Un appel à l’action du CATHII en faveur du rapport sur la violence contre les femmes et les filles

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Le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) a multiplié les actions depuis le début de l’année 2024. Comme l’a souligné la présidente de l’organisme, IsaBelle Couillard, le volet international a pris de l’expansion également.

Ainsi, dans la plus récente publication du CATHII (en français seulement), on découvre le rôle assumé par l’organisme qui a favorisé la concertation notamment avec la visite du Rapporteur spécial des Nations unies sur les formes contemporaines de l’esclavage à Montréal. On en a profité pour obtenir son expertise afin de mettre sur pied un groupe de travail sur la sécurité des intervenants et des victimes de la traite.

Le bulletin présente une synthèse de la 2e assemblée générale de Talitha Kum avec photos et souligne la tenue de la 4e conférence pour mettre fin à l’exploitation sexuelle des femmes et des filles de CAP International en collaboration avec des organismes québécois, dont La CLES. On retrouve également une recension du documentaire Mon ami Omar disponible gratuitement sur TOUT.TV et plusieurs références intéressantes.

Enfin, il signale la présence à Montréal de Reem Alsalen, Rapporteuse spéciale sur la violence contre les femmes et les filles à l’occasion de la conférence de CAP International. Madame Alsalen a publié un rapport affirmant que la prostitution a des liens avec « différentes formes de violence contre les femmes et les filles et [constitue] une forme de violence en soi ».

À l’instar de plusieurs autres organismes, le CATHII soutient ce rapport. Il a d’ailleurs lancé un appel à l’action afin de demander aux autorités canadiennes et à la Commission des droits de l’homme des Nations unies de soutenir immédiatement ce rapport.

Ce dernier est disponible en plusieurs langues. Pour tenir compte du délai très court accordé pour l’adoption d’un tel rapport par les Nations unies, le CATHII et les autres organismes appellent à faire des représentations immédiates en transmettant un message type.

Consultez le fichier PDF qui fournit tous les détails (en français seulement).

 

Un appel à l’action du CATHII en faveur du rapport sur la violence contre les femmes et les filles

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La plus récente publication de l’organisme non gouvernemental UNANIMA International (UI) brosse un portrait stimulant des diverses actions posées en Afrique et en Europe pour contrer la traite des personnes, venir en aide aux victimes, améliorer les conditions de vie de femmes et d’enfants appauvris.

Jean Quinn a visité l’organisme communautaire Polycom Girls engagé auprès des femmes et des filles victimes d’exploitation et de violences.

Dans le cadre de la Conférence de la société civile de l’ONU tenue à Nairobi au Kenya, UI a déposé un document contenant des recommandations sur le Projet zéro du Pacte pour l’avenir. L’organisme a profité de l’occasion pour faire ressortir comment les manifestations du sans-abrisme coïncident avec les problèmes abordés dans le Pacte. On fait mention également des retombées des activités post-conférence, notamment sur l’importance pour la société civile de se concerter en faveur de la justice climatique mondiale.

Ces activités ont aussi permis de découvrir quelques organismes communautaires phares venant en aide aux femmes et filles victimes d’exploitation et de violences (Polycom Girls), luttant contre le sans-abrisme (Mukuru Promotion Centre) et soutenant de diverses façons l’autonomisation des femmes (Cara Girls Rescue Centre).

Des femmes engagées au bien-être des autres

On retrouve également une courte présentation de la récipiendaire du prix Femme de courage 2022, Helena Maleno Garzón, qui a reçu son prix lors d’une cérémonie en mai dernier à Madrid, en Espagne. Cette chercheuse, journaliste et activiste défend les droits des migrants, des réfugiés, des demandeurs d’asile et des victimes de la traite des personnes qui tentent de rejoindre l’Europe par voie maritime et terrestre.

Remise officielle du prix Femme de courage 2022 à Helena Maleno Garzón à Madrid en Espagne.

Son action a permis, estime-t-on, de sauver 10 000 vies lors des naufrages de bateaux en communiquant les renseignements pertinents aux autorités navales espagnoles. Alors qu’elle dénonce les violations des droits de la personne à la frontière du Sud de l’Espagne et cherche à réunir les familles en rassemblant les informations sur les personnes manquantes ou disparues pendant leur traversée, Helena est la cible d’un harcèlement judiciaire constant de la part des autorités gouvernementales du Maroc et de l’Espagne.

Les Sœurs de Charité prennent tous les moyens pour sensibiliser les jeunes et la population contre la traite des personnes au Nigeria.

Dans le cadre de la série « Témoignages communautaires », on raconte l’histoire des Sœurs de la Charité au Nigeria, engagées dans des programmes d’autonomisation et de plaidoyer pour la prévention de la traite des personnes, notamment par la sensibilisation et l’éducation dans les écoles primaires et secondaires.

Cette publication d’UI révèle la diversité et la multiplicité des actions et activités en cours et ce, à tous les niveaux, pour contribuer au bien-être du plus grand nombre.

Dans son mot d’introduction, la directrice générale, Jean Quinn, fdls, raconte son expérience au contact « de femmes ordinaires qui font des choses extraordinaires… Les femmes sont depuis longtemps reconnues pour leur force et leur détermination face à l’adversité. Elles possèdent une résilience unique qui inspire le courage chez les autres. »

Source photos : Unanima International

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La publication printanière Les Brèves de la Collective féministe et chrétienne L’autre Parole a le mérite de survoler de nombreux sujets pertinents qui valent la peine d’être explorés.

Ainsi, cette édition rappelle l’initiative de Global Sisters Report qui a publié tout au cours de l’année 2023, une série d’articles relatant le témoignage de religieuses au front qui tentent d’aider le mieux possible les populations vivant dans des zones à risque, contrôlées par des gangs de rue ou des milices armées. Les responsables de ce projet ont dressé un bilan accessible sur le site, où l’on a accès aux récits et témoignages publiés faisant découvrir la réalité des populations notamment au Soudan, au Nigeria, au Myanmar, au Nicaragua, en Haïti et au Congo.

Le groupe Ainées pour la protection du climat compte 2000 femmes dont la moyenne d’âge est de 73 ans.

En parallèle, des femmes se regroupent pour lutter contre les changements climatiques. On fait état des groupes Femmes aînées au front en Europe alors qu’au Québec, Mères au front rassemble déjà plus de 12 000 femmes afin de défendre le droit à un environnement sain.

La publication rappelle aussi le dépôt du rapport Rapha Québec qui révèle des choses surprenantes sur la réponse des Églises du Québec face à la problématique de la violence conjugale. Ce rapport a été soutenu par Direction chrétienne, un organisme œcuménique. Dans la même veine, on apprend également la création d’un organisme pancanadien Outrage Canada, engagé en faveur de « la justice pour les victimes, la sécurité pour les enfants et la prévention des abus de l’Église catholique. »

Des femmes remarquables trop souvent méconnues

Connaissez-vous Claudia Goldin, prix Nobel d’économie? On apprend que ses recherches ont fourni une lecture différente du « rôle historique et contemporain des femmes sur le marché du travail ».

On retrouve un petit test sur l’autonomie financière, des recensions de livres stimulants, dont « Des femmes et des Dieux ». Ce livre témoigne d’une expérience vécue par une rabin, un imame et une pasteure réunie pendant sept jours pour discuter et partager.

Et c’est sans compter la référence pour découvrir une série accessible gratuitement sans abonnement sur TOUT.TV, intitulée « Cherchez la femme ». En une série de 23 capsules de 3-4 minutes, on découvre des femmes remarquables et méconnues derrière la découverte de la trisomie 21, du rôle du chromosome Y dans la détermination du sexe par exemple, sans compter la création d’un jeu pour dénoncer l’oppression des locataires 30 ans avant l’arrivée du Monopoly…

En cette saison estivale, voilà une lecture qui ouvre de nombreuses pistes d’exploration. Bonnes découvertes!

 

 

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Le 23 mai est une journée célébrée annuellement par les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) depuis la béatification de mère Marie-Rose en 1982 par le pape Jean-Paul II. Le hasard a voulu qu’elle soit béatifiée en même temps que mère Marie Rivier, fondatrice de la congrégation de la Présentation de Marie (PM).

Sr Michelle Gouin, snjm

Les circonstances ont amené depuis l’an dernier une douzaine de religieuses de cette congrégation à résider désormais à la Maison Jésus-Marie (MJM), lieu principal de résidence des SNJM. Les sœurs Michelle Gouin et Jeanne Dagenais, snjm, ont travaillé avec les sœurs Lise Gaucher et Lyette Gagnon, pm, afin de préparer une célébration soulignant la béatification en même temps des deux fondatrices, le 23 mai dernier.

Sr Liette Gagnon, pm

La prière universelle de la célébration matinale et la prière de l’après-midi ont donc été préparées conjointement pour rendre hommage à ces deux femmes audacieuses ayant promu une spiritualité similaire.

Rappelons que Marie Rivier a fondé la congrégation avec quatre compagnes le 21 novembre 1796 en France. Elle a depuis été canonisée le 15 mai 2022. La Congrégation de la Présentation de Marie est présente dans 19 pays, dont la France, le Canada, les États-Unis, et quelques pays en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud.

Mère Marie-Rose est décédée six ans à peine après avoir créé la Congrégation des SNJM. Néanmoins, cette dernière avait déjà commencé à s’épanouir dans quelques régions du Québec. Puis dès 1859, les SNJM créent une première mission en Oregon aux États-Unis. Aujourd’hui, la Congrégation œuvre toujours dans six pays tout en célébrant le 180e anniversaire de fondation.

L’eucharistie du matin a été présidée par l’abbé Serge Bélanger. La prière de l’après-midi a été présidée par Sr Michelle Gouin. Pour l’occasion, on avait aménagé un décor rendant hommage aux deux fondatrices, dont un foulard représentant les missions des PM dans le monde.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

Prières universelles

Président

Dans la joie et l’Action de grâce, célébrons ensemble l’anniversaire de la béatification de Marie Rivier et de Marie-Rose Durocher. Remercions le Seigneur pour l’engagement de ces deux femmes qui par leur vie ont témoigné de l’intérêt que Dieu porte personnellement à Toute personne humaine.

Lectrice

Au sortir de l’enfance, chacune d’entre elles se sent appelée à répandre le feu de l’amour sur la terre par l’engagement à la vie consacrée. Pour répondre à cet appel, elles se joignent à des communautés déjà existantes. Leur état de santé ne leur permettant pas de poursuivre, elles s’engagent donc dans leur milieu respectif, toute attentives aux appels du Seigneur.

Avec toutes les personnes qui se remettent entre tes mains. Béni sois-tu, Seigneur!

R/ Sois leur chemin, Seigneur!

Lectrice

Marie Rivier grandit au temps de la Révolution française. Marie-Rose Durocher vit avec ses compatriotes les troubles de 1837-1838. Gardant le cap sur le Seigneur, chacune d’entre elles vit avec leurs contemporains ces temps difficiles. Leur présence réconfortante permet à celles et ceux qui les côtoient de garder le cap sur l’espérance.

Pour toutes les personnes qui à cause de la guerre, vivent de situations difficiles. Soit leur espérance Seigneur!

R/ Sois leur espérance, Seigneur!

Lectrice

Au cours des années, Marie Rivier et Marie-Rose Durocher constatent la nécessité d’une bonne éducation pour toutes et tous au-delà des classes sociales. Ainsi naît en elles, l’appel d’aller vers les pauvres, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle qu’ils sont aimés de Dieu.

Pour toutes les personnes qui œuvrent en milieu éducatif afin qu’elles prennent conscience de la grandeur de leur engagement n’oubliant pas que ce qu’elles font aux pauvres et aux petits, c’est à Dieu lui-même qu’elles le font.

R/ Sois leur modèle, Seigneur!

Lectrice

En réponse à l’appel, d’aller de par le monde annoncer la Bonne Nouvelle, Marie Rivier et Marie-Rose Durocher portent en elles ce désir que leurs Filles aillent au-delà des mers pour que tous les peuples de la terre puissent vivre à la lumière de l’Évangile.

Pour toutes les personnes qui vont au-delà de leur ligne de confort pour porter la Bonne nouvelle à leurs sœurs et frères du Canada, des États-Unis, du Pérou, de la France, du Japon, du Lesotho, du Sénégal et du Cameroun.

R/ Sois leur force, Seigneur!

Président

Seigneur, nous te disons « merci » pour la présence en notre monde de Marie Rivier et de Marie-Rose Durocher pour leur manière d’incarner l’Évangile, à travers le temps et l’espace. Que leur appel à faire connaître Jésus-Christ réponde aux besoins de chaque époque et de chaque contrée.

Amen.

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L’unité pastorale St-Paul-L’Ermite et Sts-Simon-et-Jude a célébré la messe des Nations le 2 juin dernier et profité de l’occasion pour rendre hommage à cinq personnes engagées en paroisse, dont Sr Liette Lessard, snjm.

Cette dernière a œuvré dans la région de Charlemagne – Le Gardeur pendant 51 années. Elle a commencé sa carrière dans l’enseignement et s’est engagée dès cette époque en paroisse. Après sa carrière d’enseignante, elle a consacré tout son temps dans un travail actif en paroisse en assumant notamment la responsabilité des parcours d’initiation aux sacrements de 2004 jusqu’à son retour à Longueuil, en 2021.

Des retrouvailles

Monseigneur Alain Faubert, évêque auxiliaire au diocèse de Montréal. Source : Archevêché de Montréal

Le hasard a voulu que lors de la cérémonie présidée par monseigneur Alain Faubert, évêque auxiliaire au diocèse de Montréal, elle ait retrouvé parmi les cinq jeunes qui vivaient leur confirmation, une jeune fille qui avait suivi le parcours pour le sacrement de la communion avec elle, voilà quelques années.

Et lorsque le curé Aloysius Ebonine, omv, a nommé Sr Liette, comme l’une des cinq récipiendaires des trophées « Flamme de l’engagement », Mgr Faubert s’est empressé d’aller la retrouver pour l’embrasser et la féliciter. Les deux se sont côtoyés pendant des années alors que Mgr Faubert animait les rencontres des catéchètes. « Il était bien content de me voir et me saluer personnellement », mentionne Sr Liette qui en a même perdu le fil de l’éloge du curé à son égard.

Ce dernier n’a pas manqué de rappeler la qualité de son engagement. « Étant une femme de foi et de Cœur, elle s’est impliquée auprès des enfants. Elle n’hésitait pas à apporter des changements pour faire plaisir et accommoder les gens afin que tout se passe bien », a-t-il souligné.

« … une alliance indéfectible et bienveillante… »

Le fait d’avoir retenu la date de cette messe des Nations pour remercier toutes les personnes qui s’impliquent de façon diverse dans la vie de la paroisse est symboliquement important pour le curé Ebonine.

« Pendant cette messe, nous allons vivre la profondeur d’être capable de marcher l’un à côté de l’autre dans une alliance indéfectible et bienveillante; sans regarder la couleur de la peau, la physionomie, la race, les démarches culturelles et toutes différences visibles à l’œil, ce sera un moment où l’amour entre nous sera le point ultime de notre célébration. C’est une occasion pour vous dire MERCI… »

Sr Liette Lessard avec le trophée « Flamme de l’engagement ».

Source photo : Sr Suzanne Brault

 

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C’est sous le thème évocateur « Une étoile pour toi » que s’est déroulée la fête des anniversaires 2024, le 24 mai dernier à la chapelle de la Maison Jésus-Marie (MJM).

L’événement réunissait les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) et les sœurs de la congrégation Présentation de Marie (PM) résidentes à la MJM. Cette fête placée sous le signe de la joie a pris la forme d’une aventure estivale où à la lumière des étoiles, les participantes ont pu réfléchir, prier un peu, chanter souvent et vivre quelques rituels inspirants.

Le couple de personnes associées SNJM, Richard et Brenda Brisebois ont offert une prestation à l’occasion de cette activité réussie.

La rencontre s’est amorcée avec la présentation d’une réflexion sur les étoiles par Sr Lorna Cooney. Parsemée de pauses et d’éléments d’animation favorisant des interrelations entre les personnes présentes, cette réflexion les a amenées à revenir au moment de leur naissance notamment en affirmant « Quand tu es née, une étoile est née! » avant de souhaiter bonne fête à la personne assise à proximité.

L’influence des étoiles

Lors de l’explication sur la signification et le symbolisme des étoiles, Sr Lorna a mentionné «Les références et les citations sur la signification, la beauté et l’effet des étoiles sont innombrables.» Elle a poursuivi en rappelant «Lorsque nous regardons les étoiles, nous sentons que nous ne faisons pas seulement partie d’un bout de terre particulier sur cette petite planète qu’est la Terre, mais que nous faisons partie de l’immense système solaire et de bien au-delà… De plus, ces dernières années, nous avons compris que nous sommes faits de matière stellaire. On peut dire qu’il y a de la poussière d’étoiles dans nos veines.»

Dans le cours de sa présentation, elle a fait référence aux traditions, coutumes et pratiques universelles qui démontrent l’influence des étoiles dans la vie de toutes et tous. Outre les liens avec l’astronomie, elle a fourni quelques indications sur la façon dont la Bible aborde le sujet.

Un beau moment

Au cours d’un rituel, les personnes présentes ont été invitées à défiler en procession pour aller coller leur étoile sur le mur. Une façon de compléter merveilleusement bien le décor initial tout en faisant prendre conscience de l’importance de chacune.

La partie musicale et amusante a suivi. Invitées à s’imaginer autour d’un feu de camp le soir sous les étoiles, elles ont entonné plusieurs mélodies entraînantes dont l’une de Jean-Pierre Ferland (Fais du feu dans la cheminée). C’est avec la chanson rythmée des Cowboys Fringants « Les étoiles filantes » que s’est effectuée la sortie de la chapelle.

L’activité s’est terminée avec le partage d’une collation à l’extérieur. Nombreuses ont été celles qui en ont profité pour échanger avec d’autres en utilisant les installations ci et là sur le terrain.

Cette activité annuelle a été organisée par un comité composé des sœurs Hélène Harvey, Lorraine Mongeon, Lorna Cooney et Lisette Boulé.

Reportage photo : Madame Julie Tétreault, personne affiliée SNJM

Réflexion personnelle

Étoiles/Stars

(Albert Hari et Charles Singer)

Tu me dis, Seigneur : « Donne à chacun le droit au pain et au respect,
et tu seras UNE ÉTOILE DE PARTAGE! » YOU WILL BE A STAR WHO SHARES.

Tu me dis, Seigneur : « Comble les ravins de haine et de jalousie qui séparent les vivants, et tu seras UNE ÉTOILE DE PARDON! » YOU WILL BE A STAR WHO PARDONS.

Tu me dis, Seigneur :
« Annonce que tout vivant, de n’importe quel pays,
de n’importe quel péché, de n’importe quelle intelligence,
de n’importe quel travail, de n’importe quelle religion,
est l’enfant précieux de Dieu, de la même famille que toi,
et tu seras UNE ÉTOILE D’ACCUEIL! » YOU WILL BE A STAR WHO WELCOMES.

Réflexion

Quel est l’appel que j’entends aujourd’hui?
Quelle est l’étoile pourrais-je allumer en ces temps qui courent, de près ou de loin?

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Depuis le début de l’année 2024, Julie Tétreault, coopérante SNJM et son conjoint, Michel Lavallée, cuisinier de profession, ont décidé de s’impliquer dans un projet de transformation alimentaire. À la retraite tous les deux, ils transforment la nourriture reçue par la banque alimentaire de Pierrefonds provenant de marchés d’alimentation et de boulangeries.

Michel Lavallée avec le pesto.

Cet engagement fait suite à une démarche personnelle du couple qui souhaitait se donner une mission. « Nous avons été inspirés par une parole du Seigneur “Donner-leur vous-même à manger”. Comme nous n’avons pas eu d’enfant, c’est un projet qui comble notre fécondité spirituelle », exprime Julie. L’expérience du couple illustre leur belle complicité. « Nous travaillons bien ensemble. Cet engagement nous procure bien de la joie surtout lorsqu’on voit comment cela rend les gens heureux autour de nous », confie-t-elle.

Soutien alimentaire pour 300 personnes environ

D’une semaine à l’autre, les défis sont différents. Ils peuvent se retrouver à cuisiner un poulet thaï et riz, faire des muffins aux bananes, du pesto et même à récupérer du chocolat de Pâques cassé en le faisant fondre. Cela a donné quelque 20 litres de chocolat redisposés dans des moules.

Le couple coupe les légumes, cuisine des potages et des soupes, arrange les fruits, sépare les condiments dans de plus petits contenants. Et c’est sans compter la quantité de pains baguettes que l’on tranche également toutes les semaines. Il a dû déjà s’occuper de 200 baguettes à la fois!

De gauche à droite, Marie-Jaelle, Kathleen, Maria et Marthy, dans la cuisine collective du FDOI qui s’activent avec le couple à transformer des aliments chaque semaine.

Une journée par semaine, les deux retraités se rendent à la cuisine collective pour profiter de leurs grandes installations. Le reste du temps, c’est dans leur propre cuisine qu’ils apportent leur soutien au Fonds d’aide de l’Ouest-de-l’Île (FDOI) de Montréal. Ils consacrent environ une douzaine d’heures par semaine chacun à cette activité rémunérée.

Le FDOI de Montréal est reconnu principalement pour ses actions en approvisionnement alimentaire. Fondé en 1966, l’organisme soutient en moyenne 250 à 300 personnes par semaine aux prises avec des difficultés sociales et financières dans la région de Pierrefonds. Il essaie d’organiser des activités complémentaires pour favoriser une plus grande autonomie.

Du bénévolat à la paroisse

En parallèle, Julie et Michel font du bénévolat auprès de la paroisse Jésus Lumière-du-Monde. Michel a cuisiné, avec l’aide d’autres bénévoles comme lui, un repas de chili pour 250 personnes dans le cadre de l’activité célébrant la Pentecôte récemment.

Michel en pleine préparation du repas à la paroisse avec d’autres bénévoles.

Et c’est sans compter l’apport du couple à un autre groupe de la paroisse, le groupe Alpha. Inspiré de l’église anglicane en Angleterre, la paroisse propose cette session de formation de 12 semaines sur l’approfondissement de la foi chrétienne. Diverses activités sont organisées, dont des conférences, des séances vidéo jumelées à un repas aux 15 jours, préparé par Michel. Julie s’occupe avec l’aide de bénévoles, de la vaisselle et du ramassage. L’autre semaine, les participant.e.s se réunissent autour d’un café collation.

« Le fait que Michel soit un cuisinier professionnel inspire confiance aux gens. Ils lui adressent souvent des éloges sur la qualité de ses mets. C’est valorisant pour lui », ajoute Julie. Cette dernière n’est pas en reste pour autant. « Toutes ces actions me placent dans la gratitude ». Elle se souvient d’un thème qui a toujours été éloquent pour elle « Dans la joie de te servir Yahvé. »

Légende photo du haut : On reconnaît Julie Tétrault, coopérante SNJM et son conjoint, Michel.
Source photo : Julie Tétreault

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Ce n’est pas d’hier que les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec se soucient d’écologie intégrale. Et ce n’est certainement pas parce qu’elles sont plus âgées qu’elles ne se préoccupent pas de ces questions ni ne participent à des actions au quotidien.

Sr Monique Gendron qui pousse son bac de recyclage plein.

Sr Monique Gendron peut en témoigner. Les résidentes de la Maison Jésus-Marie (MJM) contribuent un geste à la fois à réduire, à réutiliser, à recycler, à réparer et à rendre à la terre (5R) comme en font foi toutes ces actions.

Il va sans dire que le recyclage du papier, du carton et du plastique est récupéré depuis longtemps et mis dans les bacs qui se remplissent vite. Évidemment, cela fait longtemps qu’on a presque éliminé l’utilisation des bouteilles d’eau de plastique qui ont été remplacées par des contenants réutilisables. On continue de ramasser tous les autres récipients qui peuvent être recyclés. On a même installé un bac accessible facilement pour récupérer les cannettes de boisson gazeuse.

Des gestes concrets

Comme autre exemple de réutilisation, les sœurs récupèrent les sacs à pain pour les redistribuer aux personnes qui s’en servent à plusieurs fins comme lors des promenades des animaux.

Sr Gisèle Croteau dans l’atelier de couture.

En ce qui concerne les vêtements, là aussi, rien ne se perd. Les vêtements en bon état sont remis à un organisme Grands Frères Grandes Sœurs alors que ce qui n’est plus utilisable est redirigé vers un autre organisme qui s’en sert pour faire des chiffons par exemple. Dans d’autres cas, les vêtements passeront dans les mains de couturières talentueuses pour leur donner une deuxième vie et faire le bonheur de plusieurs personnes. Ce volet est sous la responsabilité des sœurs Gisèle Croteau et Lise Bernier.

Tous les objets encore utiles qui ne servent plus sont ramassés pour un bazar organisé au profit des œuvres de la Société de Saint-Vincent de Paul et d’un organisme d’entraide aux familles.

Dans un endroit dédié à cet effet, on retrouve des bacs pour recueillir les piles usées et divers articles, y compris ceux qui ne doivent pas être enfouis. Sr Monique se charge d’aller porter les divers éléments aux bons endroits comme à l’écocentre pour éviter toute contamination lors de l’enfouissement et protéger davantage la terre.

Sensibilisation bien avant Laudato Si’

Cette préoccupation de Sr Monique remonte à loin. Dès le début de son enseignement en 2e année, à l’école Sainte-Marie-des-Anges à Charlemagne, elle sensibilisait ses élèves à faire attention pour éviter de se retrouver avec une « terre devenue une montagne de déchets. » Des propos qui rejoignent d’ailleurs ceux du pape François à l’occasion de la Semaine Laudato Si’.

Ainsi, tout au cours de sa carrière de 33 ans dans l’enseignement, elle a eu ce souci envers la protection de l’environnement. Un intérêt qui l’a amenée à adopter des comportements écologiques, en sensibiliser d’autres pour finalement se retrouver responsable de ce volet à la MJM. Cette opération quotidienne obtient un succès, parce « que les sœurs sont conscientes des impacts et motivées. Elles participent bien. »

« Semer l’espérance »

Sr Léa Dulude qui plante les tomates.

En parallèle à toutes ces actions, il ne faut pas oublier non plus l’opération compostage. Ainsi du printemps à l’automne, les sœurs qui le désirent, coupent les pelures de bananes et autres fruits qu’elles ont mangés, avant de les verser dans un contenant à cet effet. La responsable du potager et du jardin, sœur Léa Dulude, se charge d’enfouir cet engrais naturel au fil de la saison estivale avec parfois de belles surprises. Il n’est pas rare qu’elle voie poindre le germe d’un fruit à travers ses plantations. Elle s’empresse alors de mettre cette jeune pousse dans un petit contenant qui viendra égayer une bordure de fenêtre pendant la saison froide.

Force est de constater que les SNJM du Québec ont adopté des comportements qui appuient fort bien le thème de la semaine Laudato Si’ « Semer l’espérance ». Mieux encore, elles continuent à se sensibiliser et développer de nouvelles façons de faire comme envisager un projet de biométhanisation afin de pouvoir valoriser les assiettes et verres en carton utilisés lors des rencontres tenues à la MJM.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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Les sœurs résidant à la Maison Jésus-Marie (MJM) ont accueilli avec plaisir les jeunes élèves de l’Externat du Mont-Jésus-Marie (EMJM) le 10 mai dernier. Lors de cette visite devenue une tradition, une cinquantaine d’élèves de cet établissement du niveau primaire ont offert leur prestation devant un public connaisseur et toujours très intéressé.

La première partie de ce concert était sous la direction musicale de madame Carmen Turcotte. L’assistance a pu mesurer le talent émergent de dix jeunes pianistes, qui, à tour de rôle, ont présenté en solo leur pièce. Ces morceaux choisis provenaient du répertoire de compositrices telles que Martha Mier, Eugénie Rocherolle et Mary Leaf et des compositeurs Robert Vandal, Georg Anton Benda et Andrew Hardbridge.

Puis quelque 35 choristes ont présenté leur programme sous la direction de madame Karine Marois. Accompagnés au piano par monsieur Julien Girard, les jeunes ont entonné quelques airs, dont « Crier n’est pas chanter », « Le murmure du vent » et « Si on chantait ». De voir ces petites frimousses se concentrer pour suivre les mesures et donner le meilleur d’eux-mêmes en a fait sourire plusieurs tout en procurant bien de la joie.

Tous les jeunes ont vécu des moments magiques lors de ce récital en ressentant bien le plaisir partagé avec l’assistance et ses encouragements.

Reportage photo – vidéo : Sr Suzanne Brault

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La relocalisation des populations à la suite de feux de forêt ou d’inondations est l’un des impacts directs de la crise environnementale. Cette situation souvent catastrophique pour bon nombre de personnes fait prendre conscience des enjeux cruciaux. En même temps, tout le monde devrait mieux ressentir l’urgence d’en faire davantage.

Simon Lantz

Lors de sa présentation aux Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec le 11 avril dernier à la Maison Jésus-Marie (MJM), Simon Lantz, partenaire au comité Justice et Paix SNJM Québec, a tenu des propos très réalistes, sans pour autant être démoralisant.

Même s’il se déplace principalement en vélo, notamment pour venir à Longueuil de Montréal, Simon n’est pas dupe. Il est conscient que ce n’est pas suffisant. « C’est important de continuer à poser nos gestes quotidiens pour protéger la terre. Cependant, ce n’est pas assez. Il nous faut pousser plus loin. »

Une action concertée intergénérationnelle

Il estime qu’il faut davantage d’actions de la part des gouvernements. « Nos lois doivent changer. Nous avons besoin de mesures aux impacts plus grands », estime-t-il. C’est dans cette ligne de pensée qu’il a invité les sœurs présentes à se réunir en petits groupes pour exprimer clairement ce qu’elles voient, ce qu’elles souhaitent, ce qu’elles voudraient dire aux gouvernements. L’objectif est d’envoyer des messages clairs à ces derniers pour leur faire prendre conscience que ce ne sont pas que les jeunes qui sont préoccupés par les questions environnementales.

Cette crise sociétale majeure concerne toutes les couches de la population, peu importe leur statut social. C’est le constat auquel il est arrivé depuis le début de ses recherches sur le sujet.

Il a d’ailleurs confié avoir subi un choc culturel, lorsqu’il a pris conscience que les religieuses âgées étaient non seulement sensibilisées, mais également conséquentes dans leurs gestes au quotidien. Cette révélation l’a amené à considérer l’impact d’une action concertée multidisciplinaire et intergénérationnelle pour faire pression sur les autorités gouvernementales.

Au cours de sa présentation, il a aussi démontré comment les inondations et les feux de forêt ont des conséquences entrainant la relocalisation forcée des populations, l’itinérance et la traite des personnes vulnérables. Par ailleurs, dans le contexte où le réchauffement climatique et les feux de forêt fragilisent le mode de vie des peuples autochtones en particulier, les personnes présentes ont bien saisi les interactions entre les trois prises de position collectives des SNJM.

Sr Jacqueline Aubry aux participantes lors de la présentation de Simon Lantz.

Reportage photo : Sr Hélène Harvey