Le concert de Robert Lebel a été vécu comme un « moment de grâce »

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Plus de 400 personnes ont assisté de plusieurs façons en direct, au concert de Robert Lebel présenté à l’occasion du 35e Chapitre général des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), le dimanche 25 juillet dernier. L’événement a exigé quelques prouesses technologiques pour répondre aux besoins des divers médiums : une diffusion en circuit fermé, une autre en diffusion en continu (« streaming ») sans oublier les personnes présentes dans la chapelle de la Maison Jésus-Marie, à Longueuil, Québec.

Invité à animer une pause spirituelle au milieu de l’horaire du Chapitre général, Robert Lebel, prêtre auteur-compositeur-interprète depuis plus de 40 ans était bien heureux de renouer avec le public. « C’est la première fois que nous allons présenter un spectacle devant une assistance depuis 18 mois », s’est exclamé le principal intéressé. Ce dernier était un peu nerveux avant de commencer sa répétition avec la pianiste-accompagnatrice depuis longtemps, Sylvie Payette, ancienne élève de l’École de musique Vincent-d’Indy, une institution créée par les SNJM.

Si l’on en juge les réactions des personnes présentes et les commentaires venus d’un peu partout, le concert de Robert Lebel a été vécu comme « un moment de grâce ». L’une des spectatrices a avoué avoir chanté toutes les chansons interprétées par l’artiste, y compris, bien entendu, le chant-thème du 35e Chapitre général « l’Appel de nos vies! ».

En interprétant de nombreux chants connus de son répertoire, Robert Lebel a fait plaisir à son public qui lui a bien rendu par des applaudissements nourris et par sa participation à un gestuel sur une chanson qui s’y prêtait.

« J’ai vécu ce moment comme une heure de prière », a exprimé une autre religieuse. Pour plusieurs, ce concert a donné des ailes alors que la Congrégation fait face à d’importants défis pour l’avenir. Les personnes affiliées SNJM ainsi que les partenaires provenant de plusieurs endroits dans le monde ont également ressenti ce souffle de joie véhiculé par la musique du compositeur.

Rappelons que le chant-thème et le concert sont une initiative du Comité de coordination du Chapitre général. L’organisation du concert est l’œuvre d’un travail conjoint des responsables de la Maison Jésus-Marie et des services de communication et de la technologie de l’Administration générale de la Congrégation.

Reportage photos : Sr Suzanne Brault

Le concert de Robert Lebel a été vécu comme un « moment de grâce »

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Une célébration a été organisée le 16 juin dernier en guise d’appui aux six sœurs déléguées du Québec au 35e Chapitre général des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM).

Très actives tout au long de l’année capitulaire ayant débuté le 6 octobre 2020, les sœurs de la MJM étaient heureuses de pouvoir exprimer ainsi leur soutien. Elles ont pu profiter du moment pour partager brièvement leurs réflexions et leurs appels avec les déléguées. Ce fut un grand moment de joie pour toutes. Comme il se doit, la rencontre s’est déroulée dans le respect des consignes sanitaires.

Les six sœurs déléguées du Québec sont : Denise Riel, Claudette Bastien, Lisette Boulé, Jacqueline Aubry, Lise Bluteau et Jacqueline Boudreau. La délégation du Québec comprend également deux personnes associées représentant les anglophones et les francophones, soient mesdames Brenda Brisebois et Anne-Marie Montpetit ainsi que deux représentants des partenaires, monsieur Jacques Bordeleau et madame Francine Cabana.

Les responsables de cette initiative entendent tenir une autre rencontre après le Chapitre pour faire un retour sur toute la démarche, réunissant cette fois-ci, les sœurs déléguées, les personnes affiliées et les partenaires.

Reportage photos : Sr Suzanne Brault

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L’interculturalité, les effets de la pandémie sur les changements climatiques, la traite des personnes et la démarche autour de la Marche mondiale des femmes font partie des thèmes abordés par les membres du comité SNJM Justice et Paix Québec au cours de la dernière année. La douzaine de membres a tenu cinq rencontres virtuelles. Parmi celles-ci, deux ont pris la forme de conférences-présentations pour explorer plus en profondeur deux sujets importants.

La première rencontre de ce genre a eu lieu en février avec une présentation sur la traite des personnes. Les sœurs Joanne Pundyk (Brésil) et Ana Maria (Pérou) ont brossé le portrait de la situation dans leur pays respectif.

Sr Huguette Fleurant a pris le relais à la fin du mois de mai dernier pour présenter les dessous de son projet d’interculturalité vécu à Winnipeg. Une présentation attendue depuis l’an dernier et qui s’est concrétisée sous la forme virtuelle, pour respecter les consignes sanitaires alors en vigueur.

Outre ces conférences et rencontres du comité, les membres ont examiné de près les cinq recommandations de la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes (CQMMF). Des actions ont également été posées en appui aux gestes de certains organismes, que l’on songe à la dénonciation en lien avec Joyce Echaquan, par exemple. Il en a été de même avec la violence faite aux femmes et la lettre ouverte de la CQMMF. Une invitation à signer la lettre et la retourner aux autorités a été lancée et mettait en évidence une réalité qui a happé tout le monde avec la vague de féminicide en début d’année 2021.

C’est sans compter les suivis avec CATHII dont l’expérience « CATHII à l’ONU » impliquant plusieurs étudiants universitaires et la dénonciation en faveur de la Palestine. Bref, une année effervescente qui a monopolisé l’intérêt de toutes les membres, les sœurs Jacqueline Aubry, Claudette Bastien, Françoise Bernard, Jeanne Dagenais, Phyllis Douillard, Lise Gagnon, Élisabeth Giroux, Hélène Harvey, Thérèse Laplante sans oublier Ms Dorothy Guha, personne associée SNJM et mesdames Hanane Hakkou et Julie Tétreault.

Le programme de la prochaine année sera dévoilé à l’automne. La situation des peuples autochtones sera sans aucun doute à l’ordre du jour. Un guide pour tenter de « déconstruire » les préjugés conscients et inconscients à leur égard circule déjà.

 

 

 

 

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Plusieurs éléments de la conférence de Sr Pat Murray, ibvm, au 35e Chapitre général des SNJM ont retenu l’attention des sœurs, personnes affiliées et partenaires présents. Faisant référence aux événements mondiaux et à leurs impacts sur la société mondiale et la vie religieuse contemporaine, la conférencière y voit une invitation à deux mouvements « d’abord à aller plus profondément en nous et ensuite à étendre l’étreinte de nos vies aux besoins de notre monde… »

En lien avec le thème « l’Appel de nos vies! », la conférencière a proposé de se pencher sur quatre aspects qu’elle relie à une démarche que chacune peut entreprendre pour un leadership transformateur :

  • En reconnaissant les blessures
  • En favorisant l’interculturalité
  • En pratiquant une hospitalité radicale
  • En construisant une fraternité et une sororité mondiales

Ses propos ont eu un écho chez les sœurs SNJM observatrices appelées à en discuter. « Nous sommes invitées à reconstruire nos rapports à soi, aux autres et à Dieu », a dit une participante tout en insistant sur la nécessité de « creuser plus loin ». D’autres ont fait ressortir l’importance de l’écoute en rappelant qu’on « ne savait pas s’écouter, ni écouter le monde, sans juger le monde. »

L’importance de l’écoute auprès de toutes les personnes, en particulier des personnes souffrantes s’avère tout aussi essentielle. « Il nous faut être plus attentives aux personnes qui vivent des choses difficiles, qui ont des souffrances cachées et qui ne se sentent pas assez comprises. »

Découvrir la culture des autres

La question de l’interculturalité a fait ressortir le privilège d’être en contact régulier avec des personnes de nationalités différentes, notamment à la Maison Jésus-Marie (MJM). Un privilège qui nécessite de faire preuve de créativité afin de mieux connaître la culture de chacune pour découvrir ce que cache la pointe de l’iceberg. Il en est de même dans l’hospitalité envers les étrangers et les personnes dans le besoin.

Certaines sont réconfortées de savoir qu’elles partagent les mêmes défis et réalités et que, par leurs « petits actes au quotidien », elles participent à construire ce renouveau. Des actions qui tiennent compte évidemment des limites de chacune et du contexte, mais qui sont toujours pertinentes.

En s’appuyant sur les paroles et les agissements du pape François dans son intervention, Sr Pat Murray, a fait ressortir les attitudes de ce dernier et le souffle qu’il inspire dans ce voyage en faveur de la création d’une Église synodale. Des propos qui ont résonné auprès des sœurs, comme la capacité du pape à reconnaître ses erreurs, à faire preuve de plus de compassion et de bonté, à exprimer une bienveillance, à soutenir les démunis et à écouter.

La place des femmes dans l’Église

La conférencière a rappelé le travail de collaboration entre les congrégations religieuses féminines sous l’égide de l’Union internationale des supérieures générales (UISG) qui regroupe quelque 2000 communautés rassemblant plus de 700 000 religieuses dans le monde. Une collaboration plus étroite avec les homologues masculins a également débuté récemment.

Dans ce voyage en vue de construire une fraternité et une sororité mondiales, elle a aussi abordé le rôle des femmes et la place importante qu’elles jouent et pourraient jouer dans l’Église. En reconnaissant que plusieurs mesures avaient été prises pour accroître la place des femmes dans l’Église par le pape François, Sr Pat Murray a rappelé que même ce dernier a déclaré « que nous n’avons pas compris comment et pourquoi les femmes sont importantes dans l’Église. »

Comme l’a souligné une participante, les femmes ne sont pas acceptées d’emblée dans l’Église alors qu’elles ont des connaissances, des compétences et des expériences à partager. Malgré tout, plusieurs ont saisi l’occasion pour exprimer leur détermination « à partager leur charisme particulier. »

Sans pouvoir apporter une réponse précise à la question soulevée par une participante « Qu’est-ce que l’on peut faire pour changer des choses dans notre contexte actuel? », quelques-unes ont mentionné l’importance comme femmes religieuses de poursuivre leurs engagements où elles se trouvent : que ce soit auprès de comités d’accueil des réfugiés, au sein de conseils d’administration et en paroisses.

Sur ce point, comme pour la création d’une Église synodale, il faut sortir des sentiers battus. Sr Pat Murray a d’ailleurs ajouté avec une note d’optimisme « nous verrons s’épanouir la présence et le leadership des femmes. » Elle a conclu en insistant sur le fait que « nous ne pouvons répondre à l’appel de nos vies qu’en marchant ensemble, en partageant les lumières de l’Esprit saint, alors que nous avançons vers l’aube de demain. »

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Les propos tenus par Elena Lasida lors de sa présentation au 35e Chapitre général des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) ont eu beaucoup de résonnance auprès de son auditoire le 19 juillet dernier, si l’on en juge les commentaires émis par la suite.

La conférencière invitée a présenté sa vision du monde en lien avec le thème et les orientations du 35e Chapitre général. Après avoir défini le concept de temps « kairos » comme étant un moment opportun, elle a souligné qu’il y avait un choix à faire, soit celui de s’accrocher au passé ou d’inventer l’avenir. Puis elle a abordé le thème « l’Appel de nos vies! » en soulignant deux formes de vie : par continuité et par renouvellement.

Enfin elle a eu « le génie », comme l’a mentionné une participante, d’établir des ponts entre les quatre règles du pape François et les quatre orientations du chapitre.

Orientations du 35e Chapitre

Règles du pape François dans Evangelii Gaudium

Chercher de nouvelles visions du monde, attitudes et manières d’être à travers l’engagement avec de jeunes adultes, d’autres religieuses et une diversité de collaborateurs et de collaboratrices dans la mission

·         La réalité est supérieure à l’idée

 

Invitation à décoloniser notre imaginaire

Vivre intentionnellement notre unité et notre interdépendance avec toute la communauté de la Terre.

·         L’unité est supérieure au conflit

 

Invitation à désarmer nos rivalités

Être un catalyseur dans la création de nouvelles formes de communauté et de partenariats pour favoriser un mode de vie plus juste et plus écologique.

·         Le tout est supérieur à la partie

 

Invitation à décloisonner nos chasses gardées

Nous ouvrir à la transformation personnelle et communautaire, nous menant à être une influence dynamique et prophétique dans la vie religieuse et dans le monde d’aujourd’hui.

·         Le temps est supérieur à l’espace

 

Invitation à dé-maîtriser l’avenir

 

Rappelant l’histoire de la Congrégation, en associant notamment l’éducation à la création artistique et musicale, Elena Lasida a souligné que la Congrégation était bien placée pour mettre à profit sa longue expérience pour aider à repenser la «maison commune».

Elle a ainsi parlé de :

  • « Faire place à la beauté dans un monde ordonné en fonction de l’utile et de l’efficacité…
  • « Faire place à l’inattendu en développant sa capacité d’accueillir dans un monde obsédé par la prévision, l’anticipation et la sécurité…
  • « Faire place au lâcher prise dans un monde marqué par la maîtrise et le contrôle » en expliquant que lâcher prise ne voulait pas dire abandonner et démissionner, mais plutôt « s’abandonner et se laisser porter. »

Elle a conclu sur une note d’optimisme en affirmant « à travers ce monde qui disparaît, vous avez la sensibilité pour déceler les germes de la vie nouvelle qui appelle. »

Rappelons qu’Elena Lasida est professeur à l’Institut catholique de Paris (ICP), docteur en sciences économiques et sociales, directeur du master « Économie solidaire et logique de marché » à la faculté de sciences sociales et économiques de l’ICP. Elle a écrit plusieurs livres dont « Le Goût de l’autre : La Crise, une chance pour réinventer le lien », donne des conférences et participe comme chercheur à des démarches d’évaluation d’utilité sociale.

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L’annonce de l’incendie de la boulangerie du projet au Lesotho — Retiumetse Church Project (RCP) — a suscité des gestes spontanés de solidarité. L’Association pour le développement participé (ADEP), qui soutient depuis le début des projets au Lesotho, a versé une première somme importante pour procéder à l’achat de fourneaux complètement détruits. On espère ainsi permettre une reprise rapide de la production du pain, une nécessité pour la centaine de familles des villages environnants et pour les orphelinats et le centre pour les personnes aînées.

Au moment où le gaz s’est enflammé, deux travailleurs se trouvaient dans la boulangerie. L’un d’eux a subi de légères brûlures.  Rappelons que la boulangerie joue un rôle primordial dans le cadre du Retiumetse Church Project, fondé par Sr Gisèle Foucreault voilà de nombreuses années.

Actuellement géré par Sr Sylvia Jone, le RCP comprend un foyer pour orphelines et un centre d’hébergement pour les personnes âgées abandonnées et négligées. On y greffe plusieurs programmes dont l’éducation aux jeunes filles, des formations pour l’autonomisation, des moyens aux familles et aux communautés de la région pour acquérir un logement et accéder à l’eau.

De plus, la boulangerie est une source de formation et d’emploi pour plusieurs personnes qui y travaillent. Elle crée également des revenus au RCP en fournissant du pain aux écoles voisines et dans les écoles où les SNJM œuvrent.

Alors que l’on évalue le coût des travaux de reconstruction, la responsable du projet s’active à répondre aux besoins immédiats sur place. Au Québec, la nouvelle a suscité un élan de générosité immédiat chez les consœurs et amis-es de Sr Gisèle Foucreault, qui a travaillé au Lesotho pendant 50 ans. Cette dernière a été l’artisane de nombreux projets structurants dans ce pays dont la construction de maisons, le creusage de puits et la mise sur pied de cette boulangerie. On souhaite ainsi contribuer à l’achat des denrées comme la farine et participer à l’achat des équipements et à la reconstruction du bâtiment en blocs de ciment.

Toute forme d’aide financière provenant du Canada peut être adressée à Fonds d’aide aux missions, 80, rue Saint-Charles Est, Longueuil, Québec, J4H 1A9. Merci d’indiquer « Pour boulangerie Lesotho » et fournir vos coordonnées complètes pour recevoir un reçu.

Source photos : Sr Sylvia Jone et Sr Hélène Harvey

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Le premier jeudi 5 à 7 virtuel « Jasons patrimoine » aura lieu ce jeudi 15 juillet. Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) y participeront avec la présence de Sr Lisette Boulé, co-responsable du Centre Marie-Rose. Cette dernière côtoiera des représentants de la Société d’histoire de Longueuil et du musée de la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue dans le premier volet de cet événement.

Dans cette formule estivale décontractée, il sera possible de redécouvrir le patrimoine de Longueuil sous diverses formes : par la présentation d’objets anciens, le savoir-faire artisanal, les œuvres d’art public sans oublier le patrimoine bâti.

Cette approche a le mérite de donner la parole aux invités pour qu’ils puissent partager la petite histoire et des anecdotes entourant des objets et des faits méconnus du public. Ainsi, Sr Lisette Boulé, snjm, présentera une forme d’art courante au 19e siècle et complètement disparue depuis. Elle en profitera pour souligner l’ingéniosité des artisans du temps en présentant un prie-Dieu multifonctionnel qui a été utilisé par la bienheureuse Marie-Rose Durocher une grande partie de sa vie. Ce meuble a été réalisé dans la première partie du 19e siècle et s’inspirait de ceux que l’on retrouvait dans les monastères de sœurs recluses.

En plus des représentants de la Société d’histoire et de la cocathédrale, l’événement réunira, dans un deuxième volet, des personnes pouvant parler de la place des arts visuels à Longueuil et de l’archéologie.

L’événement est gratuit. Il faut cependant s’inscrire par l’entremise de ce lien. Il sera également possible de revoir l’enregistrement de ce premier événement ultérieurement.

Rappelons que cette initiative vient remplacer la tenue des Journées histoire et patrimoine mises en place par le Bureau de la culture de la Ville de Longueuil voilà quelques années. La pandémie et les mesures sanitaires en vigueur ont amené les responsables à modifier la formule pour atteindre les objectifs. Trois autres événements du genre se tiendront au cours des prochaines semaines.

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Le projet de loi C-15 a finalement été approuvé par le Sénat du Canada par le décompte de 61-10 avec neuf abstentions, le 16 juin dernier, quelques jours à peine avant la Journée internationale des peuples autochtones. Une vaste campagne de sensibilisation était en cours depuis que le projet de loi avait franchi l’étape de la Chambre des communes en décembre 2020. Plusieurs organisations confessionnelles dont les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) avaient joint leur voix pour soutenir son adoption au Sénat.

Le projet de loi C-15 (Loi concernant la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones — DNUDPA) a pour objectif d’harmoniser les lois fédérales avec la DNUDPA. « Cette loi obligera le gouvernement du Canada à examiner les lois, les politiques et les pratiques fédérales, ainsi qu’à prendre toutes les mesures, en consultation et en collaboration avec les peuples autochtones, pour veiller à en assurer la conformité avec la Déclaration. Elle jette les bases d’un changement transformationnel dans les relations du Canada avec les peuples autochtones, » ont mentionné David Lametti, ministre de la Justice et procureur général du Canada, et Carolyn Bennett, ministre des Relations Couronne-Autochtones dans une déclaration commune après son adoption au Sénat.

Les femmes autochtones victimes d’une double discrimination

Pour la présidente de Femmes autochtones du Québec (FAQ), Viviane Michel, le travail n’est pas terminé pour autant. Cette dernière s’inquiète du délai nécessaire pour revoir et uniformiser les lois canadiennes afin de respecter la DNUDPA. « Durant ce temps, les peuples autochtones du Canada, et plus particulièrement les femmes autochtones, ne sont toujours pas traités sur un pied d’égalité avec l’ensemble des Canadiens et des Canadiennes. »

Madame Michel rappelle que les « femmes autochtones sont victimes d’une double discrimination par rapport aux hommes autochtones dans plusieurs aspects de leurs vies. Il ne faut pas qu’elles soient oubliées dans tous les aspects de la mise en œuvre de la DNUDPA. » C’est dans ce contexte qu’elle réclame des gouvernements d’entreprendre une véritable consultation avec les nations autochtones pour s’arrimer à leurs réalités.

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La présentation de Sr Huguette Fleurant sur le projet interculturel avec des femmes migrantes et réfugiées a été l’occasion de découvrir tous les défis à relever au quotidien par les participantes. En toute simplicité et avec bonhomie, Sr Huguette s’est acquittée de sa tâche de dévoiler les dessous d’un projet de vie qui ne faisait même pas partie de ses rêves lors de son arrivée au Manitoba, voilà sept ans.

Une vue partielle des participantes à la conférence de Sr Huguette Fleurant en mode virtuel.

Partie à Winnipeg pour une année sabbatique afin d’apprendre l’anglais, Sr Huguette s’est impliquée bénévolement quelques mois au sein de l’organisme House of Peace. C’est au cours de ces échanges qu’elle a eu l’idée. « Dieu m’attendait là. C’était un appel… », a mentionné Sr Huguette au moment d’expliquer comment elle a initié son projet interculturel. « J’ai découvert ma mission », a-t-elle révélé en parlant avec enthousiasme de ce projet de communauté de vie, de prière et de partage.

Les personnes qui font partie de cette communauté ne le font pas pour des économies financières. Tout le monde paie sa part pour l’hébergement, la nourriture et les services. « Nous avons la motivation de bâtir quelque chose : un milieu d’accueil » enchérit-elle.

« On se sent impuissante devant leur histoire »

Ce noyau de quelques femmes dont certaines ont vécu dans des camps de réfugiés, subi les affres de la violence gratuite dans ces lieux ou de la violence conjugale, sans oublier l’extrême pauvreté, démontre sa capacité à se prendre en main. « Nous nous regroupons pour se dire et être entendues », précise Sr Huguette.

Lia, Sr Huguette, Jenny et à l’arrière, Esther.

Sans l’aide des gouvernements, ce projet de vie interculturelle a rassemblé depuis ses débuts des femmes provenant surtout des Philippines, du Myanmar et de l’Érythrée. Des femmes fortes et persévérantes au bagage culturel distinct qui se sont donné une langue commune : l’anglais, tout en sachant qu’il n’est pas facile de traduire ou comprendre toutes les subtilités des vécus de chacune, dans une autre langue que la sienne.

Le défi, si grand soit-il, a le mérite d’amener les personnes à porter attention davantage à l’autre, à faire un effort supplémentaire pour mieux la comprendre. C’est d’autant plus exigeant que personne ne part avec les mêmes bases. « On se sent impuissante devant leur histoire », avoue Sr Huguette en parlant de cette « tristesse profonde » ressentie au contact de ces femmes réfugiées de camps où elles ont vu des soldats tuer des personnes sans raison.

Ce projet de vie interculturelle est aussi l’occasion de mieux cerner la réalité des personnes migrantes et réfugiées qui sont forcées de se déplacer pour des raisons de pauvreté, de malnutrition, de conflits politiques et autres. « Ces personnes marginalisées n’ont pas choisi d’être vulnérables. »

La beauté du projet est cette détermination des femmes participantes à être attentives « aux nuances des cultures des autres. » Malgré le défi constant pour essayer de mieux comprendre l’autre, les femmes expriment clairement leur désir de « vivre ensemble pour aller plus loin dans la culture de l’autre. » Cela nécessite une ouverture d’esprit, une patience pour faire attention à ce que l’on dit en parlant en termes de « je » et non de « tu » et à donner de l’espace à chacune. Ce désir est aussi alimenté par leur croyance en Dieu.

Une expérience enrichissante

La table représentative des demandes de prière.

Cette maison d’accueil a inscrit dans son horaire, une rencontre communautaire mensuelle de prière. Un temps d’arrêt pour soi et pour porter dans leurs prières, les demandes reçues au fil des jours. La gestion de conflits se fait au fur et à mesure. Il n’est pas question qu’une mésentente reste en suspens. Cela oblige toutes les participantes à parler ouvertement et à se réconcilier.

Au-delà des exigences d’une telle vie communautaire, il y a la richesse du partage, la valorisation des compétences et la générosité naturelle de chacune. Cette volonté de « cheminer ensemble et de grandir ensemble » qui s’inscrit dans l’esprit d’Emmaüs.

Ce projet interculturel a pu prendre naissance avec l’appui immédiat des deux équipes de leadership SNJM du Manitoba et du Québec. Les relations étroites avec les gens du milieu de Winnipeg et plus particulièrement du réseau de contacts de Lesley Sacouman de l’organisme House of Peace ont facilité plusieurs choses notamment lors du déménagement d’une maison à une autre et de son aménagement.

À la conclusion de cette conférence en mode virtuel de Sr Huguette Fleurant dans le cadre de la dernière rencontre de l’année du comité Justice et Paix SNJM du Québec, plusieurs sœurs et personnes affiliées SNJM parmi la cinquantaine présentes n’ont pas manqué de saluer le courage, l’ouverture et le cheminement personnel de la conférencière. « Bravo d’avoir été capable d’intégrer d’autres formes de culture et une langue », a exprimé l’une d’elles alors que la responsable provinciale du Québec a conclu sur ces paroles « Je te remercie de ce que tu es devenue. »

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L’Équipe de leadership des SNJM du Québec a signé la pétition en ligne d’une coalition d’organisations confessionnelles canadiennes réunies sous l’appellation Faith in the Declaration. Cet appui s’ajoute à l’envoi d’une lettre aux membres du Sénat du Canada par l’Équipe de leadership de la Congrégation (ÉLC) en mai dernier. Cette démarche en cours depuis plusieurs semaines a rallié plusieurs organisations de tout horizon.

Elle veut inviter les membres du Sénat du Canada à adopter, avant le congé estival, le projet de loi C-15. Ce dernier porte sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA). Après son adoption par les deux chambres fédérales, le droit canadien serait ainsi assujetti aux principes de cette Déclaration.

L’adoption amènera également le gouvernement canadien à travailler plus étroitement avec les peuples autochtones afin d’élaborer un plan d’action national avec des priorités précises. Elle viendra mettre un terme à une longue saga qui remonte en 2016 avec le projet de loi C-262. Ce dernier n’a malheureusement pas été adopté par le Sénat avant la dissolution de la Chambre des communes en 2019. La présente campagne veut éviter que le projet de loi C-15 ne subisse le même sort.