La Résidence Sainte-Émélie transformée en halte-chaleur pour l’hiver 2025–2026

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Depuis décembre 2025, la Résidence Sainte-Émélie, ancien couvent des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), a été reconvertie en halte-chaleur afin de répondre aux besoins croissants des personnes en situation d’itinérance dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Devenue accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 depuis le début de janvier, la ressource offre 60 places assises ainsi qu’une collation aux personnes qui s’y présentent. La gestion du site a été confiée au Cap St-Barnabé, un organisme reconnu pour son expertise en matière de refuges d’urgence, qui administre près de 350 places dans l’est de Montréal.

Une réponse concrète à un hiver particulièrement rigoureux

Dans un contexte marqué par un début d’hiver hâtif et par plusieurs épisodes de froid intense, l’ouverture de cette halte-chaleur s’est avérée particulièrement bénéfique. Elle s’inscrit dans un ensemble de mesures mises en place dans le secteur, dont :

  • une halte-chaleur de nuit à l’église Sainte-Bibiane (20 places réservées aux femmes)
  • une autre ressource de nuit sur le site de Cap St-Barnabé, sur l’avenue Bennett (30 places assises)
  • un service de navette reliant les stations de métro aux différentes haltes.

Ces initiatives combinées ont contribué à réduire la pression sur les organismes d’urgence appelés à répondre aux besoins grandissants.

Des effets positifs, malgré des défis persistants

Michelle Patenaude, directrice de Cap St-Barnabé, a salué le financement de la Ville de Montréal ayant permis l’embauche d’un médiateur social, dont le rôle est de favoriser une cohabitation harmonieuse avec le voisinage autour de l’ancien couvent.

Elle observe également que les efforts concertés déployés à l’échelle de la ville ont porté certains fruits : le nombre de refus d’hébergement d’urgence par jour dans son secteur est passé d’environ 40 l’an dernier à une dizaine cette année.

Toutefois, la situation demeure préoccupante. Comme elle l’a souligné lors d’une entrevue à RDI Info : « La crise a dépassé le stade de crise, on dirait que ce ne sera jamais assez. »

Ces constats rappellent l’importance de poursuivre le travail de concertation et d’assurer un financement public plus stable et durable. À cet égard, la Ville de Montréal a annoncé son intention de tripler ses investissements en itinérance, les faisant passer de 9,8 M$ à 29,9 M$.

Une entente temporaire

La Résidence Sainte-Émélie ne fera toutefois pas partie des plans de haltes-chaleur pour l’hiver 2026–2027. Selon madame Patenaude, l’entente actuelle était de nature temporaire, en raison d’un projet de développement prévu pour l’ancien couvent.

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Un atelier d’information intitulé « À quoi ça sert? » a récemment été offert aux Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) afin de faire le point sur la campagne d’action de l’année jubilaire 2025 lancée par Développement et Paix–Caritas Canada (DPCC).

Proposée dans une formule conviviale, la rencontre a permis d’éclairer les objectifs de la campagne tout en favorisant les échanges. Elle a été animée par Kim Piché, animatrice régionale par intérim pour le Centre-Sud Québec. Cette dernière a pour rôle de renforcer les liens entre le conseil diocésain de Saint-Jean–Longueuil et les communautés religieuses de la Rive-Sud.

« Transformer la dette en espoir »

Menée à l’échelle nationale et internationale, la campagne « Transformer la dette en espoir » visait à s’attaquer aux causes structurelles de l’endettement des pays appauvris. En plus des activités de sensibilisation, une pétition a été lancée pour demander aux créanciers et aux responsables politiques d’annuler ou de réduire, sans condition, les dettes jugées injustes et insoutenables.

Au Canada, la pétition a recueilli 60 626 signatures, dépassant l’objectif initial, tandis que 223 287 personnes y ont adhéré ailleurs dans le monde. Au-delà des chiffres, la campagne a permis de sensibiliser un large public et de mettre la question de la dette au cœur de nombreux espaces de dialogue, comme l’a souligné madame Piché.

Une mobilisation à plusieurs niveaux

La démarche s’est notamment traduite par des interventions auprès de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), afin de réclamer une représentation équitable des pays débiteurs et des politiques de traitement de la dette respectueuses des droits de la personne et des principes environnementaux.

La campagne a aussi été présentée au Civil 7 (C7) et au G7 Jubilee People’s Forum à Calgary, en parallèle au sommet des pays du G7. Cette participation a donné une dimension multiconfessionnelle à la campagne, nourrie notamment par la réflexion du cardinal Pedro Barreto, partenaire de DPCC au Pérou, sur la dette écologique.

Enfin, la pétition a été portée jusqu’à la COP30 à Belém (Brésil), grâce à la délégation canadienne de DPCC, élargissant ainsi la portée de la mobilisation.

L’engagement des SNJM

Madame Kim Piché et Sr Beverley Wattling

Comme l’a rappelé madame Piché, participer aux campagnes annuelles de DPCC permet « d’unir les voix des catholiques engagés pour dénoncer l’injustice sociale et soutenir les partenaires dans leur lutte contre les inégalités ». Une conviction que partagent les SNJM, qui multiplient les collaborations avec divers organismes afin de renforcer les actions en faveur de la justice sociale et de l’égalité.

Les SNJM entendent d’ailleurs poursuivre ce partenariat lors de la prochaine campagne de Développement et Paix–Caritas Canada, qui débutera avec le temps du carême.

Reportage photo : Sr Hélène Harvey

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L’année 2025 a été riche de rencontres, d’engagements et d’espérance pour les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie. Fidèles à leur mission éducative, sociale et spirituelle, les SNJM ont poursuivi leur chemin au cœur des réalités contemporaines, en tissant des liens, en posant des gestes concrets de solidarité et en nourrissant la vie communautaire.

De l’écologie intégrale à la foi vécue au quotidien, des partenariats porteurs aux actions en justice sociale, en passant par des témoignages marquants et des moments forts de vie fraternelle, cette rétrospective met en lumière les initiatives, événements et engagements qui ont jalonné l’année. Chaque article témoigne d’un même souffle : celui d’une présence attentive au monde, animée par l’Évangile et ouverte à l’avenir.

Nous vous invitons à revisiter ces temps forts de 2025, reflets d’une mission vivante et d’une espérance partagée, présentés sous six thématiques.

 Écologie intégrale

En parcourant ces moments marquants de 2025 se dessine une mosaïque d’actions, de paroles et de présences qui donnent sens à l’engagement des SNJM aujourd’hui. Chaque initiative, qu’elle soit locale ou internationale, spirituelle ou sociale, individuelle ou communautaire, a contribué à faire grandir la vie, la justice et la fraternité.

Cette rétrospective est aussi une invitation à la gratitude : pour les personnes rencontrées, les collaborations vécues, les chemins empruntés ensemble et les élans d’espérance semés tout au long de l’année. Elle ouvre également sur l’avenir, avec le désir renouvelé de poursuivre la mission de multiples façons, à l’écoute des besoins du monde et fidèles à l’héritage spirituel reçu.

Des souvenirs qui inspirent la route à venir dans la confiance et l’espérance.

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L’année 2025 s’est conclue sur une note joyeuse et entraînante grâce à la prestation toujours aussi dynamique de la chorale Les joyeux retraités, présentée le 28 décembre à la chapelle de la Maison Jésus-Marie (MJM).

🎶 Ce concert de Noël, riche en émotions et en surprises, a charmé le public par la diversité de son répertoire. Entre rythmes entraînants, chants traditionnels bien connus et touches d’humour savoureuses, les rires ont fusé et l’ambiance était à la fête. Difficile de résister à l’envie de taper du pied ou de fredonner quelques refrains avec enthousiasme!

Fondé en 1990, cet ensemble vocal mixte, issu de l’association Les joyeux retraités de Longueuil, revient régulièrement à la MJM pour partager sa joie de vivre et offrir de précieux moments de bonheur aux religieuses et aux personnes invitées.

La prestation du temps des fêtes, toujours très appréciée, était dirigée avec brio par madame Lise Pelletier. La chorale était accompagnée au piano par madame Hélène Carrière, dont la musique a magnifiquement soutenu les voix du chœur de chant.

À la fin du spectacle, les visages rayonnants en disaient long. Plusieurs sont retournés à leurs occupations en continuant de fredonner les airs entendus, le sourire aux lèvres. Un moment de pur plaisir, empreint de chaleur et de partage, qui a fait vibrer l’esprit des fêtes jusqu’aux derniers jours de l’année. ✨

Reportage photo et vidéo : Sr Suzanne Brault

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À une semaine de Noël, la magie des fêtes s’est invitée à la Maison Jésus-Marie (MJM) grâce à l’activité tant attendue du « Café-beignes », offerte tout au long de la journée du 18 décembre aux résidentes et aux membres du personnel. 🎄

Ce moment convivial, empreint de douceur et de simplicité, a insufflé joie, sourires et bonne humeur en plein cœur de cet hiver arrivé un peu trop vite. Forte du succès remporté l’an dernier — y compris auprès des religieuses malades —, l’initiative a été reprise avec bonheur.

Les sœurs Suzanne Lavallée, Monique Gendron et Hélène Harvey à l’œuvre pour préparer 325 beignes pour leur activité.

Aux fourneaux (et au cœur de l’action), le trio de sœurs-cuisinières Suzanne Lavallée, Monique Gendron et Hélène Harvey a une fois de plus fait des heureuses. Elles ont cuisiné pas moins de 325 beignes, tous envolés au cours de la journée!

Les sourires échangés, les gestes affectueux et les éclats de rire témoignaient de la belle complicité qui unit les résidentes. Pour ajouter une touche de féérie, quelques sœurs ont spontanément entonné des chants de Noël, faisant vibrer les lieux et réchauffant encore davantage l’atmosphère.

Ces petits moments de grande simplicité, vécus dans la joie et le partage, font toute la différence. Ils rappellent que l’esprit de Noël se vit avant tout dans le quotidien, à travers des gestes sincères qui réchauffent les cœurs. ✨

Reportage photo : Sr Hélène Harvey

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Les personnes associées anglophones et francophones des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) ont vécu une première historique le 6 décembre dernier : une cérémonie conjointe de renouvellement de leurs promesses, tenue en présentiel à la Maison Jésus-Marie (MJM).

En 2023, la rencontre commune avait eu lieu en mode virtuel, contexte pandémique oblige. La nouvelle formule en présentiel, qui sera désormais privilégiée tous les deux ans, permet de renforcer les liens entre les deux groupes tout en simplifiant l’organisation générale de l’événement.

Une célébration sous le signe de l’espérance

Le thème « En tenue d’espérance, avançons ensemble » a guidé la célébration, empreinte de simplicité, de spiritualité et d’un profond lien avec la bienheureuse Marie-Rose Durocher et les pionnières SNJM.

Le rassemblement a débuté autour du sceau de la Congrégation, suivi d’une procession vers la chapelle où chaque personne a déposé une rose devant la statue de mère Marie-Rose. Après le mot d’accueil de Sr Claudette Bastien et l’explication du thème par madame Brenda Brisebois, la cérémonie s’est ouverte par une prière et un rituel d’allumage de cierges représentant les quatre saisons.

Le renouvellement des engagements

Invitées par Sr Claudette, conseillère provinciale, les personnes associées ont renouvelé leur engagement pour deux ans :

« … Je promets de vivre le charisme de la Congrégation, d’adhérer aux Actes du Chapitre général pertinents à la vie des personnes associées, d’approfondir ma relation personnelle à Dieu et de servir les autres, peu importe la fonction à laquelle je suis appelée. »

Chacune a ensuite déposé son formulaire signé au pied de la statue de la fondatrice, dans un geste de confiance et d’offrande.

Les sœurs SNJM présentes ont également renouvelé leurs vœux, en mémoire de la première profession religieuse du 8 décembre 1844.

Un temps fraternel et festif

Le repas du midi a permis des échanges chaleureux. « J’aime beaucoup ces moments de rencontre… Ce rituel d’engagement est significatif pour tout le monde », confie Marie Girardin, laïque consacrée SNJM.

La journée s’est conclue dans la joie, avec un mini-concert de chants de Noël auquel toutes ont été invitées à participer — une belle façon d’entrer dans l’esprit des fêtes.

Reportage photo-vidéo : Sr Suzanne Brault et Sr Pat O’Neill

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La Maison Jésus-Marie (MJM) a eu le plaisir d’accueillir, le 30 novembre dernier, le Chœur de l’Arthémuse du Collège Durocher Saint-Lambert pour son concert annuel du temps des fêtes. Sous le thème « Chants pour la paix », l’ensemble vocal a offert une prestation lumineuse, porteuse d’espoir dans un contexte mondial marqué par les conflits et l’incertitude.

Près d’une vingtaine d’œuvres ont été interprétées, dont une pièce originale composée par Rémi St-Jacques, directeur musical et chef de chœur : Si un câlin pouvait suffire. Le programme réunissait des compositeurs renommés — Rutter, Gjeilo, Britten, Rossini, Tchaïkovski — ainsi que des classiques incontournables tels que Dans cette étable et Imagine de John Lennon.

Composé d’une soixantaine de choristes, parmi lesquelles se trouvait aussi Geneviève Grégoire, directrice générale de la MJM, le chœur était accompagné de la pianiste Johanne Ratté et d’un quintette à cordes.

La diversité des styles, l’énergie des interprètes et la qualité musicale ont créé une atmosphère festive et profondément touchante. Le concert s’est conclu en beauté avec « Il est né le divin enfant », interprété avec enthousiasme.

Un chœur porteur d’histoire et d’engagements

Fondé en 1993 au Collège Durocher Saint-Lambert grâce, entre autres, à l’apport de plusieurs religieuses des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), le Chœur de l’Arthémuse demeure très engagé. Il participe régulièrement à des concerts-bénéfice, notamment au profit de la Société Alzheimer Rive-Sud, et invite les passionnés de chant choral à se joindre à lui.

Reportage photo-vidéo : Sr Suzanne Brault

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Plus de 16 000 personnes ont pris part à la Marche mondiale des femmes 2025, tenue à Québec le 18 octobre dernier. Cette édition revêtait une signification particulière : elle soulignait le 30 ᵉ anniversaire de Du pain et des roses, la marche historique de 1995 qui a mis en lumière l’urgence de garantir les droits des femmes. Cet événement marquant a façonné l’imaginaire collectif, ébranlé les perceptions politiques et ouvert la voie à la création de la Marche mondiale des femmes en 2000.

Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) gardent un lien profond avec ce mouvement. Plusieurs religieuses avaient participé à la marche de 1995 pour soutenir leur consœur, Sr Lise Gagnon, qui avait parcouru le chemin de Montréal à Québec aux côtés de femmes de tous horizons. Très engagée dans les milieux communautaires du Centre-Sud de Montréal, elle se souvient encore de ce moment comme d’une expérience fondatrice.

Trente ans plus tard, Sr Lise continue de porter haut cette flamme. Présente à toutes les éditions depuis 1995, elle a à nouveau marché en 2025, entourée de femmes et d’hommes unis derrière le message puissant : « Ensemble, encore en marche pour transformer le monde! »

Elle était accompagnée de Sofia Elena Ranke Farro, partenaire du comité Justice et Paix SNJM Québec et de sa famille, de Kavitha Culam, impliquée récemment au projet CATHII-ONU et au Centre des femmes d’ici et d’ailleurs, de Josée Desrosiers, coopérante SNJM, ainsi que de nombreuses autres personnes engagées.

« Laissez-vous imprégner de l’atmosphère de cet événement rassembleur, porteur d’un immense espoir, et incarné par une relève tout aussi déterminée et vibrante », conclut Sr Lise en rendant hommage au travail de Sofia Elena, qui a réalisé une capsule vidéo commémorative de la marche.

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Un vent d’optimisme souffle à nouveau sur la Maison des enfants Marie-Rose (MDEMR) à Beauharnois. Depuis septembre, l’organisme reprend vie avec la relance de plusieurs activités pour un petit groupe d’enfants : collations, théâtre, arts visuels, tricot et jeux après l’école. De belles occasions de créer, d’apprendre et de se sentir valorisé.

Les membres du comité lors d’une rencontre sur la planification stratégique au Manoir Ellice.

Cette renaissance est portée par l’élection d’un nouveau conseil d’administration et l’élaboration d’un plan stratégique visant à stabiliser et renforcer la MDEMR. Tous reconnaissent l’importance de cette maison dans la vie des jeunes et des familles de la région.

Bonne nouvelle : la Ville de Beauharnois s’est engagée à soutenir financièrement l’organisme dès janvier 2026, notamment pour l’embauche d’animateur·trice·s et pour offrir des spectacles gratuits aux jeunes.

À partir du 1er décembre, le café du manoir, Le Bistroquet, sera ouvert tous les jours grâce à Mélissa Gagnon, traiteur bien connue, qui assurera le service.

L’embauche de Merline Mathurin comme coordonnatrice à temps partiel représente une étape importante pour la continuité des activités et la recherche de financement. Elle est appuyée par un comité spécial, auquel participe notamment Janine Lefebvre, fondatrice de la MDEMR.

Des perspectives encourageantes pour 2026

Dès janvier 2026, la Maison des enfants ouvrira donc une journée par semaine, avec trois activités offertes durant 11 semaines. Une ouverture sur deux jours pourrait suivre au printemps, selon les résultats de la campagne de financement en cours.

Le volet location du manoir Ellice, bâtiment patrimonial de 1852, connaît aussi un bel essor et contribue à couvrir les frais d’électricité, de chauffage et une partie du salaire de coordination. En plus de la location à long terme du CRESO (Centre d’emploi pour immigrants), plusieurs individus et organisations organisent des activités ponctuelles pour des mariages, fêtes privées ou tout autre rassemblement (informations sur la location).

Des conférences et spectacles-bénéfice s’ajoutent, faisant du manoir un véritable centre culturel pour les jeunes et les familles.

La MDEMR peut aussi compter sur le soutien fidèle de la Fondation des enfants de Beauharnois, dirigée par le maire Alain Dubuc, qui verse un don annuel de 6 000 $. La campagne de financement actuelle mise sur la solidarité de toute la communauté pour assurer la reprise durable des activités.

Une vision éducative axée sur l’épanouissement

Fondée en 2007 en hommage à Marie-Rose Durocher, fondatrice des SNJM, la Maison des enfants se distingue par une approche qui valorise les arts et la musique dans un environnement non compétitif et non violent. Sa mission : développer l’estime de soi, encourager la créativité et rendre la réussite accessible à tous les enfants, peu importe leur milieu.

 

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En cette période de l’année où la solidarité prend tout son sens, les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) et plusieurs membres du personnel de la congrégation et de la Maison Jésus-Marie (MJM) se mobilisent une fois de plus pour participer à l’opération Boîte à chaussures. Fidèles à leurs valeurs d’entraide et de compassion, elles répondent avec générosité à cet appel destiné à soutenir des femmes marginalisées et souvent invisibles.

Marianne Daudelin

Sur la suggestion de Marianne Daudelin, animatrice responsable des activités et des services communautaires à la MJM, une véritable communauté de solidarité SNJM s’est formée pour contribuer collectivement à cette campagne, qui mise désormais sur les dons de groupes plutôt que les contributions individuelles.

La démarche menée à la MJM a permis d’assembler une quarantaine de boîtes, en plus de recevoir quelques dons. La participation du personnel de l’Administration générale (AG) et des membres de l’Équipe de leadership est ensuite venue renforcer cet élan, portant à 60 le nombre total de boîtes remises à l’organisme. Bien que préparées de manière autonome, les boîtes réalisées par le groupe de l’AG l’ont été en profonde communion d’esprit avec les résidentes de la MJM. Cette initiative s’inscrit dans la tradition de l’Avent — un temps d’Attente et d’Amour — durant lequel le groupe choisit chaque année une cause à soutenir pour exprimer sa solidarité.

Chaque boîte contient des articles essentiels — soins corporels, accessoires réconfortants — ainsi qu’un mot d’encouragement écrit à la main, pour apporter chaleur humaine et dignité à celles qui les recevront.

 

Vivre la mission autrement

L’engagement des SNJM envers les femmes en situation de vulnérabilité n’est pas nouveau. Déjà en 2021, elles avaient remis 91 boîtes soigneusement décorées, destinées à des organismes d’aide aux femmes en situation d’itinérance. Cette campagne leur permet de poursuivre leur mission d’entraide et de découvrir d’autres facettes de l’itinérance.

En Montérégie seulement, près de 30 organismes redistribuent ces boîtes, dont l’Abri de la Rive-Sud, la Halte du Coin, l’Alternative Centregens et Carrefour pour elle. L’objectif régional de 800 boîtes, d’une valeur de 50 $ chacune, devrait à nouveau être atteint — et probablement dépassé. La campagne se poursuit jusqu’au 6 décembre. Il est encore temps de poser un geste concret de solidarité.

Un mouvement ancré dans la solidarité communautaire

L’opération Boîte à chaussures, lancée en 2011 par les belles-sœurs Mulroney à Toronto, s’est rapidement étendue de l’Ontario jusqu’à Montréal puis la Montérégie. Sa mission : offrir soutien et dignité aux femmes en situation d’itinérance ou à risque de le devenir, grâce à la mobilisation de la communauté.

Depuis ses débuts, la campagne a remis plus de 285 000 boîtes et 1,9 M$ en dons additionnels à des femmes vulnérables. Plus de 620 refuges et organismes au Canada ont ainsi pu soutenir leur clientèle grâce à cette initiative profondément solidaire.