Commémoration touchante à la Maison Jésus-Marie après un an de pandémie

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Les commentaires bien sentis des sœurs et de plusieurs membres du personnel et les larmes au coin des yeux de plusieurs ont confirmé le bien-fondé de l’activité commémoration organisée à la Maison Jésus-Marie, le 11 mars dernier. Inspirée de la démarche « J’allume une étoile » de l’organisme DARD*, cette célébration spéciale s’inscrivait dans la foulée de l’invitation élargie de commémoration du premier ministre du Québec, François Legault.

« Nous souhaitions par cette célébration reconnaître tous les efforts et les énergies déployés par les employés de la Maison en plus de faire très attention dans leurs actions quotidiennes à l’extérieur de nos murs », souligne Sr Marie-Paule Demarbre, coordonnatrice de la Maison Jésus-Marie.

Ce moment de recueillement a aussi permis de rendre hommage aux personnes décédées pendant cette période, tant les proches décédés ou non du coronavirus, que toutes les personnes du Québec et d’ailleurs, dont les sœurs du Lesotho et des États-Unis.

Dans son mot d’introduction lors de la célébration, Sr Marie-Paule a rappelé tout le chemin parcouru depuis un an de pandémie qui « a produit en nous des sentiments variés. En même temps, nous nous sommes redécouvertes des forces, des valeurs essentielles. Notre regard personnel et collectif a changé sur la vie, sur les personnes, sur nous. Aujourd’hui, nous sommes invitées à honorer notre puissance de vie. »

Les sœurs avaient été invitées avant la célébration, à prendre le temps d’identifier les motifs de reconnaissance et les personnes à qui elles voulaient témoigner de cette reconnaissance. L’exercice aura été bénéfique pour plus d’une, si l’on en juge les commentaires émis lors de cette journée et des suivantes. D’autant plus que cet appel à la réflexion les concernait tout autant puisqu’on les avait incitées à penser à « nous qui, communautairement, avons fait des découvertes et à chacune de nous qui avons redécouvert des forces et des valeurs… »

Le clou de cette célébration spéciale, au fort symbolisme dans la chapelle de la MJM, a été la distribution par 16 sœurs de ballons décorés d’étoiles avec un message de reconnaissance dans autant de lieux distincts où se réunissent toutes les personnes en service dans la Maison Jésus-Marie. Les ballons brillaient toujours de tous leurs feux au moment d’écrire ces lignes.

*DARD : Dynamique d’accompagnement de rituels de deuil

Reportage photos : Sr Suzanne Brault

Commémoration touchante à la Maison Jésus-Marie après un an de pandémie

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Le confinement imposé par la pandémie aura eu un effet positif. Plusieurs sœurs de la Maison Jésus-Marie (MJM) ont pris le virage de la technologie en adoptant la tablette numérique.

Après les avoir guidées généralement dans leur achat, Sr Suzanne Brault se charge d’initialiser la nouvelle tablette. Puis, elle donne à chacune, une petite formation tout en assumant souvent le rôle de « dépanneuse » en cas de complication.

Sr Suzanne Brault à l’œuvre.

Celle qui est surnommée affectueusement par son neveu « INun » apprécie cette tâche « technologique » qui la change de son travail en interprétation. Aimant créer des liens, elle a même initié la « prière communautaire virtuelle ». Un rendez-vous hebdomadaire sur Messenger qui regroupe quelques dizaines de personnes dont plusieurs nouvelles adeptes des tablettes.

Quelques-unes des participantes au groupe de prière communautaire virtuelle (surnommé le PCV).

« J’ai reçu beaucoup dans ma vie. Je suis contente de pouvoir faire de même avec les autres en les aidant à apprivoiser l’univers des tablettes », souligne Sr Suzanne, toujours aussi enthousiaste. C’est au cours de sa mission à Santa Cruz, en Californie dans les années 2007-2013 que Sr Suzanne s’est familiarisée avec la technologie. Depuis, elle n’a cessé de s’acclimater aux téléphones intelligents puis aux tablettes.

Sans se prendre pour une spécialiste, elle partage avec joie ses connaissances et découvertes avec les autres. À l’approche du chapitre général de la congrégation, Sr Suzanne s’est donnée comme mission d’initier ses compagnes à Zoom. Comme quoi, les réflexes de cette ex-enseignante de la musique pendant 30 ans remontent vite à la surface!

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Eulalie Durocher, connue sous le nom religieux de mère Marie-Rose puis, béatifiée sous le nom de Marie-Rose Durocher fait partie des 50 femmes remarquables honorées par la Commission de toponymie du Québec. Cette première liste de 50 femmes rassemblées sur une carte interactive propose plus de 500 noms de lieux officiels leur rendant hommage.

La Commission a arrêté son choix en fonction de critères lui permettant de constituer un corpus représentatif et diversifié de la société québécoise :

  1. Des pionnières ou des figures de proue dans différents domaines d’activité.
  2. Des figures historiques ou populaires qui ont marqué l’imaginaire collectif.
  3. Une représentativité de l’ensemble de la société québécoise.
  4. Une volonté que des femmes de toutes les époques soient représentées.
  5. Des Québécoises de naissance et d’adoption.

Cette carte interactive lancée à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars dernier, sera bonifiée au fil du temps afin de souligner l’apport du plus grand nombre de femmes possible. La Commission a rappelé qu’il existait actuellement près de 4500 noms de lieux officiels associés à une femme.

La carte interactive accessible ici recense dix lieux au nom d’Eulalie Durocher. Nous vous invitons à prendre connaissance de tous les lieux, places et noms d’organismes en consultant le tableau ci-dessous.

N’hésitez pas à nous partager votre connaissance d’un autre lieu, place ou organisme désigné par le nom de la fondatrice des SNJM, le cas échéant.

Mausolée Eulalie-Durocher-Cimetière Côte-des-Neiges, Montréal (© Hugues Bouchard, photo gracieuseté du cimetière Notre-Dame-des-Neiges).

 

Ville Lieu, place, organismes
Beauharnois Maison des enfants Marie-Rose
Beloeil

Parc Eulalie-Durocher

 

  Skate Park Eulalie-Durocher
  Place Eulalie-Durocher
Longueuil Rue Durocher
  Rue Marie-Rose
  Paroisse Bienheureuse-Marie-Rose-Durocher
  Maison Marie-Rose-Durocher
  Rue Durocher
  Rue Marie-Rose
  Halte Marie-Rose
  Chapelle Marie-Rose (cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue)
Montréal École secondaire Eulalie-Durocher
  Rue Marie-Rose (près de Lacordaire)
  Mausolée Eulalie-Durocher (Cimetière Notre-Dame-des Neiges)
Repentigny Rue Eulalie-Durocher
Saint-Antoine-sur-Richelieu Belvédère Eulalie-Durocher
  Rue Marie-Rose
  Maison de la culture Eulalie-Durocher
Saint-Bruno-de-Montarville Rue Eulalie-Durocher
Saint-Lambert Avenue Durocher
  Collège Durocher-Saint-Lambert
Terrebonne Rue de la Sœur-Marie-Rose

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Une série de photos des œuvres de sœur Jérôme-de-la-Croix, artiste peintre de renom, ornent désormais les murs de quelques corridors à la Maison Jésus-Marie (MJM). Cette initiative revient à sœur Jeanne Lebeau qui a meublé son temps pendant cette longue période de confinement, à concevoir et coordonner la réalisation de ce projet avec l’aide de quelques personnes.

Sr Jeanne Lebeau près du mur présentant les 28 Évangiles et un aperçu de l’installation des autres volets.

« Durant tout ce temps libre, j’ai effectué un genre de révision de vie qui m’a amenée à me replonger dans mes premières années de vie religieuse à la maison-mère, à Outremont. Je me suis souvenue que je trouvais magnifiques les peintures de sœur Jérôme-de-la-Croix », raconte Sr Jeanne.

Ces œuvres, situées à la hauteur du jubé de l’orgue du 4e étage, était peu visibles d’en bas. Leur situation dans la chapelle de la maison-mère n’offrait pas davantage de perspective lorsqu’on circulait à la même hauteur au jubé. « Je trouvais cela bien dommage que les sœurs ne puissent s’émerveiller de ces chefs d’œuvre. »

Avec son penchant naturel pour l’histoire et ses souvenirs encore bien présents de son ravissement pour les œuvres de cette artiste, Sr Jeanne a élaboré son projet. Son objectif était clair : garder la mémoire de cette sœur artiste pour éviter que son œuvre ne tombe dans l’oubli.

Elle a alors sollicité la contribution de Sr Angéline Parenteau qui avait photographié toutes les œuvres de Sr Jérôme-de-la-Croix, juste avant le grand départ de la maison-mère. Cette série de photographies a été réalisée avec les moyens de l’époque, dans des conditions plus ou moins idéales, souligne-t-on. Elle permet néanmoins d’en conserver une trace.

S’imprégner de la beauté et « des mystères de notre foi »

Sr Jeanne a ainsi rassemblé les photographies des œuvres du Chemin de croix, des 15 mystères du Rosaire et des Évangiles des 28 dimanches après la Pentecôte. À l’aide des recherches déjà réalisées par Sr Angéline Parenteau, elle a préparé une courte biographie de l’artiste et sollicité de l’aide pour agrandir, numériser et « laminer » ces photographies. Puis est finalement venu le temps de leur installation sur les murs de la Maison Jésus-Marie.

Un aperçu des mystères douloureux – Œuvres de Sr Jérôme-de-la-Croix

« J’ai pensé qu’en plaçant ces reproductions dans un oratoire ou dans les corridors de l’infirmerie, nos sœurs résidentes actuelles et nous, un jour, nous pourrions les admirer tout en nous imprégnant de la réalité de ces mystères de notre foi », avoue humblement Sr Jeanne.

Cette dernière a bien hâte que les mesures sanitaires soient moins restrictives pour permettre aux résidentes et aux visiteurs de pouvoir circuler librement et prendre toute la mesure du talent de Sr Jérôme-de-la-Croix. En attendant, vous pouvez consulter une biographie qui parle du parcours de cette artiste ici. http://bernardmulaire.ca/articles/article_ancien17_dictartistfrancq01.php

Trois tableaux du chemin de croix de Sr Jérôme-de-la-Croix

Les photographies du chemin de la croix sont installées dans l’oratoire de l’infirmerie de Saint-Charles, au 3e étage. Les 15 mystères du Rosaire se retrouvent dans le corridor du rez-de-chaussée de Saint-Charles menant au pavillon Saint-André. Enfin, les Évangiles des 28 dimanches après la Pentecôte ont été affichées dans le corridor qui fait face au poste des infirmières au rez-de-chaussée.

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À l’occasion du 8 mars, la Commission de toponymie du Québec rendra hommage à 50 femmes dont Marie-Rose Durocher, fondatrice des Sœurs des Saints Noms de Jésus été de Marie (SNJM) pour souligner l’apport de celles-ci à l’histoire du Québec.

Cette carte sera diffusée sur une page Web et par le truchement d’une application mobile. On y présente le portrait de chaque femme, relié à une fiche biographique avec la présentation de 10 lieux qui portent leur nom.

Dans le cas de mère Marie-Rose Durocher, on recense les lieux suivants :

Avenue Durocher (Saint-Lambert)

Belvédère Eulalie-Durocher (Saint-Antoine-sur-Richelieu)

Rue DurocherLa Bienheureuse-Marie-Rose-Durocher (paroisse), Maison Marie-Rose-DurocherRue Marie-Rose (tous les 4 à Longueuil)

Parc Eulalie-Durocher (Belœil)

Rue de la Sœur-Marie-Rose (Terrebonne)

Rue Eulalie-Durocher (Saint-Bruno-de-Montarville)

Rue Eulalie-Durocher (Repentigny)

Comme vous le constatez, il s’agit d’une courte liste qui souligne tout de même l’influence de la fondatrice des SNJM dans diverses localités de la province.

  • Selon vous, le nom de Marie-Rose Durocher et d’Eulalie Durocher a été attribué à combien de rues au Québec?

Revenez nous voir à la fin de la semaine pour connaître la réponse et découvrir tous les lieux recensés au nom de mère Marie-Rose.

En attendant, vous pouvez participer à notre petit jeu questionnaire sur Facebook cette semaine.

 

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La Ville de Montréal et l’arrondissement d’Outremont ont annoncé récemment qu’ils donneront le nom de Marie-Stéphane à une nouvelle avenue. Il s’agit d’une nouvelle voie publique constituée du prolongement de l’avenue Querbes, située entre le parc Pierre-Dansereau et l’avenue Thérèse-Lavoie-Roux, à l’est de l’avenue Champagneur.

Le conseil municipal a procédé à l’adoption de cette nomination « avenue Marie-Stéphane » et de celle de trois parcs lors de sa séance du 22 février dernier.  Ce nom sera officialisé par la Commission de toponymie du Québec avant d’être affiché sur le domaine public.

« L’histoire de Montréal est remplie de femmes et d’hommes ayant fait la différence dans leur milieu et leur quartier. C’est une fierté pour nous de leur rendre hommage et de reconnaître leurs apports en baptisant une rue ou un parc en leur honneur, ce qui nous permet d’immortaliser leur histoire dans la mémoire et l’identité collectives montréalaises », a mentionné Émilie Thuillier, responsable de la démocratie et transparence, des communications et de l’expérience citoyenne et du patrimoine au comité exécutif.

Sr Marie-Stéphane lors d’une entrevue à la CBC. Photo JacGuy

La dénomination de cette nouvelle avenue fait honneur au parcours de la professeure de musique et compositrice, sœur Marie-Stéphane, des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). Dans la présentation de la Ville de Montréal, on souligne que sœur Marie-Stéphane (Hélène Côté) s’oriente rapidement vers l’enseignement de la musique. Nommée directrice des études musicales de sa congrégation en 1920, elle fonde en 1932, l’École supérieure de musique d’Outremont, alors affiliée à la faculté des arts de l’Université de Montréal.

Elle se rend en Europe pour en apprendre davantage sur les grandes écoles de musique et en faire profiter les étudiants du Québec et l’institution, qui connaît un essor remarquable. C’est en 1951 que cette dernière devient l’École de musique Vincent-d’Indy.

Rappelons en terminant que sœur Marie-Stéphane a obtenu en 1973, la médaille du Conseil canadien de la musique. Pour en savoir davantage sur son apport à l’École de musique Vincent-d’Indy…

 

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Depuis 2008, le Réseau œcuménique de l’eau (ROE) profite de la période du Carême pour susciter des réflexions sur le don de l’eau par Dieu.

Durant les sept semaines du Carême, le ROE, avec le soutien du Conseil œcuménique des Églises (COE), publie des réflexions théologiques hebdomadaires et fournit des références pour aborder le thème de l’eau. En cette année 2021, le COE a choisi de concentrer son Pèlerinage de justice et de paix sur les États-Unis.

Tout au cours de cette campagne des Sept semaines pour l’eau, l’organisme nous invite à découvrir des lieux parfois bien connus. C’est le cas de la ville de Flint au Michigan, aux prises avec un réseau d’eau contaminé au plomb, un problème qui affecte plusieurs autres villes américaines. La campagne 2021 offre aussi l’occasion d’explorer d’autres lieux sous la direction de théologiens et de militants de la justice de l’eau, issus de plusieurs traditions religieuses et spirituelles.

La première réflexion disponible dès maintenant porte sur des exemples concrets de contamination à grande échelle de l’eau dans plusieurs villes américaines. L’auteure Michele Roberts fait état en conclusion que les difficultés d’approvisionnement en eau potable aux États-Unis est une conséquence directe d’un racisme systémique.

Outre les réflexions et les ressources biblico-théologiques sur la crise de l’eau en Amérique du Nord, une série d’événements en ligne de même que des webinaires sont planifiés au cours de cette même période. Il sera aussi possible de consulter sur la page du ROE des entrevues avec les militants-es  de l’eau.

Rappelons que les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) ont adopté une prise de position collective pour promouvoir l’accès universel à l’eau potable en 2008.

* Le ROE est un regroupement mondial des Églises et des organisations chrétiennes axé sur la promotion de l’accès à l’eau pour tous.

 

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Huit étudiants universitaires du Québec inscrits au projet CATHII à l’ONU participeront aux sessions virtuelles de la 65e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies en mars prochain. Ils pourront ainsi vivre l’expérience de ces grands forums d’échanges sur des sujets variés touchant notamment des questions de justice et de traite des personnes.

Cette initiative du Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) vient du sous-comité de la relève créé en février 2019. Ce sous-comité s’est transformé en projet en août 2019 sous le nom CATHII à l’ONU autour d’une idée : proposer un programme de formation aux étudiants pour les sensibiliser aux enjeux et sur les effets systémiques de la traite sur les enfants, les femmes et les personnes en situation de travail précaire en prévision d’une participation aux sessions de l’ONU. Le projet favoriserait ainsi la transmission des connaissances acquises sur ce sujet par le CATHII, reconnu comme une ressource référence au Canada. C’est ce qui constituait les objectifs de départ.

Participantes à la rencontre du comité SNJM Justice et Paix du Québec

Comme l’a souligné Élodie Ekobena, co-coordonnatrice du projet CATHII à l’ONU, lors de sa présentation à la dernière rencontre du comité SNJM Justice et Paix du Québec, le projet pilote qui espérait pouvoir attirer 2-3 étudiants en ces temps de pandémie, a rapidement pris une autre dimension. Pas moins de huit étudiants des trois niveaux universitaires (baccalauréat, maîtrise et doctorat) et de quatre universités québécoises ont manifesté leur intérêt.

Lise Gagnon, snjm

Depuis le dépôt de leur CV et de leurs lettres de motivations profondes « qui étaient impressionnantes et très touchantes » a souligné Sr Lise Gagnon, snjm, également co-coordonnatrice du projet, les jeunes ont participé à quelques rencontres pour se préparer à vivre leur expérience en mars. Les membres de CATHII à l’ONU ont ainsi réalisé qu’il fallait également compter sur le partage des expériences et connaissances des jeunes, dont certains avaient déjà vécu des simulations à l’ONU.

Préparer la relève autrement

Ces étudiants provenant de milieux culturels diversifiés œuvrent en médecine, travail social et en journalisme international. Ils souhaitent en apprendre davantage sur les enjeux de la traite humaine et, envisagent même la mise en place de projets plus spécifiques. C’est le cas des étudiants en médecine d’ailleurs. Ces derniers souhaitent élaborer un programme pour détecter la présence de victimes de la traite humaine dans les urgences.

Les rencontres préparatoires avec les étudiants se termineront le 25 février. Elles sont animées par Élodie Ekobena, membre du CATHII en tant que représentante de la seule congrégation masculine (Jésuites) au sein de cet organisme créé en 2004 par un groupe de congrégations religieuses féminines. Madame Renaude Grégoire, travailleuse autonome, contribue également à ces rencontres en y partageant ses expériences, elle qui a participé à une trentaine de sessions à l’ONU. Le comité compte aussi sur la contribution de Madame Jill Hanley, professeur à l’Université McGill, de Madame Jennie-Laure Sully, travailleuse à la CLES (Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle) et de Madame France Laforge, coordonnatrice du CATHII.

Le désir du CATHII de préparer la relève ou du moins, favoriser la transmission de connaissances pour poursuivre le travail d’information sur la traite est en bonne voie. L’intérêt de ces huit étudiants et les réponses obtenues de certaines universités pour s’impliquer dans un projet similaire en 2022 semblent le confirmer.

L’autre effet de cette démarche est sans contredit une sensibilisation au travail effectué depuis toutes ces années par les congrégations religieuses contre la traite humaine au sein notamment de divers réseaux dont Talitha Kum.

Malgré tout, les défis restent élevés comme l’a fort bien exprimé Élodie Ekobena au moment de conclure sa présentation disponible sur vidéo ci-dessous.

Conclusion de la présentation

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Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) sont toujours aussi engagées pour arrêter la traite humaine. C’est ce qu’ont confirmé par leur témoignage, Sr Joanne Pundyk (Brésil) et Sr Ana Maria Vilca Mamani (Pérou) lors de la rencontre virtuelle du Comité SNJM Justice et Paix du Québec, le 1er février dernier.

Les deux religieuses œuvrent activement au sein de leur réseau national de lutte contre la traite des personnes et les abus sexuels. Ce phénomène, connu également sous le vocable « esclavage moderne », touche principalement des femmes et filles que l’on déplace de zones en zones et même hors de leur pays.

Si le Brésil a connu d’importants progrès jusqu’en 2015 avec la mise en œuvre notamment, de trois plans d’action contre la traite, rien ne bouge depuis l’élection du gouvernement actuel. La corruption fait en sorte que les informations de la police coulent aux trafiquants qui s’en tirent constamment. « Il y a très peu de cas de traite qui se rendent aux tribunaux », déplore Sr Joanne Pundyk qui souligne malgré tout, la collaboration étroite de la police fédérale avec les autorités internationales.

Éduquer et prévenir

Une des sept membres fondatrices du réseau national « Un cri pour la vie » créé en 2007, Sr Joanne souligne que le Brésil est un pays « exportateur de la traite et un pays de passage. » On estime qu’il y a au moins 10 000 femmes et filles qui sont victimes de traite de personnes par année dans le pays même si l’on ne tient pas de statistiques officielles sur ce sujet. La majorité des victimes proviennent du Nord et du Nord-Est du pays, là où on retrouve pauvreté et tourisme. On fait également venir des femmes et des filles principalement de la Bolivie et du Pérou.

Le réseau national mis en place par la Conférence des religieuses du Brésil rejoint des sœurs et des personnes laïques. Il est composé de 24 noyaux actifs dans 26 états du pays. Les efforts de tous les membres du Réseau sont concentrés en éducation et prévention pour éliminer à la source, le problème de la traite.

Au-delà des rencontres mensuelles et annuelles pour partager les connaissances et les expériences, les membres continuent de se former sur le sujet avant de préparer du matériel d’éducation et de sensibilisation. La distribution s’effectue auprès des enseignants-es, des professionnels de la santé, des employés du secteur public, des paroisses et autres organismes de la société civile. Des actions plus ciblées sont réalisées auprès des chauffeurs de taxi et du personnel des hôtels. « L’attention des chauffeurs de taxi est bonne. Certains nous remercient même de leur ouvrir les yeux sur ce problème auxquels ils n’avaient pas conscience », mentionne Sr Joanne.

Les actions de sensibilisation se multiplient également par l’entremise des médias sociaux, surtout en temps de pandémie où il est plus difficile de réaliser des actions directes sur le terrain. Les rencontres d’échanges entre les membres du réseau s’effectuent également en virtuel désormais. « Nous terminons toujours nos rencontres par un moment de prières et de chants pour nous donner la force et le courage de continuer notre travail acharné », raconte Sr Joanne qui a fondé, avec une autre personne, le noyau de Maceió, une ville située dans l’une des régions touristiques les plus recherchées.  Elle a assumé la charge de coordonnatrice pendant cinq ans de ce noyau au sein duquel elle œuvre toujours activement.

Situation similaire au Pérou

Le Pérou et le Brésil partagent la même attitude culturelle à l’égard des femmes perçues comme un objet que l’on peut vendre et acheter. « Les gens croient que les femmes l’ont cherché lorsqu’on soulève la question de la traite », admet Sr Ana Maria Vilca Mamani, présidente du Réseau national Red Kawsay contre la traite des personnes. Ce réseau, fondé en 2015, travaille étroitement avec des réseaux similaires en Argentine, au Paraguay et en Uruguay.

Le Réseau du Pérou est soutenu par 33 congrégations religieuses avec la présence de 44 sœurs actives. Red Kawsay travaille sur quatre axes : représentation | sensibilisation et prévention | accueil des personnes victimes de la traite | défense des droits et travail de collaboration.

Les constats sont tout aussi lourds au Pérou où l’on constate une recrudescence de cas avec une tendance à recruter des femmes et des filles de plus en plus jeunes. Les quelques statistiques disponibles révèlent que 81 % des victimes de la traite dans ce pays sont des femmes. 40 % de ces victimes sont âgées entre 12 et 17 ans.

Peu de condamnations

60 % des victimes de la traite sont prises dans le cercle vicieux de la prostitution alors que 35 % sont dirigées vers le travail forcé. Le dernier 5 % implique diverses situations. Sans surprise, on découvre qu’il y a une concentration de cas à Lima, capitale du pays avec 12 M de personnes. La jungle, avec la présence accrue de travailleurs des mines, est un autre pôle majeur.

Entre juin 2020 et février 2021, il y a eu 31 opérations permettant de sauver 437 personnes victimes de la traite, se réjouit Sr Ana Maria. Malgré ce succès, le combat est ardu. Les lois péruviennes exigent des preuves flagrantes à toutes les étapes du processus judiciaire. À cela s’ajoute la corruption, qui comme au Brésil, permet aux trafiquants d’obtenir des informations privilégiées. Il n’est donc pas simple de condamner les dirigeants de la traite de personnes.

La situation n’est pas plus facile pour aider les victimes de la traite à s’échapper de l’emprise des trafiquants. « Les victimes restent traumatisées à vie », mentionnent en chœur Srs Joanne et Ana Maria. Cette dernière déplore d’ailleurs le peu d’aide de l’État envers les ressources pour permettre aux victimes de réapprendre à vivre normalement. Les budgets minimaux assurent principalement la présence de six communautés d’accueil avec très peu de services.

En parallèle, les victimes peuvent également compter sur quelques maisons additionnelles gérées par des congrégations religieuses. Ces dernières assument la majorité des frais avec un soutien minimal du gouvernement local ou du ministère.

Répondre aux besoins

Tout comme au Brésil, le réseau Red Kawsay concentre ses énergies sur la prévention et l’éducation pour contrer les messages « séducteurs » des trafiquants. La tâche se complexifie pour joindre les personnes plus vulnérables dont le cas des femmes réfugiées du Venezuela (un million de réfugiés) qui se retrouvent de plus en plus dans la ligne de mire des trafiquants.

Les membres du réseau distribuent du matériel de sensibilisation partout où il est possible de le faire, y compris directement aux maisons.  Avec le souci de mieux répondre aux diverses réalités, des personnes de Red Kawsay sont allées visiter quelques lieux autour des mines dans la jungle afin de trouver les meilleures façons de venir en aide à ces populations.

En tant que coordonnatrice du réseau Red Kawsay, Sr Ana Maria participe aux rencontres de son groupe local, national et international.

Bref, 18 ans après l’adoption de leur prise de position collective pour contrer la traite des personnes (2004), on retrouve des SNJM qui poursuivent le combat avec d’autres un peu partout dans le monde, y compris au Québec (avec le CATHII créé voilà 16 ans) et aux États-Unis.

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Sr Lise Gagnon, snjm, représentera le CATHII (Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale) au marathon de prière organisé par Talitha Kum dans le cadre de la Journée Mondiale de Prière et de Réflexion contre la Traite des personnes ce 8 février. Le marathon de 7 heures en 5 langues sera constitué de témoignages des différentes réalités dans le monde contre la traite et de prières.

La participation de 3 à 5 minutes de Sr Lise Gagnon clôturera ce marathon à 11 h (heure de l’Est). Cette dernière prévoit une courte présentation d’une « économie sans traite humaine » et des défis actuels à relever pour combattre ce fléau. Elle complétera son intervention par une prière finale à sainte Joséphine Bakhita avec un support visuel. Cette prière est inspirée en partie de textes provenant du Comité sur la traite du Réseau Justice et Paix SNJM et de Sr Ann Oestreich, ihm, pour Talitha Kum.

Cette participation du CATHII est une autre marque de reconnaissance du travail effectué par cet organisme fondé en 2004 au Québec par des congrégations religieuses féminines. L’organisme à but non lucratif a participé à plusieurs événements internationaux par le passé. Sr Claudette Bastien, snjm, a d’ailleurs participé à une rencontre internationale de Talitha Kum à Rome en 2017, comme représentante de cette organisation.

Le CATHII est aussi à la source de la création de la Coalition québécoise contre la traite des personnes, un organisme qui a pour mission de « mettre en réseau les organismes travaillant auprès des personnes victimes ou à risque afin de prévenir la traite, de protéger les personnes victimes et de s’assurer d’offrir les services et le soutien adéquats. » L’objectif est de faciliter la coordination des nombreux intervenants pour améliorer l’offre de services de protection et de soutien aux victimes de la traite.

Le marathon de prières débute à 4 h (heure de l’Est – 10 h heure de l’Europe centrale) pour se terminer à 11 h (heure de l’Est – 17 h – heure de l’Europe). Tout le monde est invité à participer à ce marathon diffusé en direct sur la chaîne YouTube. Voici également un lien pour le suivi en français.