Enchantement et joie pour le temps des fêtes

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Avant le retour de nouvelles consignes sanitaires, deux concerts ont été présentés à la chapelle de la Maison Jésus-Marie au début du mois de décembre, au grand plaisir des résidentes.

Le Chœur de l’Arthémuse a livré un programme de chants de Noël enchanteur. Cet ensemble vocal, créé en 1993 au Collège Durocher Saint-Lambert, rassemble 50 choristes (voix mixtes). Sous la direction de madame Giseline Pelletier, les choristes, principalement des adultes (professeurs et amis) ont démontré tout leur savoir-faire. Ils étaient accompagnés par quelques musiciens.

Compte tenu du nombre de choristes, la chapelle a accueilli un nombre restreint de spectateurs. Les sœurs résidentes ont pu voir le spectacle en circuit fermé.

 

Un duo orgue-piano réussi

Le dernier concert présenté à la Maison Jésus-Marie a été le théâtre de retrouvailles entre Sr Maryse Moisan et son ancienne élève, Monique Poirier. Cela faisait 40 ans qu’elles ne s’étaient pas vues.

« Elle était aussi dans l’orchestre du Collège Durocher et jouait du violoncelle », se rappelle avec émotion, Sr Maryse, bien heureuse de refaire connaissance avec cette musicienne de talent. « Elle nous a présenté une de ses compositions, Fantaisie en trois mouvements. Son thème me revient encore en tête. C’est très vivant. »

Le programme de ce concert présenté en duo par Monique Poirier et Yves Garand était truffé de pièces traditionnelles de Noël. Pour l’une des rares fois, les sœurs ont pu entendre un concert où l’orgue et le piano étaient à l’honneur. Parfois, les deux musiciens étaient ensemble à l’orgue, parfois, ils échangeaient leur place au piano et à l’orgue.

Le plaisir des deux musiciens à jouer ensemble a été bien ressenti par l’assistance qui s’est laissée porter par les divers airs joués avec une maîtrise exceptionnelle.

La présentation de ces deux concerts a enchanté tout le monde et fourni de beaux souvenirs à la veille d’un autre temps des fêtes particulier.

Reportage photos-vidéos : Sr Suzanne Brault

Court extrait du spectacle de l'ensemble vocal l'Arthémuse

Trois extraits du concert du duo Monique Poirier et Yves Garand

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L’automne 2021 a été propice à la tenue de rendez-vous stimulants sous plusieurs aspects. La rencontre des coopérantes avec les membres de l’Équipe de leadership provincial SNJM du Québec s’inscrit dans cette dynamique.

Les membres de l’ÉLP du Québec étaient heureuses de répondre à l’invitation lancée par les coopérantes. Cette première rencontre entre les deux groupes a permis de faire connaissance, bien entendu, et de découvrir la nature des activités et les défis à relever.

Après avoir expliqué leur fonctionnement depuis 2006 et les quatre valeurs communes : environnement, interdépendance, justice et solidarité féminine, le groupe des dix coopérantes a eu l’occasion d’en savoir davantage sur le dernier Chapitre général.

« Cela nous a permis de comprendre la direction que prend la communauté nous aidant ainsi à rester connectées avec elle… pour essayer, nous aussi, de répondre à l’Appel de nos vies dans l’esprit de mère Marie-Rose », a souligné madame Micheline Jobin.

La réunion à la Maison de la Congrégation a été vécue par les coopérantes comme un pur moment de bonheur où elles ont pu mettre leur vie sur pause « pour se retrouver dans un lieu inspirant avec des religieuses qui perpétuent l’œuvre de mère Marie-Rose. »

 

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Les personnes affiliées SNJM francophones ont eu droit à une première rencontre en présence depuis deux ans! Réunies le 28 novembre à la Maison de la Congrégation à Longueuil, les personnes ayant pu se rendre ont vécu ce moment de retrouvailles avec émotion.

Tout en présentant le thème de l’année « Osons une réponse à l’appel », Sr Denise Riel, animatrice provinciale a fourni des explications sur les suites à donner aux Actes du 35e Chapitre général. Mieux renseignées sur les défis à relever par la Congrégation, les personnes affiliées (personnes associées et laïques consacrées) ont exprimé leur enthousiasme à s’engager dans la réalisation du plan d’action en fonction des capacités de chacune.

Outre les échanges de nouvelles de chacune, y compris des personnes absentes, la rencontre a aussi permis d’entendre le témoignage de madame Anne-Marie Montpetit, représentante des personnes affiliées francophones au Chapitre général qui a eu lieu en juillet.

On y a aussi abordé divers sujets et projets. L’un des prochains moments forts sera le 1er mai 2022 alors que les deux plus jeunes personnes associées SNJM renouvelleront leur engagement pour un terme de deux ans.

Renouvellement d’engagements

Les personnes affiliées SNJM anglophones ont tenu pour leur part leur rencontre en mode virtuel le 8 décembre dernier. La rencontre a été tout aussi intéressante, avec une présentation sur le thème de l’année, un temps de réflexion personnelle sur quelques questions, suivi d’un moment d’échange en petits groupes. Cette rencontre s’est terminée par un moment en plénière et un rituel de prière au cours duquel, les personnes associées ont renouvelé leurs engagements.

Rappelons qu’il existe quelques formes d’engagement pour collaborer à la mission des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). On recense actuellement une quarantaine de personnes affiliées francophones et 25 du côté anglophone.

 

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La participation enthousiaste des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) et du personnel de la Maison Jésus-Marie, de l’Administration provinciale (Québec) et de l’Administration générale a eu un impact majeur dans le succès de l’Opération boîtes à chaussures en Montérégie. Au total, les efforts combinés de tout le groupe SNJM ont permis de rassembler quelque 91 boîtes à chaussures.

Cette contribution représente environ 12 % du nombre total de boîtes recueillies cette année en Montérégie. En tenant compte que la campagne a débuté dix jours plus tard et qu’il s’agissait d’une première participation pour le groupe SNJM, c’est un apport remarquable. Le désir de participer à cette mission était palpable dès la présentation faite par la responsable régionale de la Montérégie, madame Roxane Gagné.

Si l’on en juge les propos entendus ici et là, le désir d’apporter un peu de joie et de bonheur aux femmes en situation d’itinérance sur le territoire était très présent. C’est d’ailleurs ce qui a alimenté rapidement cet élan de solidarité. Plusieurs ont également profité de cette campagne pour approfondir leurs connaissances sur cette réalité aux multiples visages.

L’itinérance demeure un sujet difficile à aborder, provoquant souvent malaises et inconfort lors de rencontres fortuites avec les personnes. Pourtant, le simple fait de les regarder dans les yeux et de leur dire « bonjour » s’avère réconfortant pour elles, a mentionné madame Gagné lors de sa présentation.

Un objectif largement dépassé

Rappelons que l’Opération boîte à chaussures est une initiative qui existe depuis dix ans. Créée par les belles-sœurs Mulroney à Toronto, la campagne a rapidement fait des petits en Ontario avant de franchir les frontières pour se rendre d’abord à Montréal, puis en Montérégie. L’idée est de rassembler dans une boîte à chaussures décorée, divers articles essentiels et des objets cadeaux d’une valeur maximale de 50 $.

L’objectif 2021 en Montérégie était de 615 boîtes. Un objectif ambitieux puisque les deux années précédentes, on en avait recueilli 400. L’ajout de partenaires, comme le Centre diocésain Saint-Jean–Longueuil, par qui les SNJM ont été sensibilisées, a largement contribué au succès de l’opération 2021. Son apport s’est matérialisé par la réception de plus d’une centaine de boîtes et la sensibilisation de familles et paroisses, dont plusieurs ont apporté leur contribution directement au centre principal.

Selon les plus récentes données non officielles, l’Opération boîte à chaussures en Montérégie aurait recueilli 726 boîtes. Elles ont été livrées à 26 centres d’hébergement, offrant des services aux femmes en situation d’itinérance répartis sur le territoire de la Montérégie, de Valleyfield en passant notamment par Akwesasne, Kahnawake, Granby, Cowansville, jusqu’à Saint-Hyacinthe, Saint-Jean-sur-Richelieu, Sorel-Tracy et Longueuil.

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Le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) a lancé un appel pour amener le Québec à se doter d’un plan d’action national sur la traite. Le Québec est l’une des rares provinces au Canada à ne pas avoir un tel plan. Cette mobilisation a pris la forme d’une campagne de signatures d’appui à une lettre transmise aux élus provinciaux leur présentant les préoccupations et les suggestions favorisant une action globale contre la traite des personnes.

L’objectif est de coordonner les efforts pour « couvrir toutes les formes de traite, accorder un financement important à la mission des organisations offrant des services aux personnes victimes et survivantes, mener une campagne de sensibilisation et mettre sur pied une instance provinciale pour offrir, entre autres, une ligne d’information et de référence. »

Cette campagne s’adresse à toutes et tous. Il suffit de signer la lettre à titre personnel et pourquoi pas, de la faire circuler autour de vous, afin de rassembler davantage de signatures. Le tout doit être acheminé au CATHII d’ici le 9 décembre qui se chargera de compiler les appuis et de transmettre officiellement la demande au premier ministre du Québec le 15 décembre.

En parallèle, pendant les 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes (du 25 novembre au 6 décembre), le Comité québécois femmes et développement (CQFD) de l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI) a mis sur pied une campagne de sensibilisation sur les médias sociaux sur le thème « Ce Qu’il Faut Dénoncer : la traite des femmes et des filles. »

Outre les visuels à partager sur Facebook et Twitter, le CQFD démystifie la traite humaine en rappelant que la traite est une forme moderne d’esclavage et qu’elle touche davantage les filles et les femmes (70 %). Dans le but de faire mieux comprendre cette réalité, le comité a élaboré une nouvelle fiche synthèse sur le sujet.

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Un quintette tout féminin a enchanté le public rassemblé à la chapelle de la Maison Jésus-Marie lors du concert du 6 novembre dernier. Le programme comprenant des œuvres de Bach, Kodàly et Dvořák a entraîné l’assistance dans un voyage musical à la découverte des mélodies de la Hongrie et de la République tchèque.

Un premier duo violon-violoncelle a donné le ton à cette prestation musicale brillante. Tout au cours de ce concert, les musiciennes sont parvenues à faire ressortir les diverses tonalités parfois tout en nuance alors qu’à d’autres moments, on retrouvait une vitalité et un caractère qui surprenaient et enchantaient par le rythme et l’énergie ressentie.

Les applaudissements et les commentaires élogieux ont confirmé sans l’ombre d’un doute la qualité du spectacle offert avec une maîtrise remarquable. Le quintette était composé de Tomoko Inui, au piano. Cette dernière a connu Sr Lorraine Beauchamp, au moment où elle accompagnait une chorale d’église voilà plusieurs années. Depuis, elle se produit régulièrement à la Maison Jésus-Marie en faisant découvrir plusieurs facettes de son talent de musicienne, elle qui affectionne particulièrement la musique de chambre.

Elle a rassemblé autour d’elle les musiciennes Jung Tsal* et Mana Shiraishi aux violons, Judith Davenport*, alto et Rebecca Morton*, violoncelle. Une belle initiative si l’on en juge le plaisir vécu par l’assistance et les musiciennes.

Comme l’a bien résumé Sr Maryse Moisan, responsable des activités culturelles, ce concert « a fait du bien ».

* Membres de la Kitchener-Waterloo Symphony (Ontario)

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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L’action ne manque pas au Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII). Le plus récent bulletin, disponible en français et en anglais, fait état de plusieurs actions. On y apprend entre autres, qu’une lettre a été adressée aux élus provinciaux pour leur rappeler l’importance de la lutte contre la traite humaine et qu’une recherche participative sur l’autonomisation et la réintégration des victimes de la traite des personnes est en cours.

Par ailleurs, l’organisme, créé en 2004 par plusieurs congrégations religieuses féminines, a présenté à la mi-novembre son rapport annuel. On y retrouve des informations plus détaillées sur la recherche participative. On rappelle l’initiative du projet CATHII-Université à l’ONU, souligne le travail en collaboration avec plusieurs organisations, dont Talitha Kum et donne des nouvelles de la Coalition québécoise contre la traite des personnes. Malgré le contexte de la pandémie, plusieurs gestes ont été posés pour poursuivre la lutte contre la traite humaine.

 

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Les sacrifices des sœurs résidentes et les efforts consentis par le personnel ont été récompensés en regard de la récente rétrospection de la pandémie à la Maison Jésus-Marie. Ce bilan impeccable : aucune sœur n’a été infectée ou décédée de la COVID-19 jusqu’à maintenant, est le résultat d’une multitude de petites et grandes décisions et de gestes faisant appel au gros bon sens jusqu’à la grande rigueur, en passant par le dévouement.

Constituée d’un pavillon pour des personnes autonomes et d’un autre, considéré comme un milieu de soins jusqu’aux soins palliatifs, de type CHSLD, la Maison Jésus-Marie héberge au mois de mars 2020 quelque 140 religieuses. La présence de deux femmes expérimentées dans leur domaine respectif : gestion de risques et contrôle des infections a son mot à dire dans les mesures qui seront mises de l’avant pour protéger les résidentes de la COVID-19.

Interrogées sur ce long parcours de combattantes qui les a obligées à mettre leur vie personnelle sur pause pendant plusieurs mois, Geneviève Grégoire, directrice générale et Amélie Rivard, directrice des soins infirmiers, soulignent tout d’abord leurs compétences respectives avant d’admettre qu’elles ont été profondément motivées par l’objectif ultime partagé par tous à la MJM : la sécurité des sœurs et du personnel. Ce désir profond les a amenées à exercer une vigilance dès le mois de février 2020, avant même que la Santé publique du Québec sonne l’alarme.

Une longueur d’avance

Ces quelques semaines en avance auront été profitables pour notamment s’approvisionner en matériel sanitaire supplémentaire. Elles auront aussi permis d’établir un premier plan de match en concertation avec le groupe des huit sœurs responsables de diverses unités, les membres du conseil d’administration et le personnel. D’ailleurs « écoute et transparence » ont été les mots d’ordre de ces deux gestionnaires durant toute cette période. Une approche qui a porté des fruits, lors de l’imposition de contraintes très exigeantes, et qui reste bien présente encore aujourd’hui.

Alors qu’il n’y avait encore aucune directive émise à l’égard des CHSLD de la part des autorités gouvernementales, le duo de gestionnaires a d’abord statué qu’on appliquerait à la MJM les mesures exigées à un établissement de type CHSLD. Dans la semaine qui a suivi l’annonce du confinement provincial en mars 2020, elles mettaient en place deux mesures, bien avant les autorités québécoises, soit celle du port du masque et l’interdiction de circuler entre les étages et les pavillons.

Cette annonce a bien sûr bousculé les habitudes de vie et exigé une adaptation de la part des sœurs qui en vivront de nombreuses autres par la suite. Il faut comprendre que les résidentes se fréquentent d’un pavillon et d’un étage à l’autre pour socialiser et s’entraider. Le choc de l’annonce passé, quelques-unes ont alors mis la main à la pâte en s’installant aux machines à coudre pour confectionner des masques.

Vigilance et communication

Pour créer un esprit de corps et rallier tout le monde aux mesures sanitaires, mesdames Grégoire et Rivard ont adopté la formule de la conférence de presse bihebdomadaire en utilisant le système de la télévision en circuit fermé de la MJM. Ainsi, tous les mardis et jeudis, elles faisaient le point sur la situation, exposaient le résultat de leurs analyses, répondaient aux questions formulées des résidentes reçues par le truchement d’une boîte aux lettres interne.

« Nous avons invité les sœurs à nous poser des questions et à nous faire part de leurs suggestions », relate madame Grégoire qui s’est fait un point d’honneur avec sa collègue et les responsables SNJM de pavillons, de tout lire et d’évaluer les éléments pour fournir des réponses claires.

De gauche à droite, Geneviève Grégoire, directrice générale; Philippe Le Maître, responsable des services alimentaires; Marie-Christine Rivard, directrice des service administratifs et Amélie Rivard, directrice des soins

Tout au long du confinement, le duo a évalué constamment les risques. « Nous avons essayé de prévoir ce qui pourrait arriver dans l’immédiat et dans les semaines à venir », ajoute Amélie Rivard. « Cette crise nous a invitées à sortir du carré de sable. Comme gestionnaires, il nous fallait penser en dehors de la boîte, gérer autrement pour nous aider à aller plus loin », explique Geneviève Grégoire.

La route a été semée d’embûches et les défis n’ont pas tardé à se multiplier. En même temps, cette période a permis de raffermir les liens entre toutes les personnes travaillant et résidant à la MJM. De la cuisine à l’entretien, en passant par les soins, toutes les personnes se préoccupaient des besoins des autres et des sœurs. « Nous avions une vision commune, celle de voir à la sécurité des sœurs et de tout le personnel. Tout le monde a été à l’écoute des préoccupations des autres. »

Elles tiennent d’ailleurs à souligner la contribution de leur collègue Marie-Christine Rivard qui « s’est démenée pour maintenir notre inventaire en EPI et soutenir nos efforts dans la gestion de la désinfection et de l’élaboration de la zone jaune et rouge. »

Un personnel collaborateur

Le bilan positif est une réussite de groupe, insistent d’ailleurs les deux gestionnaires. « Nous n’avons pas eu de difficulté à rallier le personnel », affirment-elles en signalant quelques faits révélateurs.

Ainsi, au moment de la pandémie, cinq employés devaient prendre leur retraite dans l’année. Ils ont plutôt reporté leur projet pour faire équipe avec les autres afin de faire face à cette crise sanitaire. Au moment d’écrire ces lignes, presque tout le personnel assujetti au décret a été complètement vacciné sur les 85 membres du personnel.

Cet attachement du personnel envers les sœurs s’explique en partie par les relations amicales nouées au fil des années. « Nous avons des employés qui travaillent pour les sœurs depuis 35 ans. Ils ont partagé bien des choses et vieilli avec elles », signale madame Grégoire.

L’environnement et les conditions de travail sont aussi des facteurs à considérer. Lorsque le gouvernement a haussé les salaires et offert des primes, la direction avait déjà décidé de modifier le statut des employés à temps partiel pour leur offrir un temps plein afin d’éviter que ces personnes se promènent d’un centre à l’autre. Elle a aussi accordé une prime à tout le personnel, pas seulement au personnel rattaché aux soins.

Beaucoup d’adaptation et de résilience

La vie en temps de pandémie n’a pas été un long fleuve tranquille à la MJM. Il y a eu quelques moments bien difficiles, dont celui où l’on a déménagé les sœurs d’une aile du deuxième étage pour aménager une zone rouge pour accueillir les cas COVID. Puis, après avoir surmonté les affres du confinement, la privation de visites des membres de leur famille, la limitation des sorties extérieures au terrain seulement, les sœurs ont dû faire preuve à nouveau d’une grande résilience au moment de la troisième vague alors qu’un membre du personnel a été infecté.

De l’avis des deux gestionnaires, ce fut le moment le plus éprouvant sur le plan humain pour les sœurs. L’imposition de règles extrêmement sévères de la Santé publique sans un brin d’humanité contrastait avec tout le climat serein vécu pendant les 11 premiers mois. Néanmoins, une équipe du CISSS de la Montérégie-Est est arrivée en renfort pour soutenir l’équipe en place submergée par les tâches supplémentaires. Confinées dans leur chambre, sans avoir accès aux toilettes, plusieurs sœurs ont dû utiliser des chaises d’aisance pendant 19 jours. Pour certaines, il y avait là atteinte à leur dignité. D’autres étaient peinées de toutes les tâches additionnelles imposées au personnel, dont celles de la distribution des cabarets aux chambres.

Là encore, l’équipe de direction a fait preuve d’ingéniosité. Elle a trouvé une solution pour favoriser l’interaction avec certaines sœurs atteintes de déficit cognitif qui ne pouvaient rester enfermées avec une porte close sans fenêtre. On a donc conçu une porte en Plexiglas pour permettre à ces personnes de voir les intervenantes et interagir sans risques. Cette solution « maison » originale a démontré au CISSS la capacité de la MJM à trouver des solutions inspirantes susceptibles de répondre à des besoins similaires dans d’autres établissements.

Rendre la vie agréable malgré tout

Les sœurs comme les membres du personnel ont été marquées par cette pandémie. Toutes et tous en ressortent changés et en même temps enrichis. « Nous avons appris à mieux nous connaître », avoue Geneviève Grégoire en se rappelant entre autres ces temps d’accompagnement des sœurs pour obtenir des soins à l’hôpital.

De gauche à droite, Sr Gabrielle Brunet, Marie-Ève Dupéré, conseillère en soins infirmiers; Sr Beverley Wattling, Philippe Lemaître, responsable des services alimentaires; Amélie Rivard, directrice des soins infirmiers; Geneviève Grégoire, directrice générale; Céline Latour, infirmière-chef; Sr Denise Riel, animatrice provinciale; Sr Michelle Gouin, Sr Marie-Paule Demarbre, Sr Jacqueline Longtin, Sr Hélène Harvey, Sr Suzanne Lavallée et Marie-Christine Rivard, directrice des services administratifs et installations matérielles.

Ces 20 mois ont forcé les sœurs à s’adapter, chose déjà difficile avec l’âge. Les responsables SNJM de pavillons ont néanmoins réussi à répondre à certains besoins en organisant dans les limites des consignes sanitaires, des petites activités pour « adoucir la vie des sœurs », mentionne Sr Marie-Paule Demarbre, coordonnatrice.

Par l’entremise de petites rencontres, elles ont aussi encouragé les résidentes à exprimer leurs attentes et à partager leurs réflexions pour mieux vivre cette période. Selon Sr Marie-Paule, « les divers moyens mis en place pour agrémenter la vie ont contribué à rendre les sœurs de plus en plus résilientes. »

S’il y a un seul élément à retenir de toute cette expérience, c’est sans aucun doute le sentiment que toutes et tous, peu importe leur statut au sein de la MJM, se sont engagés à 200 %.

Toutes et tous ont été unis pour la cause en y allant de leurs compétences et de leur bonne volonté. C’est sur les bases de cette réussite d’équipe que l’on entend continuer pour vivre la suite de cette pandémie avec un optimisme… modéré.

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Les membres de l’Équipe de leadership du Québec (ÉLP) ont organisé quatre rencontres avec autant de groupes distincts pour présenter les priorités d’action pour l’année 2021-2022. Elles ont également dévoilé le thème de l’année « Osons une réponse à l’appel » avant d’encourager les sœurs à apporter une réponse personnelle et communautaire à la première orientation des Actes du 35e Chapitre général tenu en juillet dernier.

Cette première orientation des Actes du Chapitre invite à « adopter de nouvelles visions du monde, attitudes et manières d’être par des rencontres avec une diversité de personnes, de cultures, de traditions religieuses et de collaborations dans la mission. »

« Qu’osons-nous offrir personnellement et communautairement en réponse à l’appel de favoriser des rencontres avec l’autre différent à partir de sa réalité pour mieux le connaître, comprendre son histoire et sa culture? »

La formule de rencontres en petits groupes a favorisé des échanges stimulants et permis d’explorer davantage quelques pistes autour de cette première orientation et des suivis aux Actes du Chapitre. On a ainsi mentionné que « la rencontre de l’autre vécue avec bienveillance et compassion, transforme nos manières d’être et de faire et permet une nouvelle vision des personnes et du monde. »

Au cours de ces rencontres, les membres de l’ÉLP ont recommandé de poursuivre et même d’élargir les Cercles du Chapitre. Cette forme de regroupement en petits groupes a réuni des sœurs, des personnes affiliées et des partenaires lors de rencontres virtuelles pour approfondir les thèmes proposés dans la démarche du Chapitre. La recommandation vise à accroître le sentiment d’appartenance en se donnant des sujets de conversation et de dialogue et en cherchant toujours à se former et à développer « de nouvelles visions du monde ».

Rappelons que ces quatre rencontres remplacent le rassemblement provincial automnal traditionnel en raison des consignes sanitaires en vigueur.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec ont emboîté le pas au Centre diocésain afin de contribuer à l’Opération boîte à chaussures pour soutenir les femmes touchées par l’itinérance. Cette opération qui se déroule jusqu’au 25 novembre a pour but de recueillir des boîtes à chaussures contenant divers articles essentiels et des cadeaux qui seront remis à 26 centres d’hébergement situés en Montérégie, chargés de les remettre aux femmes itinérantes sur le territoire.

Roxanne Gagné, Colette Beauchamp, Lyne Groulx, Francine Vincent, Sr Marie-Paule Demarbre avant la présentation à la Maison Jésus-Marie.

Une séance d’information a été organisée avec la responsable de cette opération pour la Montérégie, madame Roxane Gagné, le 11 novembre dernier à la Maison Jésus-Marie. Rappelant la naissance de cette organisation créée voilà dix ans par les belles-sœurs Mulroney dans la région de Toronto, madame Gagné a souligné l’importance de cette campagne annuelle auprès des femmes itinérantes.

« C’est souvent la seule douceur que ces femmes reçoivent durant la période des fêtes qui demeure une période extrêmement difficile pour elles. » Partageant quelques commentaires et anecdotes recueillis au cours de son engagement de ces dernières années, madame Gagné a insisté sur la pertinence de faire vivre un moment spécial aux bénéficiaires de ces boîtes. « Elles se sentent souvent invisibles aux yeux des autres qui ont de la difficulté à leur adresser un simple bonjour dans la rue. »

Si le contenu des boîtes à chaussures rassemble de nombreux articles essentiels, la présence de petites attentions pour faire vivre un moment particulier ou rendre chaque femme « spéciale » contribue à redonner de l’espoir à ces femmes. Madame Gagné mentionne entre autres les propos de l’une d’elles qui lorsqu’elle se sent très seule touche son petit pendentif pour se souvenir que quelqu’un, quelque part a pensé à elle. Les cartes de vœux ou petits mots réconfortants sont tout aussi importants et redonnent un peu de dignité à ces femmes touchées par l’itinérance.

L’édition 2021 de l’opération Boîte à chaussures pour la Montérégie vise à récolter quelque 615 boîtes. Cela constitue une augmentation de plus de 50 % en comparaison aux deux dernières années. Si l’objectif semble ambitieux, l’ajout de nouveaux partenaires comme les SNJM et le Centre diocésain, qui est devenu un point de chute pour recevoir les boîtes à chaussures des donateurs, est de bon augure. D’autant plus que les sœurs en font la promotion dans leur propre réseau, notamment auprès du personnel de la Maison Jésus-Marie et des administrations provinciale et générale.

Les personnes intéressées à participer à cette campagne ont jusqu’au 25 novembre. Pour obtenir plus de détails sur la préparation des boîtes et leur contenu, il suffit de se rendre sur le site de l’organisation, volet Montérégie.

Vous pouvez également visionner les trois courts extraits suivants issus de la présentation qui a eu lieu à la Maison Jésus-Marie.

Capsule 1 – Pourquoi s’impliquer?

Capsule 2 – Qui sont les destinataires?

Capsule 3 – Un appel commun!

Reportage photo : Sr Suzanne Brault