeux retraités de Longueuil, revient régulièrement à la MJM pour partager sa joie de vivre et offrir de précieux moments de bonheur aux religieuses et aux personnes invitées.

La prestation du temps des fêtes, toujours très appréciée, était dirigée avec brio par madame Lise Pelletier. La chorale était accompagnée au piano par madame Hélène Carrière, dont la musique a magnifiquement soutenu les voix du chœur de chant.

À la fin du spectacle, les visages rayonnants en disaient long. Plusieurs sont retournés à leurs occupations en continuant de fredonner les airs entendus, le sourire aux lèvres. Un moment de pur plaisir, empreint de chaleur et de partage, qui a fait vibrer l’esprit des fêtes jusqu’aux derniers jours de l’année. ✨

Reportage photo et vidéo : Sr Suzanne Brault