Musique et poème à l’honneur à la Maison Jésus-Marie

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L’artiste multidisciplinaire Marie Chouinard et ses trois petites-filles ont présenté un récital de musique et de poésie le 6 août dernier à la Maison Jésus-Marie (MJM).

La joie et le plaisir de ces retrouvailles étaient palpables, tant chez les sœurs que pour le quatuor. Il faut dire que le dernier passage des artistes à la MJM remontait en août 2019! Les petites filles ont bien grandi depuis. Elles ont poursuivi leur apprentissage et développé leurs habiletés de musicienne pour le bonheur de l’assistance.

La représentation a commencé par un poème récité par Marie Chouinard, intitulé Trois petites filles. Rappelant « qu’il reste toujours quelque chose en nous de l’enfance… », Marie Chouinard qui est aussi auteure et conférencière a présenté des poèmes entre chaque bloc musical.

Violon, piano et violoncelle

Au violon, la jeune Dalia, neuf ans, a débuté son programme avec une pièce de Brahms pour enchainer avec Les deux grenadiers de R. Schumann et Air varié de Charles Dancla.

Après la lecture du poème Dalia et le vieux, ce fut au tour de Lélia, âgée de 11 ans, pianiste. Elle a alors joué trois pièces, dont deux de Christopher Norton (Positively Swinging et Caribbean Song).

Le récital s’est poursuivi avec le poème Le piano familial et la prestation de Floria, 13 ans, au violoncelle. Cette dernière a interprété quatre pièces musicales, dont Largo de la Sonate en sol mineur (Henry Eccles), le Cygne (C. Saint-Saëns) et la Sicilienne de Maria Theresia von Paradis.

Le tout s’est terminé avec trois poèmes de Marie Chouinard aux titres évocateurs Surprise de petites filles | Au balcon | Quand j’étais petite fille.

Ce récital poème-musique a ravi les cœurs de toutes les personnes présentes. Plusieurs religieuses, ayant enseigné la musique par le passé, étaient conscientes des nombreux efforts que ces jeunes filles réalisent pour développer leurs habiletés et leurs talents. À la fin du concert, tout le monde s’est rassemblé à la cafétéria pour une collation avec la famille des filles. On en a profité pour échanger. Ce fut un beau moment.

Reportage photo : Sr Hélène Harvey

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La plus récente infolettre d’UNANIMA International, une organisation non gouvernementale (ONG) soutenue par des congrégations religieuses, illustre bien qu’il y a toujours beaucoup à faire, même si la saison estivale est bien amorcée.

Dans les Actualités à l’ONU, on parle entre autres du Forum politique de haut niveau des Nations Unies qui a terminé sa session le 19 juillet. L’ONG fait grand état de la Semaine de haut niveau de l’UNGA (Assemblée générale de l’ONU — UNGA78) qui débutera le 5 septembre. C’est un lieu d’échange entre les leaders mondiaux pour aborder les enjeux des affaires internationales. UNANIMA communiquera prochainement la nature de son engagement au cours de ce grand événement.

Pendant la semaine du Forum UNGA78, il y aura également la tenue du Sommet sur les Objectifs de développement durable (ODD) les 18 et 19 septembre. Ce deuxième Sommet sous la responsabilité de l’Assemblée générale de l’ONU veut faire le point sur la réalisation des ODD à ce jour et identifier des actions pouvant accélérer la transformation à l’aube de l’année cible de 2030 pour atteindre les 17 objectifs (ODD).

La mise à jour des actions des Comités des ONG permet de faire le tour sur les principaux comités, dont ceux sur les migrations, les filles et l’itinérance. UNANIMA signale par ailleurs son implication dans l’organisation de deux événements parallèles, l’un pendant la Semaine de haut niveau de l’UNGA et le second, pendant le Sommet sur les ODD. L’ONG fournit quelques précisions sur ces deux événements qui porteront dans un cas sur le sans-abrisme et dans l’autre, sur la façon de revoir le multilatéralisme afin de trouver une réponse axée sur les personnes, les partenariats et la société civile.

Sr Anna Balchan (SMI)

Annuellement, UNANIMA décerne le titre « Femme de courage » de l’année. Cette année, l’ONG honore le travail de sœur Anna Balchan (SMI) de la Congrégation des Religieuses de Marie Immaculée en Pologne. Dans un bref résumé de son parcours, on apprend que cette théologienne, thérapeute et activiste sociale possède plus de 19 années d’expérience avec les victimes de la traite des personnes, notamment auprès des sans-abris, des toxicomanes et des professionnel.les du sexe.

Dans la foulée, l’organisme rappelle que Maria Herrera Magdaleno, Femme de courage 2018, a été identifiée comme l’une des 100 personnes les plus influentes en 2023 par la revue prestigieuse Time Magazine. On peut en apprendre davantage sur son cheminement avec cet article (en anglais seulement).

Dans la section Témoignages communautaires, on découvre quelques-unes des actions de deux congrégations religieuses très impliquées dans l’aide aux réfugiés, aux femmes en situation de pauvreté et auprès des personnes victimes de la traite. Une belle occasion de découvrir les diverses formes d’actions développées en tenant compte de la réalité de chaque milieu.

Évidemment, on retrouve plusieurs autres renseignements intéressants dans cette publication estivale disponible en anglais, en espagnol, en français et en portugais.

Musique et poème à l’honneur à la Maison Jésus-Marie

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Sr Jacqueline Longtin souhaite la bienvenue au groupe. Elle a déjà été directrice de l’EMJM.

Des élèves de l’Externat Mont-Jésus-Marie ont fait revivre la tradition avec leur visite à la Maison Jésus-Marie le 12 juin dernier. Une quarantaine d’enfants de la maternelle à la fin du primaire ont participé à ce concert où choristes et pianistes ont démontré leurs talents.

Sous le regard attendri des sœurs, la chorale des jeunes a entonné des chants bien connus. Il n’était pas rare de voir les sœurs fredonner sur certains de ces airs entrainants. Les élèves, qui suivent des cours de piano, ont présenté chacun à leur tour, des pièces en solo en présence de la responsable du département de musique à l’EMJM, madame Carmen Turcotte. Cette dernière est une ancienne élève de Sr Suzanne Lavallée.

Même s’ils étaient appliqués à donner le meilleur d’eux-mêmes, les jeunes ont eu beaucoup de plaisir à participer à cette activité culturelle. Leur joie et leur enthousiasme étaient communicatifs.

Madame Stéphanie Godin, directrice de l’Externat Mont-Jésus-Marie (EMJM).

Reporté à quelques reprises avec la pandémie et ses suites, ce rendez-vous annuel était attendu depuis longtemps de part et d’autre. Comme d’habitude, les élèves étaient accompagnés de la directrice de l’Externat Mont-Jésus-Marie, madame Stéphanie Godin, et de quelques professeurs, dont la directrice de la chorale et professeure de piano.

Reportage photo : Srs Suzanne Brault et Hélène Harvey

 

Musique et poème à l’honneur à la Maison Jésus-Marie

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Comme d’autres l’ont souligné avant lui, il faut « savoir se retirer au bon moment », affirme Yves Petit, directeur général du Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie (PSNM) et de l’École de musique Vincent-d’Indy (EMVI) depuis 12 ans. Même s’il est « pleinement content et satisfait dans son travail », le bon moment, c’est maintenant, selon lui, car les deux écoles « sont en pleine santé et profitent des retombées de leurs divers projets récents de développement. »

Arrivé en 2003 à titre de directeur des services pédagogiques pour occuper le poste de Kathleen Caissy, devenue directrice générale, Yves Petit est tombé en amour avec le PSNM et l’équipe. Un amour qui ne s’est jamais démenti par la suite. Lorsqu’il a remplacé madame Caissy à la direction générale en 2011, il est devenu également directeur général de l’École de musique Vincent-d’Indy. « J’ai eu un autre coup de foudre pour cet établissement et tous ses programmes. »

Cet enseignant en mathématiques qui a commencé sa carrière au Collège Sainte-Anne à Lachine ne s’en cache pas, il aime le milieu de l’éducation. Les moyens et les termes ont changé depuis ses premiers pas, mais la passion pour son travail est toujours bien présente.

« Allumer et illuminer les jeunes »

Respecter l’unicité de chacun.e

Au cours de son mandat comme directeur général, Yves Petit a développé son expertise en réponse aux besoins exprimés. Cela s’est fait sans trop s’en apercevoir, dit-il, « parce qu’on est concentré sur la réponse aux besoins. La mission qu’on se donne lorsqu’on travaille dans une école, c’est d’être au service des élèves, de l’apprentissage et de leur réussite. On veut que ces jeunes soient heureux. Alors, on fait tout ce qu’il faut pour y arriver. » Cela signifie parfois apprendre des choses et se lancer pour aller de l’avant.

L’une des compétences à maîtriser rapidement dans un poste de direction est sans aucun doute la gestion des ressources humaines. « Lorsqu’on parle de gestion des ressources humaines, cela peut paraître un peu dépersonnalisé, mais il ne faut pas oublier que ce sont des personnes et que chacune est une personne à part entière. Il ne faut jamais traiter les personnes comme si elles sont juste un groupe, mais plutôt comme des personnes uniques, chacune avec ses besoins particuliers. Il faut tenir compte de cette diversité-là », affirme-t-il. Pour assurer une telle gestion, cela demande un doigté qu’il croit avoir bien développé au fil des ans.

Un héritage d’équipe

Dans son esprit, l’héritage laissé à son départ est avant tout un héritage d’équipe. « On ne peut pas mettre en place des réalisations par l’action d’une seule personne », soutient monsieur Petit. C’est avec le personnel, entièrement engagé, que les deux écoles ont instauré, par exemple, les plans Santé et Horizon vert.

La préoccupation initiale du directeur Petit pour la santé des élèves et de tous les membres du personnel est à la source de cette réalisation d’importance. « Aujourd’hui, on doit vraiment se préoccuper beaucoup de la santé de tous ceux et celles qui évoluent dans l’école. On parle de santé physique, mais aussi de santé psychologique et de santé sociale parce que les élèves ont besoin de développer ces aspects. On doit les aider de ces côtés-là. »

Depuis, des plans santé pour les élèves et le personnel ont été mis en place dans les deux écoles. La montée de l’anxiété, tant chez les jeunes que chez les adultes, révèle toute la pertinence de se préoccuper de la santé globale. Soutenant l’idée de ceux qui croient qu’on ne doit pas enlever tous les éléments anxiogènes, mais plutôt apprendre à composer avec ceux-ci, Yves Petit prône comme plusieurs autres, une approche concertée et l’activité physique, comme premier remède.

Une autre réalisation d’envergure est sans aucun doute le plan Horizon vert qui implique tous les élèves et les membres du personnel. L’approche globale en développement durable n’est pas sans rappeler les principes déjà défendus par les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM)1 à une autre époque, sans utiliser les mêmes termes, bien entendu. Ce plan couvre autant l’environnement que la lutte à la pauvreté, l’égalité homme-femme, et autres volets.

Des gestes « signifiants » pour les élèves

Avant même son arrivée, les deux écoles travaillaient déjà en réseau avec de nombreux partenaires et organismes que l’on songe à des activités avec des groupes pour venir en aide aux femmes dans la rue ou aux fêtes de Noël pour les enfants en milieu défavorisé. Cette façon de faire se poursuit de manière élargie et toujours signifiante pour les élèves.

1Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) ont fondé le Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie (PSNM) et l’École de musique Vincent-d’Indy (EMVI).

Travailler en partenariat

Rester vigilants

À la veille de son départ à la retraite, Yves Petit se montre confiant pour les deux établissements. « Les deux écoles sont bien développées et en santé. » Il y a certes des défis particuliers pour chacune, mais dans les deux cas, la qualité et la diversité des services offerts leur permettent de « tirer leur épingle du jeu ». Cela nécessite malgré tout de ne pas baisser la vigilance. De ce côté, il n’a aucune crainte. « Les deux écoles vont pouvoir compter sur une super directrice générale en la personne de madame Antonella Picillo. » Œuvrant au sein du PSNM depuis 18 ans, cette dernière connaît bien les rouages et les valeurs des deux établissements. « Elle sera à la hauteur », ajoute-t-il.

Parlant des valeurs SNJM, Yves Petit estime les partager depuis son arrivée au PSNM.

Favoriser le développement intégral

L’engagement des SNJM envers la place des femmes se manifeste encore aujourd’hui avec le PSNM qui demeure une école exclusivement réservée aux filles, alors que bien d’autres ont pris de nouvelles orientations.

« La mission de mère Marie-Rose envers l’éducation des jeunes filles se poursuit à 100 % chez nous », ajoute-t-il avec un brin de fierté en tant que premier homme à diriger les deux écoles depuis leur fondation. Il est convaincu de cette raison d’être et de l’importance de fournir aux jeunes filles les moyens pour prendre leur place dans la société et les valoriser.

Des valeurs toujours bien présentes

Cette mission et les valeurs SNJM sont bien ancrées dans l’environnement des deux établissements. « Les décisions que nous prenons au quotidien sont en cohérence avec ces valeurs », estime monsieur Petit. D’ailleurs dans les exercices au sein du personnel pour dégager leurs valeurs, on constate la communion d’esprit envers des valeurs communes comme la bienveillance, l’ouverture, le respect, la rigueur…

Et par-dessus tout, les jeunes les intègrent à leur façon. C’est ce qui ressort des nombreux témoignages des parents lors des activités entourant la remise des diplômes des élèves du 5e secondaire. « Les écouter parler de tout ce que leurs filles ont réussi à faire rejoint les objectifs de départ et alimente le sentiment de fierté bien légitime de toute l’équipe », selon le directeur.

D’une façon plus large, dans une société en perpétuel changement, « les jeunes nous en apprennent, ils ont changé et souvent pour le mieux. Ils font preuve d’une plus grande ouverture et une plus grande tolérance que les jeunes de mon époque. C’est beau de voir cela », affirme Yves Petit.

Un mot pour les SNJM

Estimant avoir été privilégié d’avoir côtoyé plusieurs religieuses SNJM, tant celles œuvrant dans les écoles qu’au sein de l’Équipe de leadership, Yves Petit admet « ce qui émane de ces sœurs-là, c’est tellement fort et beau qu’on ne peut pas être sourd à ça. Peu importe ce que je vais faire dans le futur, c’est sûr que je vais porter ces mêmes valeurs dans ma vie. »

Le soutien des SNJM toujours bien présent

Musique et poème à l’honneur à la Maison Jésus-Marie

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Les étudiant.e.s universitaires intéressées par les questions de justice ont jusqu’au 8 août prochain pour déposer leur candidature à un des trois postes à temps partiel offerts par le comité Justice et Paix des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec. La durée minimale de ce poste est d’un an.

Reconnue pour son rôle dans l’éducation avec une approche axée sur le développement intégral de la personne, la congrégation des SNJM est aussi engagée dans la promotion de la justice sociale, en travaillant notamment en réseau et avec son comité Justice et Paix.

Ce dernier, composé d’une dizaine de personnes, religieuses et laïques, se penche sur plusieurs enjeux sociaux qui concernent les personnes vulnérables, en particulier les femmes. Afin de poursuivre sa démarche, le comité souhaite rallier trois personnes intéressées à travailler à titre de partenaires sur des aspects qui touchent :

  • L’environnement
  • La traite des personnes
  • L’immigration
  • La situation des populations autochtones

La date limite du dépôt de candidature est le 8 août 2023. L’entrée en fonction est prévue pour septembre jusqu’en mai 2024, avec une possibilité de reconduction d’une autre année. Consultez l’offre d’emploi pour connaître le profil recherché et les autres détails.

 

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Le rejet de la demande en non-lieu de la Cour supérieure le 23 juin dernier est accueilli avec satisfaction par les résident.e.s de Mont-Carmel. Cette décision du juge Daniel Urbas a pour effet de maintenir les audiences des 11 et 12 juillet prochains dans le dossier de l’accusation d’outrage au tribunal contre le propriétaire de la résidence privée pour aînés (RPA), Henri Zavriyev.

Le juge Urbas souligne que l’ordonnance de sauvegarde émise le 22 juillet 2022 est claire et qu’il n’y a rien qui justifie de mettre un terme à la procédure en outrage à ce moment-ci. Cette ordonnance a été renouvelée le 17 mars 2023 et valable jusqu’au 18 septembre 2023. Le tribunal aura ainsi à statuer sur la culpabilité de l’accusé.

Cette ordonnance impose au propriétaire le maintien de « l’exploitation et la certification de Mont-Carmel à titre de résidence privée pour aînés (RPA) en conformité avec le Règlement sur la certification des résidences privées pour aînés et la Loi sur les services de santé et les services sociaux. » Cette obligation doit être respectée durant toute la période où l’on examine la légalité de son projet.

Il s’agit pour les résident.e.s de Mont-Carmel d’une « avancée significative dans ce long processus de reconnaissance et de respect de leurs droits. » Rappelons que les résident.e.s se retrouvent plongés dans cette situation désormais connue sous le nom de « rénoviction » depuis près de deux ans maintenant. 

Le comité des résident.e.s Sauvons le Mont-Carmel invite toutes les personnes intéressées à les accompagner dans ce long processus judiciaire aux audiences des 11 et 12 juillet à la salle 17.09 du Palais de Justice de Montréal, dès 9 h. Vous pouvez suivre les nouvelles du comité sur cette page.

Pour en savoir plus sur ce dossier, consultez ces quelques liens menant à des articles et vidéos :

 

Musique et poème à l’honneur à la Maison Jésus-Marie

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Dans sa plus récente infolettre, UNANIMA International présente plusieurs témoignages révélateurs qui abordent des thèmes aussi diversifiés que les inégalités entre les femmes et les hommes, le racisme, la violence domestique et la formation humaine de jeunes étudiants.

Le retour sur son expérience à la 67e session de la Commission de la condition de la femme (CSW67) à New York de sœur Kayula Lesa (RSC) est particulièrement éclairant. Œuvrant en Zambie, cette dernière partage ses réflexions et ses sources d’inspiration. Elle parle entre autres de la présence de leaders politiques comme Teresa May et d’un grand nombre de femmes, issues d’horizons divers.

L’expérience de femmes racisées provoque de nombreuses interrogations pour cette dernière qui ne vit pas les mêmes réalités. « Quelle est leur principale source de discrimination? Est-ce la race ou le sexe? … » Elle termine son récit en partageant quelques actions qu’elle peut mettre en avant à son échelle pour réduire le fossé numérique entre les filles et les garçons.

L’eau

La Conférence de l’ONU sur l’eau organisée du 22 au 24 mars derniers portait une attention spéciale sur l’objectif de développement durable (ODD) 6 : Eau propre et assainissement. Les participants ont convenu d’un « Programme d’action sur l’eau » contenant pas moins de 700 engagements pour ajuster les actions et les politiques reliées à l’eau dans l’esprit de l’ODD. Des suivis sur les progrès réalisés seront faits dès septembre 2023 avec le Sommet sur les ODD, puis avec le Sommet de l’avenir en 2024.

On apprend que le thème de l’eau sera également à l’honneur lors du Forum politique de haut niveau (FPHN) de l’ONU. Outre l’ODD 6, les participants s’attarderont aussi aux objectifs 7, 9, 11 et 17. Ce forum sert d’examen mi-parcours pour la mise en œuvre de l’Agenda 20230. L’événement aura lieu du 10 au 19 juillet.

UNANIMA a participé à la 22e session du Forum permanent de l’ONU sur les questions autochtones (FPQA) par le rôle de panéliste à un événement parallèle intitulé « Climate change and indigenous women and girls: Addressing intersectional discrimination and structured inequalities » (Changement climatique et femmes et filles autochtones : lutter contre la discrimination intersectionnelle et les inégalités structurées). À cette occasion, la directrice générale, Jean Quinn, fdls, a insisté sur les droits à la terre et au logement des femmes et des filles autochtones. L’enregistrement de ce volet est disponible ici (en anglais seulement).

Contribution sur le dossier de l’esclavage moderne

L’organisation non gouvernementale (ONG) poursuit ses activités au sein du Comité des ONG sur les migrations. Ainsi la directrice adjointe, Laura Hicks a animé la session du sous-comité sur les enfants dans les migrations lors de la rencontre du mois de mai. Par ailleurs, UNANIMA s’est joint à des ONG religieuses à l’occasion d’un webinaire sur l’évaluation du GIEC. Dans le même esprit, l’organisme collabore avec des ONG religieuses sur les questions liées au changement climatique en vue des préparatifs de la COP28.

Projet des Sœurs du Bon Secours au Pérou

L’infolettre souligne également le dépôt d’un document d’UNANIMA en réponse à l’appel de contributions du Rapporteur spécial de l’ONU sur l’esclavage moderne. Ce dernier se concentre sur le phénomène de l’itinérance en tant que cause et conséquence de formes contemporaines de l’esclavage. On peut lire la proposition ici (en anglais seulement).

Les témoignages des Filles de la Sagesse au Malawi où s’est produit un autre phénomène climatique extrême au printemps ainsi que ceux des Sœurs du Bon Secours venant en aide aux femmes victimes de violence domestique au Pérou et des Sœurs Vedrunas œuvrant auprès d’élèves en Haïti complètent cette publication, riche en informations.

Disponible en anglais, en espagnol et en français.

 

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Près de 50 personnes, sœurs, personnes associées, partenaires et membres du personnel ont participé au pèlerinage SNJM sur le Richelieu, le samedi 3 juin dernier. Cette initiative du groupe de personnes associées francophones des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) s’est déroulée sous un soleil radieux, sans chaleur excessive. Les pèlerins étaient tous heureux de vivre cette activité, à la fois de découverte et de ressourcement.

Regroupé.e.s sur le site patrimonial SNJM à Longueuil, les participant.e.s ont monté à bord d’un autobus qui les a amenés tout d’abord à l’église et au lieu de naissance d’Eulalie Durocher (mère Marie-Rose) à Saint-Antoine-sur-Richelieu. Pendant le périple, Sr Lorna Cooney1 a donné le ton en présentant le contexte tout en faisant chanter tout le monde.

Pour chacun des lieux du pèlerinage, les membres du comité organisateur2 ont tour à tour guidé les pèlerins. À l’aide de documents de mise en situation, de prières, de chants et de moments de réflexion, elles ont permis à toutes et tous de comprendre le parcours de la fondatrice des SNJM et ainsi mieux s’imprégner de son esprit.

Un circuit riche en découvertes

Après la première escale, le groupe a pris le bac à câble pour se rendre à Saint-Denis-sur-Richelieu où Eulalie Durocher a complété son cours scolaire élémentaire. Malgré la houle causée par les vents, cela n’a pas empêché le groupe d’apprécier le superbe point de vue de la rivière et de la petite île où allait s’amuser Eulalie avec ses camarades de classe.

Le circuit des lieux sacrés SNJM a permis de longer la rivière Richelieu jusqu’à Mont-Saint-Hilaire, pour s’arrêter à l’église. Aujourd’hui, classé monument historique notamment pour les peintures d’Ozias Leduc, ce lieu comprend dans la sacristie le petit autel souvent décoré par Eulalie et Mélodie.

Après la pause lunch aux Vergers Petit et Fils, le groupe s’est rendu au lac Hertel pour vivre un moment de réflexion profonde où l’on a rappelé l’importance de ce lieu dans la vie d’Eulalie. Outre sa contribution à l’organisation du grand projet d’évangélisation de masse appelé « Grande Mission », c’est à cette occasion qu’elle a rencontré Hedwidge Davignon qui prendra la relève de mère Marie-Rose comme deuxième supérieure générale de la congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM).

Une belle démarche d’intériorisation

Le pèlerinage se termine avec un arrêt incontournable à Beloeil où Eulalie a œuvré pendant 12 ans, avant de fonder la congrégation des SNJM. Les pèlerins ont pu découvrir l’église et l’histoire touchante de la réalisation d’une statue. Cette sculpture a été réalisée en recourant aux techniques du positif et du négatif pour donner un effet d’animation surprenant du personnage.

Les pèlerins ont pu voir le presbytère où a logé Eulalie ainsi que le bâtiment qui a abrité le second couvent SNJM (1846) après celui de Longueuil. Les fidèles ont pu se rendre jusqu’à la croix dans le cimetière de Beloeil où a été érigé en premier lieu ce couvent, dont les pierres ont été récupérées pour établir la fondation du nouvel édifice en 1884.

Sur le chemin du retour, la tête et le cœur remplis d’images et de sensations intérieures, les pèlerins ont partagé leur expérience et récité une prière d’action de grâce.

« … Que dans le quotidien de ma vie, les actions de mon cœur témoignent de la grâce sans pareille qui m’a été accordée… »

Une partie du groupe de pèlerins.

1 Sr Lorna a conçu un document d’animation étoffé (Un pèlerinage intérieur avec mère Marie-Rose) pour faire vivre ce pèlerinage sur les lieux sacrés SNJM. Il a été vécu par de nombreuses personnes, sur les lieux ou lors de rencontres spécifiques.
2 Le comité est composé des sœurs Claudette Bastien, Lorna Cooney et des personnes associées Diane Corbeil, Colette Cyr, Yasmine Matar et Anne-Marie Montpetit.

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L’ensemble vocal Polymnie a donné un superbe concert à la Maison Jésus-Marie (MJM) le 28 mai dernier. Sous le thème « Paix et lumière », ce concert a proposé « Le Requiem en do mineur » de Luigi Cherubini. Les choristes ont été dirigés par Alexis Desrosiers-Michaud et accompagnés par Anne-Marie Denoncourt au piano.

Sr Marie-Paule Demarbre, snjm, lors de la présentation du concert.

Soulignons que Luigi Cherubini est un enfant de Florence (Italie). Il a vécu les nombreuses tempêtes de l’histoire de France, dont la Révolution et l’empire napoléonien. Il a composé cette pièce à la mémoire de Louis XVI en 1816. Ce compositeur a été admiré par Berlioz, Schumann et Wagner. On lui doit l’opéra « Médée » qui a été chanté, notamment par Maria Callas.

En deuxième partie, l’ensemble vocal a interprété des œuvres de Péteris Vasks, Edgar l. Bainton, Arvo Pärt, Randall Thompson et Johann Sebastian Bach.

La prestation musicale a été à la hauteur de la renommée de cet ensemble vocal. Les personnes présentes ont apprécié chaque moment du concert.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

Un extrait du concert

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C’était jour de fête le 19 mai dernier à la Maison Jésus-Marie alors qu’on célébrait les anniversaires de toutes les sœurs et les personnes associées SNJM. Cet événement annuel s’est déroulé dans une ambiance festive tout en faisant ressortir l’importance de ce cadeau de la vie pour chacune.

Sr Lorna Cooney, snjm

Dans son intervention, Sr Lorna Cooney a mentionné que le poids des années ne devait pas faire oublier l’impact que chaque personne a eu dans la vie de plusieurs autres autour d’elle. Ce moment de réflexion a bien amené la petite activité conviviale où chacune pouvait participer à une œuvre collective sur le thème « Les couleurs de nos vies » pour exprimer toute la diversité des émotions d’une vie. Les participantes ont utilisé les crayons de bois et le pastel à l’huile en diverses couleurs pour s’adonner à un petit moment créatif.

« Notre chant thème Prends la vie, nous invite à vivre pleinement la vie, avec toutes ses couleurs, les gris et les azurs, les verts et les jaunes, les ombres et les lumières », a indiqué Sr Lorna. « Avec un pinceau de peintre à la main, et avec Dieu, le Maître Peintre, comme guide et inspiration, nous peignons la toile de notre propre vie et ajoutons quelques couleurs et dessins sur la toile de la vie des personnes que nous rencontrons sur notre chemin. »

L’activité s’est poursuivie sous la forme d’un petit jeu de reconnaissance des personnes qui étaient nées dans le même mois avec un moment d’échange. Bénédiction et collation ont suivi tout en offrant à toutes l’occasion d’entreprendre des conversations avec quelques personnes.

Les sœurs et les personnes associées SNJM présentes ont grandement apprécié cet événement chaleureux tout en apportant une belle touche de couleur et de gaieté! Il a été organisé par les membres du comité : Srs Lisette Boulé, Lorna Cooney, Hélène Harvey et madame Marianne Daudelin. Il nous faut d’ailleurs souligner la contribution des personnes associées, madame Beverly Redmond et le couple Richard et Brenda Brisebois pour la partie musicale.

À défaut d’y avoir participé, le message transmis lors de cette rencontre pourrait amener quiconque à réaliser l’importance de ce don de vie. Il s’agit d’une citation d’un missionnaire Quaker signalé dans la présentation de Sr Lorna « Je ne passerai qu’une fois dans ce monde. Par conséquent, tout le bien que je peux faire ou toute l’attention que je peux manifester à l’égard d’un être humain, je dois le faire maintenant. »

Reportage photo : Sr Hélène Harvey