Nuit des sans-abri : Découvrir les multiples facettes de l’itinérance

Retour aux Nouvelles

La présentation de trois témoignages de personnes en situation d’itinérance a été au cœur de la soirée de sensibilisation organisée dans le cadre de la 35e édition de la Nuit des sans-abri au square Philips – parc Émilie-Gamelin à Montréal, le 18 octobre dernier.

Après une marche de solidarité, cette vigile a rassemblé une foule importante où les personnes sans-abri se retrouvaient avec des personnes venues les rencontrer et exprimer leur soutien.

Comme par les années passées, les organisateurs ont aménagé le parc avec des stands offrant plusieurs services : référence pour diverses ressources, distribution de produits sanitaires, alimentation (soupe chaude, hot-dogs…) sans oublier la roulotte du Père John (Father John). Des jeux d’adresse avec des objets différents ont permis aux jeunes de démontrer leurs habiletés.

Témoignages

Outre la présence de nombreux jeunes, Sr Claudette Bastien, snjm, a été touchée par les témoignages de trois personnes en situation d’itinérance. « Les trois personnes nous ont expliqué qu’elles se sont retrouvées à la rue à la suite de problèmes multiples. De la drogue à la pauvreté incluant le rejet et le conflit avec la famille. »

Le premier à témoigner vient de la Gaspésie. Il a expliqué qu’il recherchait son frère disparu. Il reste dans la rue parce qu’il espère pouvoir le trouver en itinérance dans l’un ou l’autre des quartiers de Montréal.

« Le second nous a raconté qu’il voulait être libre de faire ce qu’il veut, ce qui n’est pas possible dans les centres d’hébergement qui imposent des règles pour faciliter la vie communautaire », souligne Sr Claudette.

Un anglophone a été le dernier à témoigner. Il a passé d’une langue à l’autre avec un accent prononcé, parfois difficile à comprendre. L’assistance qui a applaudi chaleureusement chaque témoin a redoublé d’ardeur pour ce dernier, reconnaissant ses efforts pour tenter de décrire sa situation.

Selon Sr Claudette, la présentation de témoignages a eu le mérite d’illustrer les diverses réalités de l’itinérance. « Cela nous plonge dans leur quotidien, leur souffrance et leur quête d’un mieux-être. » Habituée à ces rendez-vous annuels, Sr Claudette a apprécié cette nouveauté à l’animation.

Présentes aussi à Longueuil

Les deux autres membres de l’Équipe de leadership du Québec (ÉLP), Sr Denise Riel et Sr Lisette Boulé, ont également participé au rassemblement au parc St. Mark à Longueuil et à la marche. Selon le comité organisateur, la 26e édition longueuilloise a connu son plus haut taux de participation depuis sa création.

Les témoignages de jeunes ayant séjourné à l’Auberge du cœur L’Antre-Temps et de trois personnes bénéficiant du soutien de l’organisme la Casa Bernard-Hubert ont été tout aussi révélateurs. Si les causes de l’itinérance sont multiples, les personnes présentes ont pris conscience des nombreux défis auxquels sont confrontés les sans-abri dans leur quête d’autonomie.

Parmi les nombreux stands d’information et d’alimentation, on retrouvait celui du Collège Durocher Saint-Lambert (CDSL). Animé par une quinzaine de jeunes très dynamiques, les passants étaient invités entre autres à concevoir dessin et macaron.

« Merci d’être là »

Tant à Longueuil qu’à Montréal, les participants ont circulé sur le site et pu rencontrer des intervenants et des sans-abri. L’un deux a d’ailleurs tenu à remercier Sr Claudette d’être venue sur place.

Rappelons en terminant que cette vigile du 18 octobre a été précédée d’une semaine de sensibilisation à l’itinérance. En outre, Samian, porte-parole de cette édition, rappeur et personne aux multiples talents, a dévoilé une chanson unique, sous la forme d’une lettre à son père.

Originaire de Pikogan, petite communauté Anishinabe en Abitibi-Témiscamingue, il partage son histoire personnelle avec l’itinérance. Ainsi, après plusieurs années où il n’avait pas vu son père, il le retrouve au coin d’une rue à Montréal. Voici le lien pour écouter cette chanson.

Reportage photo : Sr Claudette Bastien

Nuit des sans-abri : Découvrir les multiples facettes de l’itinérance

Retour aux Nouvelles

Il y a de la vie et de l’action à la Halte Marie-Rose depuis l’automne 2023. Ce projet paroissial s’adresse particulièrement à la population de Le Moyne et de Greenfield Park.

La diversité des activités offertes permet de créer de nombreux points de contact avec les différents publics, jeunes, personnes esseulées, personnes du troisième âge, familles et immigrants. C’est exactement ce que souhaitait l’initiatrice du projet, madame Christiane Lafaille, lors du lancement de l’organisme le 6 octobre 2018. « Dès le départ, nous avons misé sur une mission d’accueil et d’ouverture, afin d’être à l’écoute de toute personne, sans discrimination de religion, d’orientation sexuelle et d’âge. » Le projet constitue désormais un véritable carrefour où la solidarité et le partage sont vécus au quotidien.

La reconnaissance de la population, des organismes et des établissements du milieu confirme le bien-fondé de la Halte Marie-Rose, inspirée par le parcours de la fondatrice des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), la bienheureuse Marie-Rose Durocher.

Répondre aux besoins de la communauté

Mieux encore, les partenariats établis viennent nourrir la vie de quartier et celle de l’organisme. La présence du Frigo du coin amène des personnes qui viennent faire des provisions. Le partenariat avec Les cuisiniers différents a permis de proposer désormais les « Petits lunchs Marie-Rose ». Les enfants du quartier viennent chercher leur lunch sur l’heure du midi ou profitent de ce goûter lors de la période de l’aide aux devoirs. Avec cet organisme, s’est ajouté les Vendredi réconfort où l’on propose gratuitement une soupe, du pain et un dessert. C’est un apport considérable dans le contexte de la crise économique actuelle où les familles font souvent face à l’insécurité alimentaire.

Le partenariat avec le CLSC a donné lieu à une nouvelle activité « La Ruche d’Art », un concept d’art thérapeutique où les personnes apprivoisent le milieu des arts par le truchement de thèmes. L’aide du CLSC permet entre autres d’acheter le matériel artistique pertinent pour la tenue de cette activité, les mardis.

Un atelier échelonné sur six semaines, connu sous le nom « Défi B Attitude », a remporté un tel succès qu’il sera à nouveau inscrit à la programmation. Axé sur les comportements bienveillants et respectueux, les participants développent des comportements socioémotionnels autant par les échanges, le dessin que la prière-réflexion.

Parmi les activités régulières, on retrouve la pause-café du jeudi, l’activité dessin le vendredi, le tricot le lundi et les rencontres informelles. Autant d’occasions pour briser l’isolement, partager les aléas de la vie et même, devenir une source de motivation pour faire un pas de plus pour une autonomisation mieux assumée, si l’on se fie à l’expérience de certaines personnes. À cela s’ajoutent encore des activités ponctuelles avec l’école Lajeunesse comme celle sur la journée internationale des enfants, les ateliers Alpha Iota, l’aide aux personnes immigrantes, le dépannage et même un camp de jour lors de la semaine de relâche.

Des défis constants

Sur une base hebdomadaire, plus de 100 personnes fréquentent la Halte Marie-Rose sans compter toutes les autres personnes venant occasionnellement pour l’un ou l’autre des services ou simplement prendre un café et se déposer. Pour madame Lafaille, c’est une preuve tangible que l’organisme répond aux besoins de la communauté. « Nous vivons bien le concept de cette “Église en sortie”, ouverte et proche des personnes. »

Malgré ses succès probants, la Halte Marie-Rose est confrontée aux défis d’assurer sa pérennité. « Nous n’entrons pas dans les cases des formulaires », mentionne-t-elle. « Nous n’avons pas accès à des subventions récurrentes. » Cela l’oblige à multiplier les démarches pour obtenir des aides financières ponctuelles et limite d’autant son action pour consolider une activité ou lancer un nouveau service.

Heureusement, la communauté locale démontre une très grande solidarité. Plusieurs ont répondu avec enthousiasme à l’appel lancé récemment pour récolter des denrées afin de venir en aide aux familles durement touchées par la situation économique. « Nous comptons sur des bénévoles habités par leur foi faisant preuve d’un accueil inconditionnel, peu importe la religion et le statut. » Les liens qui se tissent au sein de la Halte Marie-Rose enrichissent la vie communautaire de la paroisse Bienheureuse Marie-Rose Durocher.

Outre l’équipe d’une quinzaine de bénévoles dévoués à la cause, mentionnons le soutien des membres du comité porteur France Aubrey, Helene McKay, Lise St-Jean, Daniel Pellerin, responsable du service de solidarité sociale au diocèse et madame Lafaille. Il faut aussi mentionner le soutien de la fabrique en les personnes d’Isabelle Huard, Elga Amani et Mebalit Uuispe. Toutes ces personnes reflètent à la fois la diversité culturelle et générationnelle du milieu. Elles sont animées par la mission de la Halte Marie-Rose, un lieu de socialisation, collée aux besoins de la communauté.

Source photo : Halte Marie-Rose

Nuit des sans-abri : Découvrir les multiples facettes de l’itinérance

Retour aux Nouvelles

C’est sous le thème « Enracinées dans l’espérance » que les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) et les personnes affiliées SNJM se sont réunies pour la rencontre provinciale le 4 octobre dernier à la Maison Jésus-Marie (MJM).

Un moment traditionnel qui propose un temps de réflexion et des repères pour vivre une année en communion avec toutes les membres de la famille SNJM du Québec. C’est aussi une autre occasion de célébrer dans un même lieu.

Des racines profondes

Dans sa communication, Sr Denise Riel, animatrice provinciale, a d’abord rappelé les racines profondes de la congrégation qui célèbre en octobre ses 181 années d’existence. Faisant état de la spiritualité des Noms de Jésus et de Marie, Sr Denise a souligné comment les valeurs et le charisme SNJM « se sont enracinés et déployés en s’adaptant à la culture contemporaine. »

Alors que la congrégation fondée par la bienheureuse Marie-Rose Durocher a traversé au fil des années et des époques de grandes transformations dans l’Église et la société sans perdre l’espérance, elle a affirmé « Tous ces changements nous ont bouleversées. Mais nous nous sommes adaptées, nous avons tenu bon dans l’espérance. Nous avons affirmé notre foi, notre identité, notre culture, garantes de l’avenir. »

Elle a d’ailleurs signalé comment la mission d’éducation s’était transformée pour prendre d’autres formes comme « l’éducation à la justice, à l’environnement durable et à compassion pour les plus vulnérables » sans jamais perdre de vue le plein développement de la personne.

Un héritage éducatif bien présent

Elle n’a pas manqué non plus d’attirer l’attention sur le fait que l’héritage éducatif dans les anciennes écoles SNJM est bien présent. « Il est impressionnant de voir comment la direction et le personnel de nos écoles demeurent fidèles à nos valeurs et même à nos traditions tout en s’adaptant à la culture des jeunes du 21e siècle. » Ces propos jumelés à des exemples qui se multiplient au contact des élèves actuels et anciens confirment que « la mémoire est bien vivante là où on est passé ».

L’animatrice provinciale a abordé le contexte actuel qui appelle à prendre des décisions parfois difficiles pour « tenir compte de notre réalité et en cherchant le meilleur pour notre communauté. » Elle a alors fait entre autres allusion à la vente du site patrimonial SNJM mis au service de la collectivité et à la nécessité de lâcher prise tout en accueillant la collaboration de plusieurs laïques dans le maintien d’une qualité de vie et de la bonne gestion.

C’est sur les paroles « l’héritage SNJM transmis continue et continuera d’inspirer grâce à la vie puisée dans nos racines », qu’elle a invité les participantes à échanger en petits groupes, des racines de l’espérance dans l’histoire personnelle et de la congrégation.

« … notre qualité d’être… »

Après ce premier moment de partage, Sr Denise a poursuivi sa communication en mettant l’accent sur « nos vies portent du fruit ».

« Aujourd’hui, l’héritage le plus précieux à partager, ce ne sont pas tant les œuvres SNJM, mais notre qualité d’être, notre façon d’être avec les autres, dans la communauté, dans notre milieu, dans la famille, dans des groupes. C’est aussi la façon dont nous nous adaptons et usons de créativité pour demeurer en mission jusqu’au bout. Nous avons une contribution unique à offrir pour que le plan de Dieu continue de se réaliser. Nos vies portent du fruit. »

Dans la démarche de transformation communautaire entreprise depuis le Chapitre 2021qui incite à faire unité dans la Congrégation « Un seul cœur, un seul esprit », Sr Denise a affirmé « c’est profondément évangélique » en invitant l’assistance à se souvenir du testament laissé par Jésus « Que tous soient un, comme toi Père, tu es en moi, et moi en toi… (Jean 20) »

Des signes d’espérance

En vue du Chapitre 2026, « dans cet esprit d’évangile, les membres de la congrégation cheminent vers plus d’inclusivité, de partage et de collaboration — Pour devenir UN. Nous sommes dans un temps de discernement. L’occasion est favorable pour revisiter nos centres de vie (nos communautés locales), nos structures de gouvernance, notre mission dans le monde. Et pour prendre conscience que nous sommes toutes interdépendantes, interreliées, appelées à interagir avec d’autres, avec toute la terre. »

Sr Denise a par la suite invité à nouveau les participantes à échanger sur la force de l’unité, sur les signes d’espérance qui aident à vivre les changements et à participer à la création de la nouvelle entité et à identifier les fruits et promesses d’avenir. L’exercice a permis à chacune d’inscrire sur les branches de l’arbre tricentenaire (visuel fourni) un mot porteur d’espérance.

La rencontre s’est terminée par une plénière libre suivie d’une collation où elles ont pu fraterniser de façon très conviviale.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

Nuit des sans-abri : Découvrir les multiples facettes de l’itinérance

Retour aux Nouvelles

Plus de 70 personnes ont participé avec enthousiasme à la rencontre dédiée à la relance de la vie consacrée. Sur l’initiative de l’évêque du diocèse Saint-Jean–Longueuil, monseigneur Claude Hamelin, cette rencontre réunissait des prêtres, des sœurs, des frères, des pères des congrégations religieuses œuvrant dans le diocèse.

Frère Mario Houle

La rencontre avait pour thème « Ma vie dans l’Esprit, l’Esprit dans ma vie », inspiré de celui du jubilé 2025 (Pèlerins de l’Espérance). En plus de proposer des éléments de réflexion significatifs, l’animateur de la rencontre, le frère Mario Houle, a su captiver son auditoire de plusieurs façons en diversifiant les formes d’interactions.

Les personnes présentes ont collaboré avec entrain. Elles ont profité de ces précieux moments d’échange en petits groupes pour s’interroger notamment sur le souffle de l’esprit qui a traversé leur parcours religieux.

Monseigneur Claude Hamelin, évêque du diocèse Saint-Jean–Longueuil

La Maison Jésus-Marie (MJM) accueille depuis plusieurs années les rencontres de l’évêque du diocèse. La chapelle offre un environnement aéré, lumineux et spacieux propice à ces rassemblements. En outre, avec l’équipement en circuit fermé de la MJM, les religieuses à mobilité réduite de la résidence ont pu assister à la rencontre, augmentant la portée de ce type d’événement.

Avant de céder la parole à l’animateur de la rencontre, Sr Denise Riel, animatrice provinciale des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) et Mgr Hamelin ont adressé quelques mots à l’assistance.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

Nuit des sans-abri : Découvrir les multiples facettes de l’itinérance

Retour aux Nouvelles

Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) ont célébré dans la joie et la reconnaissance les jubilaires 2024 à la chapelle de la Maison Jésus-Marie (MJM), le 13 septembre dernier.

Sous le thème « En tout temps, je bénirai », inspiré du titre du chant d’entrée de Jean-Claude Gianadda, l’événement a pris un air festif dès les premières interventions avant la célébration animée par Mgr Claude Hamelin, évêque du diocèse Saint-Jean–Longueuil.

Après les salutations d’usage de l’animatrice provinciale, Sr Denise Riel et du célébrant, Mgr Hamelin, Sr Lisette a amorcé sa présentation des jubilaires en ces termes :

« Chères jubilaires, par votre vie, votre consécration à Dieu, votre mission dans l’Église, vous avez actualisé les dons reçus de Dieu; vous êtes devenues dons de Dieu pour les autres. Recevez tous nos hommages. »

Elle a alors nommé les religieuses par leur année de jubilé, soit 75, 70 et 60 ans de vie religieuse. Elle a aussi souligné les 25 ans d’engagement de deux personnes associées SNJM.

La célébration a suivi avec une prière de l’action de grâce « Dans l’Église et dans les communautés, les fonctions et les activités sont variées, mais c’est toujours le même Dieu qui agit au cœur des personnes. Avec vous, chères jubilaires, nous rendons grâce à Dieu pour le bien qu’il vous a donné d’accomplir tout au long de vos jours… »

L’assemblée était composée de nombreuses religieuses et de personnes associées, dont plusieurs provenaient du groupe anglophone en soutien aux deux personnes célébrant leurs 25 années d’engagement. La célébration a été animée par une forte participation aux chants par les sœurs qui avaient reçu à l’avance les partitions. « Elles ont chanté avec cœur et en chœur », s’est réjouie Sr Lisette, une des membres du comité responsable de cette activité. Ce dernier comptait également sur la présence des sœurs Lise Gendron, Jacqueline Aubry, Jeanne Dagenais et Simone Perras.

La célébration terminée, tout le monde a été invité à se rendre à la cafétéria pour un léger goûter. Les personnes présentes ont pu féliciter les jubilaires et s’entretenir avec bon nombre d’entre elles. Ce moment de retrouvailles entre SNJM et personnes associées est toujours très stimulant. On ressentait pleinement le plaisir d’être là.

Consultez la liste des jubilaires SNJM 2024 ici.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault et madame Julie Tétreault, personne affiliée SNJM

 

Nuit des sans-abri : Découvrir les multiples facettes de l’itinérance

Retour aux Nouvelles

C’est dans la simplicité que s’est tenue la célébration d’engagement perpétuel de laïque consacrée de Marie Girardin le 8 juin dernier. « Ce fut un moment de grâce, très touchant et très simple » d’avouer celle qui a trouvé la « façon de vivre ma foi sereinement sur la fin de ma vie. »

La présence et l’enseignement des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) l’ont suivi toute sa vie. Devenir personne associée SNJM, puis suivre la démarche pour devenir laïque consacrée, allaient de soi pour Marie Girardin. Après plusieurs renouvellements de ces vœux, cette dernière a demandé à prononcer des vœux permanents.

« Je considère que je suis mariée à Jésus. J’appartiens à Dieu de façon permanente avec l’inspiration des valeurs SNJM », ajoute Marie, comblée par son cheminement personnel soutenu par plusieurs religieuses SNJM au fil des ans. « J’ai fait tout ce processus pour moi, pour me sentir bien, sans avoir la prétention d’être parfaite, loin de là. » Elle admet que sa démarche l’a aidée à modifier sa façon de vivre en l’entraînant notamment à « être plus à l’écoute des gens et dans le non-jugement. »

Vue d’une partie de l’assistance lors du rituel de consécration.

 Donner le goût de rester « vivant »

 Cette ancienne directrice du centre d’hébergement La CASA, mis sur pied par monseigneur Hubert, n’a pas perdu sa motivation à « être là pour l’amour des autres. » Malgré certaines limites physiques, elle a à cœur « de faire tout ce qu’elle peut pour aider. »

Anne-Marie Montpetit, personne associée SNJM

Dans sa résidence pour personnes âgées, dont plus de 80 % sont en perte d’autonomie, elle s’implique. Que ce soit pour l’organisation d’activités comme le chapelet hebdomadaire ou pour favoriser des moments d’échange lors du jardinage par exemple, elle encourage, donne le goût de rester « vivant » et tente de briser l’insécurité qui assaille ses voisin.e.s.

« Je veux défendre leurs droits et améliorer leur sort » affirme Marie qui conclut « je suis chanceuse de pouvoir vivre ma foi dans la grande famille SNJM. »

La cérémonie officielle d’engagement a eu lieu à la chapelle de la Maison Jésus-Marie (MJM) avec la participation de plusieurs personnes, dont Anne-Marie Montpetit, personne associée SNJM et animatrice lors de cet événement. Après les lectures, le rite d’engagement définitif au laïcat consacré a suivi avec le vœu privé de chasteté dans le célibat.

Rappelons que cette forme d’engagement permet à une personne laïque d’offrir sa vie au Christ et de collaborer à la mission de la congrégation SNJM en vivant dans le monde, comme personne seule ou veuve.

Marie Girardin, laïque consacrée en compagnie de quelques membres de sa famille, des personnes affiliées et des sœurs SNJM.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

Nuit des sans-abri : Découvrir les multiples facettes de l’itinérance

Retour aux Nouvelles

Lors de l’inauguration du Pavillon Femmes de la famille Coutu au Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie (PSNM), la formule « Nous reconnaissons la richesse du passé tout en proposant un programme scolaire actuel et tourné vers l’avenir» a pris tout son sens. C’est ce qu’a souligné Sr Denise Riel, animatrice provinciale des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) le 12 septembre dernier. «J’aime bien cette expression formulée par un membre du personnel. Elle lie bien le passé, le présent et l’avenir.»

Sr Denise Riel, animatrice provinciale SNJM et Antonella Picillo, directrice générale du PSNM

Fondé en 1905 par les SNJM, le PSNM « traverse bien le temps, il sait évoluer, innover, créer pour que les jeunes deviennent des citoyennes accomplies comme le désirait notre fondatrice mère Marie-Rose dans son temps. » Sr Riel, accompagnée des deux autres membres de l’Équipe de leadership de la province SNJM du Québec, a exprimé le sentiment de toutes. « Nous sommes heureuses de constater que depuis 120 ans, la mission d’éducation et les valeurs SNJM se sont perpétuées tout en s’actualisant pour assurer le plein développement des jeunes d’aujourd’hui et les préparer à s’engager dans la société actuelle. »

Ce pavillon de facture très moderne comprend des salles de classe spacieuses et bien éclairées, des emplacements flexibles pour accueillir les élèves de la formule FLEX, des environnements pour favoriser le travail d’équipe, en plus du toit-jardin Desjardins. Ce dernier servira autant pour l’enseignement extérieur que pour l’agriculture urbaine. Il constituera également un lieu de détente pour le personnel tout en invitant les élèves à fraterniser et se détendre en plein air.

Sa construction a aussi permis d’utiliser de nouvelles technologies pour réduire la consommation d’énergie. Avec l’aide d’une dizaine de puits de géothermie, le bâtiment sera entièrement chauffé et climatisé.

Hommage à l’héritage SNJM

Dans la conception de ce pavillon illuminé et inspirant, la direction a intégré un projet de vitrine muséale pour présenter l’histoire de l’école et le riche héritage légué par la congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). Cette œuvre a été réalisée sous la responsabilité de monsieur Dominique Laperle, historien et enseignant au PSNM, avec la collaboration du service des Archives SNJM.

Cette vitrine rappelle le travail des fondatrices et la vision SNJM de « développer le cœur, l’intelligence et toutes les dimensions de la personne de chaque élève. » Avec la complicité du personnel de l’école, le PSNM, à travers son projet éducatif et ses quatre profils d’études, soutient toujours cette vision.

L’événement s’est tenu en présence des enseignant.e.s, des membres du personnel administratif et de plusieurs distingué.e.s invité.e.s. Rappelons que le PSNM en est à son troisième agrandissement. Les deux annexes précédentes ont été réalisées en 1986 et en 2005.

Nuit des sans-abri : Découvrir les multiples facettes de l’itinérance

Retour aux Nouvelles

Quelques visiteurs se sont présentés bien avant le début de l’activité du Centre Marie-Rose (CMR) aux Journées du patrimoine religieux (JPR) le vendredi 6 septembre dernier. La belle température se prêtait bien à cet événement extérieur comportant deux volets.

C’est ainsi que les premiers visiteurs ont pu prendre le temps de regarder les artefacts liés à la mission éducative des SNJM. Ils étaient exposés dans des comptoirs situés juste à l’avant d’une grande affiche représentant une salle de classe de l’école Baril à Montréal en 1950. Le charme s’opérait déjà déliant les langues sur cette époque!

D’autres se sont plutôt présentés au chapiteau où les attendait la responsable des archives, madame Geneviève Noël. Les explications détaillées sur l’uniforme rouge porté au début de la congrégation par les élèves ont fait sourire bon nombre de visiteurs. Ils étaient intrigués par cette couleur flamboyante qui a rapidement suscité une réglementation de l’évêque de Montréal de l’époque.

Il fallait aussi voir comment l’attrait était grand pour les objets en lien avec mère Marie-Rose, fondatrice de la congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). Plus les visiteurs affluaient, plus ils s’éparpillaient autour du chapiteau notamment, pour aller consulter entre autres la table d’objets et livres offerts gratuitement.

Un tour guidé truffé d’anecdotes

Puis l’heure du tour guidé du site patrimonial SNJM avec Sr Lisette Boulé est arrivée. Une trentaine de personnes l’ont écoutée « religieusement » tout en l’interrogeant parfois sur un élément particulier ou un fait historique.

Sur son parcours, Sr Lisette a fourni les détails sur le moment de la fondation de la congrégation, rappelant qu’à l’époque, la majorité de la population était illettrée. En fournissant quelques détails sur le bâtiment principal construit en 1740 et son évolution, elle a raconté en parallèle le début de la congrégation et sa croissance rapide.

Un arrêt auprès de la maison de Fondation, ancienne école de la Fabrique et de la résidence Notre-Dame, seul bâtiment original de ce secteur de la rue Saint-Charles, a suscité beaucoup d’intérêt. Puis le groupe s’est dirigé vers l’arrière du grand bâtiment et ancien couvent de Longueuil où il y a eu une conserverie, des jardins, des animaux de ferme et une grande cour de récréation. Difficile, par ailleurs de passer sous silence la présence du ruisseau Saint-Antoine dont les traces sont encore visibles sur le terrain. Un ruisseau qui en fait voir de toutes les couleurs aux habitants du couvent et du voisinage avant qu’il soit canalisé.

La présence du tout premier cimetière SNJM au pied d’un chêne plus que centenaire imposait un autre arrêt pour expliquer les pérégrinations de mère Marie-Rose, dont les restes ont été déplacés à plusieurs reprises. Cela lui a d’ailleurs valu le surnom de « la grande voyageuse ».

Aux anecdotes sur le ruisseau et la vie des pionnières et de mère Marie-Rose, se sont ajoutées celles en lien avec l’histoire de Longueuil. Une occasion de faire un petit clin d’œil sur le seul titre de baronnie accordée en Amérique du Nord qui se retrouve désormais dans une famille vivant en Angleterre!

Des retrouvailles

En plus de permettre aux visiteurs de découvrir ou redécouvrir des pans de notre histoire, la participation du Centre Marie-Rose à un événement public facilite les retrouvailles. Plusieurs participant.e.s étaient des anciennes élèves ou des enfants ou neveux de personnes ayant côtoyé les SNJM dans les nombreux couvents et écoles de la grande région montréalaise.

L’une a d’ailleurs pu rencontrer fortuitement une ancienne enseignante venue rencontrer une autre religieuse à la Maison Jésus-Marie (MJM). Une autre encore a amené sa mère pour cette visite mémorable. Un pèlerinage émotif pour cette dame qui conserve une affection profonde pour les SNJM qui lui ont enseigné. Elle a d’ailleurs envoyé ses filles au Pensionnat Saint-Nom-de-Marie (PSNM) pour leur donner accès à un enseignement de qualité. Pour sa part, un homme ne voulait pas rater cette occasion de replonger dans l’univers SNJM, dont il a tant entendu parler par les membres de sa famille.

L’intérêt manifesté par les visiteurs et la passion communicative de la guide et l’animatrice ont rendu l’expérience formidable de part et d’autre. « Ces contacts enrichissants avec le public constituent une source de motivation tout en étant énergisants », avouent Sr Lisette et madame Noël.

Nuit des sans-abri : Découvrir les multiples facettes de l’itinérance

Retour aux Nouvelles

Tio Coriolis

La présentation de concerts se poursuit à la Maison Jésus-Marie (MJM) perpétuant ainsi la tradition d’offrir une plateforme de diffusion autant aux artistes émergents qu’aux musiciens renommés. C’est ainsi que la MJM accueillait en ses murs le trio Coriolis pour un concert piano, violon et violoncelle.

Comme l’a si bien fait remarquer Sr Suzanne Brault lors de la présentation aux religieuses SNJM et aux invités, c’est « un privilège d’accueillir des musiciens renommés » qui ont joué sur des scènes internationales dans plusieurs pays. Chacun.e poursuit une carrière de soliste ou chambriste tout en cumulant des prix prestigieux.

Sous le thème « Aspiration et inspiration », les trois musiciens, Tomoko Inui (piano), Frédéric Bednarz (violon) et Julie Dessureault (violoncelle), ont interprété deux pièces majeures du répertoire musical. La première est le Trio no 1 pour violon, violoncelle et piano en ut mineur, opus 8 de Dmitri Chostakovitch. Cette œuvre de jeunesse du compositeur russe a été créée en 1925.

La seconde est le Trio nᵒ 2 de Schubert, aussi connu sous le nom de Trio en mi bémol majeur pour piano et cordes. Il s’agit d’une pièce de musique de chambre lyrique romantique en quatre mouvements, pour violon, violoncelle, et piano. Elle a été composée en 1827 par le compositeur autrichien Franz Schubert.

Après la prestation des musiciens, Sr Suzanne les a remerciés chaleureusement. « Votre talent et votre passion ont su faire vibrer nos cœurs et toucher nos âmes… Vos interprétations sublimes nous ont transportées dans un monde de beauté. »

Un beau moment musical pour toute l’assistance qui a déjà hâte à un prochain rendez-vous!

Les musiciens, de gauche à droite, Julie Dessureault (violoncelle), Tomoko Inui (piano) et Frédéric Bednarz (violon).

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

Nuit des sans-abri : Découvrir les multiples facettes de l’itinérance

Retour aux Nouvelles

Journées du patrimoine religieux — 6 septembre entre 14 h et 16 h

Le Centre Marie-Rose (CMR) vous offre une occasion unique de vivre le lien entre patrimoine (bâtiments historiques du 18e et 19e siècle) et histoire, celle des pionnières de la congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) liée étroitement au développement de l’éducation à Longueuil et au Québec.

Dans le cadre des Journées du patrimoine religieux (JPR), le Centre Marie-Rose accueillera les visiteurs le vendredi 6 septembre, entre 14 h et 16 h, sur le site patrimonial des SNJM à Longueuil.

Les uns découvriront comment les objets exposés parlent… Ils sont même bavards surtout avec une présentation animée. Entre les clins d’œil à la vie d’antan, les rappels du contexte historique, les visiteurs découvriront l’audace et la détermination de la fondatrice, mère Marie-Rose Durocher, et de ses compagnes, déterminées à donner une chance aux jeunes filles de s’instruire.

Sous la forme d’une mini-exposition à l’extérieur avec chapiteau, des objets ayant appartenu aux pionnières seront exposés. On affichera une représentation d’une salle de classe d’antan. On présentera également des artefacts liés à la mission éducative comme un ancien boulier. Des livres, cartes, médailles et autres articles souvenirs seront aussi disponibles.

Suivez le guide à 14 h 30

Les mordus d’architecture et d’histoire sont invités à participer au tour complet du site patrimonial SNJM. Animé par une religieuse SNJM, ce parcours est l’occasion d’apprécier les caractéristiques principales du bâti de pierre.

Pour le bâtiment principal, on expliquera son évolution dont l’origine remonte à 1740. À côté, c’est l’ancienne école de la Fabrique devenue la maison de Fondation de la congrégation des SNJM. Et là, les vestiges d’un ruisseau disparu côtoyant le premier cimetière de la congrégation.

C’est tout un passé qui se révèle avec ce circuit animé favorisant les échanges au fil des détails transmis et de quelques anecdotes étonnantes.

Visite libre

Il est aussi possible d’effectuer une visite libre du site patrimonial des SNJM en consultant les affiches installées le long du trottoir de la rue Saint-Charles. Munies d’un code QR, elles donnent accès à la petite histoire liée à l’image présentée. Une approche virtuelle pour découvrir quelques informations intéressantes sur plusieurs éléments historiques de ce lieu. Il y en a même une sur le Centre Marie-Rose qui donne accès à plusieurs des attraits à l’intérieur des bâtiments. On peut consulter ces affiches jusqu’au mois de novembre.

Pour les fervents d’histoire, et plus particulièrement sur le rôle de la Congrégation des SNJM d’hier à aujourd’hui, une visite de la chapelle Marie-Rose s’impose. Elle est située dans le transept droit de la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue, à quelques pas du CMR. Trois comptoirs d’exposition avec une variété d’artefacts et six affiches (munies de codes QR) révèlent les multiples facettes de la mission SNJM, toujours en action de nos jours.

Rendez-vous le vendredi 6 septembre 2024 entre 14 h et 16 h au Centre Marie-Rose situé au 80, rue Saint-Charles Est, à Longueuil. C’est gratuit! À noter qu’en cas de forte pluie, l’événement sera annulé. Cependant, une pluie faible ou intermittente n’empêchera pas sa présentation. Il est toutefois possible que certains artefacts ne soient pas exposés.

Rappelons que le CMR est membre fondateur des Sanctuaires du fleuve et du nouveau circuit de tourisme religieux en Montérégie « À la découverte de nos audacieuses »