Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des personnes

Initiée par le pape François en 2015, la Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des personnes est célébrée chaque année le 8 février. Cette date coïncide avec la mémoire de sainte Joséphine Bakhita, figure emblématique de la lutte contre l’esclavage et la traite humaine.

Cette journée vise à unir les personnes de tous horizons dans la prière, la réflexion et l’action afin de mettre fin à la traite des personnes et aux formes contemporaines d’esclavages.

Sainte Joséphine Bakhita, symbole de dignité et de résilience

Sainte Joséphine Bakhita – Source : Vatican

Née vers 1869 à Olgossa, au Darfour (Soudan), Joséphine Bakhita a été victime de la traite humaine dès son enfance. Enlevée et réduite en esclavage alors qu’elle n’avait qu’environ neuf ans, elle a subi de nombreuses violences, portant toute sa vie les marques — 144 cicatrices — de cette période de persécution.

Après avoir émigré en Italie, elle entre dans une congrégation religieuse et devient une figure profondément aimée, souvent appelée « Maman Moretta ».

Décédée le 8 février 1947, elle a été béatifiée en 1992 et canonisée en 2000. Son parcours demeure un puissant témoignage de résilience, de foi et de dignité humaine.

12e édition : un appel mondial pour la paix et la dignité

La 12e édition de cette journée s’inscrit sous le thème « La paix commence avec la dignité : un appel mondial pour mettre fin à la traite des personnes ».

Ce thème s’inspire largement des paroles prononcées par le pape Léon XIV le 8 mai 2025 :
« Que la paix soit avec vous! C’est la paix du Christ ressuscité, une paix désarmée et désarmante, humble et persévérante. Elle vient de Dieu, Dieu qui nous aime tous inconditionnellement. »

Pourquoi participer à cette démarche mondiale?

Cette journée invite les femmes et les hommes de tout âge, culture et confession à se rassembler pour prier et réfléchir ensemble. Elle vise également à sensibiliser les communautés, les organisations et les institutions à la réalité de la traite des personnes et à encourager des actions concrètes, notamment en faveur de meilleures conditions économiques et d’une plus grande sécurité.

Dans un contexte où les trafiquants exploitent de plus en plus les technologies de l’information, une sensibilisation accrue est essentielle pour favoriser un changement systémique durable.

La prière demeure un espace privilégié pour :

  • porter les victimes de la traite humaine dans la compassion,
  • soutenir les personnes engagées pour leur libération,
  • nourrir une conscience collective et une solidarité active,
  • rendre visible une réalité trop souvent ignorée.

Des activités internationales tout au long de la semaine

De nombreuses activités locales et internationales auront lieu du 4 au 10 février. Parmi celles-ci figurent :

  • un événement en ligne avec des jeunes,
  • une audience publique avec le pape (4 février),
  • une procession aux chandelles suivie d’une veillée de prière à Rome (5 février).

Un guide de prière, offert en français, anglais et espagnol, est mis à disposition pour accompagner cette veillée. Une fiche conceptuelle multilingue (français anglaisespagnol) permet également de mieux comprendre la portée de cette journée.

Marathon de prière et de réflexion — 6 février 2026

Pour cette 12e édition, le marathon mondial de prière et de réflexion contre la traite humaine se tiendra exceptionnellement le vendredi 6 février 2026, en ligne, entre 11 h et 15 h CET (5 h à 9 h selon le fuseau horaire du Québec) plutôt que le 8 février.

Diffusé sur tous les continents et en plusieurs langues (dont en français, anglais, espagnol), ce marathon rend hommage à sainte Joséphine Bakhita, témoigne de la concertation mondiale et agit comme catalyseur d’engagement.

« Ensemble, dans ce voyage, nous sommes des pèlerins de la dignité humaine, avec l’espoir, le rêve et l’action contre toutes les formes d’exploitation et de traite. »

Une mobilisation portée par des réseaux internationaux

La promotion de cette journée est assurée par les Unions internationales des Supérieures générales (UISG) et des Supérieurs généraux (USG). La coordination du réseau de partenaires est confiée à Talitha Kum, un réseau international fondé par l’UISG pour lutter contre la traite des personnes.