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L’action ne manque pas au Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII). Le plus récent bulletin, disponible en français et en anglais, fait état de plusieurs actions. On y apprend entre autres, qu’une lettre a été adressée aux élus provinciaux pour leur rappeler l’importance de la lutte contre la traite humaine et qu’une recherche participative sur l’autonomisation et la réintégration des victimes de la traite des personnes est en cours.

Par ailleurs, l’organisme, créé en 2004 par plusieurs congrégations religieuses féminines, a présenté à la mi-novembre son rapport annuel. On y retrouve des informations plus détaillées sur la recherche participative. On rappelle l’initiative du projet CATHII-Université à l’ONU, souligne le travail en collaboration avec plusieurs organisations, dont Talitha Kum et donne des nouvelles de la Coalition québécoise contre la traite des personnes. Malgré le contexte de la pandémie, plusieurs gestes ont été posés pour poursuivre la lutte contre la traite humaine.

 

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Les sacrifices des sœurs résidentes et les efforts consentis par le personnel ont été récompensés en regard de la récente rétrospection de la pandémie à la Maison Jésus-Marie. Ce bilan impeccable : aucune sœur n’a été infectée ou décédée de la COVID-19 jusqu’à maintenant, est le résultat d’une multitude de petites et grandes décisions et de gestes faisant appel au gros bon sens jusqu’à la grande rigueur, en passant par le dévouement.

Constituée d’un pavillon pour des personnes autonomes et d’un autre, considéré comme un milieu de soins jusqu’aux soins palliatifs, de type CHSLD, la Maison Jésus-Marie héberge au mois de mars 2020 quelque 140 religieuses. La présence de deux femmes expérimentées dans leur domaine respectif : gestion de risques et contrôle des infections a son mot à dire dans les mesures qui seront mises de l’avant pour protéger les résidentes de la COVID-19.

Interrogées sur ce long parcours de combattantes qui les a obligées à mettre leur vie personnelle sur pause pendant plusieurs mois, Geneviève Grégoire, directrice générale et Amélie Rivard, directrice des soins infirmiers, soulignent tout d’abord leurs compétences respectives avant d’admettre qu’elles ont été profondément motivées par l’objectif ultime partagé par tous à la MJM : la sécurité des sœurs et du personnel. Ce désir profond les a amenées à exercer une vigilance dès le mois de février 2020, avant même que la Santé publique du Québec sonne l’alarme.

Une longueur d’avance

Ces quelques semaines en avance auront été profitables pour notamment s’approvisionner en matériel sanitaire supplémentaire. Elles auront aussi permis d’établir un premier plan de match en concertation avec le groupe des huit sœurs responsables de diverses unités, les membres du conseil d’administration et le personnel. D’ailleurs « écoute et transparence » ont été les mots d’ordre de ces deux gestionnaires durant toute cette période. Une approche qui a porté des fruits, lors de l’imposition de contraintes très exigeantes, et qui reste bien présente encore aujourd’hui.

Alors qu’il n’y avait encore aucune directive émise à l’égard des CHSLD de la part des autorités gouvernementales, le duo de gestionnaires a d’abord statué qu’on appliquerait à la MJM les mesures exigées à un établissement de type CHSLD. Dans la semaine qui a suivi l’annonce du confinement provincial en mars 2020, elles mettaient en place deux mesures, bien avant les autorités québécoises, soit celle du port du masque et l’interdiction de circuler entre les étages et les pavillons.

Cette annonce a bien sûr bousculé les habitudes de vie et exigé une adaptation de la part des sœurs qui en vivront de nombreuses autres par la suite. Il faut comprendre que les résidentes se fréquentent d’un pavillon et d’un étage à l’autre pour socialiser et s’entraider. Le choc de l’annonce passé, quelques-unes ont alors mis la main à la pâte en s’installant aux machines à coudre pour confectionner des masques.

Vigilance et communication

Pour créer un esprit de corps et rallier tout le monde aux mesures sanitaires, mesdames Grégoire et Rivard ont adopté la formule de la conférence de presse bihebdomadaire en utilisant le système de la télévision en circuit fermé de la MJM. Ainsi, tous les mardis et jeudis, elles faisaient le point sur la situation, exposaient le résultat de leurs analyses, répondaient aux questions formulées des résidentes reçues par le truchement d’une boîte aux lettres interne.

« Nous avons invité les sœurs à nous poser des questions et à nous faire part de leurs suggestions », relate madame Grégoire qui s’est fait un point d’honneur avec sa collègue et les responsables SNJM de pavillons, de tout lire et d’évaluer les éléments pour fournir des réponses claires.

De gauche à droite, Geneviève Grégoire, directrice générale; Philippe Le Maître, responsable des services alimentaires; Marie-Christine Rivard, directrice des service administratifs et Amélie Rivard, directrice des soins

Tout au long du confinement, le duo a évalué constamment les risques. « Nous avons essayé de prévoir ce qui pourrait arriver dans l’immédiat et dans les semaines à venir », ajoute Amélie Rivard. « Cette crise nous a invitées à sortir du carré de sable. Comme gestionnaires, il nous fallait penser en dehors de la boîte, gérer autrement pour nous aider à aller plus loin », explique Geneviève Grégoire.

La route a été semée d’embûches et les défis n’ont pas tardé à se multiplier. En même temps, cette période a permis de raffermir les liens entre toutes les personnes travaillant et résidant à la MJM. De la cuisine à l’entretien, en passant par les soins, toutes les personnes se préoccupaient des besoins des autres et des sœurs. « Nous avions une vision commune, celle de voir à la sécurité des sœurs et de tout le personnel. Tout le monde a été à l’écoute des préoccupations des autres. »

Elles tiennent d’ailleurs à souligner la contribution de leur collègue Marie-Christine Rivard qui « s’est démenée pour maintenir notre inventaire en EPI et soutenir nos efforts dans la gestion de la désinfection et de l’élaboration de la zone jaune et rouge. »

Un personnel collaborateur

Le bilan positif est une réussite de groupe, insistent d’ailleurs les deux gestionnaires. « Nous n’avons pas eu de difficulté à rallier le personnel », affirment-elles en signalant quelques faits révélateurs.

Ainsi, au moment de la pandémie, cinq employés devaient prendre leur retraite dans l’année. Ils ont plutôt reporté leur projet pour faire équipe avec les autres afin de faire face à cette crise sanitaire. Au moment d’écrire ces lignes, presque tout le personnel assujetti au décret a été complètement vacciné sur les 85 membres du personnel.

Cet attachement du personnel envers les sœurs s’explique en partie par les relations amicales nouées au fil des années. « Nous avons des employés qui travaillent pour les sœurs depuis 35 ans. Ils ont partagé bien des choses et vieilli avec elles », signale madame Grégoire.

L’environnement et les conditions de travail sont aussi des facteurs à considérer. Lorsque le gouvernement a haussé les salaires et offert des primes, la direction avait déjà décidé de modifier le statut des employés à temps partiel pour leur offrir un temps plein afin d’éviter que ces personnes se promènent d’un centre à l’autre. Elle a aussi accordé une prime à tout le personnel, pas seulement au personnel rattaché aux soins.

Beaucoup d’adaptation et de résilience

La vie en temps de pandémie n’a pas été un long fleuve tranquille à la MJM. Il y a eu quelques moments bien difficiles, dont celui où l’on a déménagé les sœurs d’une aile du deuxième étage pour aménager une zone rouge pour accueillir les cas COVID. Puis, après avoir surmonté les affres du confinement, la privation de visites des membres de leur famille, la limitation des sorties extérieures au terrain seulement, les sœurs ont dû faire preuve à nouveau d’une grande résilience au moment de la troisième vague alors qu’un membre du personnel a été infecté.

De l’avis des deux gestionnaires, ce fut le moment le plus éprouvant sur le plan humain pour les sœurs. L’imposition de règles extrêmement sévères de la Santé publique sans un brin d’humanité contrastait avec tout le climat serein vécu pendant les 11 premiers mois. Néanmoins, une équipe du CISSS de la Montérégie-Est est arrivée en renfort pour soutenir l’équipe en place submergée par les tâches supplémentaires. Confinées dans leur chambre, sans avoir accès aux toilettes, plusieurs sœurs ont dû utiliser des chaises d’aisance pendant 19 jours. Pour certaines, il y avait là atteinte à leur dignité. D’autres étaient peinées de toutes les tâches additionnelles imposées au personnel, dont celles de la distribution des cabarets aux chambres.

Là encore, l’équipe de direction a fait preuve d’ingéniosité. Elle a trouvé une solution pour favoriser l’interaction avec certaines sœurs atteintes de déficit cognitif qui ne pouvaient rester enfermées avec une porte close sans fenêtre. On a donc conçu une porte en Plexiglas pour permettre à ces personnes de voir les intervenantes et interagir sans risques. Cette solution « maison » originale a démontré au CISSS la capacité de la MJM à trouver des solutions inspirantes susceptibles de répondre à des besoins similaires dans d’autres établissements.

Rendre la vie agréable malgré tout

Les sœurs comme les membres du personnel ont été marquées par cette pandémie. Toutes et tous en ressortent changés et en même temps enrichis. « Nous avons appris à mieux nous connaître », avoue Geneviève Grégoire en se rappelant entre autres ces temps d’accompagnement des sœurs pour obtenir des soins à l’hôpital.

De gauche à droite, Sr Gabrielle Brunet, Marie-Ève Dupéré, conseillère en soins infirmiers; Sr Beverley Wattling, Philippe Lemaître, responsable des services alimentaires; Amélie Rivard, directrice des soins infirmiers; Geneviève Grégoire, directrice générale; Céline Latour, infirmière-chef; Sr Denise Riel, animatrice provinciale; Sr Michelle Gouin, Sr Marie-Paule Demarbre, Sr Jacqueline Longtin, Sr Hélène Harvey, Sr Suzanne Lavallée et Marie-Christine Rivard, directrice des services administratifs et installations matérielles.

Ces 20 mois ont forcé les sœurs à s’adapter, chose déjà difficile avec l’âge. Les responsables SNJM de pavillons ont néanmoins réussi à répondre à certains besoins en organisant dans les limites des consignes sanitaires, des petites activités pour « adoucir la vie des sœurs », mentionne Sr Marie-Paule Demarbre, coordonnatrice.

Par l’entremise de petites rencontres, elles ont aussi encouragé les résidentes à exprimer leurs attentes et à partager leurs réflexions pour mieux vivre cette période. Selon Sr Marie-Paule, « les divers moyens mis en place pour agrémenter la vie ont contribué à rendre les sœurs de plus en plus résilientes. »

S’il y a un seul élément à retenir de toute cette expérience, c’est sans aucun doute le sentiment que toutes et tous, peu importe leur statut au sein de la MJM, se sont engagés à 200 %.

Toutes et tous ont été unis pour la cause en y allant de leurs compétences et de leur bonne volonté. C’est sur les bases de cette réussite d’équipe que l’on entend continuer pour vivre la suite de cette pandémie avec un optimisme… modéré.

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Les membres de l’Équipe de leadership du Québec (ÉLP) ont organisé quatre rencontres avec autant de groupes distincts pour présenter les priorités d’action pour l’année 2021-2022. Elles ont également dévoilé le thème de l’année « Osons une réponse à l’appel » avant d’encourager les sœurs à apporter une réponse personnelle et communautaire à la première orientation des Actes du 35e Chapitre général tenu en juillet dernier.

Cette première orientation des Actes du Chapitre invite à « adopter de nouvelles visions du monde, attitudes et manières d’être par des rencontres avec une diversité de personnes, de cultures, de traditions religieuses et de collaborations dans la mission. »

« Qu’osons-nous offrir personnellement et communautairement en réponse à l’appel de favoriser des rencontres avec l’autre différent à partir de sa réalité pour mieux le connaître, comprendre son histoire et sa culture? »

La formule de rencontres en petits groupes a favorisé des échanges stimulants et permis d’explorer davantage quelques pistes autour de cette première orientation et des suivis aux Actes du Chapitre. On a ainsi mentionné que « la rencontre de l’autre vécue avec bienveillance et compassion, transforme nos manières d’être et de faire et permet une nouvelle vision des personnes et du monde. »

Au cours de ces rencontres, les membres de l’ÉLP ont recommandé de poursuivre et même d’élargir les Cercles du Chapitre. Cette forme de regroupement en petits groupes a réuni des sœurs, des personnes affiliées et des partenaires lors de rencontres virtuelles pour approfondir les thèmes proposés dans la démarche du Chapitre. La recommandation vise à accroître le sentiment d’appartenance en se donnant des sujets de conversation et de dialogue et en cherchant toujours à se former et à développer « de nouvelles visions du monde ».

Rappelons que ces quatre rencontres remplacent le rassemblement provincial automnal traditionnel en raison des consignes sanitaires en vigueur.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec ont emboîté le pas au Centre diocésain afin de contribuer à l’Opération boîte à chaussures pour soutenir les femmes touchées par l’itinérance. Cette opération qui se déroule jusqu’au 25 novembre a pour but de recueillir des boîtes à chaussures contenant divers articles essentiels et des cadeaux qui seront remis à 26 centres d’hébergement situés en Montérégie, chargés de les remettre aux femmes itinérantes sur le territoire.

Roxanne Gagné, Colette Beauchamp, Lyne Groulx, Francine Vincent, Sr Marie-Paule Demarbre avant la présentation à la Maison Jésus-Marie.

Une séance d’information a été organisée avec la responsable de cette opération pour la Montérégie, madame Roxane Gagné, le 11 novembre dernier à la Maison Jésus-Marie. Rappelant la naissance de cette organisation créée voilà dix ans par les belles-sœurs Mulroney dans la région de Toronto, madame Gagné a souligné l’importance de cette campagne annuelle auprès des femmes itinérantes.

« C’est souvent la seule douceur que ces femmes reçoivent durant la période des fêtes qui demeure une période extrêmement difficile pour elles. » Partageant quelques commentaires et anecdotes recueillis au cours de son engagement de ces dernières années, madame Gagné a insisté sur la pertinence de faire vivre un moment spécial aux bénéficiaires de ces boîtes. « Elles se sentent souvent invisibles aux yeux des autres qui ont de la difficulté à leur adresser un simple bonjour dans la rue. »

Si le contenu des boîtes à chaussures rassemble de nombreux articles essentiels, la présence de petites attentions pour faire vivre un moment particulier ou rendre chaque femme « spéciale » contribue à redonner de l’espoir à ces femmes. Madame Gagné mentionne entre autres les propos de l’une d’elles qui lorsqu’elle se sent très seule touche son petit pendentif pour se souvenir que quelqu’un, quelque part a pensé à elle. Les cartes de vœux ou petits mots réconfortants sont tout aussi importants et redonnent un peu de dignité à ces femmes touchées par l’itinérance.

L’édition 2021 de l’opération Boîte à chaussures pour la Montérégie vise à récolter quelque 615 boîtes. Cela constitue une augmentation de plus de 50 % en comparaison aux deux dernières années. Si l’objectif semble ambitieux, l’ajout de nouveaux partenaires comme les SNJM et le Centre diocésain, qui est devenu un point de chute pour recevoir les boîtes à chaussures des donateurs, est de bon augure. D’autant plus que les sœurs en font la promotion dans leur propre réseau, notamment auprès du personnel de la Maison Jésus-Marie et des administrations provinciale et générale.

Les personnes intéressées à participer à cette campagne ont jusqu’au 25 novembre. Pour obtenir plus de détails sur la préparation des boîtes et leur contenu, il suffit de se rendre sur le site de l’organisation, volet Montérégie.

Vous pouvez également visionner les trois courts extraits suivants issus de la présentation qui a eu lieu à la Maison Jésus-Marie.

Capsule 1 – Pourquoi s’impliquer?

Capsule 2 – Qui sont les destinataires?

Capsule 3 – Un appel commun!

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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L’édition 2021 de l’exposition de tricots et d’artisanat à la Maison Jésus-Marie (MJM) a été un franc succès, tant sur le plan financier que pour le moral. Pourtant, les consignes sanitaires limitant l’ouverture au public et la réduction d’une journée d’exposition sur les quatre planifiées initialement auraient pu affecter le résultat.

Sr Suzanne Lavallée bien fière du succès de l’exposition 2021.

« Nous avons recueilli presque le même montant de vente que lors de notre dernière exposition ouverte au public en 2019 », mentionne Sr Suzanne Lavallée, responsable de cette activité. La qualité des pièces d’artisanat présentées a sans aucun doute contribué à l’engouement manifeste des sœurs, des membres de leur famille et du personnel laïque.

Tous les articles tricotés et autres objets utiles non vendus sont distribués à des organismes différents. Contrairement aux années passées, le Lesotho ne pourra recevoir son lot de tuques, foulards et carreaux pour confectionner des châles. Il a été plutôt redirigé vers la Société de Saint-Vincent de Paul. La Fondation Dr Julien, L’Entraide Chez Nous et un organisme qui s’occupe des itinérants reçoivent également les articles en tricot, dont les précieuses mitaines. En outre, toutes les petites tuques pour bébés sont transmises à l’unité de soins des prématurés de l’unité néonatale de Sainte-Justine.

Les vertus du tricot

Organisé depuis plusieurs années pour souligner la Journée mondiale des missions, cette exposition porte des fruits, bien au-delà de réchauffer les mains et la tête de nombreuses personnes. « J’ai commencé ce projet pour occuper les sœurs résidentes qui se plaignaient de leur oisiveté », raconte Sr Suzanne. Le projet a pris rapidement de l’ampleur en attirant davantage de sœurs et même des personnes laïques. Aujourd’hui, on compte près d’une trentaine d’artisanes aux doigts de fée.

En duo ou en solo, le tricot est une activité stimulante à plus d’un point de vue. Parlez-en aux sœurs Rita Thauvette, Thérèse Cadorette et Maryse Moisan.

Si cette activité peut se pratiquer seule, bien souvent on aperçoit quelques sœurs réunies dans une même pièce pour s’adonner au tricot tout en partageant quelques anecdotes. D’autres vont même jusqu’à montrer comment réaliser quelques vêtements.

C’est ainsi que Sr Rachel Bédard, la doyenne des tricoteuses à 99 ans, a partagé ses trucs pour la confection de gilets d’enfants à madame Noëlla Ducharme, âgée de 87 ans. Il faut voir la fierté de l’une et l’autre et leur plaisir manifeste pour comprendre que le tricot a bien des vertus!

Sans compter que la motivation ne manque pas puisqu’il s’agit d’une bien belle façon de contribuer à la mission et de propager l’esprit missionnaire… une maille à la fois.

Reportage photos : Sr Suzanne Brault

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L’opération vaccinale s’est déroulée rondement à la Maison Jésus-Marie (MJM). L’équipe de vaccination du CISSS Montérégie-Est, bien rodée, a bénéficié du soutien logistique et des processus mis en place par la direction de la MJM pour procéder à cette nouvelle étape.

Les sœurs ont ainsi pu recevoir la 3e dose du vaccin contre la COVID-19 et en même temps celui contre la grippe.

Toujours en mission

Sœur Suzanne Lavallée

Tout s’est bien passé même si quelques personnes ont souffert de réactions s’apparentant à l’état grippal. « Nous sommes bien chanceuses d’avoir reçu cette troisième dose et d’avoir eu le même vaccin que les fois précédentes », mentionne Sr Suzanne Lavallée, infirmière de profession.

Malgré ses 86 ans, elle suit toujours les formations et conserve son permis d’exercice. « J’ai toujours été impliquée aux soins. Aujourd’hui, je m’occupe uniquement des soins légers. » Cela comprend les prélèvements sanguins et l’administration des vaccins anti-influenza. « Même si cela est minime, ce sont des tâches que les autres membres du personnel n’ont pas à effectuer », conclut-elle avec bonhommie. Elle assume aussi un rôle-conseil auprès des sœurs qui vivent à l’extérieur des murs de la MJM.

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La collective féministe et chrétienne L’autre Parole dédie une grande partie de sa nouvelle revue au thème « Religieuses et féministes : d’hier à aujourd’hui ». On présente plusieurs articles sous les trois volets suivants : Des changements importants | Des pionnières du féminisme au Québec | Avec et pour les femmes.

On y relate d’abord l’évolution des religieuses de 1970 à 2020. Un autre article raconte l’histoire d’engagement féministe de l’Association des religieuses pour les droits des femmes (ARDF) à laquelle les SNJM sont associées depuis le début. La publication propose aussi le portrait de deux pionnières du féminisme en Marie Gérin-Lajoie et Élisabeth Turgeon. Une entrevue avec une religieuse infirmière-sage-femme dans les camps de réfugiés.es illustre bien certaines formes d’engagement des religieuses.

Ce numéro 158 de la revue souligne également les 45 ans d’existence de cette collective féministe et chrétienne par le truchement d’un article pour expliquer son cheminement et son avenir.

Finalement, on retrouve quelques recensions dont l’une porte sur le plus récent ouvrage de Dominique Laperle Faire projet d’un héritage. La réception du concile Vatican II chez les religieuses de l’archidiocèse de Montréal (1961-1988). Dans ce texte, on mentionne entre autres, l’initiative des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) à la suite de l’enquête préconciliaire du cardinal Léger.

Bref, ce numéro porte un regard éclairant sur la présence du féminisme dans la vie religieuse.

 

 

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Lors de sa rencontre de septembre, les membres du comité SNJM Justice et Paix du Québec ont convenu de leur programme d’activités pour toute l’année. Le thème majeur retenu est celui des peuples autochtones et fait écho à l’appel lancé par la présidente de Femmes autochtones du Québec, Viviane Michel « Écoutez-nous. »

À l’aide du livre À l’écoute de la voix des autochtones, les membres approfondiront leurs connaissances. Ce guide de dialogue préparé par le Jesuit Forum for Social Faith and Justice veut favoriser une meilleure compréhension des visions autochtones et saisir l’héritage de la colonisation. C’est un outil pour faire un pas de plus selon le directeur du Jesuit Forum, Mark Hathaway. « Il s’agit d’engager les gens dans un dialogue plus profond et de chercher des moyens significatifs de travailler pour des relations justes et la justice. »

En entreprenant cette étude du livre-guide, les membres du comité souhaitent répondre également à l’invitation du président de la Commission Vérité et Réconciliation, Murray Sinclair « nous devons nous interroger sur ce qui nous a été enseigné et explorer les possibilités par rapport à la manière dont les choses devraient être à l’avenir. »

Dans le cadre de cette démarche, il est question également d’organiser une rencontre conjointe avec les membres du comité Justice et Paix du Manitoba en janvier. Des détails seront transmis plus tard.

Résumés de lecture

En parallèle, une invitation est lancée aux sœurs et personnes affiliées SNJM de partager des résumés de lecture sur les questions autochtones, qu’elle soit sous la forme de roman, d’essai ou de document. L’idée est de faire ressortir certaines découvertes issues de ces lectures : prise de conscience qui renverse notre perception, un élément qui nous a touchées profondément, connaissance de mots autochtones, etc. Il suffit de transmettre vos commentaires à ce courriel. Une mise à jour des informations sera effectuée régulièrement.

Arrivée de nouveaux membres

Par ailleurs, le comité SNJM Justice et Paix du Québec a décidé d’élargir ses rangs en intégrant deux nouvelles personnes à son noyau. Il s’agit de Julie Milon, personne laïque et d’Isabelle Couillard, sgm. Elles se joignent aux sœurs Jacqueline Aubry, Claudette Bastien, Françoise Bernard, Jeanne Dagenais, Phyllis Douillard, Lise Gagnon, Élisabeth Giroux, Hélène Harvey, Thérèse Laplante sans oublier Ms. Dorothy Guha, personne associée SNJM et mesdames Hanane Hakkou et Julie Tétreault.

Cette ouverture s’inscrit dans la ligne de pensée des Actes du 35e Chapitre général qui invitent à multiplier les collaborations avec les autres de divers milieux.

Source photo en haut de page : Illustration du guide-dialogue | Plantes salutaires, acrylique sur toile, 25 x 25 cm (2017), de Diane Montreuil, artiste métisse originaire de Montréal

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Les membres de l’Association des religieuses pour les droits des femmes (ARDF) ont participé à une vigile à l’un des cinq arrêts planifiés de la Marche mondiale des femmes qui avait lieu à Montréal le 17 octobre dernier. L’une des sœurs présentes, Sr Pierrette Bertrand, ofsj, interviewée par une journaliste de TVA, a rappelé l’engagement indéfectible des religieuses envers la cause des femmes et des revendications de la MMF.

Parmi le groupe de religieuses présentes, certaines ont joint le groupe de marcheuses et marcheurs pour compléter le parcours. L’événement a mis en évidence l’importance de la solidarité pour réaliser les actions en lien avec les cinq revendications : la pauvreté, les violences faites aux femmes, les enjeux concernant les femmes migrantes, immigrantes et racisées, la justice climatique et la revendication sur les femmes autochtones. C’est d’ailleurs en signe d’appui à leur égard que les organisatrices avaient demandé de porter un vêtement rouge.

On reconnaît à l’extrémité gauche et au centre, soeurs Jacqueline Aubry et Lise Gagnon en compagnie de religieuses membres de l’ARDF

Programme ambitieux

Lors de leur rencontre initiale pour lancer la nouvelle année d’activités, les membres ont réitéré leur soutien envers ce groupe de réflexion et d’action que constitue l’ARDF. Ce dernier est perçu comme un lien essentiel entre la vie religieuse et la vie des femmes. « L’ARDF nous garde vivantes et en contact avec les conditions de vie des femmes. »

Les participantes ont exprimé le souhait d’avoir un plus grand impact auprès de chacune des communautés religieuses représentées dans l’espoir de les sensibiliser davantage aux réalités des femmes. 

Quelques thèmes de réflexion ont été suggérés pour la programmation de l’année. On y retrouve la violence faite aux femmes sous diverses formes, les conditions de vie des femmes dans le réseau de la santé et en matière de logement, la place des femmes en Église en lien avec le Synode et la question des femmes autochtones. « Comment sommes-nous en solidarité avec ces femmes? » Comment répondre à l’invitation de Viviane Michel, présidente des Femmes autochtones, qui écrivait « Écoutez-nous. »?

Équipe de coordination renouvelée

Par ailleurs, lors de leur rencontre en septembre, les membres ont convenu d’ajouter une ou deux femmes laïques pour compléter l’équipe de coordination. On espère ainsi « se rapprocher des réalités des femmes, d’aller plus loin ensemble et d’étendre le rayonnement. » L’équipe de coordination est composée pour le moment des sœurs Pierrette Bertrand, ofsj, Nicole Jetté, sa, Gisèle Pellerin, psa et Lise Gagnon, snjm, nouvellement arrivée.

Rappelons que les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie sont représentées à l’ARDF par les sœurs Jacqueline Aubry, Claudette Bastien, Constance Létourneau et Lise Gagnon.

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Près d’une cinquantaine de personnes ont participé à une marche symbolique pour appuyer les cinq revendications de la Coordination québécoise de la Marche mondiale des femmes (CQMMF), le 17 octobre dernier à Longueuil.

Dans le groupe, composé principalement des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), on retrouvait à leurs côtés des personnes laïques et quelques enfants. Au son du chant thème de la CQMMF « Marchons pour transformer, résistons pour vivre », le groupe a fait le tour du site patrimonial des SNJM en longeant les bâtiments patrimoniaux et la Maison Jésus-Marie (MJM).

La marche s’est terminée par un rassemblement à la chapelle de la MJM. Sr Michelle Gouin a fait un lien avec la célébration matinale « Ce matin à la messe, nous avons chanté : nous voulons vivre ta mission d’amour, ensemble dans un même esprit. C’est ce que nous faisons cet après-midi en solidarité avec toutes les femmes qui à travers tout le Québec marchent pour souligner les 20 ans d’actions et de revendications pour plus de justice et d’égalité entre les hommes et les femmes. »

Tout en reconnaissant qu’il y a eu des progrès, elle a rappelé « … il ne faut pas lâcher, il faut continuer pour que les femmes aient des conditions de vie acceptables, pour qu’il y ait plus de mesures prises pour les femmes immigrantes avec un souci particulier pour les femmes autochtones et que la vague de violence sous toutes ses formes cesse, et que la vie des femmes soit respectée pour mettre fin aux féminicides. »

Rappelons que les SNJM expriment leur solidarité depuis la première initiative qui remonte en 1995 avec la marche « Du pain et des roses ». À cette époque, une sœur SNJM avait effectué le parcours de 200 km et obtenu le soutien d’une équipe de quelques sœurs qui s’étaient relayées au fil des jours. En 2015, elles avaient nolisé un autobus pour se rendre à Trois-Rivières pour participer à la marche.

Cette année, Sr Suzanne Brault a coordonné, avec l’aide de consœurs, la tenue de cette marche symbolique sur les terrains de Longueuil pendant qu’un autre petit groupe se joignait à l’Association des religieuses pour les droits des femmes (ARDF) pour une vigile sur le parcours de la marche organisée à Montréal. (Voir autre texte)

Les SNJM solidaires de la Marche mondiale des femmes