La vision SNJM se perpétue et s’actualise de belle façon au PSNM

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Lors de l’inauguration du Pavillon Femmes de la famille Coutu au Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie (PSNM), la formule « Nous reconnaissons la richesse du passé tout en proposant un programme scolaire actuel et tourné vers l’avenir» a pris tout son sens. C’est ce qu’a souligné Sr Denise Riel, animatrice provinciale des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) le 12 septembre dernier. «J’aime bien cette expression formulée par un membre du personnel. Elle lie bien le passé, le présent et l’avenir.»

Sr Denise Riel, animatrice provinciale SNJM et Antonella Picillo, directrice générale du PSNM

Fondé en 1905 par les SNJM, le PSNM « traverse bien le temps, il sait évoluer, innover, créer pour que les jeunes deviennent des citoyennes accomplies comme le désirait notre fondatrice mère Marie-Rose dans son temps. » Sr Riel, accompagnée des deux autres membres de l’Équipe de leadership de la province SNJM du Québec, a exprimé le sentiment de toutes. « Nous sommes heureuses de constater que depuis 120 ans, la mission d’éducation et les valeurs SNJM se sont perpétuées tout en s’actualisant pour assurer le plein développement des jeunes d’aujourd’hui et les préparer à s’engager dans la société actuelle. »

Ce pavillon de facture très moderne comprend des salles de classe spacieuses et bien éclairées, des emplacements flexibles pour accueillir les élèves de la formule FLEX, des environnements pour favoriser le travail d’équipe, en plus du toit-jardin Desjardins. Ce dernier servira autant pour l’enseignement extérieur que pour l’agriculture urbaine. Il constituera également un lieu de détente pour le personnel tout en invitant les élèves à fraterniser et se détendre en plein air.

Sa construction a aussi permis d’utiliser de nouvelles technologies pour réduire la consommation d’énergie. Avec l’aide d’une dizaine de puits de géothermie, le bâtiment sera entièrement chauffé et climatisé.

Hommage à l’héritage SNJM

Dans la conception de ce pavillon illuminé et inspirant, la direction a intégré un projet de vitrine muséale pour présenter l’histoire de l’école et le riche héritage légué par la congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). Cette œuvre a été réalisée sous la responsabilité de monsieur Dominique Laperle, historien et enseignant au PSNM, avec la collaboration du service des Archives SNJM.

Cette vitrine rappelle le travail des fondatrices et la vision SNJM de « développer le cœur, l’intelligence et toutes les dimensions de la personne de chaque élève. » Avec la complicité du personnel de l’école, le PSNM, à travers son projet éducatif et ses quatre profils d’études, soutient toujours cette vision.

L’événement s’est tenu en présence des enseignant.e.s, des membres du personnel administratif et de plusieurs distingué.e.s invité.e.s. Rappelons que le PSNM en est à son troisième agrandissement. Les deux annexes précédentes ont été réalisées en 1986 et en 2005.

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Quelques visiteurs se sont présentés bien avant le début de l’activité du Centre Marie-Rose (CMR) aux Journées du patrimoine religieux (JPR) le vendredi 6 septembre dernier. La belle température se prêtait bien à cet événement extérieur comportant deux volets.

C’est ainsi que les premiers visiteurs ont pu prendre le temps de regarder les artefacts liés à la mission éducative des SNJM. Ils étaient exposés dans des comptoirs situés juste à l’avant d’une grande affiche représentant une salle de classe de l’école Baril à Montréal en 1950. Le charme s’opérait déjà déliant les langues sur cette époque!

D’autres se sont plutôt présentés au chapiteau où les attendait la responsable des archives, madame Geneviève Noël. Les explications détaillées sur l’uniforme rouge porté au début de la congrégation par les élèves ont fait sourire bon nombre de visiteurs. Ils étaient intrigués par cette couleur flamboyante qui a rapidement suscité une réglementation de l’évêque de Montréal de l’époque.

Il fallait aussi voir comment l’attrait était grand pour les objets en lien avec mère Marie-Rose, fondatrice de la congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). Plus les visiteurs affluaient, plus ils s’éparpillaient autour du chapiteau notamment, pour aller consulter entre autres la table d’objets et livres offerts gratuitement.

Un tour guidé truffé d’anecdotes

Puis l’heure du tour guidé du site patrimonial SNJM avec Sr Lisette Boulé est arrivée. Une trentaine de personnes l’ont écoutée « religieusement » tout en l’interrogeant parfois sur un élément particulier ou un fait historique.

Sur son parcours, Sr Lisette a fourni les détails sur le moment de la fondation de la congrégation, rappelant qu’à l’époque, la majorité de la population était illettrée. En fournissant quelques détails sur le bâtiment principal construit en 1740 et son évolution, elle a raconté en parallèle le début de la congrégation et sa croissance rapide.

Un arrêt auprès de la maison de Fondation, ancienne école de la Fabrique et de la résidence Notre-Dame, seul bâtiment original de ce secteur de la rue Saint-Charles, a suscité beaucoup d’intérêt. Puis le groupe s’est dirigé vers l’arrière du grand bâtiment et ancien couvent de Longueuil où il y a eu une conserverie, des jardins, des animaux de ferme et une grande cour de récréation. Difficile, par ailleurs de passer sous silence la présence du ruisseau Saint-Antoine dont les traces sont encore visibles sur le terrain. Un ruisseau qui en fait voir de toutes les couleurs aux habitants du couvent et du voisinage avant qu’il soit canalisé.

La présence du tout premier cimetière SNJM au pied d’un chêne plus que centenaire imposait un autre arrêt pour expliquer les pérégrinations de mère Marie-Rose, dont les restes ont été déplacés à plusieurs reprises. Cela lui a d’ailleurs valu le surnom de « la grande voyageuse ».

Aux anecdotes sur le ruisseau et la vie des pionnières et de mère Marie-Rose, se sont ajoutées celles en lien avec l’histoire de Longueuil. Une occasion de faire un petit clin d’œil sur le seul titre de baronnie accordée en Amérique du Nord qui se retrouve désormais dans une famille vivant en Angleterre!

Des retrouvailles

En plus de permettre aux visiteurs de découvrir ou redécouvrir des pans de notre histoire, la participation du Centre Marie-Rose à un événement public facilite les retrouvailles. Plusieurs participant.e.s étaient des anciennes élèves ou des enfants ou neveux de personnes ayant côtoyé les SNJM dans les nombreux couvents et écoles de la grande région montréalaise.

L’une a d’ailleurs pu rencontrer fortuitement une ancienne enseignante venue rencontrer une autre religieuse à la Maison Jésus-Marie (MJM). Une autre encore a amené sa mère pour cette visite mémorable. Un pèlerinage émotif pour cette dame qui conserve une affection profonde pour les SNJM qui lui ont enseigné. Elle a d’ailleurs envoyé ses filles au Pensionnat Saint-Nom-de-Marie (PSNM) pour leur donner accès à un enseignement de qualité. Pour sa part, un homme ne voulait pas rater cette occasion de replonger dans l’univers SNJM, dont il a tant entendu parler par les membres de sa famille.

L’intérêt manifesté par les visiteurs et la passion communicative de la guide et l’animatrice ont rendu l’expérience formidable de part et d’autre. « Ces contacts enrichissants avec le public constituent une source de motivation tout en étant énergisants », avouent Sr Lisette et madame Noël.

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Tio Coriolis

La présentation de concerts se poursuit à la Maison Jésus-Marie (MJM) perpétuant ainsi la tradition d’offrir une plateforme de diffusion autant aux artistes émergents qu’aux musiciens renommés. C’est ainsi que la MJM accueillait en ses murs le trio Coriolis pour un concert piano, violon et violoncelle.

Comme l’a si bien fait remarquer Sr Suzanne Brault lors de la présentation aux religieuses SNJM et aux invités, c’est « un privilège d’accueillir des musiciens renommés » qui ont joué sur des scènes internationales dans plusieurs pays. Chacun.e poursuit une carrière de soliste ou chambriste tout en cumulant des prix prestigieux.

Sous le thème « Aspiration et inspiration », les trois musiciens, Tomoko Inui (piano), Frédéric Bednarz (violon) et Julie Dessureault (violoncelle), ont interprété deux pièces majeures du répertoire musical. La première est le Trio no 1 pour violon, violoncelle et piano en ut mineur, opus 8 de Dmitri Chostakovitch. Cette œuvre de jeunesse du compositeur russe a été créée en 1925.

La seconde est le Trio nᵒ 2 de Schubert, aussi connu sous le nom de Trio en mi bémol majeur pour piano et cordes. Il s’agit d’une pièce de musique de chambre lyrique romantique en quatre mouvements, pour violon, violoncelle, et piano. Elle a été composée en 1827 par le compositeur autrichien Franz Schubert.

Après la prestation des musiciens, Sr Suzanne les a remerciés chaleureusement. « Votre talent et votre passion ont su faire vibrer nos cœurs et toucher nos âmes… Vos interprétations sublimes nous ont transportées dans un monde de beauté. »

Un beau moment musical pour toute l’assistance qui a déjà hâte à un prochain rendez-vous!

Les musiciens, de gauche à droite, Julie Dessureault (violoncelle), Tomoko Inui (piano) et Frédéric Bednarz (violon).

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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Journées du patrimoine religieux — 6 septembre entre 14 h et 16 h

Le Centre Marie-Rose (CMR) vous offre une occasion unique de vivre le lien entre patrimoine (bâtiments historiques du 18e et 19e siècle) et histoire, celle des pionnières de la congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) liée étroitement au développement de l’éducation à Longueuil et au Québec.

Dans le cadre des Journées du patrimoine religieux (JPR), le Centre Marie-Rose accueillera les visiteurs le vendredi 6 septembre, entre 14 h et 16 h, sur le site patrimonial des SNJM à Longueuil.

Les uns découvriront comment les objets exposés parlent… Ils sont même bavards surtout avec une présentation animée. Entre les clins d’œil à la vie d’antan, les rappels du contexte historique, les visiteurs découvriront l’audace et la détermination de la fondatrice, mère Marie-Rose Durocher, et de ses compagnes, déterminées à donner une chance aux jeunes filles de s’instruire.

Sous la forme d’une mini-exposition à l’extérieur avec chapiteau, des objets ayant appartenu aux pionnières seront exposés. On affichera une représentation d’une salle de classe d’antan. On présentera également des artefacts liés à la mission éducative comme un ancien boulier. Des livres, cartes, médailles et autres articles souvenirs seront aussi disponibles.

Suivez le guide à 14 h 30

Les mordus d’architecture et d’histoire sont invités à participer au tour complet du site patrimonial SNJM. Animé par une religieuse SNJM, ce parcours est l’occasion d’apprécier les caractéristiques principales du bâti de pierre.

Pour le bâtiment principal, on expliquera son évolution dont l’origine remonte à 1740. À côté, c’est l’ancienne école de la Fabrique devenue la maison de Fondation de la congrégation des SNJM. Et là, les vestiges d’un ruisseau disparu côtoyant le premier cimetière de la congrégation.

C’est tout un passé qui se révèle avec ce circuit animé favorisant les échanges au fil des détails transmis et de quelques anecdotes étonnantes.

Visite libre

Il est aussi possible d’effectuer une visite libre du site patrimonial des SNJM en consultant les affiches installées le long du trottoir de la rue Saint-Charles. Munies d’un code QR, elles donnent accès à la petite histoire liée à l’image présentée. Une approche virtuelle pour découvrir quelques informations intéressantes sur plusieurs éléments historiques de ce lieu. Il y en a même une sur le Centre Marie-Rose qui donne accès à plusieurs des attraits à l’intérieur des bâtiments. On peut consulter ces affiches jusqu’au mois de novembre.

Pour les fervents d’histoire, et plus particulièrement sur le rôle de la Congrégation des SNJM d’hier à aujourd’hui, une visite de la chapelle Marie-Rose s’impose. Elle est située dans le transept droit de la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue, à quelques pas du CMR. Trois comptoirs d’exposition avec une variété d’artefacts et six affiches (munies de codes QR) révèlent les multiples facettes de la mission SNJM, toujours en action de nos jours.

Rendez-vous le vendredi 6 septembre 2024 entre 14 h et 16 h au Centre Marie-Rose situé au 80, rue Saint-Charles Est, à Longueuil. C’est gratuit! À noter qu’en cas de forte pluie, l’événement sera annulé. Cependant, une pluie faible ou intermittente n’empêchera pas sa présentation. Il est toutefois possible que certains artefacts ne soient pas exposés.

Rappelons que le CMR est membre fondateur des Sanctuaires du fleuve et du nouveau circuit de tourisme religieux en Montérégie « À la découverte de nos audacieuses »

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Le jardin potager de la Maison Jésus-Marie (MJM) est toujours aussi florissant cette année. Responsable de son entretien, des semis du printemps à la récolte durant toute la saison, Sr Léa Dulude déploie la même énergie pour entretenir cet espace aux couleurs variées pour le plaisir tout d’abord des yeux des résidentes et de leurs visiteurs.

Déjà à la fin mai, lors de la célébration annuelle pour le temps des semailles, la présentation de plusieurs plants, de légumes et autres laissait entrevoir une belle récolte. Élaborée par Sr Michelle Gouin, responsable de la pastorale à la MJM, cette « célébration demande au Seigneur de faire mûrir nos semailles pour que nous récoltions en abondance les fruits de la terre qui seront notre nourriture au cours de l’année. »

Avec un visuel aussi concret que les plants en santé issus de soins prodigués par Sr Léa en amont, la célébration amorçait bien la nouvelle saison avec le chant « Comme on fait son jardin » de Robert Lebel. Puis la prière universelle a invité l’assistance à rendre grâce à Dieu pour la terre et le ciel, pour le soleil et la pluie et pour la succession des saisons. La célébration s’est terminée avec le psaume de la création de Patrick Richard.

Prendre soin de la terre

Deux mois plus tard, une visite au jardin potager avec Sr Léa démontre comment la nature a su porter ses fruits. La chaleur en cette première moitié de saison a eu des effets bénéfiques tout en exigeant davantage d’attentions de la part de la jardinière. Cette dernière n’hésite pas à faire des essais et même à planter à nouveau, pour obtenir de beaux résultats.

Lorsque tout a été semé et planté, il lui faut suivre la progression de chaque plant. Enlever les mauvaises herbes, élaguer, et cueillir les légumes comme les concombres et les courges d’été (zucchinis) avant qu’ils ne deviennent trop imposants. « Cela évite les gros pépins et facilite la tâche à la cuisine. » Parfois, comme l’explique Sr Léa, il faut revoir la disposition des plants ou en prendre bonne note pour la saison suivante. « Cette année, les concombres et les tomates poussent très bien alors que les carottes et les betteraves éprouvent de la difficulté. »

Il faut dire que la jardinière fait face non seulement aux aléas de la température, mais aussi des petites bêtes qui se faufilent malgré la clôture pour venir goûter au fruit de son travail.

Est venu déjà le temps de la récolte

Quoiqu’il en soit, le jardin potager est magnifique en cette période. Un bon temps pour s’y promener et sentir les odeurs en touchant les feuilles des fines herbes par exemple. On peut simplement prendre une pause et regarder cette nature s’épanouir. « Je m’émerveille chaque jour en me promenant dans le jardin. Cela m’invite à rendre grâce pour la beauté et la générosité de la nature », s’exclame Sr Léa, passionnée par ce travail direct avec la terre.

Pour les plus curieuses, cela vaut la peine de voir comment les plants progressent, de la petite fleur qui se pointe au légume qui prendra rapidement forme. Et c’est sans compter que depuis plusieurs semaines déjà, les résidentes peuvent goûter certains légumes et fines herbes. La distribution des tomates aux sœurs constitue une belle occasion de nouer des liens et de constater leur satisfaction.

Au-delà du travail quotidien de Sr Léa, il faut aussi souligner l’apport des sœurs qui participent au compostage en écrasant les coquilles d’œufs et en hachant finement les pelures des fruits. La jardinière se fait un devoir de recueillir le tout pour l’enterrer et finalement s’apercevoir que là aussi, la nature fait son œuvre de belle façon et parfois assez rapidement.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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C’était jour de fête à la Maison Jésus-Marie (MJM) le dimanche 28 juillet dernier pour célébrer le centenaire de Sr Éliana Vallée. Une douzaine de membres de sa famille, dont des neveux et nièces, étaient présents pour vivre cet événement en compagnie des autres résidentes de la MJM.

Célébration du centenaire de Sr Éliana Vallée

Comme c’est la coutume, une messe aux intentions de la centenaire a été célébrée avant le repas festif. Dans son mot de bienvenue, Sr Beverley Wattling a rappelé brièvement le long parcours d’engagement de Sr Éliana. On a ainsi appris qu’après avoir enseigné pendant quelques années, « elle a mis ses talents au service de la congrégation » dans diverses fonctions (de cuisinière à buandière jusqu’à réceptionniste et couturière). Des rôles tous aussi essentiels, faut-il le mentionner afin d’assurer la bonne marche des grandes maisons de la communauté, comme la maison à Valleyfield, la maison-mère à Outremont ainsi qu’à la Résidence Marie-Rose Durocher, à Montréal.

Malgré ses nombreuses tâches, Sr Éliana a occupé son temps libre à visiter des malades, notamment dans la paroisse Saint-Arsène. Puis, dès son arrivée à la MJM, elle s’est empressée de poursuivre ses bons offices en visitant les sœurs malades.

Requérant à son tour des soins de santé, Sr Éliana a entrepris son ministère de prière. « Sa spiritualité continue d’être fondée sur Jésus, son bon berger et sur Marie, sa bonne mère », a précisé Sr Beverley. Pour appuyer ses propos, cette dernière a rappelé les cris de joie de Sr Éliana et ses invitations à venir voir la « Vierge » lorsqu’elle aperçoit la statue de Marie pendant les émissions des vêpres à la télévision.

Avant de souhaiter une bonne célébration à toutes les personnes présentes, Sr Beverley a exprimé les vœux suivants :

« Éliana, vous qui aimez tant Marie, puisse Marie vous apporter la force et l’espérance pour vous garder en paix tous les jours de votre vie. »

« Puissiez-vous sentir, aujourd’hui et tous les jours de votre vie, le sourire de Dieu alors qu’Il vous regarde avec tendresse — vous, son amie. »

Sr Éliana, entourée des membres de sa famille

Après le buffet servi dans la salle multirencontre accueillant la famille et quelques sœurs SNJM, on a lu la bénédiction de l’évêque du diocèse Saint-Jean–Longueuil, Mgr Claude Hamelin et les vœux de madame la gouverneure générale, Mary Simon. Sa nièce Diane a aussi transmis les souhaits de la famille. Puis, on lui a remis des fleurs de la part des sœurs résidentes.

Les sœurs résidentes de l’étage ont célébré avec joie le centenaire de Sr Éliana

À la fin de l’après-midi, Sr Éliana a eu droit également à une fête en compagnie des sœurs de son étage avec qui elle a partagé son gâteau anniversaire. De beaux moments festifs pour la nouvelle centenaire et pour toutes ses compagnes.

Note : Pour faciliter les retrouvailles familiales, la fête de Sr Éliana a été soulignée le dimanche 28 juillet plutôt que le lendemain, jour de sa naissance, le 29 juillet 1924.
Reportage photo : Sr Hélène Harvey

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Le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) a multiplié les actions depuis le début de l’année 2024. Comme l’a souligné la présidente de l’organisme, IsaBelle Couillard, le volet international a pris de l’expansion également.

Ainsi, dans la plus récente publication du CATHII (en français seulement), on découvre le rôle assumé par l’organisme qui a favorisé la concertation notamment avec la visite du Rapporteur spécial des Nations unies sur les formes contemporaines de l’esclavage à Montréal. On en a profité pour obtenir son expertise afin de mettre sur pied un groupe de travail sur la sécurité des intervenants et des victimes de la traite.

Le bulletin présente une synthèse de la 2e assemblée générale de Talitha Kum avec photos et souligne la tenue de la 4e conférence pour mettre fin à l’exploitation sexuelle des femmes et des filles de CAP International en collaboration avec des organismes québécois, dont La CLES. On retrouve également une recension du documentaire Mon ami Omar disponible gratuitement sur TOUT.TV et plusieurs références intéressantes.

Enfin, il signale la présence à Montréal de Reem Alsalen, Rapporteuse spéciale sur la violence contre les femmes et les filles à l’occasion de la conférence de CAP International. Madame Alsalen a publié un rapport affirmant que la prostitution a des liens avec « différentes formes de violence contre les femmes et les filles et [constitue] une forme de violence en soi ».

À l’instar de plusieurs autres organismes, le CATHII soutient ce rapport. Il a d’ailleurs lancé un appel à l’action afin de demander aux autorités canadiennes et à la Commission des droits de l’homme des Nations unies de soutenir immédiatement ce rapport.

Ce dernier est disponible en plusieurs langues. Pour tenir compte du délai très court accordé pour l’adoption d’un tel rapport par les Nations unies, le CATHII et les autres organismes appellent à faire des représentations immédiates en transmettant un message type.

Consultez le fichier PDF qui fournit tous les détails (en français seulement).

 

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La plus récente publication de l’organisme non gouvernemental UNANIMA International (UI) brosse un portrait stimulant des diverses actions posées en Afrique et en Europe pour contrer la traite des personnes, venir en aide aux victimes, améliorer les conditions de vie de femmes et d’enfants appauvris.

Jean Quinn a visité l’organisme communautaire Polycom Girls engagé auprès des femmes et des filles victimes d’exploitation et de violences.

Dans le cadre de la Conférence de la société civile de l’ONU tenue à Nairobi au Kenya, UI a déposé un document contenant des recommandations sur le Projet zéro du Pacte pour l’avenir. L’organisme a profité de l’occasion pour faire ressortir comment les manifestations du sans-abrisme coïncident avec les problèmes abordés dans le Pacte. On fait mention également des retombées des activités post-conférence, notamment sur l’importance pour la société civile de se concerter en faveur de la justice climatique mondiale.

Ces activités ont aussi permis de découvrir quelques organismes communautaires phares venant en aide aux femmes et filles victimes d’exploitation et de violences (Polycom Girls), luttant contre le sans-abrisme (Mukuru Promotion Centre) et soutenant de diverses façons l’autonomisation des femmes (Cara Girls Rescue Centre).

Des femmes engagées au bien-être des autres

On retrouve également une courte présentation de la récipiendaire du prix Femme de courage 2022, Helena Maleno Garzón, qui a reçu son prix lors d’une cérémonie en mai dernier à Madrid, en Espagne. Cette chercheuse, journaliste et activiste défend les droits des migrants, des réfugiés, des demandeurs d’asile et des victimes de la traite des personnes qui tentent de rejoindre l’Europe par voie maritime et terrestre.

Remise officielle du prix Femme de courage 2022 à Helena Maleno Garzón à Madrid en Espagne.

Son action a permis, estime-t-on, de sauver 10 000 vies lors des naufrages de bateaux en communiquant les renseignements pertinents aux autorités navales espagnoles. Alors qu’elle dénonce les violations des droits de la personne à la frontière du Sud de l’Espagne et cherche à réunir les familles en rassemblant les informations sur les personnes manquantes ou disparues pendant leur traversée, Helena est la cible d’un harcèlement judiciaire constant de la part des autorités gouvernementales du Maroc et de l’Espagne.

Les Sœurs de Charité prennent tous les moyens pour sensibiliser les jeunes et la population contre la traite des personnes au Nigeria.

Dans le cadre de la série « Témoignages communautaires », on raconte l’histoire des Sœurs de la Charité au Nigeria, engagées dans des programmes d’autonomisation et de plaidoyer pour la prévention de la traite des personnes, notamment par la sensibilisation et l’éducation dans les écoles primaires et secondaires.

Cette publication d’UI révèle la diversité et la multiplicité des actions et activités en cours et ce, à tous les niveaux, pour contribuer au bien-être du plus grand nombre.

Dans son mot d’introduction, la directrice générale, Jean Quinn, fdls, raconte son expérience au contact « de femmes ordinaires qui font des choses extraordinaires… Les femmes sont depuis longtemps reconnues pour leur force et leur détermination face à l’adversité. Elles possèdent une résilience unique qui inspire le courage chez les autres. »

Source photos : Unanima International

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La publication printanière Les Brèves de la Collective féministe et chrétienne L’autre Parole a le mérite de survoler de nombreux sujets pertinents qui valent la peine d’être explorés.

Ainsi, cette édition rappelle l’initiative de Global Sisters Report qui a publié tout au cours de l’année 2023, une série d’articles relatant le témoignage de religieuses au front qui tentent d’aider le mieux possible les populations vivant dans des zones à risque, contrôlées par des gangs de rue ou des milices armées. Les responsables de ce projet ont dressé un bilan accessible sur le site, où l’on a accès aux récits et témoignages publiés faisant découvrir la réalité des populations notamment au Soudan, au Nigeria, au Myanmar, au Nicaragua, en Haïti et au Congo.

Le groupe Ainées pour la protection du climat compte 2000 femmes dont la moyenne d’âge est de 73 ans.

En parallèle, des femmes se regroupent pour lutter contre les changements climatiques. On fait état des groupes Femmes aînées au front en Europe alors qu’au Québec, Mères au front rassemble déjà plus de 12 000 femmes afin de défendre le droit à un environnement sain.

La publication rappelle aussi le dépôt du rapport Rapha Québec qui révèle des choses surprenantes sur la réponse des Églises du Québec face à la problématique de la violence conjugale. Ce rapport a été soutenu par Direction chrétienne, un organisme œcuménique. Dans la même veine, on apprend également la création d’un organisme pancanadien Outrage Canada, engagé en faveur de « la justice pour les victimes, la sécurité pour les enfants et la prévention des abus de l’Église catholique. »

Des femmes remarquables trop souvent méconnues

Connaissez-vous Claudia Goldin, prix Nobel d’économie? On apprend que ses recherches ont fourni une lecture différente du « rôle historique et contemporain des femmes sur le marché du travail ».

On retrouve un petit test sur l’autonomie financière, des recensions de livres stimulants, dont « Des femmes et des Dieux ». Ce livre témoigne d’une expérience vécue par une rabin, un imame et une pasteure réunie pendant sept jours pour discuter et partager.

Et c’est sans compter la référence pour découvrir une série accessible gratuitement sans abonnement sur TOUT.TV, intitulée « Cherchez la femme ». En une série de 23 capsules de 3-4 minutes, on découvre des femmes remarquables et méconnues derrière la découverte de la trisomie 21, du rôle du chromosome Y dans la détermination du sexe par exemple, sans compter la création d’un jeu pour dénoncer l’oppression des locataires 30 ans avant l’arrivée du Monopoly…

En cette saison estivale, voilà une lecture qui ouvre de nombreuses pistes d’exploration. Bonnes découvertes!

 

 

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Le 23 mai est une journée célébrée annuellement par les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) depuis la béatification de mère Marie-Rose en 1982 par le pape Jean-Paul II. Le hasard a voulu qu’elle soit béatifiée en même temps que mère Marie Rivier, fondatrice de la congrégation de la Présentation de Marie (PM).

Sr Michelle Gouin, snjm

Les circonstances ont amené depuis l’an dernier une douzaine de religieuses de cette congrégation à résider désormais à la Maison Jésus-Marie (MJM), lieu principal de résidence des SNJM. Les sœurs Michelle Gouin et Jeanne Dagenais, snjm, ont travaillé avec les sœurs Lise Gaucher et Lyette Gagnon, pm, afin de préparer une célébration soulignant la béatification en même temps des deux fondatrices, le 23 mai dernier.

Sr Liette Gagnon, pm

La prière universelle de la célébration matinale et la prière de l’après-midi ont donc été préparées conjointement pour rendre hommage à ces deux femmes audacieuses ayant promu une spiritualité similaire.

Rappelons que Marie Rivier a fondé la congrégation avec quatre compagnes le 21 novembre 1796 en France. Elle a depuis été canonisée le 15 mai 2022. La Congrégation de la Présentation de Marie est présente dans 19 pays, dont la France, le Canada, les États-Unis, et quelques pays en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud.

Mère Marie-Rose est décédée six ans à peine après avoir créé la Congrégation des SNJM. Néanmoins, cette dernière avait déjà commencé à s’épanouir dans quelques régions du Québec. Puis dès 1859, les SNJM créent une première mission en Oregon aux États-Unis. Aujourd’hui, la Congrégation œuvre toujours dans six pays tout en célébrant le 180e anniversaire de fondation.

L’eucharistie du matin a été présidée par l’abbé Serge Bélanger. La prière de l’après-midi a été présidée par Sr Michelle Gouin. Pour l’occasion, on avait aménagé un décor rendant hommage aux deux fondatrices, dont un foulard représentant les missions des PM dans le monde.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

Prières universelles

Président

Dans la joie et l’Action de grâce, célébrons ensemble l’anniversaire de la béatification de Marie Rivier et de Marie-Rose Durocher. Remercions le Seigneur pour l’engagement de ces deux femmes qui par leur vie ont témoigné de l’intérêt que Dieu porte personnellement à Toute personne humaine.

Lectrice

Au sortir de l’enfance, chacune d’entre elles se sent appelée à répandre le feu de l’amour sur la terre par l’engagement à la vie consacrée. Pour répondre à cet appel, elles se joignent à des communautés déjà existantes. Leur état de santé ne leur permettant pas de poursuivre, elles s’engagent donc dans leur milieu respectif, toute attentives aux appels du Seigneur.

Avec toutes les personnes qui se remettent entre tes mains. Béni sois-tu, Seigneur!

R/ Sois leur chemin, Seigneur!

Lectrice

Marie Rivier grandit au temps de la Révolution française. Marie-Rose Durocher vit avec ses compatriotes les troubles de 1837-1838. Gardant le cap sur le Seigneur, chacune d’entre elles vit avec leurs contemporains ces temps difficiles. Leur présence réconfortante permet à celles et ceux qui les côtoient de garder le cap sur l’espérance.

Pour toutes les personnes qui à cause de la guerre, vivent de situations difficiles. Soit leur espérance Seigneur!

R/ Sois leur espérance, Seigneur!

Lectrice

Au cours des années, Marie Rivier et Marie-Rose Durocher constatent la nécessité d’une bonne éducation pour toutes et tous au-delà des classes sociales. Ainsi naît en elles, l’appel d’aller vers les pauvres, pour leur annoncer la Bonne Nouvelle qu’ils sont aimés de Dieu.

Pour toutes les personnes qui œuvrent en milieu éducatif afin qu’elles prennent conscience de la grandeur de leur engagement n’oubliant pas que ce qu’elles font aux pauvres et aux petits, c’est à Dieu lui-même qu’elles le font.

R/ Sois leur modèle, Seigneur!

Lectrice

En réponse à l’appel, d’aller de par le monde annoncer la Bonne Nouvelle, Marie Rivier et Marie-Rose Durocher portent en elles ce désir que leurs Filles aillent au-delà des mers pour que tous les peuples de la terre puissent vivre à la lumière de l’Évangile.

Pour toutes les personnes qui vont au-delà de leur ligne de confort pour porter la Bonne nouvelle à leurs sœurs et frères du Canada, des États-Unis, du Pérou, de la France, du Japon, du Lesotho, du Sénégal et du Cameroun.

R/ Sois leur force, Seigneur!

Président

Seigneur, nous te disons « merci » pour la présence en notre monde de Marie Rivier et de Marie-Rose Durocher pour leur manière d’incarner l’Évangile, à travers le temps et l’espace. Que leur appel à faire connaître Jésus-Christ réponde aux besoins de chaque époque et de chaque contrée.

Amen.