Un peu de réconfort pour les personnes en situation d’itinérance

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L’opération sacs cadeaux s’est terminée avec la livraison d’une cinquantaine de sacs à L’Abri de la Rive-Sud, le lundi 5 décembre dernier. Cette ressource, qui soutient des personnes en situation d’itinérance dans leur réinsertion, distribuera le surplus de sacs à la Halte du coin, un lieu de refuge au quotidien.

Jusqu’au moment de cette livraison, la démarche entreprise au début du mois de novembre a suscité beaucoup d’enthousiasme chez les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), résidentes à la Maison Jésus-Marie (MJM). Elles étaient contentes d’apporter leur contribution à cette cause qui leur tient à cœur depuis longtemps.

Cette activité a aussi permis au personnel laïque de l’Administration générale des SNJM de collaborer avec elles. Lors d’un moment de rassemblement, les membres du personnel et plusieurs sœurs ont procédé au montage des sacs cadeaux.

Lorsque l’opération emballage a été terminée, tout le monde était bien content de s’accorder une pause-café-biscuits pour échanger des nouvelles et se souhaiter un bon temps de l’Avent.

La livraison s’est effectuée dans la bonne humeur avec la complicité des sœurs Monique Gendron et Suzanne Brault et de madame Marianne Daudelin, responsable de la mission à l’extérieur, des activités et des services communautaires à la MJM.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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Les personnes associées anglophones des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) étaient rassemblées à la Maison Jésus-Marie le 3 décembre pour vivre un moment important. C’est en présence de quelques personnes associées SNJM anglophones et des sœurs disponibles que l’on a procédé à la cérémonie des premiers engagements de madame Rita Staltari.

Cette aspirante associée a suivi un cheminement spirituel avec Sr Phyllis Douillard et son groupe d’associés.es ces deux dernières années. La cérémonie des premiers engagements constitue la fin d’une démarche enrichissante pour la personne concernée. C’est un moment touchant et stimulant pour la nouvelle venue et pour toutes les personnes présentes.

Cette cérémonie des premiers engagements a été suivie du rituel du renouvellement des promesses des personnes associées anglophones. Ce rituel s’effectue une fois l’an pour les personnes associées anglophones et aux trois ans pour les personnes associées francophones chez les SNJM. Le groupe de personnes associées anglophones compte deux autres aspirantes dans ses rangs.

Après les cérémonies, les personnes associées se sont retrouvées pour partager un repas. La partie musicale avec le concert de Noël a dû être annulée à cause d’absences dues à la maladie et à de circonstances incontrôlables.

Reportage photo : Sr Pat O’Neill

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La pandémie et les nombreuses difficultés n’ont pas eu raison de la Halte Marie-Rose. Au contraire, cette ressource au nom de la fondatrice des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) a le vent dans les voiles depuis la rentrée scolaire 2022.

Un local a été réservé pour accueillir Le Frigo du coin.

« Nous avons procédé à plusieurs réaménagements à l’intérieur de nos locaux pour mieux répondre aux besoins du milieu » signale avec enthousiasme, Christiane Lafaille, responsable. L’organisme rattaché à la paroisse la Bienheureuse Marie-Rose Durocher dans ville LeMoyne accueille désormais dans ses locaux une autre ressource Le Frigo du coin (aliments en libre-service et ateliers thématiques).

Si la pandémie a mis un frein aux activités régulières avec la population, cette période a été propice à la réflexion pour centrer davantage les actions afin de répondre aux attentes des gens. À la reprise, c’est tout naturellement que les morceaux du casse-tête sont tombés en place comme l’explique madame Lafaille.

Un espace pour les enfants

« Le service d’aide aux devoirs offert par la Maison de la famille LeMoyne a amené une nouvelle dimension à notre centre. » La proximité de l’école Lajeunesse et les besoins évidents de cette jeune clientèle ont amené la Halte Marie-Rose à diversifier son offre de services. Un Croque-livres a été installé à l’intérieur en attendant de le faire sur le terrain de l’organisme au printemps.

La Halte a aussi organisé des activités ponctuelles telles que l’activité de dessins pour faire vivre une expérience de conscience autour de la paix le 13 novembre dernier et une fête et des jeux pour la Journée internationale des droits de l’enfance (20 novembre). Des ateliers de journal créatif et le service Boîte à crayons (effets scolaires en libre-service) ont aussi été mis en place. D’autres services se grefferont au fur et à mesure en fonction de la clientèle et des capacités de l’organisme.

La réaction de plusieurs jeunes qui ne veulent plus quitter l’organisme à la fin de leur activité confirme bien la pertinence de leurs actions, estiment Christiane Lafaille et sa collègue Vani Bonnelangue.

Un lieu de ressourcement

La Halte Marie-Rose n’a pas perdu pour autant sa mission première d’offrir un lieu pour se déposer. « Nous avons réaménagé nos locaux pour proposer un lieu plus accueillant et des espaces pour tenir des ateliers arts. » Ainsi, les mardis Pause-café sont des moments réservés aux parents. « C’est un espace d’écoute bienveillante pour échanger sur leurs réalités », précise madame Lafaille.

Il y a aussi des moments « sans rendez-vous » où la Halte Marie-Rose accueille toute personne deux après-midi par semaine et selon la demande. Des petits groupes de partage de la Parole, des groupes de soutien pour les personnes endeuillées, des visites d’amitié afin de briser l’isolement et des ressourcements spirituels pour méditer la Parole par l’art font aussi partie de l’offre de la Halte Marie-Rose, de plus en plus bien ancrée dans son milieu. Une célébration de la Parole hebdomadaire complète le tout.

« En développant des partenariats avec les autres ressources, nous élargissons nos actions en ayant toujours pour objectifs de répondre aux besoins des personnes », mentionne Christiane Lafaille qui reprend le leitmotiv de mère Marie-Rose.  

À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, la Halte Marie-Rose a accueilli deux jeunes iranienne et colombienne, Yekta et Catalina, pour témoigner de leur expérience de vie.

Faire Église autrement

Rappelons que la Halte Marie-Rose a vu le jour le 6 octobre 2018, jour anniversaire de la fondatrice des SNJM. Lancé dans l’enthousiasme et l’espérance de faire Église autrement, le projet de l’équipe pastorale de la paroisse Bienheureuse Marie-Rose Durocher qui dessert ville LeMoyne et Greenfield Park, se veut rassembleur. L’organisme s’est donné notamment comme mission d’accueillir et d’être à l’écoute de toute personne, sans discrimination de religion, d’orientation sexuelle et d’âge, qui ressent le besoin de présences, d’échanges avec d’autres et d’écoute sur sa route de vie.

Outre Christiane Lafaille, coordonnatrice des activités paroissiales et responsable de la Halte Marie-Rose, on retrouve au comité porteur de l’organisme, Vani Bonnelangue, agente de pastorale et les bénévoles France Aubrey, Helene McKay et Lise St-Jean. Le dynamisme de ces dernières apporte du souffle à la Halte Marie-Rose qui a accueilli plus de 200 personnes depuis la rentrée en septembre, en raison de petits groupes de 5 à 13 personnes. L’équipe pastorale est complétée par Clément Gauthier, bénévole mandaté et Carlos Enrique Cana Perez, curé.

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La première année des « murs de la gentillesse » de l’organisme à but non lucratif Renaissance a permis de récolter plus de 1000 manteaux qui ont été remis à la Mission Old Brewery le 5 décembre dernier. Ils seront ainsi redistribués aux familles dans le besoin et aux personnes en situation d’itinérance par cet organisme qui offre de nombreux services à cette clientèle.

En partenariat avec Publicité Sauvage qui lui a offert deux lieux, l’équipe de Renaissance a inauguré ces murs colorés auxquels on a installé des crochets. Du 14 au 27 novembre, les passants ont ainsi été conviés à y accrocher leurs vieux manteaux d’hiver pour qu’une autre personne puisse être au chaud pendant la prochaine saison froide. L’un des murs était situé à l’angle des rues Sainte-Catherine et avenue Bourbonnière et l’autre, au coin des rues D’Iberville et Masson. 

À la fin de chaque jour, l’équipe de Renaissance recueillait les manteaux restés accrochés pour les remettre à Mission Old Brewery à la fin de la campagne. Selon le directeur général de Renaissance, Éric St-Arnaud, cette opération cadrait bien avec la mission d’aide sociale de l’organisme et son approche de collaboration avec d’autres partenaires.

Rappelons que le concept de ces « murs de la gentillesse » provient d’une initiative mise en place au Moyen-Orient en 2015. L’idée a fleuri un peu partout dans le monde depuis. C’était la première expérience du genre à Montréal. Le projet a suscité bon nombre de réactions positives dans les deux secteurs comme en fait foi le nombre de manteaux recueillis. Il a aussi provoqué beaucoup d’étonnement, il faut bien le dire. Arpentant quotidiennement le quartier Hochelaga-Maisonneuve, Sr Claudette Bastien, snjm, en a été d’ailleurs témoin.

À en juger par le résultat, il est à espérer que le projet des « murs de la gentillesse » sera repris l’an prochain et qu’il fera des petits dans d’autres lieux, car la situation actuelle crée d’importants besoins. Tous ceux et celles qui travaillent en milieu communautaire constatent une hausse de l’itinérance depuis la pandémie. Un état de fait qui risque de s’aggraver avec l’inflation élevée jumelée à la crise du logement.

D’ailleurs, peu de villes échappent à ce phénomène comme l’a souligné madame Lucie Latulippe, directrice de l’Abri de la Rive-Sud, lors de sa présentation à la Maison Jésus-Marie (MJM) en novembre. Raison de plus pour donner foi à ce credo du dirigeant de Renaissance : « Donner, ça fait du bien. »

Photo prise lors de la remise officielle des manteaux d’hiver par Renaissance à la Mission Old Brewery à la suite de la campagne « Murs de la gentillesse ». Source photo : Facebook-Renaissance

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Sous le thème « Paroles de confiance », la rencontre de ressourcement provincial a été le théâtre de grands moments d’intériorité. Tout au cours de cette journée du 25 novembre, Colette Beauchemin, agente de pastorale au diocèse Saint-Jean–Longueuil, a fait vivre un beau parcours, dans un langage accessible à toutes.

À partir de quelques récits bibliques, madame Beauchemin a amené son auditoire à explorer et méditer la Parole qui réveille et alimente la confiance en chacun.e. Dans la première partie, les participantes ont revu le texte de la Bible sur Élie se réfugiant dans le désert. L’animatrice a suscité la réflexion sur ce qui entoure la fidélité à la mission du baptisé.e, une mission qui n’est pas toujours de tout repos.

Ponctuée de musique et de moments de recueillement et de prière, la rencontre s’est poursuivie en après-midi avec cette fois-ci, l’exploration du texte portant sur la résurrection de Lazare et la vie éternelle. Tout en nuances, les propos émis avaient beaucoup de sens.

Colette Beauchemin, agente de pastorale

Un partage à la fin de la rencontre a d’ailleurs permis de prendre toute la mesure de cette journée de ressourcement. « C’était très touchant d’entendre les réactions des sœurs. Nous avons senti combien cette rencontre avait été nourrissante », souligne Sr Claudette Bastien, conseillère provinciale.

Cette journée de ressourcement a été perçue comme une bénédiction puisqu’elle a permis de rassembler à nouveau les sœurs vivant à l’extérieur de la Maison Jésus-Marie et les résidentes. C’était d’ailleurs la première fois depuis deux ans et demi que se tenait une telle rencontre, organisée antérieurement une à deux fois par année.

Cette réussite repose en grande partie sur la qualité de la personne-ressource, reconnue pour son expérience et sa grande habileté à aborder avec simplicité ces thèmes bibliques. Rappelons que madame Beauchemin est formatrice en catéchèse biblique symbolique et cofondatrice de l’Association québécoise de catéchèse biblique symbolique.

Photo : Sr Suzanne Brault

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Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) continuent à s’impliquer auprès des personnes en situation d’itinérance. Cette fois-ci, l’opération prend la forme de sacs cadeaux qui seront distribués à l’Abri de la Rive-Sud et la Halte du coin.

Madame Lucie Latulippe, directrice de l’Abri de la Rive-Sud.

Lors d’une petite conférence le 16 novembre dernier à la Maison Jésus-Marie (MJM), Lucie Latulippe, directrice de l’organisme a brossé un bref portrait de la situation de l’itinérance qui touche désormais des villes de toutes les tailles au Québec. Ce phénomène est répandu à travers le monde.

Plusieurs facteurs expliquent la recrudescence de l’itinérance selon elle, dont la crise du logement, l’inflation et bien entendu, la pandémie. Pour ce seul organisme, identifié comme ressource d’hébergement de transition de 30 places, il reçoit 430 demandes par mois! Pour l’organisme Halte du coin, une ressource d’urgence (un jour à la fois) de 65 places, on est obligé de refuser une vingtaine de demandes par jour!

Outre les besoins énormes en hébergement et en refuge, madame Latulippe n’a pas manqué de rappeler que les préjugés étaient encore bien tenaces à l’égard des personnes itinérantes. L’idée de cette opération sacs cadeaux, permettant de rassembler de nombreux articles d’hygiène personnelle et de petites douceurs, est reçue comme une bénédiction par la directrice de l’Abri de la Rive-Sud. Ce geste apporte du réconfort et redonne de l’espoir aux personnes vivant l’itinérance. C’est sans compter que ces attentions nourrissent aussi leur estime de soi.

Pour Marianne Daudelin, responsable de la mission à l’extérieur, des activités et des services communautaires à la MJM, l’idée de transformer le projet de l’an dernier à une opération sacs cadeaux allait de soi. « Les sœurs étaient déjà sensibilisées à cette injustice sociale et très motivées à apporter leur soutien aux personnes en situation d’itinérance. » Le défi était de trouver une façon de simplifier l’opération afin que toutes les résidentes puissent y participer malgré leur âge avancé. C’est dans cet esprit qu’elle a retenu l’idée du sac cadeau.

Un appel est donc lancé à toutes les sœurs SNJM du Québec, les membres du personnel, tant du Québec que de l’administration générale et de la MJM et aux personnes affiliées, à participer avec enthousiasme à cette opération qui prendra fin le 2 décembre. Les sacs cadeaux seront par la suite remis à madame Latulippe qui veillera à les distribuer directement aux personnes itinérantes de l’Abri de la Rive-Sud et de la Halte du coin.

Marianne Daudelin et Lucie Latulippe lors de la conférence donnée à la Maison Jésus-Marie.

Quelques consignes pour remplir votre sac cadeau

Chaque sac cadeau est d’une valeur de 50 $. On peut y rassembler des articles d’hygiène personnelle : shampoing ou le 2 en 1 (avec revitalisant), gel de douche ou savon, déodorant, brosse à cheveux ou peigne, brosse à dents, pâte dentifrice, soie dentaire, baume pour les lèvres. Pour les femmes, on pense aux soins de la peau (lotion, crème pour le corps ou les mains, masque exfoliant, rouge à lèvres, mascara, vernis à ongles, bijou). Pour les hommes, on ajoute rasoirs, gel ou mousse à rasage et lotion après-rasage (à noter que les jeunes aiment les marques « Axe » et « Dove Men »). Des chaussettes ou bas chauds peuvent compléter votre sac avec des petites douceurs : bonbons, chocolats (sans noix), carte cadeau (10 $) à l’épicerie, pharmacie ou Tim Horton, petit carnet de notes et stylo.

Pour apporter une touche personnalisée, vous êtes invité.e à glisser une carte de souhaits où vous pouvez exprimer vos paroles d’encouragement et un message amical (non religieux).

La date limite est le 2 décembre pour apporter vos sacs cadeaux à la Maison Jésus-Marie.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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Le succès de l’expo-vente missionnaire 2022 est le fruit d’une belle participation des sœurs de la Maison Jésus-Marie (MJM) et des personnes laïques, tricoteuses et autres, venues admirer et acheter les belles pièces d’artisanat. « Toutes les compagnes de la Maison Jésus-Marie ont voulu répondre à l’invitation du pape François à « être des témoins », souligne avec enthousiasme, Sr Suzanne Lavallée, instigatrice de cette activité pour appuyer la Journée mondiale des missions.

Encore une fois cette année, on a retrouvé de magnifiques pièces de tricot, du petit bonnet pour les prématurés à la tuque, en passant par les mitaines, les foulards, les chandails sans oublier quelques pièces d’artisanat. Ces divers articles sont l’œuvre d’une trentaine de sœurs et de personnes laïques qui mettent à profit leurs talents tout au cours de l’année. Seules ou en se rassemblant quelques-unes pour échanger, elles joignent l’utile à l’agréable : briser leur solitude, partager des trucs entre elles et participer à cette grande opération d’entraide à des œuvres communautaires.

La mission n’a pas d’âge chez les SNJM et leurs amis.es laïques

C’est le constat que l’on fait. Il faut voir l’engagement autant de celles qui tricotent que de celles qui organisent l’exposition en disposant les centaines d’articles sur les tables dans le hall d’entrée de la MJM. Outre cette logistique et l’accueil des visiteurs, il faut aussi s’occuper de tout ramasser lorsque l’expo-vente est terminée avant de redistribuer tout ce qui n’a pas été vendu à plusieurs œuvres. On classe et range les articles dans de multiples boîtes pour aller les livrer quelques semaines plus tard.

De gauche à droite, on reconnait les membres de l’équipe : sœurs Monique Pomerleau, Suzanne Lavallée, Yolande Crépeau, Lorraine Bouffard, Pierrette Panneton, Monique Gendron et Suzanne Morin.

« C’est toute une opération pour des petites jeunesses comme nous qui avons comme moyenne d’âge 89 ans », souligne avec humour Sr Suzanne. Peu importe la fatigue, c’est la satisfaction d’apporter un peu de chaleur et de joie à de nombreuses personnes qui alimente leur désir de participer à cette mission.

Outre les organismes comme la Fondation du Dr Julien, l’Entraide Chez Nous, la Société Saint-Vincent de Paul et l’unité des prématurés de l’hôpital Sainte-Justine, plusieurs de ces pièces de lainage chaud vont vers des organismes venant en aide aux personnes itinérantes. Les sommes recueillies à la vente sont également distribuées auprès de ces organismes et d’autres, notamment pour offrir un souper de Noël à des jeunes.

Rappelons en terminant que lors de la célébration du dimanche des missions, quelques-unes des missions SNJM au fil des années ont été présentées.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

 

 

 

 

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La fin de semaine du 5-6 novembre dernier, nous nous sommes réunies, les coopérantes à la maison de Fondation à Longueuil, pour échanger sur les défis à relever dans nos habitudes de vie par rapport aux enjeux des changements climatiques. Le sujet était d’actualité puisque le dimanche 6 novembre débutait la grande rencontre internationale de la COP27 en Égypte.

Les questions posées étaient exigeantes : suis-je prête à me priver pour sauver la vie menacée et serai-je capable de vivre avec l’inconfort de la décroissance et remettre en question mon mode de vie?

Chacune d’entre nous avait fait sa réflexion, nous nous sommes bien préparées et nous avons poursuivi en constatant ceci : nous portons la question à savoir jusqu’où dois-je aller en voulant diminuer la consommation excessive. L’intensité des privations dépend aussi de l’âge et des expériences vécues : peut-on demander aux jeunes d’aujourd’hui d’arrêter de voyager quand nous en avons nous-mêmes profité?

La décroissance semble plus facile à vivre à la retraite. Notre expérience commune d’avoir fait de la coopération internationale rend tout à fait possible le fait de vivre avec moins.

Va-t-on pouvoir s’en sortir de cette crise climatique? Oui, dans un esprit d’espérance. Nous posons déjà des gestes individuels. Par contre, des gestes collectifs sont requis en ayant recours à des lois. Un gouvernement qui met des lois trop sévères va déplaire à la population et risque de ne pas être réélu. Le manque de continuité d’une élection à une autre sur les gestes à poser collectivement pour l’environnement représente un danger à cet égard.

Chaque petit geste compte, mais changer de comportement exige aussi de la planification. Exemple : choisir de ne plus utiliser la voiture exige de planifier la durée plus longue de ses déplacements ; déménager dans une maison bigénérationnelle pour maximiser l’espace exige aussi de la planification.

Nous constatons que nous pouvons devenir des agentes de changement : pas toujours en paroles (ou savoir choisir le ton de nos remarques), mais surtout en actes, en gestes. Si nous démontrons dans les milieux où nous sommes qu’en changeant nos habitudes, il est possible de vivre dans la joie et le bonheur, notre rayonnement sera positif.

Être heureuses et contagieuses!

Julie Tétreault

Les coopérantes, assises de gauche à droite :  Chantal Therrien, Micheline Jobin, Sr Elisabeth Giroux et Isabelle Ouimet. Debout, on retrouve de gauche à droite : Sr Hélène Harvey, Josée Desrosiers, Sr Lise Gagnon et Julie Tétreault.

 

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Le Phare de Longueuil présente une exposition itinérante d’arts visuels intitulée Mamo (qui signifie en atikamekw : portage ensemble) du 18 novembre au 2 décembre. Cette exposition rassemble les œuvres de 14 artistes chrétiens de partout au Québec. Elle a la particularité d’aborder des thèmes brûlants d’actualité comme la violence, les changements climatiques, l’accueil des réfugiés et les relations avec les Premières Nations.

Par le truchement de 24 toiles, les artistes invitent les visiteurs à vivre une expérience d’immersion artistique et humaine au cœur des réalités d’hier, d’aujourd’hui et de demain. « Mamo nous invite à développer la fraternité envers nos frères et sœurs aux prises avec différentes difficultés. »

Les visiteurs auront accès à un cahier de pèlerinage pour les guider dans leur parcours, en soulevant des questions sur le sens des œuvres, leur signification et sur l’effet qu’elles produisent en eux. Une salle de rencontre sera mise à la disposition des visiteurs qui désirent échanger sur leur expérience.

L’exposition est ouverte au public les jours de semaine entre 10 h et 16 h. Les visites sont également possibles les soirs entre 17 h et 20 h et les week-ends, entre 10 h et 20 h, sur réservation. Les groupes doivent absolument réserver. Les réservations s’effectuent au téléphone (450 670-8889) ou directement sur le site Web, en consultant le calendrier des activités.

L’exposition se tient aux locaux de l’organisme le Phare de Longueuil, situés au 1795, rue Grant, à Longueuil. L’entrée est gratuite. Les dons en argent ou en produits d’hygiène seront distribués aux personnes en situation d’itinérance.

En parallèle à cette exposition se tiendra un atelier d’arts visuels le 20 novembre entre 14 h et 17 h avec la présence d’artistes. L’activité est ouverte à tous, aucune expérience requise. C’est gratuit, il faut cependant s’inscrire au téléphone ou par courriel.

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Le 30 octobre dernier, la Cour supérieure du Québec a confirmé qu’elle avait toute la marge de manœuvre nécessaire pour trancher le litige qui oppose les résidents.es de la Résidence Mont-Carmel, à Montréal et le propriétaire de cette résidence privée pour personnes aînées (RPA), Henry Zavriyev.

« C’est un cadeau du ciel pour la circonstance à tous les heureux et heureuses personnes engagées pour faire advenir la justice et la paix… » a déclaré Marie-Paule Lebel, membre du Comité des résidents.es Sauvons le Mont-Carmel.

Cette nouvelle décision donne son aval à la poursuite du procès. Elle fait suite à une ordonnance de la Cour supérieure émise en juillet dernier qui interdisait tout changement de statut de l’immeuble par son propriétaire.

« On additionne les gains! Certes le dossier n’est pas réglé, mais on est maintenant fermement engagés.es dans la suite du procès. On pourra enfin débattre devant la Cour du cœur du litige qui porte sur la clause du contrat de vente de notre immeuble dans laquelle M. Zavriyev s’engageait à respecter son exploitation à titre de résidence pour personnes aînées », souligne Constance Vaudrin, membre du Comité.

Les membres du comité Sauvons le Mont-Carmel lors de la remise du prix François Saillant – Source photo : comité Sauvons le Mont-Carmel

« Avec ce jugement, c’est clair que notre lutte fait des avancées et qu’elle va continuer de le faire… Il y a aussi l’effet porteur de cette incroyable mobilisation menée par plusieurs réseaux de militants.es d’horizons différents qui y voient des enjeux de droits et de dignité pour l’ensemble des locataires de résidences pour personnes aînées », se réjouit Suzanne Loiselle, également membre du Comité.

Parallèlement à la poursuite du procès au civil, rappelons que le propriétaire de l’immeuble est cité à comparaître devant la Cour supérieure, le 21 novembre prochain, pour répondre à une accusation d’outrage au tribunal. Les résidents.es lui reprochent d’agir en complète contravention de l’ordonnance de sauvegarde, prononcée par la Cour le 26 juillet dernier. Ce jugement exigeait du propriétaire qu’il prenne les mesures nécessaires pour maintenir l’exploitation et la certification de l’immeuble à titre de résidence privée pour aînés (RPA), dans l’attente du procès sur le fond du dossier. Renouvelée le 19 septembre, la Cour ordonnait ainsi au propriétaire, Henry Zavriyev, d’agir en conformité avec les dispositions du Règlement sur la certification des résidences privées pour aînés et de la Loi sur les services de santé et les services sociaux (LSSSS).

Soulignons en terminant que ce dossier est porté également par les membres de l’Association des religieuses pour les droits des femmes (ARDF). Plusieurs de ses membres sont résidentes de la RPA du Mont-Carmel et directement impliquées dans cette saga judiciaire pour faire respecter les droits des personnes aînées.

Pour connaître d’autres aspects plus humains de ce dossier, consultez le commentaire d’Aurélie Lanctôt dans le journal Le Devoir.