Au programme d’UNANIMA International : actions et réflexions

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La réunion du Conseil d’administration d’UNANIMA International (UI) tenue en septembre dernier, à New York, a permis aux membres de faire le point sur le chemin parcouru les huit dernières années. Elle a aussi offert un grand moment de réflexion sur l’avenir de l’organisme non gouvernemental (ONG) créé par des congrégations religieuses féminines en 2000.

Représentante des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) au conseil d’administration, madame Hanane Hakkou a apprécié la démarche de discernement sous le thème « Devenir une organisation synodale. » Cette session était animée par Sr Patricia Murray, directrice générale de l’Union internationale des Supérieures générales (UISG).

Les membres du conseil d’administration d’UNANIMA International. On reconnaît madame Hanane Hakkou, représentante des SNJM, dans la troisième rangée, troisième à partir de la droite.

Tout comme les autres membres du Conseil, madame Hakkou est consciente des grands défis de l’ONG, qui doit à la fois consolider ses assises tout en poursuivant une mission qui a pris de l’ampleur ces dernières années. Les membres ont pu le constater avec la présentation du bilan des huit dernières années de la directrice générale, Jean Quinn, fdls.

Un tour d’horizon

En plus de fournir des détails inspirants en lien avec la démarche de réflexion des membres du Comité d’administration, la plus récente livraison du bulletin UI brosse un portrait des récentes activités sous la rubrique « Actualités à l’ONU ». On constate l’étendue du rayon d’action de l’ONG avec ses participations aux rencontres officielles et aux événements parallèles. On découvre aussi la portée de ses interventions notamment celles sur les intersections entre le sans-abrisme et les Objectifs de développement durable (ODD).

Les Missionnaires médicales de Marie (MMM) œuvrent dans un camp de réfugiés internes au nord du Nigéria.

La publication souligne également plusieurs éléments en lien avec le Pacte pour l’avenir et d’autres événements survenus depuis la saison estivale. Elle se termine avec la rubrique « Témoignages communautaires ». On fait alors connaissance avec un projet mis sur pied par les Missionnaires médicales de Marie (MMM) dans le nord du Nigéria auprès des femmes et des enfants dans les camps pour déplacés internes.

Voilà un autre bulletin riche en informations sur plusieurs enjeux mondiaux. Il est accessible en anglais, en espagnol et en français.

Source photo : UNANIMA International

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L’action n’a pas manqué au cours de la dernière année pour le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) comme en fait foi le rapport annuel. Dans son mot de la présidence, IsaBelle Couillard, sgm, souligne la présence de signes d’espérance.

Catherine-Laure Juste et Sœur IsaBelle Couillard devant un bureau de député. Source photo : CATHII – Renaude Grégoire

Elle parle notamment de la multiplicité des rencontres et des liens avec des organismes internationaux. La présidente rappelle également les actions entreprises auprès des autorités gouvernementales pour adopter et améliorer les lois afin de mieux protéger les victimes et survivant.e.s.

Le CATHII apporte son soutien aux organismes qui œuvrent auprès des travailleurs migrants, comme sur la question du permis de travail ouvert. Le Comité d’action poursuit son travail de plaidoyer pour obtenir du gouvernement du Québec un plan provincial de lutte contre la traite des personnes.

Former les jeunes générations

Le rapport annuel signale également le succès du programme CATHII-Université à l’ONU. Ce dernier permet à de jeunes universitaires, toutes disciplines confondues, à se sensibiliser aux divers visages de la traite humaine ici et dans le monde.

Source photo : CATHII – Renaude Grégoire

Parmi les acteurs dans le domaine, CATHII se distingue par l’ajout de ce volet « éducation » depuis 2020. Une soixantaine d’universitaires de tout horizon ont assisté aux sessions de formation en plus de participer pendant quelques jours aux activités de la Commission de la condition de la femme (CSW) à l’ONU, à New York.

Le programme célébrera d’ailleurs ses cinq années d’existence en 2025. Les responsables envisagent l’organisation d’une activité spéciale pour rassembler tous les participants de CATHII-Université à l’ONU au printemps. En plus d’éléments festifs, l’événement offrirait une session axée sur les pratiques d’intervention auprès des victimes de la traite.

En parallèle à cette initiative québécoise inspirante, le rapport signale également l’existence d’une démarche similaire de Talitha Kum avec son programme « Ambassadrices » qui rejoint tous les pays membres à cette coalition internationale. Parmi les participant.e.s du volet « Ambassadrices », il faut souligner la présence d’une partenaire au comité Justice et Paix SNJM Québec, Sofia-Elena Ranke-Farro, également engagée auprès du CATHII.

20 ans déjà!

Bref, la lecture de ce rapport annuel est une façon de découvrir toutes les facettes des actions posées par l’organisme, créé par des congrégations religieuses œuvrant au Québec en 2004.

En parallèle, pour mieux saisir tout le chemin parcouru, l’organisme a publié un bulletin spécial pour souligner ses 20 années d’existence. Des activités sont planifiées en 2025 pour célébrer cet anniversaire. Rappelons que CATHII est un interlocuteur reconnu dans tout le pays et auprès de toutes les instances gouvernementales et ecclésiales (Conférence des évêques catholiques du Canada).

 

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Les élèves de l’Externat Mont-Jésus-Marie (EMJM) ont réservé récemment une surprise de taille au chef Réal McKenzie et aux membres de la communauté Matimekush-Lac John*. Répondant à l’invitation du chef, madame Stéphanie Godin, directrice de l’EMJM, s’est rendue à Schefferville le week-end du 21 septembre dernier.

Elle a trouvé une façon originale de démontrer le sérieux de la démarche et l’intérêt manifeste des jeunes élèves envers la communauté innue avec la présentation d’une vidéo. On y voit les élèves entonner le chant spirituel « Tshishe manitu » très significatif pour le chef McKenzie. Les membres de la communauté et les invités d’honneur lors de sa visite ont été particulièrement touchés par cette initiative de l’EMJM.

En plus de rendre hommage au compositeur-interprète Florent Vollant, ce chant s’ajoute à de nombreuses actions posées à l’EMJM depuis la première rencontre avec le chef de cette communauté innue lors de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation en 2023.

Entreprendre ensemble la marche vers la réconciliation

Depuis ce moment, la démarche entreprise dépasse largement une visite ou un spectacle, « c’est une rencontre » qui a suscité chez les jeunes des questionnements et un désir d’en apprendre davantage sur la culture du peuple innu. Lors de son passage à Schefferville, madame Godin a d’ailleurs proposé des projets concrets dans le but d’alimenter « ensemble la grande marche vers la réconciliation. »

Parmi les activités réalisées récemment dans le cadre de la Journée nationale du 30 septembre, on retrouve la lecture du livre « Avec nos cœurs orange » de Phyllis Webstad dans les classes de 1re à la 3e année, un stand de sensibilisation pour les élèves de 4e à 6e année et quelques projets avec les enseignants et leurs élèves dans leurs cours d’anglais.

Le 1er octobre dernier, chef Réal McKenzie est revenu rencontrer les jeunes à l’EMJM pour les remercier de leur chant. Après la présentation de la vidéo du chant à tous les élèves au début de la rencontre, les jeunes l’ont entonné à nouveau. Les élèves de la 4e à la 6e année ont par la suite posé quelques questions, curieux de découvrir les particularités de la culture de cette communauté innue.

Remplis d’émotion, ces moments de rencontres sont aussi porteurs d’espoir.

*Le terme Matimekush (phonétique : Ma-ti-mé-kosh) signifie « petite truite » en innu-aimun. Cette communauté de la nation innue est située à 3,5 km du centre de Schefferville, sur la Côte-Nord.
Source photo : Externat Mont-Jésus-Marie

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L’expo-vente missionnaire tenue à la Maison Jésus-Marie du 17 au 20 octobre dernier a remporté un vif succès. « Nous avons eu beaucoup de monde tout au cours des quatre journées de cette exposition », souligne Sr Suzanne Lavallée, instigatrice de cette activité lancée voilà 20 ans.

Sr Suzanne Lavallée

Plusieurs articles nouveaux ont fait leur apparition à cette exposition, dont des épinglettes et autres objets en céramique réalisés par une religieuse et divers éléments de décorations de Noël. Les couronnes des fêtes conçues avec soin par une autre religieuse se sont envolées rapidement.

L’édition 2024 de cette expo-vente d’objets d’artisanat revêtait un caractère particulier puisqu’il s’agissait de la dernière. « Les religieuses et nos amies laïques ne rajeunissent pas. Les problèmes d’arthrite ont affecté bon nombre de nos artisanes aux doigts de fée », précise Sr Suzanne. Le groupe de tricoteuses habiles est passé de 30 en 2021 à 5 cette année.

Faire vivre la mission autrement

Dans ce contexte, elle a pris la décision d’arrêter d’organiser l’événement, non sans un pincement au cœur. « Nos sœurs ont toujours le goût de s’impliquer, mais il ne faut pas imposer une pression inutilement aux personnes encore capables de tricoter. Cela doit rester une activité de détente même si c’est aussi une façon de faire vivre notre mission », ajoute-t-elle.

Rappelons que l’expo-vente missionnaire est une belle façon d’exprimer la solidarité avec plusieurs organismes du milieu. Elle se tient dans le cadre de la Semaine mondiale des missions.

Tous les articles non vendus sont redistribués à des organismes tels que la Fondation du Dr Julien, l’Entraide Chez Nous, la Société Saint-Vincent de Paul, des organismes œuvrant auprès des sans-abri et l’unité des prématurés de l’hôpital Sainte-Justine. Le surplus de tricots pour bébés sera dirigé à un nouvel organisme « Unis pour les petits » qui offre plusieurs services de soutien aux mamans de Montréal.

Par ailleurs, les sommes recueillies avec la vente des divers articles permettront de faire des dons à quelques fondations et de soutenir d’autres organismes, comme la Halte Marie-Rose qui recevra pour la première fois ce petit coup de pouce financier.

Même si l’expo-vente missionnaire n’aura plus lieu, cela n’empêchera pas le petit groupe d’artisanes de continuer à tricoter. Sr Suzanne s’occupera par la suite de faire la distribution des articles auprès des organismes communautaires.

Reconnaissance

La réalisation de cet événement annuel est le fruit d’un travail d’équipe. Outre Sr Suzanne, notons la contribution des sœurs Monique Gendron, Marielle Beaudoin, Monique Pomerleau, Pierrette Panneton, Lorraine Bouffard, Marielle Lemay, Suzanne Morin, Monique Fortier et Élisabeth Giroux.

« Sans elles et toutes celles qui les ont précédées, je n’aurais pu organiser cette expo-vente avec tous les éléments de logistique que cela nécessite. Je tiens à les remercier sincèrement, tout comme les membres du personnel et nos visiteurs qui nous ont encouragées année après année. »

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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La présentation de trois témoignages de personnes en situation d’itinérance a été au cœur de la soirée de sensibilisation organisée dans le cadre de la 35e édition de la Nuit des sans-abri au square Philips – parc Émilie-Gamelin à Montréal, le 18 octobre dernier.

Après une marche de solidarité, cette vigile a rassemblé une foule importante où les personnes sans-abri se retrouvaient avec des personnes venues les rencontrer et exprimer leur soutien.

Comme par les années passées, les organisateurs ont aménagé le parc avec des stands offrant plusieurs services : référence pour diverses ressources, distribution de produits sanitaires, alimentation (soupe chaude, hot-dogs…) sans oublier la roulotte du Père John (Father John). Des jeux d’adresse avec des objets différents ont permis aux jeunes de démontrer leurs habiletés.

Témoignages

Outre la présence de nombreux jeunes, Sr Claudette Bastien, snjm, a été touchée par les témoignages de trois personnes en situation d’itinérance. « Les trois personnes nous ont expliqué qu’elles se sont retrouvées à la rue à la suite de problèmes multiples. De la drogue à la pauvreté incluant le rejet et le conflit avec la famille. »

Le premier à témoigner vient de la Gaspésie. Il a expliqué qu’il recherchait son frère disparu. Il reste dans la rue parce qu’il espère pouvoir le trouver en itinérance dans l’un ou l’autre des quartiers de Montréal.

« Le second nous a raconté qu’il voulait être libre de faire ce qu’il veut, ce qui n’est pas possible dans les centres d’hébergement qui imposent des règles pour faciliter la vie communautaire », souligne Sr Claudette.

Un anglophone a été le dernier à témoigner. Il a passé d’une langue à l’autre avec un accent prononcé, parfois difficile à comprendre. L’assistance qui a applaudi chaleureusement chaque témoin a redoublé d’ardeur pour ce dernier, reconnaissant ses efforts pour tenter de décrire sa situation.

Selon Sr Claudette, la présentation de témoignages a eu le mérite d’illustrer les diverses réalités de l’itinérance. « Cela nous plonge dans leur quotidien, leur souffrance et leur quête d’un mieux-être. » Habituée à ces rendez-vous annuels, Sr Claudette a apprécié cette nouveauté à l’animation.

Présentes aussi à Longueuil

Les deux autres membres de l’Équipe de leadership du Québec (ÉLP), Sr Denise Riel et Sr Lisette Boulé, ont également participé au rassemblement au parc St. Mark à Longueuil et à la marche. Selon le comité organisateur, la 26e édition longueuilloise a connu son plus haut taux de participation depuis sa création.

Les témoignages de jeunes ayant séjourné à l’Auberge du cœur L’Antre-Temps et de trois personnes bénéficiant du soutien de l’organisme la Casa Bernard-Hubert ont été tout aussi révélateurs. Si les causes de l’itinérance sont multiples, les personnes présentes ont pris conscience des nombreux défis auxquels sont confrontés les sans-abri dans leur quête d’autonomie.

Parmi les nombreux stands d’information et d’alimentation, on retrouvait celui du Collège Durocher Saint-Lambert (CDSL). Animé par une quinzaine de jeunes très dynamiques, les passants étaient invités entre autres à concevoir dessin et macaron.

« Merci d’être là »

Tant à Longueuil qu’à Montréal, les participants ont circulé sur le site et pu rencontrer des intervenants et des sans-abri. L’un deux a d’ailleurs tenu à remercier Sr Claudette d’être venue sur place.

Rappelons en terminant que cette vigile du 18 octobre a été précédée d’une semaine de sensibilisation à l’itinérance. En outre, Samian, porte-parole de cette édition, rappeur et personne aux multiples talents, a dévoilé une chanson unique, sous la forme d’une lettre à son père.

Originaire de Pikogan, petite communauté Anishinabe en Abitibi-Témiscamingue, il partage son histoire personnelle avec l’itinérance. Ainsi, après plusieurs années où il n’avait pas vu son père, il le retrouve au coin d’une rue à Montréal. Voici le lien pour écouter cette chanson.

Reportage photo : Sr Claudette Bastien

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Il y a de la vie et de l’action à la Halte Marie-Rose depuis l’automne 2023. Ce projet paroissial s’adresse particulièrement à la population de Le Moyne et de Greenfield Park.

La diversité des activités offertes permet de créer de nombreux points de contact avec les différents publics, jeunes, personnes esseulées, personnes du troisième âge, familles et immigrants. C’est exactement ce que souhaitait l’initiatrice du projet, madame Christiane Lafaille, lors du lancement de l’organisme le 6 octobre 2018. « Dès le départ, nous avons misé sur une mission d’accueil et d’ouverture, afin d’être à l’écoute de toute personne, sans discrimination de religion, d’orientation sexuelle et d’âge. » Le projet constitue désormais un véritable carrefour où la solidarité et le partage sont vécus au quotidien.

La reconnaissance de la population, des organismes et des établissements du milieu confirme le bien-fondé de la Halte Marie-Rose, inspirée par le parcours de la fondatrice des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), la bienheureuse Marie-Rose Durocher.

Répondre aux besoins de la communauté

Mieux encore, les partenariats établis viennent nourrir la vie de quartier et celle de l’organisme. La présence du Frigo du coin amène des personnes qui viennent faire des provisions. Le partenariat avec Les cuisiniers différents a permis de proposer désormais les « Petits lunchs Marie-Rose ». Les enfants du quartier viennent chercher leur lunch sur l’heure du midi ou profitent de ce goûter lors de la période de l’aide aux devoirs. Avec cet organisme, s’est ajouté les Vendredi réconfort où l’on propose gratuitement une soupe, du pain et un dessert. C’est un apport considérable dans le contexte de la crise économique actuelle où les familles font souvent face à l’insécurité alimentaire.

Le partenariat avec le CLSC a donné lieu à une nouvelle activité « La Ruche d’Art », un concept d’art thérapeutique où les personnes apprivoisent le milieu des arts par le truchement de thèmes. L’aide du CLSC permet entre autres d’acheter le matériel artistique pertinent pour la tenue de cette activité, les mardis.

Un atelier échelonné sur six semaines, connu sous le nom « Défi B Attitude », a remporté un tel succès qu’il sera à nouveau inscrit à la programmation. Axé sur les comportements bienveillants et respectueux, les participants développent des comportements socioémotionnels autant par les échanges, le dessin que la prière-réflexion.

Parmi les activités régulières, on retrouve la pause-café du jeudi, l’activité dessin le vendredi, le tricot le lundi et les rencontres informelles. Autant d’occasions pour briser l’isolement, partager les aléas de la vie et même, devenir une source de motivation pour faire un pas de plus pour une autonomisation mieux assumée, si l’on se fie à l’expérience de certaines personnes. À cela s’ajoutent encore des activités ponctuelles avec l’école Lajeunesse comme celle sur la journée internationale des enfants, les ateliers Alpha Iota, l’aide aux personnes immigrantes, le dépannage et même un camp de jour lors de la semaine de relâche.

Des défis constants

Sur une base hebdomadaire, plus de 100 personnes fréquentent la Halte Marie-Rose sans compter toutes les autres personnes venant occasionnellement pour l’un ou l’autre des services ou simplement prendre un café et se déposer. Pour madame Lafaille, c’est une preuve tangible que l’organisme répond aux besoins de la communauté. « Nous vivons bien le concept de cette “Église en sortie”, ouverte et proche des personnes. »

Malgré ses succès probants, la Halte Marie-Rose est confrontée aux défis d’assurer sa pérennité. « Nous n’entrons pas dans les cases des formulaires », mentionne-t-elle. « Nous n’avons pas accès à des subventions récurrentes. » Cela l’oblige à multiplier les démarches pour obtenir des aides financières ponctuelles et limite d’autant son action pour consolider une activité ou lancer un nouveau service.

Heureusement, la communauté locale démontre une très grande solidarité. Plusieurs ont répondu avec enthousiasme à l’appel lancé récemment pour récolter des denrées afin de venir en aide aux familles durement touchées par la situation économique. « Nous comptons sur des bénévoles habités par leur foi faisant preuve d’un accueil inconditionnel, peu importe la religion et le statut. » Les liens qui se tissent au sein de la Halte Marie-Rose enrichissent la vie communautaire de la paroisse Bienheureuse Marie-Rose Durocher.

Outre l’équipe d’une quinzaine de bénévoles dévoués à la cause, mentionnons le soutien des membres du comité porteur France Aubrey, Helene McKay, Lise St-Jean, Daniel Pellerin, responsable du service de solidarité sociale au diocèse et madame Lafaille. Il faut aussi mentionner le soutien de la fabrique en les personnes d’Isabelle Huard, Elga Amani et Mebalit Uuispe. Toutes ces personnes reflètent à la fois la diversité culturelle et générationnelle du milieu. Elles sont animées par la mission de la Halte Marie-Rose, un lieu de socialisation, collée aux besoins de la communauté.

Source photo : Halte Marie-Rose

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C’est sous le thème « Enracinées dans l’espérance » que les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) et les personnes affiliées SNJM se sont réunies pour la rencontre provinciale le 4 octobre dernier à la Maison Jésus-Marie (MJM).

Un moment traditionnel qui propose un temps de réflexion et des repères pour vivre une année en communion avec toutes les membres de la famille SNJM du Québec. C’est aussi une autre occasion de célébrer dans un même lieu.

Des racines profondes

Dans sa communication, Sr Denise Riel, animatrice provinciale, a d’abord rappelé les racines profondes de la congrégation qui célèbre en octobre ses 181 années d’existence. Faisant état de la spiritualité des Noms de Jésus et de Marie, Sr Denise a souligné comment les valeurs et le charisme SNJM « se sont enracinés et déployés en s’adaptant à la culture contemporaine. »

Alors que la congrégation fondée par la bienheureuse Marie-Rose Durocher a traversé au fil des années et des époques de grandes transformations dans l’Église et la société sans perdre l’espérance, elle a affirmé « Tous ces changements nous ont bouleversées. Mais nous nous sommes adaptées, nous avons tenu bon dans l’espérance. Nous avons affirmé notre foi, notre identité, notre culture, garantes de l’avenir. »

Elle a d’ailleurs signalé comment la mission d’éducation s’était transformée pour prendre d’autres formes comme « l’éducation à la justice, à l’environnement durable et à compassion pour les plus vulnérables » sans jamais perdre de vue le plein développement de la personne.

Un héritage éducatif bien présent

Elle n’a pas manqué non plus d’attirer l’attention sur le fait que l’héritage éducatif dans les anciennes écoles SNJM est bien présent. « Il est impressionnant de voir comment la direction et le personnel de nos écoles demeurent fidèles à nos valeurs et même à nos traditions tout en s’adaptant à la culture des jeunes du 21e siècle. » Ces propos jumelés à des exemples qui se multiplient au contact des élèves actuels et anciens confirment que « la mémoire est bien vivante là où on est passé ».

L’animatrice provinciale a abordé le contexte actuel qui appelle à prendre des décisions parfois difficiles pour « tenir compte de notre réalité et en cherchant le meilleur pour notre communauté. » Elle a alors fait entre autres allusion à la vente du site patrimonial SNJM mis au service de la collectivité et à la nécessité de lâcher prise tout en accueillant la collaboration de plusieurs laïques dans le maintien d’une qualité de vie et de la bonne gestion.

C’est sur les paroles « l’héritage SNJM transmis continue et continuera d’inspirer grâce à la vie puisée dans nos racines », qu’elle a invité les participantes à échanger en petits groupes, des racines de l’espérance dans l’histoire personnelle et de la congrégation.

« … notre qualité d’être… »

Après ce premier moment de partage, Sr Denise a poursuivi sa communication en mettant l’accent sur « nos vies portent du fruit ».

« Aujourd’hui, l’héritage le plus précieux à partager, ce ne sont pas tant les œuvres SNJM, mais notre qualité d’être, notre façon d’être avec les autres, dans la communauté, dans notre milieu, dans la famille, dans des groupes. C’est aussi la façon dont nous nous adaptons et usons de créativité pour demeurer en mission jusqu’au bout. Nous avons une contribution unique à offrir pour que le plan de Dieu continue de se réaliser. Nos vies portent du fruit. »

Dans la démarche de transformation communautaire entreprise depuis le Chapitre 2021qui incite à faire unité dans la Congrégation « Un seul cœur, un seul esprit », Sr Denise a affirmé « c’est profondément évangélique » en invitant l’assistance à se souvenir du testament laissé par Jésus « Que tous soient un, comme toi Père, tu es en moi, et moi en toi… (Jean 20) »

Des signes d’espérance

En vue du Chapitre 2026, « dans cet esprit d’évangile, les membres de la congrégation cheminent vers plus d’inclusivité, de partage et de collaboration — Pour devenir UN. Nous sommes dans un temps de discernement. L’occasion est favorable pour revisiter nos centres de vie (nos communautés locales), nos structures de gouvernance, notre mission dans le monde. Et pour prendre conscience que nous sommes toutes interdépendantes, interreliées, appelées à interagir avec d’autres, avec toute la terre. »

Sr Denise a par la suite invité à nouveau les participantes à échanger sur la force de l’unité, sur les signes d’espérance qui aident à vivre les changements et à participer à la création de la nouvelle entité et à identifier les fruits et promesses d’avenir. L’exercice a permis à chacune d’inscrire sur les branches de l’arbre tricentenaire (visuel fourni) un mot porteur d’espérance.

La rencontre s’est terminée par une plénière libre suivie d’une collation où elles ont pu fraterniser de façon très conviviale.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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Plus de 70 personnes ont participé avec enthousiasme à la rencontre dédiée à la relance de la vie consacrée. Sur l’initiative de l’évêque du diocèse Saint-Jean–Longueuil, monseigneur Claude Hamelin, cette rencontre réunissait des prêtres, des sœurs, des frères, des pères des congrégations religieuses œuvrant dans le diocèse.

Frère Mario Houle

La rencontre avait pour thème « Ma vie dans l’Esprit, l’Esprit dans ma vie », inspiré de celui du jubilé 2025 (Pèlerins de l’Espérance). En plus de proposer des éléments de réflexion significatifs, l’animateur de la rencontre, le frère Mario Houle, a su captiver son auditoire de plusieurs façons en diversifiant les formes d’interactions.

Les personnes présentes ont collaboré avec entrain. Elles ont profité de ces précieux moments d’échange en petits groupes pour s’interroger notamment sur le souffle de l’esprit qui a traversé leur parcours religieux.

Monseigneur Claude Hamelin, évêque du diocèse Saint-Jean–Longueuil

La Maison Jésus-Marie (MJM) accueille depuis plusieurs années les rencontres de l’évêque du diocèse. La chapelle offre un environnement aéré, lumineux et spacieux propice à ces rassemblements. En outre, avec l’équipement en circuit fermé de la MJM, les religieuses à mobilité réduite de la résidence ont pu assister à la rencontre, augmentant la portée de ce type d’événement.

Avant de céder la parole à l’animateur de la rencontre, Sr Denise Riel, animatrice provinciale des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) et Mgr Hamelin ont adressé quelques mots à l’assistance.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) ont célébré dans la joie et la reconnaissance les jubilaires 2024 à la chapelle de la Maison Jésus-Marie (MJM), le 13 septembre dernier.

Sous le thème « En tout temps, je bénirai », inspiré du titre du chant d’entrée de Jean-Claude Gianadda, l’événement a pris un air festif dès les premières interventions avant la célébration animée par Mgr Claude Hamelin, évêque du diocèse Saint-Jean–Longueuil.

Après les salutations d’usage de l’animatrice provinciale, Sr Denise Riel et du célébrant, Mgr Hamelin, Sr Lisette a amorcé sa présentation des jubilaires en ces termes :

« Chères jubilaires, par votre vie, votre consécration à Dieu, votre mission dans l’Église, vous avez actualisé les dons reçus de Dieu; vous êtes devenues dons de Dieu pour les autres. Recevez tous nos hommages. »

Elle a alors nommé les religieuses par leur année de jubilé, soit 75, 70 et 60 ans de vie religieuse. Elle a aussi souligné les 25 ans d’engagement de deux personnes associées SNJM.

La célébration a suivi avec une prière de l’action de grâce « Dans l’Église et dans les communautés, les fonctions et les activités sont variées, mais c’est toujours le même Dieu qui agit au cœur des personnes. Avec vous, chères jubilaires, nous rendons grâce à Dieu pour le bien qu’il vous a donné d’accomplir tout au long de vos jours… »

L’assemblée était composée de nombreuses religieuses et de personnes associées, dont plusieurs provenaient du groupe anglophone en soutien aux deux personnes célébrant leurs 25 années d’engagement. La célébration a été animée par une forte participation aux chants par les sœurs qui avaient reçu à l’avance les partitions. « Elles ont chanté avec cœur et en chœur », s’est réjouie Sr Lisette, une des membres du comité responsable de cette activité. Ce dernier comptait également sur la présence des sœurs Lise Gendron, Jacqueline Aubry, Jeanne Dagenais et Simone Perras.

La célébration terminée, tout le monde a été invité à se rendre à la cafétéria pour un léger goûter. Les personnes présentes ont pu féliciter les jubilaires et s’entretenir avec bon nombre d’entre elles. Ce moment de retrouvailles entre SNJM et personnes associées est toujours très stimulant. On ressentait pleinement le plaisir d’être là.

Consultez la liste des jubilaires SNJM 2024 ici.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault et madame Julie Tétreault, personne affiliée SNJM

 

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C’est dans la simplicité que s’est tenue la célébration d’engagement perpétuel de laïque consacrée de Marie Girardin le 8 juin dernier. « Ce fut un moment de grâce, très touchant et très simple » d’avouer celle qui a trouvé la « façon de vivre ma foi sereinement sur la fin de ma vie. »

La présence et l’enseignement des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) l’ont suivi toute sa vie. Devenir personne associée SNJM, puis suivre la démarche pour devenir laïque consacrée, allaient de soi pour Marie Girardin. Après plusieurs renouvellements de ces vœux, cette dernière a demandé à prononcer des vœux permanents.

« Je considère que je suis mariée à Jésus. J’appartiens à Dieu de façon permanente avec l’inspiration des valeurs SNJM », ajoute Marie, comblée par son cheminement personnel soutenu par plusieurs religieuses SNJM au fil des ans. « J’ai fait tout ce processus pour moi, pour me sentir bien, sans avoir la prétention d’être parfaite, loin de là. » Elle admet que sa démarche l’a aidée à modifier sa façon de vivre en l’entraînant notamment à « être plus à l’écoute des gens et dans le non-jugement. »

Vue d’une partie de l’assistance lors du rituel de consécration.

 Donner le goût de rester « vivant »

 Cette ancienne directrice du centre d’hébergement La CASA, mis sur pied par monseigneur Hubert, n’a pas perdu sa motivation à « être là pour l’amour des autres. » Malgré certaines limites physiques, elle a à cœur « de faire tout ce qu’elle peut pour aider. »

Anne-Marie Montpetit, personne associée SNJM

Dans sa résidence pour personnes âgées, dont plus de 80 % sont en perte d’autonomie, elle s’implique. Que ce soit pour l’organisation d’activités comme le chapelet hebdomadaire ou pour favoriser des moments d’échange lors du jardinage par exemple, elle encourage, donne le goût de rester « vivant » et tente de briser l’insécurité qui assaille ses voisin.e.s.

« Je veux défendre leurs droits et améliorer leur sort » affirme Marie qui conclut « je suis chanceuse de pouvoir vivre ma foi dans la grande famille SNJM. »

La cérémonie officielle d’engagement a eu lieu à la chapelle de la Maison Jésus-Marie (MJM) avec la participation de plusieurs personnes, dont Anne-Marie Montpetit, personne associée SNJM et animatrice lors de cet événement. Après les lectures, le rite d’engagement définitif au laïcat consacré a suivi avec le vœu privé de chasteté dans le célibat.

Rappelons que cette forme d’engagement permet à une personne laïque d’offrir sa vie au Christ et de collaborer à la mission de la congrégation SNJM en vivant dans le monde, comme personne seule ou veuve.

Marie Girardin, laïque consacrée en compagnie de quelques membres de sa famille, des personnes affiliées et des sœurs SNJM.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault