Elles nous ont quittées en 2023

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L’année 2023 a été marquée par le départ de 16 Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec.

Dans l’ombre ou la lumière, ces religieuses étaient engagées, chacune à leur façon, à vivre la mission SNJM comme leur fondatrice, jusqu’à leur dernier souffle. Elles ont cherché constamment à mener une vie professionnelle et religieuse épanouissante et fructueuse.

Des femmes aux divers parcours qui ont exercé une influence au sein de leur propre famille, dans leurs divers milieux de travail et lieux d’engagements bénévoles.

Aujourd’hui, nous leur rendons hommage dans l’esprit de cette citation de Jean D’Ormesson :

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort,
c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. »

Une belle façon d’éviter que le temps n’efface le souvenir du parcours engagé de ces religieuses est de consulter la section En souvenir qui retrace brièvement quelques éléments clés de leur histoire.

 

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Dans sa Déclaration à la suite de la 13e rencontre internationale de la Marche mondiale des femmes tenue en Turquie du 6 au 12 octobre 2023, les participantes ont célébré la mémoire du mouvement. Ce dernier a pris naissance avec la Marche du pain et des roses et le cri de ralliement : « Du pain pour éradiquer la faim des femmes, et des roses pour que, dans leur vie, elles puissent se reposer et être heureuses. »

Tout en soulignant l’accueil de jeunes et de nouveaux territoires au sein du mouvement, les participantes réaffirment la nécessité d’utiliser la rue pour s’exprimer et préparer la fête des 25 ans d’existence et pour préparer les prochaines 25 années. Elles entendent poursuivre le « processus de formation politique permanente et de communication féministe et populaire. »

Tour du monde de résistances féministes

Pour ce faire, une série de cinq webinaires sont organisés pour se sensibiliser en même temps aux réalités distinctes des territoires. Ainsi, lors du 2e rendez-vous planifié le 21 février à midi, deux activités féministes militant dans plusieurs régions différentes de l’Afrique aborderont le sujet de la souveraineté alimentaire sous de nombreux aspects : production, consommation, accès aux semences, etc. La rencontre servira aussi à présenter des solutions et faire des liens avec l’économie féministe.

On retrouve tous les détails de cet événement sur la page Facebook de la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes (CQMMF).

Pour en savoir davantage sur ce que représente l’économie féministe, proposé par la MMF comme un outil politique, la collective L’autre Parole invite à lire le texte de Tica Moreno, intitulé « L’économie féministe comme outil politique de la Marche mondiale des femmes », Capire, 6 octobre 2023, offert également en anglais et en espagnol.

Rappelons en terminant que la Déclaration de la 13e rencontre de la Marche mondiale des femmes réaffirme son positionnement comme mouvement féministe populaire, anticapitaliste… Aussi disponible en anglais et en espagnol.

« Nous marcherons contre les guerres et contre le capitalisme, pour la souveraineté des peuples et le bon vivre! »

Il est possible de visionner une capsule vidéo récapitulative de cette 13e rencontre internationale ici.

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La plus récente publication « Les Brèves » de la collective L’autre Parole propose un survol de plusieurs sujets d’actualité allant des enjeux du synode des évêques et de celui des femmes, tenu à Montréal, aux événements comme celui célébrant les 40 ans du Centre Justice et Foi abordant le thème « Une écologie plurielle pour un nouveau partage des mondes ».

Narges Mohammadi, récipiendaire du prix Nobel de la Paix

On souligne aussi la remise du prix Nobel de la Paix 2023 à l’iranienne Narges Mohammadi, de la désignation « Personnalités de l’année » du magazine L’Actualité à deux religieuses du comité Sauvons le Mont-Carmel, sans oublier de fournir des sources pour retracer le parcours d’une femme inspirante, Lydia Gruchy qui est devenue la première femme diplômée du Presbyterian Theological College de Saskatchewan avant d’être ordonnée pasteure au sein de l’Église Unie du Canada (EUC).

Cette publication qui fournit toutes les sources fait également référence à des textes qui dénoncent la « guerre des hommes » avec des suggestions de militantes féministes sur une paix réelle entre paletinien.ne.s et israélien.ne.s dans le respect des droits des femmes et des filles.

Ce numéro se conclut sur des suggestions de films à voir dont celui intitulé « Magnificat » qui sortira très bientôt au cinéma. Sous la forme d’un triller religieux, ce film traite de plusieurs enjeux de l’Église catholique notamment sur les rapports homme-femme. Il semble que c’est présenté sans jugement avec humour et tendresse. Le documentaire sur l’inceste réalisé par l’actrice Emmanuelle Béart « Un silence si bruyant » et celui coréalisé par Habibata Ouarme et Jim Donovan avec pour titre « Koromousso – Grande sœur » portant sur les tabous culturels de la sexualité féminine font aussi partie de cette recension.

La publication Les Brèves de décembre est disponible en français seulement.

Soulignons également la sortie de la plus récente revue L’autre Parole qui s’intéresse particulièrement aux approches féministes de la non-violence.

 

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Sr Jean Quinn, fdls

Le mot d’introduction de la directrice générale Jean Quinn, fdls, dans la récente infolettre de l’ONG, aborde le thème du voyage à l’aube des déplacements nombreux vers la COP28 (Conférence sur le climat). Elle signale aussi un élément qui n’a pas fait la manchette des médias, soit la présence du premier Pavillon de la foi. Un pavillon où plus de 65 sessions ont été tenues rassemblant des représentants religieux et de la société civile aux horizons divers.

UNANIMA International (UI) entend d’ailleurs exploiter au maximum cet espace pour établir des conversations avec une approche qui touche l’ensemble de la société. Ce Pavillon de la foi se veut un lieu où les ONG religieuses pourront obtenir des actualisations quotidiennes sur les négociations et « défendre spirituellement la justice climatique. » Vous pourrez en apprendre davantage sur les six objectifs de ce Pavillon de la foi à la COP 28.

Toujours à propos de la COP 28, UI a produit un exposé de position et une Déclaration politique qui examinent les principales priorités et les questions à aborder lors de cet événement. On trouve les liens pour consulter les documents. On apprend également dans cette infolettre que l’ONG coparraine un événement parallèle sous le thème « A Global Catholic Letter to the COP28 Presidency » (Une lettre catholique mondiale à la présidence de la COP28). Cela s’inscrit dans un ensemble d’actions catholiques pour pousser les gouvernements à poser des gestes courageux en faveur notamment de l’atténuation des changements climatiques et du développement humain intégral.

Quelques participantes au Forum de plaidoyer de l’UISG

Dans le cadre du Comité des ONG sur les migrations, UI a participé activement à la planification d’un événement du sous-comité pour faire contrepoids aux mesures imposées par la mairie de New York aux migrants qui tentait d’abroger le droit au logement et de réduire les subventions aux services de garde d’enfants pour les familles de sans-papiers.

La publication mentionne également les actions en lien avec la journée mondiale des sans-abris et de la journée de l’élimination de la pauvreté. Elle souligne sa participation au Forum de plaidoyer 2023 de l’Union internationale des supérieures générales (UISG).

Sœur Brigid Arthur, récipiendaire du prix Femme de courage 2024

Elle dévoile par ailleurs le nom de la récipiendaire du Prix Femme de courage 2024, soit sœur Brigid Arthur, originaire de Melbourne en Australie, membre de la communauté Brigidine. On retrouve une brève présentation de son parcours qui suscite cette reconnaissance publique.

L’infolettre présente à nouveau deux témoignages communautaires. Le premier fait état de l’initiative des Sœurs du Divin Sauveur en Pologne qui hébergent les réfugiés ukrainiens dans son couvent. L’autre souligne les défis quotidiens quant à l’approvisionnement en eau d’une petite communauté dans un district au nord de l’Ouganda. Le travail en partenariat entre les Frères Maristes qui travaille avec les réfugiés du Soudan et l’organisme Microfinancing Partners in Africa (MPA) est salué autant pour les résultats obtenus que pour le travail de collaboration.

Découvrez-en davantage en lisant l’infolettre disponible en anglais, en espagnol et en français.

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Le traditionnel concert de Noël du chœur de l’Arthémuse a donné lieu à de nombreux moments de réjouissance à la Maison Jésus-Marie, dimanche dernier. Le plaisir était palpable dans l’assistance et pour les membres de cet ensemble vocal, créé en 1993 au Collège Durocher Saint-Lambert.

Rémi St-Jacques, chef de chœur et d’orchestre

Sous le thème « Un Noël enchanteur », les membres de ce chœur ont proposé tout un programme. La chorale a commencé avec une pièce de Mathieu Gaudet « On sort au grand air » avant de poursuivre avec « Chanson pour les mois d’hiver » de l’interprète et compositrice Isabelle Boulay. Des œuvres de Damien Robitaille (« Bientôt ce sera Noël), de Lionel Daunais (« La tourtière ») s’entremêlaient aux « Suite for Strings Myt » de John Rutter, « Ubi Caritas » (Ola Gjeilo) et « The armed man—Sanctus » (Karl Jenkins).

Ce savant mélange de genres et de rythme a contribué à créer une ambiance festive malgré le temps maussade de la journée. Les sœurs de la résidence pouvaient visionner le concert dans le confort de leur chambre (circuit fermé) ou dans la chapelle qui a accueilli les sœurs de l’extérieur et de nombreux visiteurs.

Madame Geneviève Grégoire

L’ensemble vocal dont fait partie incidemment la directrice générale de la MJM, madame Geneviève Grégoire, est sous la direction du chef de chœur et d’orchestre, Rémi St-Jacques. La chorale était accompagnée de Johanne Ratté, pianiste-répétitrice. Le chœur à voix mixtes rassemble une soixantaine de choristes. Il profite de ses représentations publiques pour inviter des personnes à joindre leurs rangs pour vivre l’univers passionnant du chant choral.

Le chœur de l’Arthémuse a profité du soutien de quelques-unes des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) au moment de sa fondation voilà 30 ans au collège Durocher Saint-Lambert et dans son développement.

Reportage photo et vidéo : Sr Suzanne Brault

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Les personnes associées francophones et anglophones SNJM ont vécu leur cérémonie d’engagement toutes ensemble pour la première fois. L’idée de rassembler les groupes francophones et anglophones s’est en effet concrétisée de belle façon avec cette célébration bilingue, le 2 décembre dernier, préparée par le trio responsable des personnes associées anglophones. Par le passé, les deux groupes ont généralement renouvelé leur engagement à des dates et dans des lieux différents.

« Nous avons vécu de beaux moments précieux », mentionne Sr Claudette Bastien, personne-lien avec les personnes associées francophones. « Notre peine du jour a été de ne pouvoir se réunir en présence à la Maison Jésus-Marie (MJM) », a-t-elle ajouté, faisant ainsi allusion aux consignes sanitaires en vigueur à la suite d’éclosion de virus respiratoires à la MJM.

Cela n’a pas empêché de vivre avec beaucoup d’intensité et d’émotion cette cérémonie d’engagement. Le chant d’ouverture a donné le ton alors que la trentaine de personnes participantes pouvait suivre le programme bilingue soigneusement élaboré. Malgré la formule virtuelle, les personnes présentes pouvaient ressentir l’émotion de chacune lors du renouvellement de leur engagement.

« Le côté solennel était bien présent à ce moment rassembleur », souligne Yasmine Matar, personne associée SNJM. Cette dernière a été agréablement surprise d’assister également au renouvellement des vœux des sœurs SNJM présentes. Précédé d’explications, ce volet a été vu comme un « moment de communion étroite entre les sœurs et les personnes associées », selon elle.

Au cours de cette cérémonie où l’on retrouvait des lectures et des invocations à l’Esprit Saint, il y a eu également un moment d’ouverture sur le monde. On a ainsi pris un temps d’arrêt pour offrir un soutien priant aux victimes, particulièrement les femmes et les enfants, des conflits en cours en Ukraine, à Gaza et ailleurs. « Cela allait dans la pure tradition de justice sociale des SNJM », avoue Yasmine Matar, sensible aux idéaux défendus par la congrégation comme les autres personnes associées.

La réussite de l’événement a confirmé la pertinence de cette idée de rassembler les deux groupes lors de la cérémonie de renouvellement des engagements qui s’effectuera aux deux ans désormais.

Chaque groupe suivra son programme de rencontres de l’année d’activités en cours. Alors que le groupe anglophone explore davantage le matériel de la démarche des Seuils de transformation, les francophones se réunissent également mensuellement en abordant des thèmes distincts. On espère pouvoir tenir en présence le prochain rassemblement du genre.

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Pour souligner ses 20 années d’existence, le Centre culturel chrétien de Montréal a invité le pianiste Matt Herskowitz à donner un récital. Ce dernier a contribué à l’ambiance chaleureuse en prenant le temps de présenter chacune des œuvres. Il a conclu son concert par une interprétation magistrale de Rhapsody in Blue de George Gershwin.

Matt Herskowitz, pianiste

Ce moment festif a réuni les anciens présidents du Centre culturel, les partenaires et de nombreux autres invités. C’était un premier contact de l’artiste avec cet organisme à but non lucratif (OBNL) fondé en 2003. Si l’on en juge les commentaires émis par ce dernier, il a bien aimé son expérience et la réception du public à son concert.

C’est à l’instigation des Dominicains du Canada et des organismes rassemblés au sein de leur bâtiment sur chemin de la Côte-Sainte-Catherine qu’est né le Centre culturel chrétien de Montréal, afin de proposer un lieu de rencontre entre la foi et la culture. Depuis, l’OBNL a mis en place de nombreux moyens pour faire en sorte d’assumer pleinement sa mission « de comprendre et d’actualiser l’Évangile et l’héritage chrétien dans la société québécoise. »

Plus de 100 événements ont été ainsi organisés pour « favoriser l’intelligence critique de la tradition chrétienne, valoriser le dialogue entre science et foi, ouvrir des débats sur des questions d’actualité religieuse et sociale québécoises et établir des ponts entre les courants religieux et philosophiques. »

Le site Web, l’émission à Radio Ville-Marie (RVM) intitulée Foi et turbulences et la publication du magazine Rencontre, quatre fois par année, participent également à nourrir ce carrefour où convergent des points de vue différents et des analyses approfondies sur plusieurs défis contemporains.

Quelques-uns des membres du conseil d’administration présents lors de l’événement.

Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec font partie des nombreux partenaires qui soutiennent le Centre culturel chrétien de Montréal. Au-delà de l’aspect financier, les SNJM contribuent ponctuellement en proposant un article dans le magazine et publient, à chaque numéro, un message en lien avec la thématique de la publication (voir quelques-uns des messages dans la galerie d’images).

Voici un lien de l’une des interprétations de la pièce de Gershwin offerte voilà quelques années par l’artiste. Source vidéo YouTube : pianiste Matt Herskowitz

Source photo : Lan Lephan, photographe du Centre culturel chrétien de Montréal

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La Fondation Eulalie-Rose lance officiellement son site Web cette semaine. Les administrateurs de l’organisme de bienfaisance souhaitent ainsi mieux faire connaître la mission et les orientations de la fondation. Leur aspiration? Favoriser et centraliser la collecte de demandes de don répondant aux critères de sélection.

Les Sœurs des Sains Noms de Jésus et de Marie du Québec (SNJM) ont choisi la voie d’une fondation pour plusieurs raisons, explique Sr Claudette Bastien, membre du conseil d’administration de l’organisme. La première est « d’assurer une continuité de la vision qui a guidé notre congrégation religieuse depuis sa fondation voilà 180 ans », précise-t-elle.

En effet, avant la création de la Fondation Eulalie-Rose, les SNJM du Québec apportaient déjà leur soutien à divers organismes de plusieurs façons. Aujourd’hui, la Fondation Eulalie-Rose prend la relève en explicitant ses orientations, ses valeurs et ses critères de sélection. « Nous entendons favoriser le développement intégral de la personne dans toutes ses dimensions avec un souci particulier pour les personnes en situation de pauvreté et d’exclusion », ajoute Sr Claudette.

Soutenir davantage d’organismes pour créer un monde juste

Maintenant toujours vivant l’esprit et la mission de leur fondatrice, la bienheureuse Marie-Rose Durocher, les SNJM du Québec veulent apporter leur contribution à la construction d’un monde juste, solidaire et inclusif en lien direct avec les réalités québécoises.

Parmi les autres raisons de la création de cette fondation en janvier 2022, il faut souligner le souci de se faire connaître auprès des organismes à but non lucratif, tout particulièrement, des territoires où les SNJM ont œuvré (des diocèses de Sherbrooke à Joliette en passant par ceux de Saint-Hyacinthe, Saint-Jean–Longueuil, Montréal et Valleyfield). La fondation vise en particulier ceux qui œuvrent en éducation, soutien pédagogique, essor des arts, croissance humaine et spirituelle, dans le plein développement de la personne et en justice sociale. Elle reste ouverte pour soutenir des projets émanant d’organismes œuvrant au Québec, au Canada et à l’international dans le respect des critères énoncés.

Avec ce lancement officiel, les membres du conseil d’administration entendent faire rayonner la Fondation Eulalie-Rose auprès d’un plus large public. D’ailleurs, tous les membres du réseau SNJM sont invités à faire circuler le lien du site Web de la Fondation Eulalie-Rose à leurs contacts pour retrouver tous les détails pertinents et le formulaire de demande d’aide financière.

Elles nous ont quittées en 2023

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Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec ont à nouveau démontré leur volonté de contribuer à la mission jusqu’au bout. Les résidentes de la Maison Jésus-Marie (MJM) avec la collaboration des membres du personnel de la MJM et des administrations provinciale et générale ont participé avec enthousiasme à la campagne de Noël afin d’offrir des cadeaux accompagnés de cartes de vœux à des jeunes fréquentant L’Envol.

Mesdames Marianne Daudelin, animatrice responsable des activités et des services communautaires à la MJM et Josée Livernoche, directrice générale de l’organisme L’Envol.

Cet organisme de Longueuil vient en aide aux jeunes mères et à leur famille de multiples façons, notamment pour favoriser le développement optimal des enfants dans un environnement « sain, aimant, sécurisant et stimulant. » Lors d’une présentation de l’organisme le 8 novembre dernier, la directrice générale, madame Josée Livernoche a brossé un portrait actuel de la situation. Elle a expliqué la nécessité de diversifier les programmes et les services en partenariat avec les réseaux publics et communautaires afin de relever les défis auxquels ces jeunes sont confrontés.

« L’Envol, ça te montre qu’un enfant, ce n’est pas un handicap. Au contraire, un enfant t’offre l’opportunité de voir la vie à travers ses yeux. Quand je viens à L’Envol, je prends soin de moi », témoigne une jeune mère. L’organisme couvre désormais bon nombre de besoins. On y retrouve un centre de jour, un projet de retour aux études, un centre de pédiatrie sociale certifié par la Fondation Dr Julien, des visites à domicile et des visites supervisées, des logements sociaux, une halte-garderie et une garderie. Cela a bien changé depuis l’implication de quelques religieuses lors des premiers pas de l’organisme voilà plusieurs années.

Succès de la campagne de Noël à la MJM

La fête de Noël pour L’Envol s’avère un moment privilégié pour contribuer à bâtir un lieu et des liens d’appartenance. Outre les jeunes mères, on y accueille les papas et les membres de la famille. Il arrive souvent que des invités se joignent à la dernière minute à cette fête toujours attrayante.

Le succès de l’opération effectuée à la MJM aura ainsi le mérite de fournir des cadeaux à tout un groupe de jeunes, filles et garçons, âgés de plus de 10 ans, en plus de pouvoir en remettre à des personnes supplémentaires. « Nous avons recueilli davantage d’argent que nous l’avions estimé », mentionne madame Marianne Daudelin, animatrice responsable des activités et des services communautaires et maître d’œuvre de ce projet. Ainsi, en plus des cadeaux prévus au départ pour une trentaine de jeunes ados, d’autres ont été ajoutés ainsi que des cartes cadeaux.

L’opération de cette année s’est matérialisée par la présentation de la directrice générale de L’Envol au début du mois de novembre, la collecte de fonds parmi les religieuses et le personnel, et la recherche et l’achat d’articles avant de procéder à l’emballage. Ce volet « emballage » a été confié à quelques religieuses pour tenir compte entre autres des consignes reliées aux éclosions de grippe et de COVID. La livraison de ces nombreux cadeaux s’effectuera le 1er décembre, une semaine avant la fête de Noël de L’Envol qui aura lieu le 9 décembre.

Rappelons que les années précédentes, les SNJM du Québec ont participé à des campagnes similaires pour apporter un peu de joie et de bonheur aux personnes en situation d’itinérance. Cette fois-ci, leur générosité réchauffera le cœur de jeunes vivant des situations difficiles.

Reportage photo : Srs Suzanne Brault et Hélène Harvey

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Depuis quelques semaines, les responsables du stage du Comité d’action contre la traite humaine interne et international (CATHII) ont entrepris leur campagne de recrutement d’une nouvelle cohorte d’étudiants universitaires.

L’objectif est de recruter des étudiants de diverses disciplines pour les sensibiliser en leur faisant vivre un stage complété par une participation aux séances des ONG de la Commission de la condition de la femme (CSW) à l’ONU à New York en mars prochain.

Avec la collaboration de la chercheure et professeure à l’école de service social à l’Université McGill, Dr Jill Hanley, le CATHII a élaboré un programme de formation sur la traite humaine en quatre rencontres. L’idée est de sensibiliser les étudiants aux enjeux et aux effets systémiques de ce fléau sur les enfants, les femmes et les personnes en situation de travail précaire.

Une trentaine d’étudiant.e.s ont déjà profité de ce stage

L’intuition de départ s’est confirmée depuis son lancement en 2021. Il s’agit de favoriser la transmission des connaissances acquises sur la traite humaine par le CATHII aux nouvelles générations. Reconnu pour son expertise dans le domaine au Canada, le CATHII est bien outillé pour proposer ce type de formation qui ouvre les horizons aux universitaires, peu importe leur champ d’études. Outre la formation théorique, le stage se complète par une participation aux sessions et activités parallèles organisées lors de la CSW à New York au mois de mars.

Une des activités organisées dans le cadre de la Commission de la condition de la femme (CSW) à l’ONU.

Depuis trois ans, plus de 30 étudiantes et étudiants, de différents programmes et domaines ont participé à ce stage. Seuls les membres de la cohorte 2023 ont pu se rendre à l’ONU à cause de la pandémie. Le fait de compter sur la présence d’étudiants en médecine, en droit, en travail social, en journalisme, en sciences politiques et autres disciplines s’avère important pour Sr Lise Gagnon, membre du comité responsable de cette formation. « Cela favorise l’ouverture à d’autres horizons et fait réaliser comment la traite humaine a des répercussions dans toutes les sphères de nos vies. »

« Alors que je pensais que c’était banal et un peu innocent, je réalise qu’au final, il y a de vraies raisons pour lesquelles nos parents nous disent de ne pas parler à des inconnus lorsque nous sommes plus jeunes… Ce n’est pas si lointain pour moi. C’est vraiment à la porte de chacun. Et encore plus aujourd’hui avec les téléphones portables, les médias sociaux, cela va encore plus vite et c’est encore moins contrôlé », mentionne Éva-Victoria, l’une des participantes.

Un impact positif dans leur future carrière

Au-delà des répercussions dans la vie personnelle, les impacts sont aussi marquants dans leur future carrière professionnelle. Dans certains cas, cette formation a même amené des étudiant.e.s à changer de discipline d’études. Pour d’autres, ce stage est venu enrichir leur parcours d’études.

« C’est une expérience qui va t’aider premièrement à comprendre ce qu’est une vraie violation des droits de la personne, pourquoi c’est important d’en parler… Il faut se le dire, on n’a pas cet aspect pratique dans nos formations en droit, c’est important d’avoir accès aux cas pratiques », affirme Alexandre, un autre participant.

Les responsables de cette formation souhaitent constituer un groupe à échelle humaine pour favoriser le partage et faciliter les échanges.

N’hésitez pas à faire circuler l’information auprès d’étudiants dans les universités du Québec. Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae et une lettre expliquant leurs motivations avant le 2 décembre au courriel suivant : projetonu@cathii.org.

Les personnes participantes doivent être disponibles pour quatre sessions de formation entre janvier et mars et du 10 au 14 mars pour participer aux sessions des ONG lors de la CSW à New York.

Découvrez en plus en visionnant ces capsules vidéo.