Intérêt manifeste pour le Centre Marie-Rose aux Journées du patrimoine religieux

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Les Journées du patrimoine religieux ont permis de vivre de beaux moments de découvertes, de partage et de retrouvailles chez les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). Près de 60 personnes se sont déplacées sur les deux jours pour participer, soit au volet pèlerinage, soit à la visite historique de ce site patrimonial unique à Longueuil.

Lieu de fondation de la Congrégation internationale des SNJM, l’espace muséal connu sous le nom de Centre Marie-Rose a beaucoup à offrir, comme ont pu le constater les visiteurs. Pour certains d’entre eux, le temps leur a manqué pour faire le tour complet ou parfaire leurs connaissances.

Il faut mentionner que la visite historique comprend la chapelle d’origine, les pièces historiques où la bienheureuse Marie-Rose Durocher a vécu, le musée dédié aux pionnières, le cimetière et la cour intérieure, la salle d’exposition d’archives ainsi que la maison de Fondation. Tout au long de ce parcours complet, de nombreuses informations complémentaires se greffent au fil des arrêts, comme pour les œuvres peintes sur porcelaine, la présence dans les écoles de Longueuil, l’évolution du bâtiment et les anecdotes autour du ruisseau Saint-Antoine et de ses crues printanières!

C’était très stimulant, tant pour les religieuses que pour les membres du personnel laïque, de fournir des réponses à des questions, parfois très pointues, des visiteurs. Ces derniers n’ont pas manqué de manifester leur satisfaction de voir ce site patrimonial si bien conservé et leur intérêt à ce qu’il reste accessible au public.

À sa troisième participation en présence aux Journées du patrimoine religieux, le Centre Marie-Rose a accueilli des personnes de Victoriaville, de Sorel, de Sherbrooke et de Montréal, en plus des résidents de Longueuil.

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D’une année à l’autre, Sr Léa Dulude ne cesse d’étonner par son enthousiasme à travailler la terre pour alimenter un potager et un jardin qui sauront d’abord ravir les yeux avant de faire plaisir au palais.

Poursuivant la tradition familiale de conserver les semences de certaines espèces comme les tomates d’une année à l’autre, Sr Léa prend un immense plaisir à innover. Après les graines de tomates et de concombres, elle ajoute les fines herbes et les carottes. Puis, cette année, elle plante du kale, reçu d’une amie, et sème des betteraves dont la récolte est abondante, des navets et des pommes de terre. Ces dernières l’ont d’ailleurs bien étonnée!

En effet, ayant planté des pommes de terre grelots, Sr Léa s’attendait à récolter la même chose. Certes, elle a bien cueilli quelques grelots, mais surtout de bonnes grosses pommes de terre bien en chair. « Ce fut la surprise de ma vie », s’exclame-t-elle en riant.

La pluie abondante de cet été a été bénéfique pour plusieurs plants, notamment pour les concombres, récoltés en grande quantité et fort savoureux. Toutefois, les plants de tomates tardent à mûrir. Elle espère néanmoins obtenir une bonne récolte avec les jours de chaleur de septembre.

Une nature qui se transforme

Pour apporter une touche de couleur à ce grand jardin de la cour intérieure de la Maison Jésus-Marie (MJM), Sr Léa s’occupe aussi de fleurir les espaces. Cela contribue à favoriser la pollinisation des plants du potager bien sûr. C’est toutefois une belle façon de susciter l’émerveillement des résidentes et d’apprécier la beauté de la nature qui ne cesse de se transformer d’une semaine à l’autre sous leurs yeux.

D’ailleurs, dans son groupe des Seuils de transformation, Sr Léa a distribué des graines de cosmos à chacune des membres pour en semer dans un pot. Elles ont été invitées à entretenir leur semence dans leur chambre tout le printemps avant de planter leur fleur dans le jardin. Depuis plusieurs semaines, elles peuvent admirer la beauté de leur fleur et celles des autres qui ne cessent de se transformer.

Semer la joie par les fleurs

Cet effet de transformation de la nature a un effet « wow » chez les résidentes. Plusieurs d’entre elles émettent des commentaires élogieux sur la beauté de leur environnement. Certaines sont particulièrement ébahies par la diversité des couleurs et des floraisons. D’autres se laissent simplement touchées par ce qu’elles voient.

« Chaque fois que je m’installe pour déjeuner ou dîner en regardant le jardin, je ne peux que rendre grâce à Dieu. C’est un pur bonheur! », raconte Sr Léa qui ne craint pas de se plier ou de travailler à genoux pour semer, désherber et bientôt dégager les plants qui viendront nourrir le compost. « Mon travail entretient l’énergie que j’ai. J’ai aussi la chance de le faire à mon rythme », souligne-t-elle.

Si elle s’affaire souvent seule pour semer, planter et entretenir avec cœur ce beau jardin de la Maison Jésus-Marie, Sr Léa rappelle la contribution de plusieurs de ses consœurs. Par leur simple geste de couper leurs pelures d’orange, de pommes, de concombres et de les déposer dans des petits seaux réservés à cet effet à la cafétéria, elles participent à la production d’un compost très fertile, si l’on en juge les résultats de la récolte chaque année.

Bref, le jardin Jésus-Marie est une pure merveille pour les résidentes.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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Dans sa plus récente édition, le magazine Rencontre du Centre culturel chrétien de Montréal présente un dossier au thème évocateur « Spiritualité et culture ». Il présente plusieurs sujets qui illustrent bien les interrelations multiples.

On y retrouve notamment un article de Francine Vincent. Elle aborde le rapport entre les cultures et la foi. Le retour sur la récente participation de la délégation diocésaine de Saint-Jean–Longueuil aux Journées mondiales de la jeunesse au Portugal est révélateur. Des moments de contraste parfois très frappants si l’on en juge le témoignage du coordonnateur qui dit avoir vu « des cultures qui s’entrechoquent… et une foi qui réunit. » C’est aussi l’occasion de souligner les 20 ans de la Semaine de la Parole, lancée en 2004 à Brossard.

Peuples autochtones

Dans une entrevue accordée à Louise-Édith Tétreault, rédactrice en chef, Mathieu Lavigne parle de la démarche de réconciliation avec les peuples autochtones. Connu pour son travail en justice réparatrice et pour son rôle d’animateur à plusieurs émissions à Radio Ville-Marie, le directeur de l’organisme Mission chez nous lève le voile sur cet organisme fondé en 1993 par l’Assemblée des évêques du Québec.

Après la visite du pape François en 2022, il fait part de ce qu’il apprend au contact des autochtones. Il admet que la démarche de réconciliation en est une à long terme et qu’elle implique tout le monde. « Les autochtones me disent qu’ils ne sont pas assez nombreux pour passer leur temps à nous instruire. Nous devons le faire nous-mêmes, en les écoutant, en nous renseignant, en sensibilisant les gens autour de nous et en rectifiant les faits. » 

Le tourisme religieux et spirituel a le vent dans les voiles

Toujours dans le cadre du dossier, un article sur le patrimoine religieux et spirituel fait ressortir l’essor de ce secteur en Montérégie et au Québec. On parle bien entendu des Sanctuaires du fleuve, premier circuit de tourisme religieux structuré dans la province, créé en 2016. Le Centre Marie-Rose fait d’ailleurs partie des membres fondateurs. Depuis, de nouvelles initiatives ont vu le jour notamment avec la création de l’Association de tourisme religieux et spirituel du Québec (ATRSQ).

L’engouement pour le « produit de tourisme religieux » partout dans le monde, est de plus en plus ressenti également au Québec. Il a accéléré la sensibilisation des associations régionales de tourisme. Cela s’est finalement matérialisé par la mise en place à l’été 2023 de circuits de tourisme religieux dans quelques régions touristiques, dont la Montérégie, Québec, l’Estrie et le Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Le magazine aborde plusieurs autres sujets parmi lesquels on retrouve un article sur le dialogue interreligieux aux Philippines et une entrevue sur la crise en Israël et les contre-pouvoirs. Ne vous surprenez pas de voir apparaître un message des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) en lien avec le thème du dossier. C’est l’une des manifestations d’appui des SNJM au Centre culturel chrétien de Montréal (page 19).

Bonne lecture! 

Consultez le fichier pdf ou la publication en ligne.

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Une activité spéciale de reconnaissance s’est tenue à la Maison de la Congrégation le 25 août dernier pour souligner officiellement la retraite des sœurs Thérèse Laplante et Simone Perras du Centre Marie-Rose (CMR). En présence de l’Équipe de leadership du Québec et du personnel de l’Administration générale, les membres de l’Équipe de leadership de la Congrégation (ELC) ont tenu à remercier chaleureusement les deux retraitées pour leur « présence aimante » pendant plus de 20 ans au CMR.

« Nous vous rendons hommage pour votre service auprès d’innombrables personnes, ici au Québec et dans le monde entier », s’est exprimée sœur Mary Haupt, conseillère générale. « Nous prions pour que la bienheureuse Marie-Rose continue de vous inspirer et de vous guider, comme elle l’a fait si fidèlement au cours de votre ministère au Centre Marie-Rose. »

Un dîner rassembleur vécu dans une atmosphère conviviale a permis à chacun.e de prendre conscience de l’apport des sœurs Thérèse et Simone. Après avoir entendu des témoignages touchants accompagnés de généreux cadeaux, sœur Simone remercie toutes les personnes pour leur présence et leurs marques d’appréciation. Elle souligne également l’harmonie naturelle qui s’est vite tissée entre elle et sa complice sœur Thérèse : « Très spontanément, nous avons conjugué nos aspirations et nos dons personnels ».

On reconnait de gauche à droite, les sœurs Claudette Bastien, conseillère provinciale, Thérèse Laplante, Suzanne Brault (debout), Simone Perras, Susan Wells, conseillère générale (debout) et Denise Riel, animatrice provinciale.

Des moments inspirants

Après le repas, les deux « fêtées » ont partagé quelques impressions et souvenirs. « J’ai surtout aimé rencontrer des petits groupes de visiteurs, se rappelle sœur Simone. Le climat était plus chaleureux, et même favorable aux confidences. Certaines personnes racontaient que leur grand-mère ou leur mère avaient étudié dans nos couvents, qu’elles avaient apprécié l’éducation reçue et qu’elles leur avaient parlé de mère Marie-Rose. »  Des noms de religieuses étaient parfois évoqués.

Et sœur Thérèse d’approuver : « J’ai aimé rencontrer les gens.  J’ai toujours préféré les rencontres directes avec les visiteurs, pas les « conférences« , mais les petits moments d’échanges privilégiés avec autant les adultes que les enfants. Ce qui me frappe le plus, c’est la confiance des gens, leur amour pour mère Marie-Rose.  C’était beau de voir l’exclamation des gens quand ils entraient dans la chapelle ou dans le musée », conclura-t-elle.

Une source d’apprentissage

Les deux nouvelles « retraitées », sœurs Thérèse Laplante et Simone Perras.

Le passage au Centre Marie-Rose a été formateur également pour celles qui en ont assuré la permanence pendant toutes ces années. Sœur Simone souligne que l’informatique n’était pas encore implantée à leur arrivée. Au-delà des visites de l’espace muséal, il y eut aussi la gérance quotidienne à établir, la correspondance avec les ami.e.s de mère Marie-Rose, le recensement des témoignages et faveurs obtenues, sans oublier la participation à certains événements commémoratifs dans des paroisses et la collaboration avec les sociétés historiques et culturelles du milieu. Il va sans dire que toutes les deux ont apprécié leur bonheur de connaître et d’aimer davantage leur fondatrice et sa spiritualité.

Après avoir entendu sœur Susan Wells, conseillère générale, leur dire : « Vous avez été les phares de la communauté », sœurs Simone et Thérèse reconnaissent que le Centre Marie-Rose est au cœur de la vie de la Congrégation. « Nous avons entretenu des liens avec les sœurs de partout, notamment nos sœurs américaines, en les accueillant ou en leur envoyant de la documentation. Je me souviens avec admiration des visites des éducatrices laïques manitobaines. Elles avaient vraiment l’esprit de mère Marie-Rose », affirme sœur Simone.

Des projets tout simples de retraite

Conscientes qu’elles franchissent une nouvelle étape de vie, les deux retraitées nourrissent tout de même quelques aspirations. « En ce qui me concerne », dira sœur Simone, « j’espère un avenir paisible, ouvert sur le monde et sur l’Éternité… J’aime écrire, je continue à me rendre utile en répondant aux demandes communautaires qui me sont adressées. »

Sœur Thérèse entend s’adonner à la lecture avec grand plaisir. « J’aimerais développer davantage mon goût pour les arts; il se fait de belles choses aujourd’hui. Je souhaite voir du monde, me garder active. » Les deux compagnes s’entendent pour exprimer leur gratitude envers la Vie : « Malgré nos fragilités, nous sommes chanceuses d’avoir accès à tout ce que l’on nous offre ici : la beauté de notre environnement, la présence communautaire et la richesse des biens spirituels qui nous font vivre. »

Depuis plus de 10 ans, sœur Lisette Boulé apporte sa précieuse collaboration à l’équipe. C’est elle qui prend la relève du Centre Marie-Rose, pour le moment.

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Talitha Kum, le réseau mondial de sœurs, d’allié.e.s et de partenaires créé par l’Union Internationale des Supérieures Générales (UISG), a dévoilé au début de l’été son rapport annuel pour l’année 2022.

Cette année a été marquée par de nombreuses crises interdépendantes que l’on songe aux impacts de la COVID-19, aux catastrophes naturelles provoquées par les changements climatiques, l’existence de conflits dans plusieurs pays (Sri Lanka, Burkina Faso, Venezuela, Myanmar…) et la guerre en Ukraine. « Toutes ces crises ont un impact direct sur la traite des personnes dans le monde », a affirmé Sr Abby Avelino, MM, coordinatrice internationale de Talitha Kum.

« Malgré les défis auxquels nous avons dû faire face, les membres continuent de répondre à l’Appel à l’Action de Talitha Kum en soignant, en guérissant, en autonomisant et en s’impliquant dans la vie des victimes et des survivants, ainsi que dans celle des populations exposées au risque de traite et d’exploitation », a-t-elle ajouté.

Riche en données, histoires, témoignages et analyses critiques, le rapport annuel brosse un tour d’horizon des actions prises dans le monde contre la traite. Il se veut également un outil de travail pour aider toutes les personnes engagées dans la lutte contre la traite des personnes.

 « L’engagement infatigable et prophétique de Talitha Kum dans la sensibilisation et la lutte contre la traite des personnes, en collaboration synergique avec des milliers de personnes dans le monde, rend sa mission significative et adaptée aux défis de chaque époque et de chaque réalité », mentionne pour sa part Sr Nadia Coppa, ASC, présidente de l’UISG.

Rappelons que Talitha Kum est un réseau constitué de réseaux organisés au niveau national, régional et continental. Chaque réseau conserve son identité et son autonomie et en même temps profite de l’expérience et des connaissances de tous par le travail de coordination de Talitha Kum. Ce dernier facilite ce partage de ressources et soutient le développement et la formation des réseaux.

Le rapport annuel est disponible en anglais, en espagnol, en français et en portugais. Une présentation en ligne a été faite. On peut accéder à la présentation vidéo en anglais et en français.

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Les résident.e.s de Mont-Carmel sont toujours aussi résolu.e.s à faire respecter leurs droits. « Notre détermination à poursuivre nos démarches pour faire valoir nos droits est toujours aussi énergique, d’autant que nous pouvons compter sur le soutien indéfectible d’un grand nombre de personnes qui nous ont jusqu’ici accompagné.e.s tout au long des procédures judiciaires », a déclaré Constance Vaudrin, membre du comité Sauvons le Mont-Carmel.

Après le jugement de la Cour supérieure du Québec en juillet dernier confirmant les compétences du Tribunal administratif du logement (TAL) pour juger le litige opposant l’entreprise dirigée par Henry Zavriyev et les résident.e.s de Mont-Carmel, ces derniers décèlent des éléments positifs. « Cette décision vient clarifier la question de la compétence du TAL et trace la voie pour les étapes à venir dans le dossier portant sur le changement d’affectation de l’immeuble auquel nous nous opposons », précise Normand Breault, aussi membre du comité Sauvons le Mont-Carmel.

Rappelons également que ce jugement ne concerne pas les deux autres dossiers présentés à cette Cour. Une audience est en effet prévue au cours du mois pour étudier la poursuite en dommages-intérêts pour non-respect des baux. Les audiences de la seconde cause, à propos de l’accusation d’outrage au tribunal, ont pris fin le 11 juillet dernier. Les résident.e.s de Mont-Carmel sont en attente de la décision de la Cour supérieure.

En parallèle, plusieurs groupes se mobilisent pour défendre les droits des locataires. Le comité des résident.e.s de Mont-Carmel invitent d’ailleurs les personnes intéressées à participer aux manifestations organisées par le Regroupement des Comités de logement et associations des locataires du Québec (RCLALQ). Les deux auront lieu simultanément à Montréal et à Québec, le samedi 16 septembre pour s’opposer au projet de loi 31 portant entre autres sur la cession de bail.  

Pour suivre les activités du comité des résident.e.s de Mont-Carmel, consultez la page Facebook.

 

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L’artiste multidisciplinaire Marie Chouinard et ses trois petites-filles ont présenté un récital de musique et de poésie le 6 août dernier à la Maison Jésus-Marie (MJM).

La joie et le plaisir de ces retrouvailles étaient palpables, tant chez les sœurs que pour le quatuor. Il faut dire que le dernier passage des artistes à la MJM remontait en août 2019! Les petites filles ont bien grandi depuis. Elles ont poursuivi leur apprentissage et développé leurs habiletés de musicienne pour le bonheur de l’assistance.

La représentation a commencé par un poème récité par Marie Chouinard, intitulé Trois petites filles. Rappelant « qu’il reste toujours quelque chose en nous de l’enfance… », Marie Chouinard qui est aussi auteure et conférencière a présenté des poèmes entre chaque bloc musical.

Violon, piano et violoncelle

Au violon, la jeune Dalia, neuf ans, a débuté son programme avec une pièce de Brahms pour enchainer avec Les deux grenadiers de R. Schumann et Air varié de Charles Dancla.

Après la lecture du poème Dalia et le vieux, ce fut au tour de Lélia, âgée de 11 ans, pianiste. Elle a alors joué trois pièces, dont deux de Christopher Norton (Positively Swinging et Caribbean Song).

Le récital s’est poursuivi avec le poème Le piano familial et la prestation de Floria, 13 ans, au violoncelle. Cette dernière a interprété quatre pièces musicales, dont Largo de la Sonate en sol mineur (Henry Eccles), le Cygne (C. Saint-Saëns) et la Sicilienne de Maria Theresia von Paradis.

Le tout s’est terminé avec trois poèmes de Marie Chouinard aux titres évocateurs Surprise de petites filles | Au balcon | Quand j’étais petite fille.

Ce récital poème-musique a ravi les cœurs de toutes les personnes présentes. Plusieurs religieuses, ayant enseigné la musique par le passé, étaient conscientes des nombreux efforts que ces jeunes filles réalisent pour développer leurs habiletés et leurs talents. À la fin du concert, tout le monde s’est rassemblé à la cafétéria pour une collation avec la famille des filles. On en a profité pour échanger. Ce fut un beau moment.

Reportage photo : Sr Hélène Harvey

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La plus récente infolettre d’UNANIMA International, une organisation non gouvernementale (ONG) soutenue par des congrégations religieuses, illustre bien qu’il y a toujours beaucoup à faire, même si la saison estivale est bien amorcée.

Dans les Actualités à l’ONU, on parle entre autres du Forum politique de haut niveau des Nations Unies qui a terminé sa session le 19 juillet. L’ONG fait grand état de la Semaine de haut niveau de l’UNGA (Assemblée générale de l’ONU — UNGA78) qui débutera le 5 septembre. C’est un lieu d’échange entre les leaders mondiaux pour aborder les enjeux des affaires internationales. UNANIMA communiquera prochainement la nature de son engagement au cours de ce grand événement.

Pendant la semaine du Forum UNGA78, il y aura également la tenue du Sommet sur les Objectifs de développement durable (ODD) les 18 et 19 septembre. Ce deuxième Sommet sous la responsabilité de l’Assemblée générale de l’ONU veut faire le point sur la réalisation des ODD à ce jour et identifier des actions pouvant accélérer la transformation à l’aube de l’année cible de 2030 pour atteindre les 17 objectifs (ODD).

La mise à jour des actions des Comités des ONG permet de faire le tour sur les principaux comités, dont ceux sur les migrations, les filles et l’itinérance. UNANIMA signale par ailleurs son implication dans l’organisation de deux événements parallèles, l’un pendant la Semaine de haut niveau de l’UNGA et le second, pendant le Sommet sur les ODD. L’ONG fournit quelques précisions sur ces deux événements qui porteront dans un cas sur le sans-abrisme et dans l’autre, sur la façon de revoir le multilatéralisme afin de trouver une réponse axée sur les personnes, les partenariats et la société civile.

Sr Anna Balchan (SMI)

Annuellement, UNANIMA décerne le titre « Femme de courage » de l’année. Cette année, l’ONG honore le travail de sœur Anna Balchan (SMI) de la Congrégation des Religieuses de Marie Immaculée en Pologne. Dans un bref résumé de son parcours, on apprend que cette théologienne, thérapeute et activiste sociale possède plus de 19 années d’expérience avec les victimes de la traite des personnes, notamment auprès des sans-abris, des toxicomanes et des professionnel.les du sexe.

Dans la foulée, l’organisme rappelle que Maria Herrera Magdaleno, Femme de courage 2018, a été identifiée comme l’une des 100 personnes les plus influentes en 2023 par la revue prestigieuse Time Magazine. On peut en apprendre davantage sur son cheminement avec cet article (en anglais seulement).

Dans la section Témoignages communautaires, on découvre quelques-unes des actions de deux congrégations religieuses très impliquées dans l’aide aux réfugiés, aux femmes en situation de pauvreté et auprès des personnes victimes de la traite. Une belle occasion de découvrir les diverses formes d’actions développées en tenant compte de la réalité de chaque milieu.

Évidemment, on retrouve plusieurs autres renseignements intéressants dans cette publication estivale disponible en anglais, en espagnol, en français et en portugais.

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Sr Jacqueline Longtin souhaite la bienvenue au groupe. Elle a déjà été directrice de l’EMJM.

Des élèves de l’Externat Mont-Jésus-Marie ont fait revivre la tradition avec leur visite à la Maison Jésus-Marie le 12 juin dernier. Une quarantaine d’enfants de la maternelle à la fin du primaire ont participé à ce concert où choristes et pianistes ont démontré leurs talents.

Sous le regard attendri des sœurs, la chorale des jeunes a entonné des chants bien connus. Il n’était pas rare de voir les sœurs fredonner sur certains de ces airs entrainants. Les élèves, qui suivent des cours de piano, ont présenté chacun à leur tour, des pièces en solo en présence de la responsable du département de musique à l’EMJM, madame Carmen Turcotte. Cette dernière est une ancienne élève de Sr Suzanne Lavallée.

Même s’ils étaient appliqués à donner le meilleur d’eux-mêmes, les jeunes ont eu beaucoup de plaisir à participer à cette activité culturelle. Leur joie et leur enthousiasme étaient communicatifs.

Madame Stéphanie Godin, directrice de l’Externat Mont-Jésus-Marie (EMJM).

Reporté à quelques reprises avec la pandémie et ses suites, ce rendez-vous annuel était attendu depuis longtemps de part et d’autre. Comme d’habitude, les élèves étaient accompagnés de la directrice de l’Externat Mont-Jésus-Marie, madame Stéphanie Godin, et de quelques professeurs, dont la directrice de la chorale et professeure de piano.

Reportage photo : Srs Suzanne Brault et Hélène Harvey

 

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Comme d’autres l’ont souligné avant lui, il faut « savoir se retirer au bon moment », affirme Yves Petit, directeur général du Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie (PSNM) et de l’École de musique Vincent-d’Indy (EMVI) depuis 12 ans. Même s’il est « pleinement content et satisfait dans son travail », le bon moment, c’est maintenant, selon lui, car les deux écoles « sont en pleine santé et profitent des retombées de leurs divers projets récents de développement. »

Arrivé en 2003 à titre de directeur des services pédagogiques pour occuper le poste de Kathleen Caissy, devenue directrice générale, Yves Petit est tombé en amour avec le PSNM et l’équipe. Un amour qui ne s’est jamais démenti par la suite. Lorsqu’il a remplacé madame Caissy à la direction générale en 2011, il est devenu également directeur général de l’École de musique Vincent-d’Indy. « J’ai eu un autre coup de foudre pour cet établissement et tous ses programmes. »

Cet enseignant en mathématiques qui a commencé sa carrière au Collège Sainte-Anne à Lachine ne s’en cache pas, il aime le milieu de l’éducation. Les moyens et les termes ont changé depuis ses premiers pas, mais la passion pour son travail est toujours bien présente.

« Allumer et illuminer les jeunes »

Respecter l’unicité de chacun.e

Au cours de son mandat comme directeur général, Yves Petit a développé son expertise en réponse aux besoins exprimés. Cela s’est fait sans trop s’en apercevoir, dit-il, « parce qu’on est concentré sur la réponse aux besoins. La mission qu’on se donne lorsqu’on travaille dans une école, c’est d’être au service des élèves, de l’apprentissage et de leur réussite. On veut que ces jeunes soient heureux. Alors, on fait tout ce qu’il faut pour y arriver. » Cela signifie parfois apprendre des choses et se lancer pour aller de l’avant.

L’une des compétences à maîtriser rapidement dans un poste de direction est sans aucun doute la gestion des ressources humaines. « Lorsqu’on parle de gestion des ressources humaines, cela peut paraître un peu dépersonnalisé, mais il ne faut pas oublier que ce sont des personnes et que chacune est une personne à part entière. Il ne faut jamais traiter les personnes comme si elles sont juste un groupe, mais plutôt comme des personnes uniques, chacune avec ses besoins particuliers. Il faut tenir compte de cette diversité-là », affirme-t-il. Pour assurer une telle gestion, cela demande un doigté qu’il croit avoir bien développé au fil des ans.

Un héritage d’équipe

Dans son esprit, l’héritage laissé à son départ est avant tout un héritage d’équipe. « On ne peut pas mettre en place des réalisations par l’action d’une seule personne », soutient monsieur Petit. C’est avec le personnel, entièrement engagé, que les deux écoles ont instauré, par exemple, les plans Santé et Horizon vert.

La préoccupation initiale du directeur Petit pour la santé des élèves et de tous les membres du personnel est à la source de cette réalisation d’importance. « Aujourd’hui, on doit vraiment se préoccuper beaucoup de la santé de tous ceux et celles qui évoluent dans l’école. On parle de santé physique, mais aussi de santé psychologique et de santé sociale parce que les élèves ont besoin de développer ces aspects. On doit les aider de ces côtés-là. »

Depuis, des plans santé pour les élèves et le personnel ont été mis en place dans les deux écoles. La montée de l’anxiété, tant chez les jeunes que chez les adultes, révèle toute la pertinence de se préoccuper de la santé globale. Soutenant l’idée de ceux qui croient qu’on ne doit pas enlever tous les éléments anxiogènes, mais plutôt apprendre à composer avec ceux-ci, Yves Petit prône comme plusieurs autres, une approche concertée et l’activité physique, comme premier remède.

Une autre réalisation d’envergure est sans aucun doute le plan Horizon vert qui implique tous les élèves et les membres du personnel. L’approche globale en développement durable n’est pas sans rappeler les principes déjà défendus par les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM)1 à une autre époque, sans utiliser les mêmes termes, bien entendu. Ce plan couvre autant l’environnement que la lutte à la pauvreté, l’égalité homme-femme, et autres volets.

Des gestes « signifiants » pour les élèves

Avant même son arrivée, les deux écoles travaillaient déjà en réseau avec de nombreux partenaires et organismes que l’on songe à des activités avec des groupes pour venir en aide aux femmes dans la rue ou aux fêtes de Noël pour les enfants en milieu défavorisé. Cette façon de faire se poursuit de manière élargie et toujours signifiante pour les élèves.

1Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) ont fondé le Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie (PSNM) et l’École de musique Vincent-d’Indy (EMVI).

Travailler en partenariat

Rester vigilants

À la veille de son départ à la retraite, Yves Petit se montre confiant pour les deux établissements. « Les deux écoles sont bien développées et en santé. » Il y a certes des défis particuliers pour chacune, mais dans les deux cas, la qualité et la diversité des services offerts leur permettent de « tirer leur épingle du jeu ». Cela nécessite malgré tout de ne pas baisser la vigilance. De ce côté, il n’a aucune crainte. « Les deux écoles vont pouvoir compter sur une super directrice générale en la personne de madame Antonella Picillo. » Œuvrant au sein du PSNM depuis 18 ans, cette dernière connaît bien les rouages et les valeurs des deux établissements. « Elle sera à la hauteur », ajoute-t-il.

Parlant des valeurs SNJM, Yves Petit estime les partager depuis son arrivée au PSNM.

Favoriser le développement intégral

L’engagement des SNJM envers la place des femmes se manifeste encore aujourd’hui avec le PSNM qui demeure une école exclusivement réservée aux filles, alors que bien d’autres ont pris de nouvelles orientations.

« La mission de mère Marie-Rose envers l’éducation des jeunes filles se poursuit à 100 % chez nous », ajoute-t-il avec un brin de fierté en tant que premier homme à diriger les deux écoles depuis leur fondation. Il est convaincu de cette raison d’être et de l’importance de fournir aux jeunes filles les moyens pour prendre leur place dans la société et les valoriser.

Des valeurs toujours bien présentes

Cette mission et les valeurs SNJM sont bien ancrées dans l’environnement des deux établissements. « Les décisions que nous prenons au quotidien sont en cohérence avec ces valeurs », estime monsieur Petit. D’ailleurs dans les exercices au sein du personnel pour dégager leurs valeurs, on constate la communion d’esprit envers des valeurs communes comme la bienveillance, l’ouverture, le respect, la rigueur…

Et par-dessus tout, les jeunes les intègrent à leur façon. C’est ce qui ressort des nombreux témoignages des parents lors des activités entourant la remise des diplômes des élèves du 5e secondaire. « Les écouter parler de tout ce que leurs filles ont réussi à faire rejoint les objectifs de départ et alimente le sentiment de fierté bien légitime de toute l’équipe », selon le directeur.

D’une façon plus large, dans une société en perpétuel changement, « les jeunes nous en apprennent, ils ont changé et souvent pour le mieux. Ils font preuve d’une plus grande ouverture et une plus grande tolérance que les jeunes de mon époque. C’est beau de voir cela », affirme Yves Petit.

Un mot pour les SNJM

Estimant avoir été privilégié d’avoir côtoyé plusieurs religieuses SNJM, tant celles œuvrant dans les écoles qu’au sein de l’Équipe de leadership, Yves Petit admet « ce qui émane de ces sœurs-là, c’est tellement fort et beau qu’on ne peut pas être sourd à ça. Peu importe ce que je vais faire dans le futur, c’est sûr que je vais porter ces mêmes valeurs dans ma vie. »

Le soutien des SNJM toujours bien présent