Une bibliothèque vivante à la MJM : s’informer, réfléchir et poursuivre la mission

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À la Maison Jésus-Marie (MJM), la lecture est bien plus qu’un simple loisir. Elle est une manière de rester en lien avec le monde, de nourrir la réflexion et de poursuivre la mission des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM).

Car il n’y a pas d’âge pour s’informer, approfondir ses connaissances ou tout bonnement se laisser porter par un bon livre. Les religieuses en font la démonstration depuis des années grâce à un service de bibliothèque dynamique et accessible.

Une passion partagée

Les sœurs Pierrette Panneton et Pierrette St-Yves assument la responsabilité de la bibliothèque à la Maison Jésus-Marie depuis plusieurs années.

Romans, biographies, essais, ouvrages de spiritualité : la collection offre une grande diversité de titres qui répond aux intérêts variés des résidentes. « Une belle sélection », confie l’une d’elles, qui évoque le plaisir renouvelé d’ouvrir un livre.

Ce service repose sur l’engagement fidèle de Sr Pierrette St-Yves et de Sr Pierrette Panneton. Depuis maintenant sept ans, cette dernière prête main-forte à sa consœur avec une aisance naturelle.

« C’est comme une seconde nature pour moi », dit-elle, forte de son expérience au Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie au département des revues et prêts pendant 22 ans.

Un service vivant et solidaire

Les deux responsables veillent avec soin au renouvellement de la collection de livres, effectué deux fois par année. Elles procèdent aussi à un tri des ouvrages afin de faire place aux nouveautés. Fidèles à une logique de partage, les livres retirés sont offerts à d’autres organismes, prolongeant ainsi leur utilité.

La bibliothèque a également joué un rôle précieux durant la pandémie. Les religieuses pouvaient alors demander un livre, qui leur était livré directement à leur chambre, leur permettant de maintenir un lien avec la lecture malgré l’isolement.

Lire pour comprendre et agir

Au-delà du plaisir de lire, la bibliothèque est perçue comme un outil essentiel pour demeurer attentives aux réalités du monde.

« Se tenir au courant de ce qui se passe et rester éveillées aux enjeux actuels », souligne Sr Pierrette Panneton.

Cette démarche s’inscrit pleinement dans la mission des SNJM : s’informer pour mieux comprendre, sensibiliser et prendre position.

Même si les cercles de lecture sont aujourd’hui moins fréquents, en raison de l’âge des participantes, l’esprit de partage et de réflexion subsiste toujours.

Un engagement inspirant

Malgré les défis liés à la santé, Sr Pierrette St-Yves continue de porter ce projet avec attachement. Elle cumule plus de 25 ans d’expérience dans cette fonction, dont 20 à la résidence Sainte-Émélie. Son engagement, tout comme celui de Sr Pierrette Panneton, témoigne d’une conviction profonde : la mission se poursuit à tout âge, autrement, mais toujours avec cœur.

À la MJM, la bibliothèque demeure ainsi un lieu discret, mais essentiel — un espace où se conjuguent curiosité et espérance.

Reportage photo : Sr Hélène Harvey

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À la Maison Jésus-Marie (MJM), les petits plaisirs de la vie prennent tout leur sens. Le 15 avril dernier, la cafétéria Saint-André s’est transformée en véritable cabane à sucre, offrant aux participantes et participants un moment de joie, de partage… et de douceurs bien de chez nous.

Dès les premières minutes, l’ambiance festive propre à cette tradition québécoise s’est installée. Les sœurs résidentes, entourées de membres des Équipes de leadership de la MJM, des administrations générale et provinciale SNJM ainsi que du personnel des trois administrations, ont pleinement profité de ce rendez-vous printanier rassembleur.

Une tradition qui unit toutes les générations

Monsieur Mario à l’œuvre.

Au cœur de l’activité : la fameuse tire sur la neige, dégustée avec plaisir par toutes et tous. Entre deux bouchées, les échanges allaient bon train. Les participantes et participants ont pris le temps de circuler, discuter et partager des souvenirs, recréant une atmosphère chaleureuse et familiale.

Cette activité a aussi permis à certaines personnes récemment arrivées au Québec de découvrir une tradition emblématique, dans un esprit d’ouverture et de convivialité.

Soucieuse d’inclure chacune, l’équipe organisatrice a également pensé aux résidentes de l’infirmerie, en leur offrant des coupes de tire d’érable, afin qu’elles puissent elles aussi goûter à ce moment festif.

Une activité attendue et appréciée

La joie était au rendez-vous comme le démontre Sr Constance.

Organisée depuis maintenant quatre ans à l’initiative de la direction de la MJM, cette activité doit beaucoup au dynamisme de « monsieur Mario », ambassadeur de l’érablière Meunier de Richelieu. Grâce à lui, l’ambiance était complète : nappes à carreaux rouges et blancs, bacs de neige, sirop parfaitement tempéré… tout y était pour recréer l’expérience d’une cabane à sucre authentique.

À en juger par les sourires et les regards réjouis, cette activité a su apporter réconfort et légèreté en ce début de printemps encore frais. Elle rappelle aussi que, quel que soit l’âge, les occasions de se rassembler et de célébrer demeurent essentielles.

À la MJM, ces moments de convivialité témoignent d’une communauté bien vivante, où le plaisir d’être ensemble continue de nourrir le quotidien.

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Les sœurs et les personnes affiliées anglophones des SNJM ont récemment vécu une rencontre riche de sens et de convivialité à la Maison Jésus-Marie (MJM), le 14 mars dernier, à l’occasion des Cercles du Chapitre… et de la fête de la Saint-Patrick.

Réunies en petit groupe, elles ont d’abord pris le temps de se rassembler dans un esprit de réflexion et de partage, en lien avec le Chapitre général des SNJM prévu en juillet prochain à Longueuil. Ces échanges, profonds et nourrissants, ont permis à chacune de s’exprimer et d’approfondir la signification de leur engagement. La rencontre s’est conclue par un geste symbolique, avec l’allumage d’une chandelle virtuelle, signe d’espérance et d’unité.

Une fête aux accents irlandais

Après ce temps de ressourcement, place à la célébration! Dans une ambiance chaleureuse et joyeuse, la quinzaine de personnes ont partagé un repas animé par l’esprit festif de la Saint-Patrick. Jeux, échanges de cadeaux et rires étaient au rendez-vous, le tout accompagné d’un traditionnel Irish coffee qui a su ajouter une touche conviviale à l’après-midi.

Cette fête revêt une signification particulière pour la Congrégation. Plusieurs religieuses ont des racines irlandaises, un héritage qui remonte aux débuts mêmes de la communauté. Lors de la Grande famine en Irlande (1845-1849), mère Marie-Rose a accueilli des orphelines irlandaises arrivées au Québec dans des conditions difficiles. Ce geste d’ouverture et de solidarité a marqué durablement l’histoire des SNJM.

Au fil des années, de nombreuses femmes anglophones d’origines irlandaise, écossaise et autres ont rejoint la Congrégation, contribuant à sa mission éducative et à son rayonnement. La fête de la Saint-Patrick devient ainsi une occasion de se souvenir, de célébrer et de rendre hommage à cet héritage. C’est dans cet esprit que Sr Denise Riel, animatrice provinciale est venue saluer les membres du groupe.

Une solidarité bien vivante

Fidèles à leur engagement, les personnes participantes ont également posé un geste concret de solidarité. Une collecte a permis d’amasser plus de 500 $, remis à une femme et sa fille réfugiées du Cameroun. Ce geste s’inscrit dans une tradition bien ancrée lors de cette rencontre annuelle de la Saint-Patrick.

Les SNJM poursuivent ainsi leur engagement en faveur des personnes migrantes et réfugiées en lien avec leur prise de position collective adoptée en 2017. Le parrainage de familles réfugiées syriennes et le soutien à diverses initiatives communautaires constituent d’autres manifestations tangibles en ce sens.

Entre ressourcement intérieur, joie partagée et solidarité concrète, cette journée a su refléter toute la richesse de la mission et des valeurs SNJM, toujours bien vivantes.

Rappelons que les diverses rencontres du groupe anglophone sont sous la responsabilité du couple de personnes associées Brenda et Richard Brisebois.

Reportage photo : Sr Pat O’Neill

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La Maison des enfants Marie-Rose (MDEMR) amorce le printemps avec de belles nouvelles et une programmation riche en créativité. Dès le 7 avril, les enfants seront de retour avec une nouvelle session d’ateliers en théâtre et en arts visuels, animés respectivement par Janine Lefebvre et Line Desrochers.

Des activités culturelles gratuites pour les familles

À partir du mois d’avril, la MDEMR proposera également quatre à six spectacles gratuits destinés aux jeunes et à leurs parents, grâce notamment au soutien de la Ville de Beauharnois. Présentées les dimanches avant-midi, la série de spectacles « Il était une fois au Manoir » offrira des moments de découverte et de plaisir en famille. La programmation complète est accessible sur le site Web de la Ville et les réseaux sociaux.

Une collaboration porteuse avec la Ville

La collaboration avec la Ville se renforce également en vue de la saison estivale. Les jeunes pourront participer à des activités artistiques et culturelles proposées par la MDEMR au Manoir de Beauharnois, un lieu chargé d’histoire situé sur la rue Ellice. Cette initiative vise à diversifier l’offre des camps de jour et à enrichir l’expérience des enfants.

Un lieu de vie animé et accueillant

Depuis l’ouverture du café Le Bistroquet à l’automne, le manoir attire une clientèle croissante. Sous la direction de la traiteur Mélissa Gagnon, le café propose un menu accessible et de qualité, du lundi au vendredi, dans une ambiance conviviale. Ce lieu favorise les rencontres et contribue à faire vivre ce bâtiment patrimonial datant de 1852.

Par ailleurs, le manoir suscite un intérêt grandissant pour la location de salles. Familles, organismes et entreprises y tiennent des activités dans un cadre unique, ce qui permet de générer des revenus essentiels à l’entretien du site par la MDEMR.

Consolider l’avenir de l’organisme

Le conseil d’administration, élu en septembre 2025, poursuit activement la mise en œuvre de son plan stratégique. Parmi les priorités : assurer un financement stable et durable, notamment par le développement d’activités d’économie sociale et la recherche de subventions et de partenariats.

À terme, l’embauche d’une coordonnatrice est envisagée afin de structurer et bonifier la programmation artistique offerte aux jeunes.

Une mission toujours vivante

Fondée en 2007 par Janine Lefebvre, la Maison des enfants Marie-Rose est un centre des arts communautaires dédié aux jeunes de 5 à 12 ans. Elle vise à favoriser la créativité, l’expression et l’estime de soi, en rendant les arts accessibles à tous.

Portée par l’engagement de son équipe et de son conseil d’administration, la Maison des enfants Marie-Rose continue de se développer et de rayonner, au bénéfice des enfants et de toute la communauté.

Depuis l’automne dernier, la MDEMR compte sur un conseil d’administration très engagé. Il est composé des membres suivants : Véronique Lalande, James Dunn, Yvon Bouthillette, Geneviève St-Jacques Thériault, Annie-Claude Houle, Philippe Leduc, Eric Ayotte, Philip Ouimet.

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Le samedi 28 février dernier, la chapelle de la Maison Jésus-Marie (MJM) était remplie de joie et de reconnaissance à l’occasion du 100 ᵉ anniversaire de Sr Marthe Poliquin. Entourée de ses compagnes SNJM, de membres de sa famille et d’ami.e.s, elle a vécu un moment unique, empreint d’émotion et de gratitude.

La célébration a débuté par un mot d’accueil de Sr Beverley Wattling. Elle a évoqué le parcours remarquable de cette femme ayant « attrapé le coup de foudre pour Jésus » à la fin de ses études au Pensionnat Mont-Royal. L’abbé Réjean Poirier a ensuite présidé l’eucharistie, soulignant la richesse d’une vie donnée avec fidélité.

Après la messe, un repas en famille a permis de prolonger ce moment de fête. Malgré les défis liés à une surdité sévère, qui rend les échanges plus difficiles, la présence de ses proches a été pour Sr Marthe une source de joie et d’émotion.

Une vie riche de passions et d’engagements

Les festivités se sont poursuivies par une présentation retraçant les grandes étapes de son parcours, à partir de notes qu’elle avait elle-même préparées dès 1998. Ce retour sur son cheminement a permis de mesurer l’ampleur de son engagement et la profondeur des liens qui ont marqué sa vie.

Sr Marthe Poliquin

Musicienne passionnée, Sr Marthe a consacré plus de 40 ans à l’enseignement de la musique. Elle a œuvré au Pensionnat Marie-Rose, au Pensionnat Saint-Nom-de-Marie, à l’École supérieure de musique d’Outremont (aujourd’hui École de musique Vincent-d’Indy). Puis, elle a pris la direction de Valleyfield, où elle a aussi dirigé le département musical. En 1982, elle y fonde le Festival de musique Jésus-Marie, maintenant connu sous le nom de Festival Classival.

À l’âge de 60 ans, elle amorce une nouvelle étape en se formant en pastorale et en théologie. Elle s’engage alors auprès des jeunes avec la formation aux sacrements, anime une communauté de la Parole en paroisse et accompagne des personnes malades. Elle contribue à diverses initiatives, en étant membre du Comité d’action pour l’abolition de la torture (ACAT-Canada) et du comité Solidarité-Justice SNJM. Des engagements multiples qui la tiendront occupée pendant 30 ans!

Une femme inspirante

Comme l’a exprimée Sr Beverley Wattling en lui rendant hommage :

« Marthe, nous vous connaissons comme une femme passionnée de Dieu, de justice, de la musique, de la vie; une femme déterminée et authentique… ouverte au monde et pleine de compassion. »

Ce centenaire aura été l’occasion de célébrer une vie profondément habitée par la foi, la musique et le souci des autres — une vie qui continue d’inspirer et de toucher celles et ceux qui la côtoient.

Sr Marthe Poliquin, entourée de quelques membres de sa famille, lors des célébrations de son centenaire.

Reportage photo : Sr Hélène Harvey

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Julie Tétreault

Parfois, une simple mise en scène suffit pour illustrer une réalité lointaine. Lors de la présentation de la campagne annuelle Carême de partage de Développement et Paix — Caritas Canada (DPCC), madame Julie Tétreault, coopérante SNJM, a su capter l’attention de l’auditoire de manière marquante.

Munie d’un masque pour symboliser la mauvaise qualité de l’air, elle a fait entendre le bruit assourdissant d’un train qui passe toutes les 30 minutes dans certaines communautés du Brésil. Ce vacarme, qui a surpris plusieurs Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) présentes, illustre les conditions de vie devenues extrêmement difficiles pour les populations qui ont vu leur village traversé par le chemin de fer de Carajás.

Une campagne en solidarité avec les communautés touchées

Cette année, la campagne Carême de partage soutient l’organisme partenaire Justiça nos Trilhos (Justice sur les rails — JnT). Cette organisation accompagne les communautés affectées par le chemin de fer de Carajás, qui relie la plus grande mine de fer à ciel ouvert au monde, dans l’État du Pará, au port de São Luís, dans l’État du Maranhão.

Le passage incessant de convois ferroviaires extrêmement longs entraîne de nombreuses conséquences pour les populations locales :

  • un bruit constant et assourdissant,
  • la poussière de minerai de fer qui s’infiltre jusque dans les maisons,
  • la pollution et les vibrations qui fragilisent les habitations,
  • des enjeux de sécurité et des difficultés à traverser les rails.

Sur la voie de la justice

Sous le thème « Sur la voie de la justice », la campagne met en lumière un résultat concret obtenu après plus de 20 ans de mobilisation. Grâce au travail de Justiça nos Trilhos, 312 familles — soit environ 1300 personnes — ont pu être relocalisées dans un nouveau village, Piquiá da Conquista, loin des installations industrielles qui nuisaient à leur santé et à leur qualité de vie.

Comme le témoigne Flavia, 31 ans, leader communautaire de Piquiá da Conquista :

« J’ai parfois voulu abandonner, mais ma famille me disait : “Tu dois continuer.” Avec les missionnaires comboniens, nous avons appris que la lutte est difficile. Malgré nos souffrances, la réinstallation à Piquiá da Conquista est une grande source de joie pour nous. C’est aussi une source d’inspiration pour d’autres communautés. »

D’autres enjeux environnementaux

Les défis auxquels font face ces populations ne se limitent pas au transport du minerai. L’expansion de l’agriculture industrielle, notamment la monoculture de soja, entraîne l’utilisation massive de pesticides qui contaminent les habitations, les arbres fruitiers et les animaux.

À cela s’ajoute la culture intensive de l’eucalyptus, qui appauvrit les sols et génère un transport constant du bois par camions sur des routes de terre, avec de nombreux impacts sur l’environnement et la santé des communautés.

Une présentation marquée par des symboles forts

Après avoir participé à une formation et à un webinaire, organisés par Développement et Paix, Julie Tétreault a préparé une animation visuelle marquante à l’aide de plusieurs symboles : train, rails, bétonnière, semences, panier vide et masque.

Elle a également partagé le matériel de la campagne, dont la carte de prière et le mini-magazine, invitant les religieuses à découvrir plus en profondeur les réalités vécues par ces communautés.

Un geste de solidarité

En appui à la campagne, les SNJM du Québec, en plus de leurs dons personnels, participeront à un souper de la faim en silence le 26 mars. Le repas symbolique — composé de pain, d’un morceau de fromage et d’eau — se veut un geste de solidarité envers les personnes qui vivent dans des conditions précaires.

Pour Julie Tétreault, cette rencontre annuelle demeure un moment privilégié :

« Ce rendez-vous du Carême de partage est toujours une belle occasion de dialogue et de sensibilisation avec les religieuses. »

Comme le rappelle le pape Léon XIV :

« La justice se concrétise lorsqu’elle tend vers les autres, lorsque chacun reçoit ce qui lui est dû, jusqu’à atteindre l’égalité en dignité et en opportunités entre les êtres humains. »

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Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec jouent un rôle actif et structurant au sein du Comité d’orientation de la Congrégation pour Laudato Si’, mis sur pied en 2022 pour faire progresser les orientations du Chapitre général 2021 en matière d’écologie intégrale.

Ce comité international soutient la participation de l’ensemble de la Congrégation à la Plateforme d’action Laudato Si’, en favorisant la sensibilisation, la réflexion et des engagements concrets, en cohérence avec l’encyclique publiée par le pape François en 2015.

Une expertise québécoise mise au service de la Congrégation

Madame Julie Tétreault, coopérante SNJM, représente le Québec au sein du comité. Son apport contribue à enrichir les échanges et à faire connaître les initiatives développées localement.

Le Québec peut également compter sur la collaboration d’un partenaire engagé en justice sociale et environnementale. Ainsi, Simon Lantz, associé au comité Justice et Paix des SNJM du Québec, a partagé ses recherches sur différents défis liés à l’écologie intégrale.

Il a notamment :

  • participé à la rencontre-bilan présentée à l’ensemble de la Congrégation en juin 2025;
  • offert une mini-conférence à la Maison Jésus-Marie sur l’impact environnemental des outils numériques, particulièrement en lien avec la consommation et la gestion de l’eau;
  • rédigé un article approfondi sur les enjeux de l’exploitation minière en haute mer, un thème appelé à nourrir de futures démarches de sensibilisation.

Un dynamisme reconnu en matière de développement durable

Les initiatives portées par les SNJM du Québec témoignent d’un engagement concret envers les objectifs de la Plateforme Laudato Si’. Au-delà des gestes quotidiens liés aux 5R (refuser, réduire, réutiliser, recycler, rendre à la terre ou composter), les religieuses multiplient les actions de sensibilisation au sein de leur réseau.

La recension des publications et activités réalisées au cours de la dernière année, présentée par Julie Tétreault au Comité d’orientation, a mis en lumière la vitalité et la cohérence de cette démarche. La contribution de Simon, comme partenaire spécialisé en développement durable, permet également d’approfondir les analyses partagées à l’échelle de la Congrégation.

Favoriser le partage et la mobilisation internationale

Les travaux du Comité d’orientation facilitent la mise en commun d’initiatives provenant des différentes provinces SNJM. Cette collaboration favorise une circulation plus fluide de l’information et soutient les responsables de l’animation dans plusieurs régions.

En vue du Chapitre général prévu en juillet 2026, certains formats de rencontres ont été ajustés. Des mécanismes alternatifs sont toutefois envisagés afin d’assurer la diffusion continue de ressources, qu’il s’agisse de matériel de réflexion spirituelle ou d’analyses sur des enjeux écologiques actuels. De futures communications à l’ensemble de la Congrégation fourniront les liens pertinents pour obtenir ces renseignements.

Une collaboration internationale au service de la mission

Le Comité d’orientation Laudato Si’ rassemble des membres provenant des différentes provinces SNJM :

  • Mamokotjo (Francina) Mokoteli, SNJM (Lesotho)
  • Linda Riggers, SNJM (US–Ontario)
  • Lorraine St-Hilaire, SNJM (Manitoba)
  • Susan Wells, SNJM (ÉLC Liaison)
  • Julie Tétreault (Québec)

Par cette contribution active au sein d’une équipe internationale, les SNJM du Québec participent pleinement à l’élan collectif de la Congrégation en faveur de l’écologie intégrale, dans la fidélité à leur mission et aux appels de Laudato Si’.

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Quelque 24 étudiantes et étudiants universitaires prennent part à la 6e édition du programme CATHII — Université à l’ONU, dont le point culminant est une présence à New York du 9 au 13 mars 2026, dans le cadre de la 70e session de la Commission de la condition de la femme (CSW70).

Mis en place en 2020 par le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII), ce programme repose sur un parcours de six rencontres préparatoires. L’objectif : offrir aux jeunes une compréhension approfondie des enjeux liés aux diverses formes de la traite des personnes, tout en les initiant au fonctionnement des instances des Nations unies.

Une préparation rigoureuse et interdisciplinaire

La participation à la CSW ne s’improvise pas. En amont du séjour à New York, les étudiantes et étudiants bénéficient d’une formation structurée et exigeante, qui tient compte de la diversité de leurs disciplines — travail social, droit, science politique, criminologie, géographie, etc.

Aux côtés de la professeure Jill Hanley, impliquée depuis les débuts du programme, plusieurs partenaires spécialisés enrichissent les échanges, dont la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) et la Coalition québécoise contre la traite des personnes. Ces interventions permettent d’analyser les dynamiques contemporaines de la traite humaine, dont le travail forcé et le travail des migrants, d’en reconnaître les signes et d’en comprendre les dimensions systémiques.

Pour sa part, Renaude Grégoire démystifie les mécanismes décisionnels de l’ONU et le rôle des commissions, offrant aux participantes et participants des repères essentiels pour naviguer dans l’environnement onusien.

Une expérience enrichie sur place… et à distance

Cette année, Sofia-Elena Ranke-Farro, ancienne participante, agit comme responsable de ce projet — un exemple concret de la relève formée par CATHII. Elle accompagne à New York une quinzaine d’étudiantes et étudiants. Elle a même bonifié la programmation du séjour avec une planification de deux rencontres particulières, en marge des événements parallèles à la CSW.

L’une de ces rencontres porte sur la migration et la traite des personnes à la frontière nord-sud. La seconde est l’occasion de découvrir le rôle de CAP International (Coalition Abolition Prostitution) avec sa directrice générale, Hema Sibi. Cet organisme rallie 37 organisations de terrain et de survivantes de la prostitution provenant de 29 pays, avec un objectif commun, l’abolition du système prostitutionnel.

Les personnes qui ne pourront se rendre à New York ne sont pas en reste : une rencontre virtuelle est organisée afin de suivre les travaux de la Commission et d’échanger avec l’équipe responsable du programme. Une façon d’assurer la cohésion du groupe et de maximiser les retombées pédagogiques.

Comme chaque année, une rencontre bilan au printemps permettra de partager découvertes, analyses et impressions, consolidant ainsi les apprentissages.

CSW70 : un thème au cœur des enjeux contemporains

La CSW70, qui se tient au siège de l’ONU du 9 au 19 mars 2026, porte sur un thème majeur :

Garantir et renforcer l’accès de toutes les femmes et de toutes les filles à la justice, notamment par des systèmes juridiques inclusifs, l’élimination des lois discriminatoires et la réduction des obstacles structurels.

En préparant soigneusement les étudiantes et étudiants à cette immersion internationale, le programme CATHII – Université à l’ONU contribue à former une relève informée, engagée et capable d’agir concrètement contre les divers visages de la traite des personnes et pour la dignité humaine et la justice.

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La fête des anniversaires SNJM, tenue le 13 février à la Maison Jésus-Marie (MJM), a revêtu cette année une signification toute particulière en coïncidant avec la Saint-Valentin. Sous le thème rassembleur « Fêtons en cœur », l’événement a permis de célébrer à la fois le don de la vie et la joie de l’amitié, dans une atmosphère chaleureuse et fraternelle.

À l’invitation de l’Équipe de leadership du Québec, religieuses et personnes affiliées SNJM de la province ont répondu en grand nombre à ce rendez-vous annuel. Depuis l’an dernier, la rencontre s’est enrichie d’une dimension intergénérationnelle marquée, grâce à la participation d’une vingtaine d’étudiantes et d’étudiants du Collège Durocher–Saint-Lambert (CDSL), venus partager leur dynamisme et leur créativité.

Des jeunes pleinement engagés

Les jeunes ont pris part activement à l’animation de la journée. Leur présence dynamique s’est manifestée à chacune des haltes offertes : confection de cartes colorées pour la Saint-Valentin, présentation de leur engagement social, ateliers de botanique, fables en langage québécois et énigmes mathématiques.

Ils ont également initié les religieuses à une expérience immersive en réalité virtuelle, permettant de visiter les grands parcs du Canada. Une activité qui a suscité curiosité et émerveillement.

Musique, découvertes et moments partagés

Des élèves aux talents musicaux ont apporté une touche festive supplémentaire. En petits groupes ou individuellement, ils ont circulé dans les différents espaces de la maison — et même sur les étages — afin d’offrir un moment musical aux religieuses, y compris à celles qui ne pouvaient se déplacer.

En ouverture, Sr Lisette Boulé a rappelé le sens profond de la rencontre :

« Nous souhaitons célébrer avec cœur le don de la vie et, parallèlement, la fête de l’amitié et de l’amour par excellence : la Saint-Valentin. »

Après une réflexion sur les expressions populaires liées au cœur, l’assemblée a entonné en « chœur » le refrain de la chanson Les yeux du cœur de Gerry Boulet, interprétée par un groupe de jeunes.

Une rencontre appelée à se répéter

La joie partagée tout au long de la journée a témoigné de la richesse de ces échanges entre générations. Curieuses et ouvertes, les religieuses ont apprécié la vitalité et l’engagement des jeunes, qui ont quitté les lieux le sourire aux lèvres en lançant : « À l’an prochain! »

La collation offerte dans le salon du premier étage, rebaptisé pour l’occasion « resto du cœur », a conclu cette célébration sur une note conviviale.

L’organisation de l’activité était assurée par un comité composé des sœurs Lisette Boulé, Françoise Bernard, Lorraine Mongeon et Hélène Harvey, avec la collaboration de Marie-André Rho, du Collège Durocher–Saint-Lambert, responsable de la coordination des élèves.

Au vu de l’enthousiasme général, cette expérience intergénérationnelle pourrait inspirer l’organisation de futures activités au sein de la communauté.

Reportage photo : Sr Hélène Harvey

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Sous le thème « L’Amour jamais ne passera », une soixantaine de religieuses et religieux se sont rassemblés pour vivre une rencontre à la fois stimulante, fraternelle et profondément spirituelle, à l’occasion de la Journée de la vie consacrée dans le diocèse de Saint-Jean–Longueuil.

Une animation créative et porteuse de sens

La rencontre était animée par madame Francine Vincent, coordonnatrice et responsable du Service de coordination de la pastorale diocésaine (SCPD), et par Mario Houle, fic. Le duo a su, une fois de plus, faire preuve de créativité et de sens pastoral, proposant une démarche équilibrée où symboles, gestes et paroles ont contribué à créer une atmosphère à la fois recueillie et chaleureuse.

Une démarche eucharistique nourrie de partages

Conçue comme une longue eucharistie, la rencontre était rythmée par des temps de prière, de témoignages, d’échanges en petits groupes, de rituels, de musique et de chant. Trois grands thèmes ont structuré la démarche :

  • la gratitude, symbolisée par des roses
  • la passion et la compassion, évoquées par des chandelles
  • et l’espérance, représentée par des ballons.

Des témoignages inspirants

Les témoignages sont venus enrichir ces thèmes. Le père Charles Mangongo, religieux de Saint-Vincent-de-Paul, a apporté un éclairage pertinent sur la gratitude, tandis que Sr Nicole Alarie, de la communauté du Sacré-Cœur de Jésus, a partagé sur la passion et la compassion.

Sr Florence Vinet

Le témoignage de Sr Florence Vinet, snjm, consacré à l’espérance, a particulièrement marqué l’assemblée par la force de ses images et la profondeur de son propos. Elle a rappelé combien l’espérance traverse toutes les réalités humaines : celles des personnes en grande difficulté, des familles confrontées à la maladie, des personnes vivant une perte d’emploi ou encore des jeunes luttant contre une dépendance.

« Autant d’appels à prier personnellement et communautairement », a-t-elle souligné, « pour nourrir leur espérance et donner sens à leur vie ». Elle a aussi exprimé sa confiance profonde en Jésus, « qui nous a assuré de rester avec nous jusqu’à la fin du monde ».

S’appuyant sur les écrits de Charles Péguy et la figure de la petite fille Espérance, Sr Florence a invité à accueillir cette Fille Espérance « fragile, mais essentielle, discrète, mais puissante », donnant du poids à la citation de Péguy « l’Espérance voit ce qui n’est pas encore et qui sera. »

Rendre grâce pour le don de la vie consacrée

Présidée par Réjean Poirier, prêtre diocésain et vicaire général, cette rencontre visait à rendre grâce pour le don précieux de la vie consacrée, pour l’engagement dans la pauvreté, la chasteté et l’obéissance, ainsi que pour le témoignage de prière, de fraternité et de mission.

Organisée à l’invitation de Mgr Claude Hamelin, évêque du diocèse, le 31 janvier dernier, la célébration s’est tenue à la chapelle de la Maison Jésus-Marie. En plus des participant.e.s présent.e.s sur place, une cinquantaine de religieuses résidentes ont pu y prendre part grâce au circuit fermé, élargissant ainsi la communion vécue lors de cette journée.

Reportage photo : Sr Hélène Harvey