Réflexions sur les soins de fin de vie

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À l’occasion de la journée mondiale de la vie consacrée, quelque 70 religieuses et les religieux ont participé à un moment de ressourcement le 2 février dernier. Ils ont répondu ainsi à l’invitation de l’évêque Mgr Claude Hamelin du diocèse Saint-Jean–Longueuil.

Alors que le Québec se classe au premier rang mondial pour l’aide médicale à mourir (AMM), le soutien aux soins palliatifs obtient moins de soutien financier. Aucune somme n’est d’ailleurs allouée à la construction de nouvelles maisons de soins palliatifs depuis l’entrée en vigueur de la loi sur l’AMM. C’est ce qu’ont appris les membres des communautés religieuses conviés à réfléchir sur ces questions sous le thème « Prendre sa dignité dans ses mains ou la remettre dans les siennes. »

Le docteur Patrick Vinay, chercheur et médecin de renom, a consacré les dix dernières années de sa carrière médicale aux soins palliatifs. Il apporte toujours sa contribution au conseil d’administration de l’organisme Albatros en Montérégie. Dans sa présentation, il a abordé plusieurs dimensions de la « précieuse fin de vie » en apportant tout d’abord des éclaircissements entre les soins palliatifs et l’aide médicale à mourir.

« Mourir à son heure… »

Docteur Patrick Vinay

Dans le cas des soins palliatifs en fin de vie, il parle « d’alléger et de soulager les personnes » pour leur permettre de vivre sereinement les derniers instants de leur vie. Selon lui, l’aide médicale à mourir est plutôt une façon « d’abréger la vie. » La distinction est encore plus marquante lorsqu’il fait mention du choix offert à toutes et tous en affirmant que « les soins palliatifs, c’est mourir à son heure alors que l’AMM, c’est mourir à l’heure dite. »

Tout en soulignant les obligations légales à offrir le choix entre ces deux options, le conférencier a rappelé la mission de la médecine palliative. Cette dernière est axée sur le traitement du malade pour lui éviter des souffrances tout en l’accompagnant, lui et ses proches, dans cette dernière phase de la vie. Un état de fait diamétralement opposé avec l’AMM, plus rapide et moins coûteux.

Dr Vinay a également souligné le manque de personnel soignant en soins palliatifs ainsi que la faiblesse des soins à domicile. Il a alerté son auditoire sur les risques que l’euthanasie devienne de plus en plus désirable devant l’absence de soins palliatifs et de choix thérapeutiques alternatifs.

Réclamer la disponibilité d’un choix véritable

« On ne voit pas toujours l’importance de vivre sa vie jusqu’au bout et l’importance de bons soins de confort efficaces pour le malade comme pour l’entourage. Ceux-ci ouvrent à des changements intérieurs possibles et à une fin de vie précieuse. » Homme de foi, le médecin souhaite que l’on exige la disponibilité d’un choix réel, tout en prônant que les soins palliatifs soient universellement disponibles partout au Québec, comme la Loi le reconnaît.

La rencontre du diocèse a été organisée conjointement par madame Francine Vincent et Sr Nicole Alarie. Elle a été présidée par le vicaire général Jean Roudy.

Les participants ont été invités à examiner une question distincte pour chaque groupe et en discuter. La rencontre s’est poursuivie avec une célébration eucharistique et une collation. Aux commentaires entendus, les religieuses et les religieux étaient content.e.s de se retrouver à ce moment de ressourcement même si le sujet exige des réflexions approfondies.

 

Pour en savoir davantage, consultez les rapports récents déposés à Québec et à Ottawa.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

Réflexions sur les soins de fin de vie

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La première prise de contact entre les trois universitaires recrutés par le comité Justice et Paix SNJM du Québec et les religieuses à la Maison Jésus-Marie (MJM) a été motivante de part et d’autre. Autant les trois jeunes ont été stimulés par les questions des sœurs présentes, autant ces dernières ont aimé découvrir les nouvelles perspectives de leur mission et l’enthousiasme des jeunes.

Sr Lise Gagnon expliquant le déroulement de la rencontre avec les jeunes partenaires en compagnie de Sr Jacqueline Aubry. Elles sont toutes les deux membres du comité Justice et Paix SNJM du Québec.

La première rencontre a eu lieu à la cafétéria de la MJM le dimanche 14 janvier dernier. Les trois étudiants universitaires se sont présentés en réponse à un canevas de quelques questions préparées par les membres du comité Justice et Paix. Les étudiants ont parlé de leur parcours respectif et des motivations à s’engager dans le projet « partenaires au comité Justice et Paix ». Ils ont même été invités à s’exprimer sur leur façon de voir leur implication auprès d’un groupe de personnes bien plus âgées qu’eux.

Simon Lantz

Leurs façons de s’exprimer naturellement en toute simplicité et leur ouverture à ces relations intergénérationnelles ont conquis l’auditoire. « Cela m’a émerveillé. J’en ai encore la chair de poule quand je pense que ma communauté a osé faire ce pas de plus pour faire vivre notre mission », mentionne avec entrain, Sr Pierrette Désilets. « Je suis prête à faire quelque chose pour les aider à poursuivre la route », ajoute la religieuse de 93 ans.

Des échanges motivants

Lors de la période d’échanges qui a suivi les présentations, les sœurs ont manifesté leurs préoccupations à rester dans l’action. Interrogée, Sr Marie-Paule Demarbre se demande « Qu’est-ce que nous pouvons faire pour les aider? Comment peuvent-ils nous garder dans l’action? »

Sofia-Elena Ranke-Farro

Cette rencontre exploratoire n’a pas fourni toutes les réponses. Elle a eu néanmoins le mérite d’établir une première base d’échanges et de faire découvrir diverses pistes à explorer très concrètes dans la région de Longueuil. Elles ont soulevé entre autres les problèmes reliés à la protection des rainettes et au phénomène des gangs de rue en lien avec la traite au métro Longueuil.

Par la suite, les jeunes étudiants, accompagnés de trois des membres du comité Justice et Paix, les sœurs Lise Gagnon, Claudette Bastien et Jacqueline Aubry, ont complété leur visite en se rendant à l’étage de l’infirmerie où les attendait un autre groupe de religieuses.

Un projet porteur

Un consensus se dégage quant à l’ouverture aux autres des jeunes et quant à l’avenir de cette initiative du comité qui offre « des perspectives nouvelles pour que les prises de position SNJM ne tombent pas dans le néant », confie Sr Hélène Harvey.

Héloïse Vincent-Ozell

Rappelons que dans le cadre de leur engagement, les étudiants Sofia-Elena Ranke-Farro (traite des personnes), Héloïse Vincent-Ozell (Itinérance et itinérance autochtone) et Simon Lantz (environnement) rencontrent mensuellement des personnes du comité Justice et Paix pour faire le point sur l’évolution de leurs dossiers respectifs. Ils en profitent pour mieux connaître les valeurs SNJM véhiculées par les trois prises de position SNJM.

Le projet « partenaires au comité Justice et Paix » est une réponse à l’objectif de « partager notre mission avec des personnes plus jeunes et de vivre un échange intergénérationnel, particulièrement auprès d’étudiants universitaires », a expliqué Sr Claudette Bastien lors de son intervention.

Dans le processus, d’autres rencontres devraient avoir lieu entre les jeunes et les SNJM à la MJM. En attendant, les étudiants se préparent à rencontrer le groupe des coopérantes le 2 mars prochain. Ce sera une autre occasion pour les résidentes de les saluer lors de la période du repas.

Reportage photo et vidéo : Sr Suzanne Brault

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Récemment, une délégation de quelques enfants de la Maison des enfants Marie-Rose (MDEMR) s’est rendue à la mairie de Beauharnois pour apporter une chaise spécialement décorée au maire, Alain Dubuc. 

Ce dernier avait lancé l’invitation voilà plusieurs mois à l’équipe de la MDEMR afin d’assurer une présence symbolique des enfants aux séances du conseil municipal. Par cette présence, le maire Dubuc souhaite ainsi rappeler à toutes et tous que les décisions prises doivent l’être en prenant conscience du présent et du futur des enfants de Beauharnois.

La demande s’est transformée en projet pédagogique. Avec l’aide de Janine Lefebvre, fondatrice de l’organisme à but non lucratif et de bénévoles, les jeunes ont vu leurs efforts couronner de succès. Ils étaient bien fiers de leur réussite tout en espérant que la présence de cette chaise constitue plus qu’un symbole.

Des jeunes affamés

Car la majorité des jeunes, bénéficiant du soutien de la MDEMR, ont faim! Plusieurs souffrent de détresse, à la fois alimentaire, affective et financière.

La réalité frappe l’imaginaire des adultes de la MDEMR en ces temps difficiles. Que dire à une enfant qui n’a rien à manger le matin ou un autre qui a réussi à trouver un oignon pour son petit déjeuner! On comprend mieux pourquoi la trentaine d’enfants qui viennent dîner à la Maison des enfants Marie-Rose dévorent littéralement leur repas en plus de manger les douzaines d’œufs, un aliment jugé trop cher pour bien des parents, selon les dires de quelques enfants.

La situation est d’autant plus difficile que le milieu scolaire n’offre plus depuis quelques années, le service des « petits déjeuners ». Cet arrêt, jumelé à la situation économique actuelle, ajoute une pression supplémentaire aux parents qui n’arrivent plus à nourrir leur famille. À la fin des classes, une quinzaine de jeunes se retrouve à la MDEMR pour des activités artistiques et éducatives et une collation qui leur sert souvent de repas. Une certaine discipline est imposée aux participants des ateliers d’arts et de musique limitant le nombre de participants à un maximum de 20.

Un rôle essentiel

Dans un tel contexte, la Maison des enfants Marie-Rose réussit à combler les besoins de certains jeunes avec son offre de services complète. Outre les dîners et les collations après les classes, l’organisme propose de nombreuses activités culturelles et artistiques qui favorisent le développement des jeunes. Les enfants bénéficient du soutien indéfectible de toute l’équipe composée de bénévoles, de personnes immigrantes provenant de l’Afrique qui possèdent des compétences comme institutrices.

Ces dernières sont en phase d’intégration à la société québécoise. Certaines d’entre elles profitent du partenariat avec Service Québec qui subventionne leur salaire. Il faut également souligner la présence de deux travailleuses sociales qui apportent leur aide de façon ponctuelle. Lorsque des enfants affirment spontanément « ici, on se sent toujours respecté », on comprend le rôle primordial de cette ressource à la population beauharlinoise.

« Nous aimerions accueillir plus d’enfants, mais nous n’avons pas les fonds nécessaires pour embaucher du personnel qualifié et offrir des services de qualité », mentionne Janine Lefebvre, personne associée SNJM, qui poursuit son travail bénévolement après avoir cédé la direction à Fanny de Roussan.

Développement de sources de financement

Au-delà de la réussite éclatante de ce projet de rénovation de plus d’un million de dollars sans déficit du manoir Ellice, il y a bien des défis à relever pour le maintien de ce nouveau lieu de création et de diffusion des arts dont toute la communauté de Beauharnois bénéficie désormais. Outre les frais d’entretien et les salaires de quelques personnes, il y a ceux reliés directement aux besoins alimentaires. Les frais de ceux-ci ont augmenté considérablement ces dernières années.

Des activités sont organisées régulièrement comme les soupers-conférences 5 à 7, les Marchés de Noël et du printemps ouvert aux artisans locaux et régionaux et les soirées jazz pour financer les activités courantes. Des initiatives personnelles de la part d’individus ou d’entreprises de Beauharnois sont à saluer. Ainsi une citoyenne a pris en charge l’organisation d’une journée spaghetti, fort réussie. De son côté, l’entreprise Automobiles Bégin a décidé de recueillir des fonds lors de sa campagne annuelle de lumières de Noël en décembre dernier. Elle a ainsi versé 4000 $ à la MDEMR.

En parallèle, la directrice Fanny de Roussan a multiplié les contacts pour mousser la location des locaux du manoir qui constitue l’un des plus beaux lieux de Beauharnois. C’est une source de revenus non négligeables qu’elle espère doubler dans les prochaines années. En attendant, il lui faut reprendre le bâton de pèlerin pour solliciter des dons et des subventions dans l’espoir d’obtenir une aide récurrente qui viendrait consolider les assises de l’organisme.

À la recherche d’un soutien récurrent

La particularité de la mission de la MDEMR, à vocation éducative, sociale et culturelle, semble la disqualifier de nombreux programmes de subventions actuels. Sans se décourager, la directrice espère pouvoir influencer les décideurs à revoir leurs critères restrictifs qui exclut une ressource, tout aussi précieuse, que certaines autres largement subventionnées en pédiatrie sociale.

Alors que tout le monde s’accorde pour affirmer l’importance du bien-être des enfants, l’équipe de la MDEMR souhaite que la communauté de Beauharnois, sous le leadership de la mairie déjà convaincue par la cause, se mobilise pour soutenir financièrement l’organisme. À l’heure actuelle, la MDEMR constitue une oasis de paix précieuse pour les enfants et un exemple pour plusieurs autres régions.

Source photo : Maison des enfants Marie-Rose

 

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Le plus récent bulletin de nouvelles du Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) révèle une concertation accrue pour lutter contre les formes d’esclavage moderne.

Dans ce numéro, on fait mention de la tenue de plusieurs rencontres stimulantes. L’une d’entre elles, est celle à laquelle le co-fondateur et ancien directeur général du Réseau d’aide aux travailleurs et travailleurs migrants agricoles du Québec (RATTMAQ), Michel Pilon était conférencier. Partageant son expérience, il a fourni de nombreux renseignements pertinents sur les enjeux actuels, notamment en ce qui a trait au recrutement des travailleurs migrants, aux méthodes d’interaction à l’aéroport et aux défis des personnes confrontées quotidiennement à ces drames humains.

À la fin de l’automne, la présidente du conseil d’administration du CATHII, IsaBelle Couillard, sgm., a participé à trois rencontres importantes. Tenues à Edmonton et Calgary, elles portaient sur les questions de la traite des personnes et en particulier sur les conditions inhumaines dans lesquelles vivent bon nombre de travailleurs migrants, personnes migrantes et réfugiées.

Visite du Rapporteur officiel de l’ONU

On rapporte également les grandes lignes du colloque organisé par la RATTMAQ lors de la Journée internationale des migrants. Outre la quarantaine d’organisations et de syndicats du Canada, du Mexique et du Guatemala, on nous souligne la présence du Rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines de l’esclavage. Monsieur Tomoya Obokata a profité de son allocution d’ouverture pour dénoncer les régimes de permis de travail fermés utilisés au Canada et invité le gouvernement canadien à offrir un meilleur accès à la résidence permanente à ces personnes.

De gauche à droite, on reconnait Sofia Farro Ranke, étudiante en maîtrise en criminologie, Tomoya Obokata, Rapporteur spécial sur les formes contemporaines d’esclavages pour les Nations Unies, Sr Lise Gagnon, snjm, représentante de Talitha Kum des 3 Amériques, Sr IsaBelle Couillard, sgm, Kavitha Culum, chargée de projet au CATHII et Renaude Grégoire, agente de développement et de plaidoyer pour TK.

Dans le même numéro, on apprend également l’existence et le rôle des Jeunes Ambassadrices de Talitha Kum, on souligne l’arrivée d’un nouveau venu et rappelle les activités liées à la Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des personnes le 8 février prochain.

Soulignons également que sur la page d’accueil du site du CATHII, on retrouve des liens sur quelques articles intéressants, dont un plus détaillé, sur la visite du Rapporteur spécial à Montréal. On fait mention de la présence de Sr Lise Gagnon, snjm et du rôle de madame Renaude Grégoire dans la venue du Rapporteur spécial chez nous.

Légende photo en médaillon
Lors du colloque de la RATTMAQ, le CATHII était représenté entre autres par Catherine Laure Juste, membre des Jeunes Ambassadeurs Talitha Kum et Sr IsaBelle Couillard, sgm.

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Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec ont fait parvenir plus d’une centaine de signatures dans le cadre de la campagne « Solidaires pour la terre » de Développement et Paix — Caritas Canada.

Après la présentation des objectifs de cette campagne à la Maison Jésus-Marie en novembre dernier, plusieurs religieuses ont apposé leur signature à la lettre adressée à l’ambassadrice du Honduras au Canada. D’autres ont fait circuler le document afin de recueillir davantage d’appuis. L’objectif de Développement et Paix est de transmettre à la fin du mois de février 32 000 signatures, soit 1000 signatures pour chacune des 32 personnes inculpées au camp Guapinol.

La lettre à l’ambassadrice demande entre autres au gouvernement du Honduras d’entreprendre les actions en justice contre les personnes impliquées dans la mort de trois défenseurs de Guapinol. On fait également état d’un dédommagement équitable aux victimes, on réclame la fin des activités minières dans le parc national Carlos Escaleras et sa restauration, l’annulation de tous les permis d’exploitation minière émis de façon irrégulière et une meilleure protection des défenseuses et les défenseurs des droits des personnes et de l’environnement.

Il faut savoir que le Honduras se situe au cinquième rang des pays les plus dangereux pour les militants de la protection de l’environnement, de l’eau et des terres. La présente campagne a été initiée à la demande du partenaire au Honduras de Développement et Paix — Caritas, soit ERIC–Radio Progreso.

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La nouvelle directrice du Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie (PSNM) et de l’École de musique Vincent-d’Indy, madame Antonella Picillo et la coordonnatrice à la direction générale, Josée Godin ont été charmées par l’accueil chaleureux des membres de l’Équipe de leadership provincial des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec lors de leur visite le 20 décembre dernier.

Les membres de l’Équipe de leadership provincial, sœurs Claudette Bastien, Lisette Boulé (dans l’escalier) et Denise Riel, ont accueilli mesdames Josée Godin, coordonnatrice à la direction générale et Antonella Picillo, directrice du Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie (PSNM) et de l’École de musique Vincent-d’Indy.

Nous « sommes ressorties de cette visite inspirées. D’ailleurs, nous avons été fort touchées de constater la richesse de l’histoire des SNJM, de nos fondatrices. Merci mille fois pour votre temps et pour votre générosité », a écrit madame Picillo dans son message de remerciement.

Conscientes déjà de l’important héritage SNJM, la visite des lieux où a œuvré mère Marie-Rose et ses successeures a fourni une autre dimension à cette connaissance des faits historiques. La visite de la chapelle où a prié la fondatrice de la congrégation ainsi que son bureau, sa chambre et la salle du chapitre ont ému les visiteuses.

La tournée des lieux sous la gouverne de Sr Lisette Boulé les a entrainées au musée jusqu’à la crypte située en-dessous de la chapelle. Elles se sont aussi arrêtées à la salle d’exposition et au centre de recherche des archives où elles ont pu consulter quelques documents préparés par la responsable des archives, madame Geneviève Noël.

Il fallait voir leur curiosité lorsqu’elles ont pris connaissance du registre des conditions où l’on recense les inscriptions, les frais de scolarité et de pension des élèves en 1905. Elles ont été toutes aussi impressionnées par la nature des Chroniques, des documents riches en anecdotes et faits de la vie quotidienne de chaque époque.

Les sœurs Claudette Bastien et Denise Riel ont apporté les fleurs offertes par les représentantes du PSNM dans leur salle de réunion.

Cette visite de sensibilisation pour la directrice est venue conforter sa compréhension de la mission SNJM et la grande reconnaissance envers la bienheureuse Marie-Rose et toutes les SNJM.

Dans un message adressé aux enseignant.e.s lors de la Journée mondiale qui leur est consacrée en octobre, elle avait souligné le magnifique travail du corps enseignant actuel qui contribue à cultiver « la confiance de nos élèves ». Elle avait alors rappelé l’avant-gardisme des SNJM « dans leur bataille pour permettre aux jeunes filles d’avoir accès à une éducation visant leur développement intégral… » tout en leur assurant une place dans la société québécoise.

Bref, ce premier contact avec le site patrimonial SNJM à Longueuil a été enrichissant à plus d’un titre.

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L’année 2023 a été marquée par le départ de 16 Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec.

Dans l’ombre ou la lumière, ces religieuses étaient engagées, chacune à leur façon, à vivre la mission SNJM comme leur fondatrice, jusqu’à leur dernier souffle. Elles ont cherché constamment à mener une vie professionnelle et religieuse épanouissante et fructueuse.

Des femmes aux divers parcours qui ont exercé une influence au sein de leur propre famille, dans leurs divers milieux de travail et lieux d’engagements bénévoles.

Aujourd’hui, nous leur rendons hommage dans l’esprit de cette citation de Jean D’Ormesson :

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Une belle façon d’éviter que le temps n’efface le souvenir du parcours engagé de ces religieuses est de consulter la section En souvenir qui retrace brièvement quelques éléments clés de leur histoire.

 

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Dans sa Déclaration à la suite de la 13e rencontre internationale de la Marche mondiale des femmes tenue en Turquie du 6 au 12 octobre 2023, les participantes ont célébré la mémoire du mouvement. Ce dernier a pris naissance avec la Marche du pain et des roses et le cri de ralliement : « Du pain pour éradiquer la faim des femmes, et des roses pour que, dans leur vie, elles puissent se reposer et être heureuses. »

Tout en soulignant l’accueil de jeunes et de nouveaux territoires au sein du mouvement, les participantes réaffirment la nécessité d’utiliser la rue pour s’exprimer et préparer la fête des 25 ans d’existence et pour préparer les prochaines 25 années. Elles entendent poursuivre le « processus de formation politique permanente et de communication féministe et populaire. »

Tour du monde de résistances féministes

Pour ce faire, une série de cinq webinaires sont organisés pour se sensibiliser en même temps aux réalités distinctes des territoires. Ainsi, lors du 2e rendez-vous planifié le 21 février à midi, deux activités féministes militant dans plusieurs régions différentes de l’Afrique aborderont le sujet de la souveraineté alimentaire sous de nombreux aspects : production, consommation, accès aux semences, etc. La rencontre servira aussi à présenter des solutions et faire des liens avec l’économie féministe.

On retrouve tous les détails de cet événement sur la page Facebook de la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes (CQMMF).

Pour en savoir davantage sur ce que représente l’économie féministe, proposé par la MMF comme un outil politique, la collective L’autre Parole invite à lire le texte de Tica Moreno, intitulé « L’économie féministe comme outil politique de la Marche mondiale des femmes », Capire, 6 octobre 2023, offert également en anglais et en espagnol.

Rappelons en terminant que la Déclaration de la 13e rencontre de la Marche mondiale des femmes réaffirme son positionnement comme mouvement féministe populaire, anticapitaliste… Aussi disponible en anglais et en espagnol.

« Nous marcherons contre les guerres et contre le capitalisme, pour la souveraineté des peuples et le bon vivre! »

Il est possible de visionner une capsule vidéo récapitulative de cette 13e rencontre internationale ici.

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La plus récente publication « Les Brèves » de la collective L’autre Parole propose un survol de plusieurs sujets d’actualité allant des enjeux du synode des évêques et de celui des femmes, tenu à Montréal, aux événements comme celui célébrant les 40 ans du Centre Justice et Foi abordant le thème « Une écologie plurielle pour un nouveau partage des mondes ».

Narges Mohammadi, récipiendaire du prix Nobel de la Paix

On souligne aussi la remise du prix Nobel de la Paix 2023 à l’iranienne Narges Mohammadi, de la désignation « Personnalités de l’année » du magazine L’Actualité à deux religieuses du comité Sauvons le Mont-Carmel, sans oublier de fournir des sources pour retracer le parcours d’une femme inspirante, Lydia Gruchy qui est devenue la première femme diplômée du Presbyterian Theological College de Saskatchewan avant d’être ordonnée pasteure au sein de l’Église Unie du Canada (EUC).

Cette publication qui fournit toutes les sources fait également référence à des textes qui dénoncent la « guerre des hommes » avec des suggestions de militantes féministes sur une paix réelle entre paletinien.ne.s et israélien.ne.s dans le respect des droits des femmes et des filles.

Ce numéro se conclut sur des suggestions de films à voir dont celui intitulé « Magnificat » qui sortira très bientôt au cinéma. Sous la forme d’un triller religieux, ce film traite de plusieurs enjeux de l’Église catholique notamment sur les rapports homme-femme. Il semble que c’est présenté sans jugement avec humour et tendresse. Le documentaire sur l’inceste réalisé par l’actrice Emmanuelle Béart « Un silence si bruyant » et celui coréalisé par Habibata Ouarme et Jim Donovan avec pour titre « Koromousso – Grande sœur » portant sur les tabous culturels de la sexualité féminine font aussi partie de cette recension.

La publication Les Brèves de décembre est disponible en français seulement.

Soulignons également la sortie de la plus récente revue L’autre Parole qui s’intéresse particulièrement aux approches féministes de la non-violence.

 

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Sr Jean Quinn, fdls

Le mot d’introduction de la directrice générale Jean Quinn, fdls, dans la récente infolettre de l’ONG, aborde le thème du voyage à l’aube des déplacements nombreux vers la COP28 (Conférence sur le climat). Elle signale aussi un élément qui n’a pas fait la manchette des médias, soit la présence du premier Pavillon de la foi. Un pavillon où plus de 65 sessions ont été tenues rassemblant des représentants religieux et de la société civile aux horizons divers.

UNANIMA International (UI) entend d’ailleurs exploiter au maximum cet espace pour établir des conversations avec une approche qui touche l’ensemble de la société. Ce Pavillon de la foi se veut un lieu où les ONG religieuses pourront obtenir des actualisations quotidiennes sur les négociations et « défendre spirituellement la justice climatique. » Vous pourrez en apprendre davantage sur les six objectifs de ce Pavillon de la foi à la COP 28.

Toujours à propos de la COP 28, UI a produit un exposé de position et une Déclaration politique qui examinent les principales priorités et les questions à aborder lors de cet événement. On trouve les liens pour consulter les documents. On apprend également dans cette infolettre que l’ONG coparraine un événement parallèle sous le thème « A Global Catholic Letter to the COP28 Presidency » (Une lettre catholique mondiale à la présidence de la COP28). Cela s’inscrit dans un ensemble d’actions catholiques pour pousser les gouvernements à poser des gestes courageux en faveur notamment de l’atténuation des changements climatiques et du développement humain intégral.

Quelques participantes au Forum de plaidoyer de l’UISG

Dans le cadre du Comité des ONG sur les migrations, UI a participé activement à la planification d’un événement du sous-comité pour faire contrepoids aux mesures imposées par la mairie de New York aux migrants qui tentait d’abroger le droit au logement et de réduire les subventions aux services de garde d’enfants pour les familles de sans-papiers.

La publication mentionne également les actions en lien avec la journée mondiale des sans-abris et de la journée de l’élimination de la pauvreté. Elle souligne sa participation au Forum de plaidoyer 2023 de l’Union internationale des supérieures générales (UISG).

Sœur Brigid Arthur, récipiendaire du prix Femme de courage 2024

Elle dévoile par ailleurs le nom de la récipiendaire du Prix Femme de courage 2024, soit sœur Brigid Arthur, originaire de Melbourne en Australie, membre de la communauté Brigidine. On retrouve une brève présentation de son parcours qui suscite cette reconnaissance publique.

L’infolettre présente à nouveau deux témoignages communautaires. Le premier fait état de l’initiative des Sœurs du Divin Sauveur en Pologne qui hébergent les réfugiés ukrainiens dans son couvent. L’autre souligne les défis quotidiens quant à l’approvisionnement en eau d’une petite communauté dans un district au nord de l’Ouganda. Le travail en partenariat entre les Frères Maristes qui travaille avec les réfugiés du Soudan et l’organisme Microfinancing Partners in Africa (MPA) est salué autant pour les résultats obtenus que pour le travail de collaboration.

Découvrez-en davantage en lisant l’infolettre disponible en anglais, en espagnol et en français.