Forte délégation à New York pour le programme CATHII à l’ONU en 2024

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Pas moins de 21 étudiant.e.s. participent à la 4e édition du programme CATHII — Université à l’ONU en 2024. Après avoir suivi un programme de formation depuis janvier, les participant.e.s. se rendront à New York du 10 au 14 mars pour assister aux activités organisées en marge de la Commission de la condition de la femme (CSW68).

Les étudiant.e.s proviennent des universités de Montréal, McGill, Concordia et même de l’ENAP (École nationale d’administration publique), une première dans le cadre de ce programme de transmission de connaissances. Huit de ces participant.e.s sont en maîtrise ce qui apporte une touche d’expérience additionnelle, notamment par l’entremise de leurs stages, constate Sr Lise Gagnon, snjm, membre du trio responsable de ce programme. Ce dernier comprend également Kavitha Culasingam, chargée de projet et un autre membre du CATHII, Élodie Ekobena du Centre Justice et Foi.

Déjà sensibilisé.e.s aux questions de justice

Les constats de Sr Lise s’étendent à d’autres considérations comme la diversité des facultés d’enseignement et des bagages interculturels, sans oublier l’ouverture d’esprit déjà bien assumée envers les questions d’inégalités et de justice. « Nos participant.e.s ont déjà bien intégré ces notions. En fait, je suis émue par leur réceptivité. Nous n’avons à convaincre personne. Tous les membres du groupe portent déjà un regard bienveillant sur les personnes vulnérables. »

Cette sensibilité, jumelée aux expériences et connaissances de chacun.e, alimente les discussions, d’où émerge des questions pertinentes et des réflexions qui amènent tout le monde à aller plus loin, selon Sr Lise. « Cela peut paraître curieux, mais pour moi, je constate qu’ils partagent déjà des valeurs évangéliques. Cela m’amène à réfléchir spirituellement en les regardant. »

Les membres de cette 4e cohorte seront accompagnés par Kavitha et Sofia-Elena Ranke-Farro, partenaire du comité Justice et Paix SNJM du Québec. En plus de la visite des installations de l’ONU, ils pourront participer à des activités parallèles en fonction de leurs champs d’intérêt sans perdre de vue la condition des femmes et les questions de la traite des personnes.

Préparer une relève

Soulignons que le thème de cette 68e édition de la CSW fait ressortir l’urgence d’agir : « Accélérer la réalisation de l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation de toutes les femmes et les filles en s’attaquant à la pauvreté et en renforçant les institutions et le financement dans une perspective d’égalité entre les hommes et les femmes ».

Les étudiant.e.s. de cette cohorte 2024 participeront à une ultime rencontre bilan à la mi-avril pour faire part de leurs découvertes, partager leurs expériences et fournir des pistes pour améliorer le programme et contribuer à créer une relève tous azimuts sur les questions de la traite des personnes.

Rappelons en effet que la création de ce programme du Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) a toujours pour but de sensibiliser davantage de jeunes à cette problématique. C’est une façon de préparer une relève de jeunes susceptibles de transmettre leurs connaissances dans leur secteur d’intervention et dans leur entourage. L’objectif ultime est de contrer la traite des personnes dans tous les milieux et mieux soutenir les victimes.

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Une présentation de la campagne Carême de partage de Développement et Paix — Caritas Canada a eu lieu le dimanche 25 février dernier à la Maison Jésus-Marie (MJM). Responsable de ce volet au sein du comité Justice et Paix du Québec des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), madame Julie Tétreault a fourni des explications sur le choix des trois causes retenues dans le cadre de cette campagne sous le thème « Cultivons nos droits ».

Trois projets

Ainsi, elle a rappelé le dur combat de l’organisme nigérien Home of Mother Earth Foundation  (Fondation santé de la Terre mère) qui rejoint quelque 3000 personnes aux prises avec des problèmes de pauvreté et d’insécurité alimentaire. Reconnu pour être la plus grande économie d’Afrique avec une production de pétrole dont les exportations se chiffrent en milliards de dollars, le Nigéria peine à régir l’industrie pétrolière qui affecte les sols ruinant les récoltes de manioc. Ce dernier est considéré comme un produit d’avenir. Il se distingue par sa capacité à pousser dans des sols appauvris ce qui le rend plus durable que les céréales.

En Indonésie, le secteur de l’agriculture est aussi menacé cette fois-ci par l’exode des jeunes qui cherchent du travail en ville. À terme, cette situation pourrait menacer la souveraineté alimentaire du pays. L’organisme Payopayo (mot qui désigne un symbole d’amitié avec les communautés paysannes protecteur des récoltes) consacre ses efforts à l’éducation d’une nouvelle génération d’agriculteurs-trices aux techniques d’écologie responsable. Avec l’aide de 250 jeunes organisateurs-trices communautaires, il touche quelque 55 000 personnes dans 25 villages ruraux.

Le troisième projet soutenu par cette campagne touche la Bolivie avec l’organisme Nuna qui signifie « conscience ». La fondation soutient les communautés autochtones et paysannes dans leurs efforts pour développer une souveraineté alimentaire et préserver l’environnement. L’aide touche spécifiquement 779 personnes en encourageant la participation des femmes, en enseignant des techniques agricoles pour produire de manière durable et en soutenant les initiatives de transformation alimentaire pour varier l’alimentation axée sur les pommes de terre et le maïs, sans la présence de fruits et légumes.

Faire connaître les luttes

Au cours de cette présentation agrémentée d’un jeu-questionnaire et d’interactions, madame Tétreault a rappelé l’importance de ces séances d’information pour les organismes soutenus par Développement et Paix.

« Lors du lancement officiel le 17 février dernier, à la question que pouvons nous faire pour mieux vous aider, les membres soutenus par Caritas Canada ont répondu “aidez-nous à nous faire connaître dans nos luttes, car nous sommes ignorés lors de nos revendications. Votre solidarité est importante” », a mentionné la conférencière.

Dans le cadre de la présente campagne, un repas de la faim est planifié à la MJM le jeudi 21 mars, précédé d’une réflexion à 16 h 30.

Soulignons en terminant que la campagne automnale Solidaires pour la terre se conclura par la remise le 17 avril prochain de la pétition de 32 000 signatures, remise alors à l’ambassadrice du Honduras au Canada. Cette pétition réclame entre autres justice pour la mort de trois défenseurs de la rivière Guapinol et des mesures pour limiter les droits des minières de la région.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

 

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Désireuses de célébrer la vie et les 180 ans d’histoire de la congrégation, les membres de l’Équipe de leadership de la province du Québec (ÉLP) ont invité les sœurs lors de leur visite annuelle à partager les moments marquants dans leur vie de religieuse.

Ce fut l’occasion de beaux moments d’échanges et de reconnaissance pour tout le chemin parcouru depuis la fondation de la congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) en 1843, par Eulalie Durocher (mère Marie-Rose).

Pour les unes, le transfert du tombeau de mère Marie-Rose de la maison-mère d’Outremont à la chapelle Marie-Rose au sein de la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue constitue un moment exceptionnel. Ce moment est significatif à plusieurs égards : notamment par le retour de la fondatrice dans le lieu où elle a prononcé ses vœux (église) et où est née (Longueuil) la congrégation vouée à l’éducation des jeunes filles axée sur le plein développement de la personne.

Les plus âgées se sont rappelé les festivités entourant le 150e anniversaire de fondation. D’autres ont mentionné leur départ de la maison-mère d’Outremont pour venir vivre à Longueuil avec ce que cela implique comme renoncement et changement. D’autres encore ont parlé des anniversaires de vie religieuse (50e, 60e,…), des moments réjouissants partagés avec les membres de leur famille et leurs compagnes de vie.

Parmi les autres faits, il était difficile d’oublier les plus récents événements comme les rituels entourant le départ des sœurs de la Maison de la Congrégation et la désacralisation de la chapelle avec le transfert des saintes espèces.

Plusieurs motifs d’espérance

La rencontre s’est poursuivie en invitant à nouveau les religieuses des deux pavillons à exprimer leurs espoirs pour l’avenir. Spontanément, plusieurs ont souligné la présence de jeunes partenaires au sein du comité Justice et Paix SNJM du Québec. La rencontre récente avec ces trois étudiants universitaires a soulevé de l’enthousiasme chez les religieuses prenant conscience que le travail effectué autour des trois prises de position collective pouvait se poursuivre en tenant compte des réalités d’aujourd’hui.

Les réalisations des corporations privées responsables des anciennes écoles SNJM sont aussi révélatrices. Non seulement elles ont repris le flambeau, elles le portent bien haut pour l’amener encore plus loin.

D’autres religieuses n’ont pas manqué de souligner comme motifs d’espérance, la création récente de la fondation Eulalie-Rose et les actions de plusieurs organismes, dont certains, portent fièrement le nom de la fondatrice.

Malgré les défis, les membres de l’Équipe de leadership de la province du Québec (ÉLP), les sœurs Claudette Bastien, Denise Riel et Lisette Boulé, ont répondu positivement à l’appel de prolonger leur mandat de deux ans. On les voit ici lors de leur visite annuelle à la Maison Jésus-Marie.

Prolongation de mandat

Cette visite annuelle qui a eu lieu les 13 et 15 février derniers, entre la journée de la Saint-Valentin, suivait de près une autre rencontre importante tenue celle-là le 9 février.

Convoquée par le Groupe de coresponsabilité du Québec (GCQ), cette dernière a permis de faire le point sur le modèle de changement progressif et d’échanger sur la recommandation de l’Équipe de leadership de la Congrégation (ÉLC) suggérant la prolongation du mandat des membres de l’ÉLP de deux ans, soit jusqu’en 2026.

« Dans un élan unanime, l’assemblée confirmait l’appui à cette prolongation de mandat… » Les applaudissements nourris ont témoigné « de l’engagement et de la réponse de chaque sœur présente, chacune selon sa mesure… » tout en démontrant « la richesse de notre âme collective comme province », a souligné Sr Jacqueline Aubry dans son rapport de l’événement.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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Comme par les années passées, le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) a contribué à la réalisation du pèlerinage en ligne de prière et de réflexion contre la traite des personnes. Sr IsaBelle Couillard, présidente du CATHII, a coordonné le volet de l’Amérique du Nord comprenant les États-Unis et le Canada, représenté par le CATHII.

Cette portion venait clore le pèlerinage amorcé à 3 h 30 (à notre heure) par les représentants des réseaux de Talitha Kum essaimés en Asie — Océanie, Moyen-Orient, Afrique, Europe et de l’Amérique latine.

Dans le volet du Canada, Sr Couillard a souligné la visite du Rapporteur spécial sur les formes contemporaines de l’esclavage au pays qui lui a permis de prendre le pouls de la situation et de rencontrer des organismes. La présentation d’une capsule vidéo a fait ressortir ses constats et les enjeux de la traite et ses multiples visages au pays, notamment ceux des travailleurs migrants. Cette capsule ainsi que la prière qui clôturaient la partie de l’Amérique du Nord sont l’œuvre de madame Renaude Grégoire, agente de développement au CATHII.

Organisé dans le cadre de la Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des personnes, ce pèlerinage permet de brosser un portrait des nombreux engagements pour contrer le phénomène de la traite et venir en aide aux victimes, un peu partout dans le monde. On y greffe des moments de prière et de réflexion aux couleurs des participant.e.s en lien avec le thème de l’année : « Cheminer en dignité : Écouter, Rêver, Agir ».

Le pèlerinage complet est accessible en se rendant ici. Des informations complémentaires se retrouvent sur le site de la Journée.

Ci-dessous, vous retrouverez la capsule vidéo qui concerne uniquement l’Amérique du Nord, extraite de ce pèlerinage. À noter qu’il y a un léger décalage entre l’image et le son à certains moments des présentations.

Rappelons que cette Journée mondiale, qui en est à sa 10e édition, rend hommage à sainte Joséphine Bakhita, victime de la traite humaine dès son enfance. Elle a joint une congrégation religieuse après avoir émigré en Italie. Soulignons également que la coordination de ce pèlerinage virtuel a été confiée à Talitha Kum (un réseau d’organisations religieuses militant contre la traite). La promotion est assurée par Unions internationales des Supérieures (UISG) et des Supérieurs généraux (USG).

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À l’occasion de la journée mondiale de la vie consacrée, quelque 70 religieuses et les religieux ont participé à un moment de ressourcement le 2 février dernier. Ils ont répondu ainsi à l’invitation de l’évêque Mgr Claude Hamelin du diocèse Saint-Jean–Longueuil.

Alors que le Québec se classe au premier rang mondial pour l’aide médicale à mourir (AMM), le soutien aux soins palliatifs obtient moins de soutien financier. Aucune somme n’est d’ailleurs allouée à la construction de nouvelles maisons de soins palliatifs depuis l’entrée en vigueur de la loi sur l’AMM. C’est ce qu’ont appris les membres des communautés religieuses conviés à réfléchir sur ces questions sous le thème « Prendre sa dignité dans ses mains ou la remettre dans les siennes. »

Le docteur Patrick Vinay, chercheur et médecin de renom, a consacré les dix dernières années de sa carrière médicale aux soins palliatifs. Il apporte toujours sa contribution au conseil d’administration de l’organisme Albatros en Montérégie. Dans sa présentation, il a abordé plusieurs dimensions de la « précieuse fin de vie » en apportant tout d’abord des éclaircissements entre les soins palliatifs et l’aide médicale à mourir.

« Mourir à son heure… »

Docteur Patrick Vinay

Dans le cas des soins palliatifs en fin de vie, il parle « d’alléger et de soulager les personnes » pour leur permettre de vivre sereinement les derniers instants de leur vie. Selon lui, l’aide médicale à mourir est plutôt une façon « d’abréger la vie. » La distinction est encore plus marquante lorsqu’il fait mention du choix offert à toutes et tous en affirmant que « les soins palliatifs, c’est mourir à son heure alors que l’AMM, c’est mourir à l’heure dite. »

Tout en soulignant les obligations légales à offrir le choix entre ces deux options, le conférencier a rappelé la mission de la médecine palliative. Cette dernière est axée sur le traitement du malade pour lui éviter des souffrances tout en l’accompagnant, lui et ses proches, dans cette dernière phase de la vie. Un état de fait diamétralement opposé avec l’AMM, plus rapide et moins coûteux.

Dr Vinay a également souligné le manque de personnel soignant en soins palliatifs ainsi que la faiblesse des soins à domicile. Il a alerté son auditoire sur les risques que l’euthanasie devienne de plus en plus désirable devant l’absence de soins palliatifs et de choix thérapeutiques alternatifs.

Réclamer la disponibilité d’un choix véritable

« On ne voit pas toujours l’importance de vivre sa vie jusqu’au bout et l’importance de bons soins de confort efficaces pour le malade comme pour l’entourage. Ceux-ci ouvrent à des changements intérieurs possibles et à une fin de vie précieuse. » Homme de foi, le médecin souhaite que l’on exige la disponibilité d’un choix réel, tout en prônant que les soins palliatifs soient universellement disponibles partout au Québec, comme la Loi le reconnaît.

La rencontre du diocèse a été organisée conjointement par madame Francine Vincent et Sr Nicole Alarie. Elle a été présidée par le vicaire général Jean Roudy.

Les participants ont été invités à examiner une question distincte pour chaque groupe et en discuter. La rencontre s’est poursuivie avec une célébration eucharistique et une collation. Aux commentaires entendus, les religieuses et les religieux étaient content.e.s de se retrouver à ce moment de ressourcement même si le sujet exige des réflexions approfondies.

 

Pour en savoir davantage, consultez les rapports récents déposés à Québec et à Ottawa.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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La première prise de contact entre les trois universitaires recrutés par le comité Justice et Paix SNJM du Québec et les religieuses à la Maison Jésus-Marie (MJM) a été motivante de part et d’autre. Autant les trois jeunes ont été stimulés par les questions des sœurs présentes, autant ces dernières ont aimé découvrir les nouvelles perspectives de leur mission et l’enthousiasme des jeunes.

Sr Lise Gagnon expliquant le déroulement de la rencontre avec les jeunes partenaires en compagnie de Sr Jacqueline Aubry. Elles sont toutes les deux membres du comité Justice et Paix SNJM du Québec.

La première rencontre a eu lieu à la cafétéria de la MJM le dimanche 14 janvier dernier. Les trois étudiants universitaires se sont présentés en réponse à un canevas de quelques questions préparées par les membres du comité Justice et Paix. Les étudiants ont parlé de leur parcours respectif et des motivations à s’engager dans le projet « partenaires au comité Justice et Paix ». Ils ont même été invités à s’exprimer sur leur façon de voir leur implication auprès d’un groupe de personnes bien plus âgées qu’eux.

Simon Lantz

Leurs façons de s’exprimer naturellement en toute simplicité et leur ouverture à ces relations intergénérationnelles ont conquis l’auditoire. « Cela m’a émerveillé. J’en ai encore la chair de poule quand je pense que ma communauté a osé faire ce pas de plus pour faire vivre notre mission », mentionne avec entrain, Sr Pierrette Désilets. « Je suis prête à faire quelque chose pour les aider à poursuivre la route », ajoute la religieuse de 93 ans.

Des échanges motivants

Lors de la période d’échanges qui a suivi les présentations, les sœurs ont manifesté leurs préoccupations à rester dans l’action. Interrogée, Sr Marie-Paule Demarbre se demande « Qu’est-ce que nous pouvons faire pour les aider? Comment peuvent-ils nous garder dans l’action? »

Sofia-Elena Ranke-Farro

Cette rencontre exploratoire n’a pas fourni toutes les réponses. Elle a eu néanmoins le mérite d’établir une première base d’échanges et de faire découvrir diverses pistes à explorer très concrètes dans la région de Longueuil. Elles ont soulevé entre autres les problèmes reliés à la protection des rainettes et au phénomène des gangs de rue en lien avec la traite au métro Longueuil.

Par la suite, les jeunes étudiants, accompagnés de trois des membres du comité Justice et Paix, les sœurs Lise Gagnon, Claudette Bastien et Jacqueline Aubry, ont complété leur visite en se rendant à l’étage de l’infirmerie où les attendait un autre groupe de religieuses.

Un projet porteur

Un consensus se dégage quant à l’ouverture aux autres des jeunes et quant à l’avenir de cette initiative du comité qui offre « des perspectives nouvelles pour que les prises de position SNJM ne tombent pas dans le néant », confie Sr Hélène Harvey.

Héloïse Vincent-Ozell

Rappelons que dans le cadre de leur engagement, les étudiants Sofia-Elena Ranke-Farro (traite des personnes), Héloïse Vincent-Ozell (Itinérance et itinérance autochtone) et Simon Lantz (environnement) rencontrent mensuellement des personnes du comité Justice et Paix pour faire le point sur l’évolution de leurs dossiers respectifs. Ils en profitent pour mieux connaître les valeurs SNJM véhiculées par les trois prises de position SNJM.

Le projet « partenaires au comité Justice et Paix » est une réponse à l’objectif de « partager notre mission avec des personnes plus jeunes et de vivre un échange intergénérationnel, particulièrement auprès d’étudiants universitaires », a expliqué Sr Claudette Bastien lors de son intervention.

Dans le processus, d’autres rencontres devraient avoir lieu entre les jeunes et les SNJM à la MJM. En attendant, les étudiants se préparent à rencontrer le groupe des coopérantes le 2 mars prochain. Ce sera une autre occasion pour les résidentes de les saluer lors de la période du repas.

Reportage photo et vidéo : Sr Suzanne Brault

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Récemment, une délégation de quelques enfants de la Maison des enfants Marie-Rose (MDEMR) s’est rendue à la mairie de Beauharnois pour apporter une chaise spécialement décorée au maire, Alain Dubuc. 

Ce dernier avait lancé l’invitation voilà plusieurs mois à l’équipe de la MDEMR afin d’assurer une présence symbolique des enfants aux séances du conseil municipal. Par cette présence, le maire Dubuc souhaite ainsi rappeler à toutes et tous que les décisions prises doivent l’être en prenant conscience du présent et du futur des enfants de Beauharnois.

La demande s’est transformée en projet pédagogique. Avec l’aide de Janine Lefebvre, fondatrice de l’organisme à but non lucratif et de bénévoles, les jeunes ont vu leurs efforts couronner de succès. Ils étaient bien fiers de leur réussite tout en espérant que la présence de cette chaise constitue plus qu’un symbole.

Des jeunes affamés

Car la majorité des jeunes, bénéficiant du soutien de la MDEMR, ont faim! Plusieurs souffrent de détresse, à la fois alimentaire, affective et financière.

La réalité frappe l’imaginaire des adultes de la MDEMR en ces temps difficiles. Que dire à une enfant qui n’a rien à manger le matin ou un autre qui a réussi à trouver un oignon pour son petit déjeuner! On comprend mieux pourquoi la trentaine d’enfants qui viennent dîner à la Maison des enfants Marie-Rose dévorent littéralement leur repas en plus de manger les douzaines d’œufs, un aliment jugé trop cher pour bien des parents, selon les dires de quelques enfants.

La situation est d’autant plus difficile que le milieu scolaire n’offre plus depuis quelques années, le service des « petits déjeuners ». Cet arrêt, jumelé à la situation économique actuelle, ajoute une pression supplémentaire aux parents qui n’arrivent plus à nourrir leur famille. À la fin des classes, une quinzaine de jeunes se retrouve à la MDEMR pour des activités artistiques et éducatives et une collation qui leur sert souvent de repas. Une certaine discipline est imposée aux participants des ateliers d’arts et de musique limitant le nombre de participants à un maximum de 20.

Un rôle essentiel

Dans un tel contexte, la Maison des enfants Marie-Rose réussit à combler les besoins de certains jeunes avec son offre de services complète. Outre les dîners et les collations après les classes, l’organisme propose de nombreuses activités culturelles et artistiques qui favorisent le développement des jeunes. Les enfants bénéficient du soutien indéfectible de toute l’équipe composée de bénévoles, de personnes immigrantes provenant de l’Afrique qui possèdent des compétences comme institutrices.

Ces dernières sont en phase d’intégration à la société québécoise. Certaines d’entre elles profitent du partenariat avec Service Québec qui subventionne leur salaire. Il faut également souligner la présence de deux travailleuses sociales qui apportent leur aide de façon ponctuelle. Lorsque des enfants affirment spontanément « ici, on se sent toujours respecté », on comprend le rôle primordial de cette ressource à la population beauharlinoise.

« Nous aimerions accueillir plus d’enfants, mais nous n’avons pas les fonds nécessaires pour embaucher du personnel qualifié et offrir des services de qualité », mentionne Janine Lefebvre, personne associée SNJM, qui poursuit son travail bénévolement après avoir cédé la direction à Fanny de Roussan.

Développement de sources de financement

Au-delà de la réussite éclatante de ce projet de rénovation de plus d’un million de dollars sans déficit du manoir Ellice, il y a bien des défis à relever pour le maintien de ce nouveau lieu de création et de diffusion des arts dont toute la communauté de Beauharnois bénéficie désormais. Outre les frais d’entretien et les salaires de quelques personnes, il y a ceux reliés directement aux besoins alimentaires. Les frais de ceux-ci ont augmenté considérablement ces dernières années.

Des activités sont organisées régulièrement comme les soupers-conférences 5 à 7, les Marchés de Noël et du printemps ouvert aux artisans locaux et régionaux et les soirées jazz pour financer les activités courantes. Des initiatives personnelles de la part d’individus ou d’entreprises de Beauharnois sont à saluer. Ainsi une citoyenne a pris en charge l’organisation d’une journée spaghetti, fort réussie. De son côté, l’entreprise Automobiles Bégin a décidé de recueillir des fonds lors de sa campagne annuelle de lumières de Noël en décembre dernier. Elle a ainsi versé 4000 $ à la MDEMR.

En parallèle, la directrice Fanny de Roussan a multiplié les contacts pour mousser la location des locaux du manoir qui constitue l’un des plus beaux lieux de Beauharnois. C’est une source de revenus non négligeables qu’elle espère doubler dans les prochaines années. En attendant, il lui faut reprendre le bâton de pèlerin pour solliciter des dons et des subventions dans l’espoir d’obtenir une aide récurrente qui viendrait consolider les assises de l’organisme.

À la recherche d’un soutien récurrent

La particularité de la mission de la MDEMR, à vocation éducative, sociale et culturelle, semble la disqualifier de nombreux programmes de subventions actuels. Sans se décourager, la directrice espère pouvoir influencer les décideurs à revoir leurs critères restrictifs qui exclut une ressource, tout aussi précieuse, que certaines autres largement subventionnées en pédiatrie sociale.

Alors que tout le monde s’accorde pour affirmer l’importance du bien-être des enfants, l’équipe de la MDEMR souhaite que la communauté de Beauharnois, sous le leadership de la mairie déjà convaincue par la cause, se mobilise pour soutenir financièrement l’organisme. À l’heure actuelle, la MDEMR constitue une oasis de paix précieuse pour les enfants et un exemple pour plusieurs autres régions.

Source photo : Maison des enfants Marie-Rose

 

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Le plus récent bulletin de nouvelles du Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) révèle une concertation accrue pour lutter contre les formes d’esclavage moderne.

Dans ce numéro, on fait mention de la tenue de plusieurs rencontres stimulantes. L’une d’entre elles, est celle à laquelle le co-fondateur et ancien directeur général du Réseau d’aide aux travailleurs et travailleurs migrants agricoles du Québec (RATTMAQ), Michel Pilon était conférencier. Partageant son expérience, il a fourni de nombreux renseignements pertinents sur les enjeux actuels, notamment en ce qui a trait au recrutement des travailleurs migrants, aux méthodes d’interaction à l’aéroport et aux défis des personnes confrontées quotidiennement à ces drames humains.

À la fin de l’automne, la présidente du conseil d’administration du CATHII, IsaBelle Couillard, sgm., a participé à trois rencontres importantes. Tenues à Edmonton et Calgary, elles portaient sur les questions de la traite des personnes et en particulier sur les conditions inhumaines dans lesquelles vivent bon nombre de travailleurs migrants, personnes migrantes et réfugiées.

Visite du Rapporteur officiel de l’ONU

On rapporte également les grandes lignes du colloque organisé par la RATTMAQ lors de la Journée internationale des migrants. Outre la quarantaine d’organisations et de syndicats du Canada, du Mexique et du Guatemala, on nous souligne la présence du Rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines de l’esclavage. Monsieur Tomoya Obokata a profité de son allocution d’ouverture pour dénoncer les régimes de permis de travail fermés utilisés au Canada et invité le gouvernement canadien à offrir un meilleur accès à la résidence permanente à ces personnes.

De gauche à droite, on reconnait Sofia Farro Ranke, étudiante en maîtrise en criminologie, Tomoya Obokata, Rapporteur spécial sur les formes contemporaines d’esclavages pour les Nations Unies, Sr Lise Gagnon, snjm, représentante de Talitha Kum des 3 Amériques, Sr IsaBelle Couillard, sgm, Kavitha Culum, chargée de projet au CATHII et Renaude Grégoire, agente de développement et de plaidoyer pour TK.

Dans le même numéro, on apprend également l’existence et le rôle des Jeunes Ambassadrices de Talitha Kum, on souligne l’arrivée d’un nouveau venu et rappelle les activités liées à la Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des personnes le 8 février prochain.

Soulignons également que sur la page d’accueil du site du CATHII, on retrouve des liens sur quelques articles intéressants, dont un plus détaillé, sur la visite du Rapporteur spécial à Montréal. On fait mention de la présence de Sr Lise Gagnon, snjm et du rôle de madame Renaude Grégoire dans la venue du Rapporteur spécial chez nous.

Légende photo en médaillon
Lors du colloque de la RATTMAQ, le CATHII était représenté entre autres par Catherine Laure Juste, membre des Jeunes Ambassadeurs Talitha Kum et Sr IsaBelle Couillard, sgm.

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Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec ont fait parvenir plus d’une centaine de signatures dans le cadre de la campagne « Solidaires pour la terre » de Développement et Paix — Caritas Canada.

Après la présentation des objectifs de cette campagne à la Maison Jésus-Marie en novembre dernier, plusieurs religieuses ont apposé leur signature à la lettre adressée à l’ambassadrice du Honduras au Canada. D’autres ont fait circuler le document afin de recueillir davantage d’appuis. L’objectif de Développement et Paix est de transmettre à la fin du mois de février 32 000 signatures, soit 1000 signatures pour chacune des 32 personnes inculpées au camp Guapinol.

La lettre à l’ambassadrice demande entre autres au gouvernement du Honduras d’entreprendre les actions en justice contre les personnes impliquées dans la mort de trois défenseurs de Guapinol. On fait également état d’un dédommagement équitable aux victimes, on réclame la fin des activités minières dans le parc national Carlos Escaleras et sa restauration, l’annulation de tous les permis d’exploitation minière émis de façon irrégulière et une meilleure protection des défenseuses et les défenseurs des droits des personnes et de l’environnement.

Il faut savoir que le Honduras se situe au cinquième rang des pays les plus dangereux pour les militants de la protection de l’environnement, de l’eau et des terres. La présente campagne a été initiée à la demande du partenaire au Honduras de Développement et Paix — Caritas, soit ERIC–Radio Progreso.

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La nouvelle directrice du Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie (PSNM) et de l’École de musique Vincent-d’Indy, madame Antonella Picillo et la coordonnatrice à la direction générale, Josée Godin ont été charmées par l’accueil chaleureux des membres de l’Équipe de leadership provincial des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec lors de leur visite le 20 décembre dernier.

Les membres de l’Équipe de leadership provincial, sœurs Claudette Bastien, Lisette Boulé (dans l’escalier) et Denise Riel, ont accueilli mesdames Josée Godin, coordonnatrice à la direction générale et Antonella Picillo, directrice du Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie (PSNM) et de l’École de musique Vincent-d’Indy.

Nous « sommes ressorties de cette visite inspirées. D’ailleurs, nous avons été fort touchées de constater la richesse de l’histoire des SNJM, de nos fondatrices. Merci mille fois pour votre temps et pour votre générosité », a écrit madame Picillo dans son message de remerciement.

Conscientes déjà de l’important héritage SNJM, la visite des lieux où a œuvré mère Marie-Rose et ses successeures a fourni une autre dimension à cette connaissance des faits historiques. La visite de la chapelle où a prié la fondatrice de la congrégation ainsi que son bureau, sa chambre et la salle du chapitre ont ému les visiteuses.

La tournée des lieux sous la gouverne de Sr Lisette Boulé les a entrainées au musée jusqu’à la crypte située en-dessous de la chapelle. Elles se sont aussi arrêtées à la salle d’exposition et au centre de recherche des archives où elles ont pu consulter quelques documents préparés par la responsable des archives, madame Geneviève Noël.

Il fallait voir leur curiosité lorsqu’elles ont pris connaissance du registre des conditions où l’on recense les inscriptions, les frais de scolarité et de pension des élèves en 1905. Elles ont été toutes aussi impressionnées par la nature des Chroniques, des documents riches en anecdotes et faits de la vie quotidienne de chaque époque.

Les sœurs Claudette Bastien et Denise Riel ont apporté les fleurs offertes par les représentantes du PSNM dans leur salle de réunion.

Cette visite de sensibilisation pour la directrice est venue conforter sa compréhension de la mission SNJM et la grande reconnaissance envers la bienheureuse Marie-Rose et toutes les SNJM.

Dans un message adressé aux enseignant.e.s lors de la Journée mondiale qui leur est consacrée en octobre, elle avait souligné le magnifique travail du corps enseignant actuel qui contribue à cultiver « la confiance de nos élèves ». Elle avait alors rappelé l’avant-gardisme des SNJM « dans leur bataille pour permettre aux jeunes filles d’avoir accès à une éducation visant leur développement intégral… » tout en leur assurant une place dans la société québécoise.

Bref, ce premier contact avec le site patrimonial SNJM à Longueuil a été enrichissant à plus d’un titre.