UNANIMA International présente quelques signes d’espoir

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L’espérance est le fil conducteur de la plus récente infolettre d’UNANIMA International (UI). Malgré des constats sévères sur l’état de notre monde avec ses conflits, les phénomènes climatiques extrêmes et leurs désastres, la directrice générale Jean Quinn, fdls, souligne les nombreux signes d’espoir réels en cette année 2024 tout en reprenant les paroles prophétiques du pape François « L’espérance chrétienne… est très importante, car elle ne déçoit pas. L’optimisme déçoit, l’espérance non! … »

Pour nourrir cette espérance, la publication souligne un événement organisé à Frascati en Italie en octobre dernier afin de lancer un réseau pluriconfessionnel d’action climatique dirigé par des femmes.

La tenue de la 12e session du Forum urbain mondial (FUM12) a suscité une participation record. Le thème de cet événement « Tout comme chez soi » a rappelé l’importance d’agir localement pour relever les défis du manque de logements adéquats, de l’augmentation de la pauvreté urbaine et de la difficulté d’accéder à des services de base.

La 29e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP29) fait également l’objet d’un article. On y apprend le rôle de Liana Almony, directrice adjointe de l’ONG, qui a participé et coparrainé des événements parallèles.

On retrouve également des informations sur les objectifs entourant la tenue du Sommet social mondial en 2025, notamment sur l’inclusion, la protection sociale, l’éducation pour tous… Et on prend connaissance de la récente rencontre virtuelle des membres du conseil d’administration d’UI qui a été le théâtre d’une présentation sur un mouvement d’action climatique. C’est sa fondatrice, Mary Robinson, première femme présidente de l’Irlande (1990-1997) et ancienne haut-commissaire des Nations unies qui en a fait la présentation.

Le numéro se conclut avec la présentation de deux témoignages communautaires qui illustrent bien la diversité des engagements des congrégations religieuses dans le monde. On fait ainsi mention du programme alimentaire des Sœurs de la Sainte Union au Cameroun et présente un témoignage en lien avec un survivant du tremblement de terre en Haïti en 2010, aidé par les Religieuses de Jésus-Marie (RJM)

 

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L’opération solidarité communautaire des SNJM en faveur de la Halte Marie-Rose a été un succès sur toute la ligne. « C’est remarquable de constater la grande générosité des religieuses qui contribuent à cette campagne automnale à même leur argent de poche », souligne Marianne Daudelin, animatrice responsable des activités et des services communautaires à la Maison Jésus-Marie (MJM).

Les sacs cadeaux n’arrivent pas seuls… Ils sont accompagnés d’un petit message de vœux écrit par les sœurs.

En plus de donner de l’argent, un grand nombre de sœurs participent avec enthousiasme à la séance d’emballage de sacs cadeaux. Cette activité a eu lieu le 10 décembre dernier à la cafétéria. Outre l’insertion de divers articles utiles, on y a ajouté des bijoux et des cartes cadeaux dans des commerces reconnus pour leurs bas prix.

Cette année, l’opération apportera un peu de baume au cœur à plusieurs personnes qui fréquentent la Halte Marie-Rose provenant de Le Moyne et Greenfield Park. En effet, Sr Suzanne Lavallée et Sr Hélène Harvey se sont mises au fourneau pour préparer quelques douzaines de beignes alors qu’une des coiffeuses à la MJM a confectionné neuf douzaines de petits cornets de sucre d’érable!

Soutenir un carrefour de solidarité

En plus de ces gourmandises et de la quarantaine de sacs cadeaux, l’opération à la MJM a permis de donner un bon d’achat de 500 $ dans un marché d’alimentation pour se procurer les victuailles en vue de la préparation du repas de Noël organisé par la Halte Marie-Rose. Cette aide financière a été soutenue en partie par le fruit de la récente exposition d’artisanat tenue à l’automne.

L’opération solidarité SNJM s’est aussi matérialisée par la remise d’une cinquantaine de cartes cadeaux à Christiane Lafaille, de la Halte Marie-Rose. C’est madame Geneviève Noël, membre du personnel laïque des deux administrations SNJM qui a effectué la livraison.

Une autre forme de soutien, principalement financier, celui-là, a été octroyé à la Halte Marie-Rose par l’engagement autant des membres du personnel laïque que des deux administrations SNJM (provinciale et générale).

La Halte Marie-Rose est un projet paroissial, lancé officiellement le 6 octobre 2018, date de naissance et de décès de la bienheureuse Marie-Rose. Ce projet agit comme une maison de quartier avec une proposition d’activités et de services très diversifiés. C’est un lieu d’accueil et d’ouverture aux autres, peu importe le genre, la religion, les origines et l’âge. Il s’adresse aux personnes esseulées, jeunes, familles, nouveaux arrivants et personnes du troisième âge.

Avant le lancement de la campagne automnale de solidarité, se tient toujours une séance d’information pour la communauté SNJM. Ainsi, madame Christiane Lafaille, initiatrice et coordonnatrice de la Halte Marie-Rose a profité de ce moment pour parler des motivations et de la petite histoire de ce projet. Elle s’est aussi attardée aux impacts positifs de ce carrefour notamment sur la valorisation des personnes et l’établissement d’un tissu social axé sur l’entraide.

Lors de la rencontre d’information à la Maison Jésus-Marie, madame Christiane Lafaille (à droite) a été accueillie par madame Marianne Daudelin (au centre) et Sr Lisette Boulé (à gauche).

Le moins que l’on peut dire en découvrant cette opération, c’est que la mission des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) est toujours bien vivante dans le cœur des religieuses.

Reportage photo : Sœurs Hélène Harvey et Suzanne Brault

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La lutte contre le racisme est au cœur du dossier présenté dans le magazine Rencontre du Centre culturel chrétien de Montréal en lien avec le Mois des Noir.e.s en février. On y mentionne également des solidarités notamment avec la population haïtenne et on fait connaissance avec le Centre Afrika. Cet organisme accueille des Africain.e.s vivant à Montréal dans une perspective interculturelle et solidaire.

Dans le numéro de décembre, une réflexion sur Noël et l’Épiphanie est proposée « où les bergers et les mages symbolisent l’humanité proche et lointaine. »  Comme dans les autres numéros, la section Actualité fait ressortir des aspects sur des sujets brûlants.

Cette fois-ci, on parle des causes et des impacts de l’élection américaine. On pointe également le regard sur le Burkina Faso, où le mouvement islamiste crée des perturbations dans l’harmonie religieuse reconnue dans ce pays de l’Afrique de l’Ouest.

La section Art nous amène à la rencontre des œuvres de James Wilson Morrice et de Léonel Jules. On retrouve aussi une entrevue avec Caroline Mailhot, doctorante en sciences des religions, où elle explique le rôle que peut jouer la spiritualité dans le traitement des psychoses.

Soulignons en terminant que les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec soutiennent le Centre culturel chrétien de Montréal. Cet organisme à but non lucratif se positionne comme « un lieu où confluent divers points de vue et analyses sur les grands défis contemporains issus de la rencontre entre la foi et la culture. » L’organisme publie quatre numéros de son magazine afin de « promouvoir le dialogue entre foi et culture. »

Dans chaque numéro, les SNJM diffusent un message en lien avec l’une ou l’autre des thématiques abordées. Cette fois-ci, elles réaffirment leur prise de position sur le racisme et dénoncent la haine et la violence (page 33).

 

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La présentation de Joséphine Bacon à la Maison Jésus-Marie (MJM) le 26 octobre dernier a donné tout son sens à l’expression . Un thème au cœur de la démarche entreprise par les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) voilà plusieurs années pour s’ouvrir à la diversité et aux réalités multiples vécues par des personnes de tout horizon.

Femme de lettres innue, poétesse, mais aussi traductrice, interprète et professeur de langue innu-aimun, Joséphine Bacon a conquis son auditoire par la sincérité et la simplicité de ses propos. Relatant une partie de son histoire dans les pensionnats, elle s’est attardée davantage à leurs impacts positifs sur son parcours. Sa causerie entremêlée de références à ses écrits a permis de découvrir son héritage nomade.

Partenaire au comité Justice et Paix SNJM Québec, Héloïse Vincent-Ozell à côté de Sr Claudette Bastien, lors de la présentation.

Lors de la lecture de certains de ses poèmes, une atmosphère de chaleur et de paix a envahi la salle. « Tout le monde était accroché à ses lèvres », souligne la responsable de cet événement, Héloïse Vincent-Ozell, partenaire au sein du comité Justice et Paix SNJM Québec. Au cours de sa présentation, madame Bacon a partagé son rapport à la spiritualité et son expression dans sa vie. Elle a aussi témoigné de sa relation à la nature. Des propos qui ont touché son auditoire.

La rencontre s’est conclue sur une longue période de questions, illustrant à merveille, l’ouverture du cœur et de l’esprit des religieuses et des invité.e.s aux perspectives du monde autochtone exposées par Joséphine Bacon. Cette dernière incarne une génération capable de témoigner avec sensibilité et charisme et lutter contre l’oubli et la disparition d’une culture et de ses traditions.

Rappelons que cette rencontre s’inscrit dans le programme d’actions des trois partenaires du comité Justice et Paix SNJM Québec. Ce dernier s’articule sous deux volets principaux : la formation-sensibilisation des sœurs et des membres de leur réseau et, un engagement auprès d’organismes reliés aux thèmes des prises de position collectives SNJM. Dans le cas d’Héloïse, elle s’occupe de la thématique « migrants/autochtones ».

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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La réunion du Conseil d’administration d’UNANIMA International (UI) tenue en septembre dernier, à New York, a permis aux membres de faire le point sur le chemin parcouru les huit dernières années. Elle a aussi offert un grand moment de réflexion sur l’avenir de l’organisme non gouvernemental (ONG) créé par des congrégations religieuses féminines en 2000.

Représentante des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) au conseil d’administration, madame Hanane Hakkou a apprécié la démarche de discernement sous le thème « Devenir une organisation synodale. » Cette session était animée par Sr Patricia Murray, directrice générale de l’Union internationale des Supérieures générales (UISG).

Les membres du conseil d’administration d’UNANIMA International. On reconnaît madame Hanane Hakkou, représentante des SNJM, dans la troisième rangée, troisième à partir de la droite.

Tout comme les autres membres du Conseil, madame Hakkou est consciente des grands défis de l’ONG, qui doit à la fois consolider ses assises tout en poursuivant une mission qui a pris de l’ampleur ces dernières années. Les membres ont pu le constater avec la présentation du bilan des huit dernières années de la directrice générale, Jean Quinn, fdls.

Un tour d’horizon

En plus de fournir des détails inspirants en lien avec la démarche de réflexion des membres du Comité d’administration, la plus récente livraison du bulletin UI brosse un portrait des récentes activités sous la rubrique « Actualités à l’ONU ». On constate l’étendue du rayon d’action de l’ONG avec ses participations aux rencontres officielles et aux événements parallèles. On découvre aussi la portée de ses interventions notamment celles sur les intersections entre le sans-abrisme et les Objectifs de développement durable (ODD).

Les Missionnaires médicales de Marie (MMM) œuvrent dans un camp de réfugiés internes au nord du Nigéria.

La publication souligne également plusieurs éléments en lien avec le Pacte pour l’avenir et d’autres événements survenus depuis la saison estivale. Elle se termine avec la rubrique « Témoignages communautaires ». On fait alors connaissance avec un projet mis sur pied par les Missionnaires médicales de Marie (MMM) dans le nord du Nigéria auprès des femmes et des enfants dans les camps pour déplacés internes.

Voilà un autre bulletin riche en informations sur plusieurs enjeux mondiaux. Il est accessible en anglais, en espagnol et en français.

Source photo : UNANIMA International

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L’action n’a pas manqué au cours de la dernière année pour le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) comme en fait foi le rapport annuel. Dans son mot de la présidence, IsaBelle Couillard, sgm, souligne la présence de signes d’espérance.

Catherine-Laure Juste et Sœur IsaBelle Couillard devant un bureau de député. Source photo : CATHII – Renaude Grégoire

Elle parle notamment de la multiplicité des rencontres et des liens avec des organismes internationaux. La présidente rappelle également les actions entreprises auprès des autorités gouvernementales pour adopter et améliorer les lois afin de mieux protéger les victimes et survivant.e.s.

Le CATHII apporte son soutien aux organismes qui œuvrent auprès des travailleurs migrants, comme sur la question du permis de travail ouvert. Le Comité d’action poursuit son travail de plaidoyer pour obtenir du gouvernement du Québec un plan provincial de lutte contre la traite des personnes.

Former les jeunes générations

Le rapport annuel signale également le succès du programme CATHII-Université à l’ONU. Ce dernier permet à de jeunes universitaires, toutes disciplines confondues, à se sensibiliser aux divers visages de la traite humaine ici et dans le monde.

Source photo : CATHII – Renaude Grégoire

Parmi les acteurs dans le domaine, CATHII se distingue par l’ajout de ce volet « éducation » depuis 2020. Une soixantaine d’universitaires de tout horizon ont assisté aux sessions de formation en plus de participer pendant quelques jours aux activités de la Commission de la condition de la femme (CSW) à l’ONU, à New York.

Le programme célébrera d’ailleurs ses cinq années d’existence en 2025. Les responsables envisagent l’organisation d’une activité spéciale pour rassembler tous les participants de CATHII-Université à l’ONU au printemps. En plus d’éléments festifs, l’événement offrirait une session axée sur les pratiques d’intervention auprès des victimes de la traite.

En parallèle à cette initiative québécoise inspirante, le rapport signale également l’existence d’une démarche similaire de Talitha Kum avec son programme « Ambassadrices » qui rejoint tous les pays membres à cette coalition internationale. Parmi les participant.e.s du volet « Ambassadrices », il faut souligner la présence d’une partenaire au comité Justice et Paix SNJM Québec, Sofia-Elena Ranke-Farro, également engagée auprès du CATHII.

20 ans déjà!

Bref, la lecture de ce rapport annuel est une façon de découvrir toutes les facettes des actions posées par l’organisme, créé par des congrégations religieuses œuvrant au Québec en 2004.

En parallèle, pour mieux saisir tout le chemin parcouru, l’organisme a publié un bulletin spécial pour souligner ses 20 années d’existence. Des activités sont planifiées en 2025 pour célébrer cet anniversaire. Rappelons que CATHII est un interlocuteur reconnu dans tout le pays et auprès de toutes les instances gouvernementales et ecclésiales (Conférence des évêques catholiques du Canada).

 

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Les élèves de l’Externat Mont-Jésus-Marie (EMJM) ont réservé récemment une surprise de taille au chef Réal McKenzie et aux membres de la communauté Matimekush-Lac John*. Répondant à l’invitation du chef, madame Stéphanie Godin, directrice de l’EMJM, s’est rendue à Schefferville le week-end du 21 septembre dernier.

Elle a trouvé une façon originale de démontrer le sérieux de la démarche et l’intérêt manifeste des jeunes élèves envers la communauté innue avec la présentation d’une vidéo. On y voit les élèves entonner le chant spirituel « Tshishe manitu » très significatif pour le chef McKenzie. Les membres de la communauté et les invités d’honneur lors de sa visite ont été particulièrement touchés par cette initiative de l’EMJM.

En plus de rendre hommage au compositeur-interprète Florent Vollant, ce chant s’ajoute à de nombreuses actions posées à l’EMJM depuis la première rencontre avec le chef de cette communauté innue lors de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation en 2023.

Entreprendre ensemble la marche vers la réconciliation

Depuis ce moment, la démarche entreprise dépasse largement une visite ou un spectacle, « c’est une rencontre » qui a suscité chez les jeunes des questionnements et un désir d’en apprendre davantage sur la culture du peuple innu. Lors de son passage à Schefferville, madame Godin a d’ailleurs proposé des projets concrets dans le but d’alimenter « ensemble la grande marche vers la réconciliation. »

Parmi les activités réalisées récemment dans le cadre de la Journée nationale du 30 septembre, on retrouve la lecture du livre « Avec nos cœurs orange » de Phyllis Webstad dans les classes de 1re à la 3e année, un stand de sensibilisation pour les élèves de 4e à 6e année et quelques projets avec les enseignants et leurs élèves dans leurs cours d’anglais.

Le 1er octobre dernier, chef Réal McKenzie est revenu rencontrer les jeunes à l’EMJM pour les remercier de leur chant. Après la présentation de la vidéo du chant à tous les élèves au début de la rencontre, les jeunes l’ont entonné à nouveau. Les élèves de la 4e à la 6e année ont par la suite posé quelques questions, curieux de découvrir les particularités de la culture de cette communauté innue.

Remplis d’émotion, ces moments de rencontres sont aussi porteurs d’espoir.

*Le terme Matimekush (phonétique : Ma-ti-mé-kosh) signifie « petite truite » en innu-aimun. Cette communauté de la nation innue est située à 3,5 km du centre de Schefferville, sur la Côte-Nord.
Source photo : Externat Mont-Jésus-Marie

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L’expo-vente missionnaire tenue à la Maison Jésus-Marie du 17 au 20 octobre dernier a remporté un vif succès. « Nous avons eu beaucoup de monde tout au cours des quatre journées de cette exposition », souligne Sr Suzanne Lavallée, instigatrice de cette activité lancée voilà 20 ans.

Sr Suzanne Lavallée

Plusieurs articles nouveaux ont fait leur apparition à cette exposition, dont des épinglettes et autres objets en céramique réalisés par une religieuse et divers éléments de décorations de Noël. Les couronnes des fêtes conçues avec soin par une autre religieuse se sont envolées rapidement.

L’édition 2024 de cette expo-vente d’objets d’artisanat revêtait un caractère particulier puisqu’il s’agissait de la dernière. « Les religieuses et nos amies laïques ne rajeunissent pas. Les problèmes d’arthrite ont affecté bon nombre de nos artisanes aux doigts de fée », précise Sr Suzanne. Le groupe de tricoteuses habiles est passé de 30 en 2021 à 5 cette année.

Faire vivre la mission autrement

Dans ce contexte, elle a pris la décision d’arrêter d’organiser l’événement, non sans un pincement au cœur. « Nos sœurs ont toujours le goût de s’impliquer, mais il ne faut pas imposer une pression inutilement aux personnes encore capables de tricoter. Cela doit rester une activité de détente même si c’est aussi une façon de faire vivre notre mission », ajoute-t-elle.

Rappelons que l’expo-vente missionnaire est une belle façon d’exprimer la solidarité avec plusieurs organismes du milieu. Elle se tient dans le cadre de la Semaine mondiale des missions.

Tous les articles non vendus sont redistribués à des organismes tels que la Fondation du Dr Julien, l’Entraide Chez Nous, la Société Saint-Vincent de Paul, des organismes œuvrant auprès des sans-abri et l’unité des prématurés de l’hôpital Sainte-Justine. Le surplus de tricots pour bébés sera dirigé à un nouvel organisme « Unis pour les petits » qui offre plusieurs services de soutien aux mamans de Montréal.

Par ailleurs, les sommes recueillies avec la vente des divers articles permettront de faire des dons à quelques fondations et de soutenir d’autres organismes, comme la Halte Marie-Rose qui recevra pour la première fois ce petit coup de pouce financier.

Même si l’expo-vente missionnaire n’aura plus lieu, cela n’empêchera pas le petit groupe d’artisanes de continuer à tricoter. Sr Suzanne s’occupera par la suite de faire la distribution des articles auprès des organismes communautaires.

Reconnaissance

La réalisation de cet événement annuel est le fruit d’un travail d’équipe. Outre Sr Suzanne, notons la contribution des sœurs Monique Gendron, Marielle Beaudoin, Monique Pomerleau, Pierrette Panneton, Lorraine Bouffard, Marielle Lemay, Suzanne Morin, Monique Fortier et Élisabeth Giroux.

« Sans elles et toutes celles qui les ont précédées, je n’aurais pu organiser cette expo-vente avec tous les éléments de logistique que cela nécessite. Je tiens à les remercier sincèrement, tout comme les membres du personnel et nos visiteurs qui nous ont encouragées année après année. »

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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La présentation de trois témoignages de personnes en situation d’itinérance a été au cœur de la soirée de sensibilisation organisée dans le cadre de la 35e édition de la Nuit des sans-abri au square Philips – parc Émilie-Gamelin à Montréal, le 18 octobre dernier.

Après une marche de solidarité, cette vigile a rassemblé une foule importante où les personnes sans-abri se retrouvaient avec des personnes venues les rencontrer et exprimer leur soutien.

Comme par les années passées, les organisateurs ont aménagé le parc avec des stands offrant plusieurs services : référence pour diverses ressources, distribution de produits sanitaires, alimentation (soupe chaude, hot-dogs…) sans oublier la roulotte du Père John (Father John). Des jeux d’adresse avec des objets différents ont permis aux jeunes de démontrer leurs habiletés.

Témoignages

Outre la présence de nombreux jeunes, Sr Claudette Bastien, snjm, a été touchée par les témoignages de trois personnes en situation d’itinérance. « Les trois personnes nous ont expliqué qu’elles se sont retrouvées à la rue à la suite de problèmes multiples. De la drogue à la pauvreté incluant le rejet et le conflit avec la famille. »

Le premier à témoigner vient de la Gaspésie. Il a expliqué qu’il recherchait son frère disparu. Il reste dans la rue parce qu’il espère pouvoir le trouver en itinérance dans l’un ou l’autre des quartiers de Montréal.

« Le second nous a raconté qu’il voulait être libre de faire ce qu’il veut, ce qui n’est pas possible dans les centres d’hébergement qui imposent des règles pour faciliter la vie communautaire », souligne Sr Claudette.

Un anglophone a été le dernier à témoigner. Il a passé d’une langue à l’autre avec un accent prononcé, parfois difficile à comprendre. L’assistance qui a applaudi chaleureusement chaque témoin a redoublé d’ardeur pour ce dernier, reconnaissant ses efforts pour tenter de décrire sa situation.

Selon Sr Claudette, la présentation de témoignages a eu le mérite d’illustrer les diverses réalités de l’itinérance. « Cela nous plonge dans leur quotidien, leur souffrance et leur quête d’un mieux-être. » Habituée à ces rendez-vous annuels, Sr Claudette a apprécié cette nouveauté à l’animation.

Présentes aussi à Longueuil

Les deux autres membres de l’Équipe de leadership du Québec (ÉLP), Sr Denise Riel et Sr Lisette Boulé, ont également participé au rassemblement au parc St. Mark à Longueuil et à la marche. Selon le comité organisateur, la 26e édition longueuilloise a connu son plus haut taux de participation depuis sa création.

Les témoignages de jeunes ayant séjourné à l’Auberge du cœur L’Antre-Temps et de trois personnes bénéficiant du soutien de l’organisme la Casa Bernard-Hubert ont été tout aussi révélateurs. Si les causes de l’itinérance sont multiples, les personnes présentes ont pris conscience des nombreux défis auxquels sont confrontés les sans-abri dans leur quête d’autonomie.

Parmi les nombreux stands d’information et d’alimentation, on retrouvait celui du Collège Durocher Saint-Lambert (CDSL). Animé par une quinzaine de jeunes très dynamiques, les passants étaient invités entre autres à concevoir dessin et macaron.

« Merci d’être là »

Tant à Longueuil qu’à Montréal, les participants ont circulé sur le site et pu rencontrer des intervenants et des sans-abri. L’un deux a d’ailleurs tenu à remercier Sr Claudette d’être venue sur place.

Rappelons en terminant que cette vigile du 18 octobre a été précédée d’une semaine de sensibilisation à l’itinérance. En outre, Samian, porte-parole de cette édition, rappeur et personne aux multiples talents, a dévoilé une chanson unique, sous la forme d’une lettre à son père.

Originaire de Pikogan, petite communauté Anishinabe en Abitibi-Témiscamingue, il partage son histoire personnelle avec l’itinérance. Ainsi, après plusieurs années où il n’avait pas vu son père, il le retrouve au coin d’une rue à Montréal. Voici le lien pour écouter cette chanson.

Reportage photo : Sr Claudette Bastien

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Il y a de la vie et de l’action à la Halte Marie-Rose depuis l’automne 2023. Ce projet paroissial s’adresse particulièrement à la population de Le Moyne et de Greenfield Park.

La diversité des activités offertes permet de créer de nombreux points de contact avec les différents publics, jeunes, personnes esseulées, personnes du troisième âge, familles et immigrants. C’est exactement ce que souhaitait l’initiatrice du projet, madame Christiane Lafaille, lors du lancement de l’organisme le 6 octobre 2018. « Dès le départ, nous avons misé sur une mission d’accueil et d’ouverture, afin d’être à l’écoute de toute personne, sans discrimination de religion, d’orientation sexuelle et d’âge. » Le projet constitue désormais un véritable carrefour où la solidarité et le partage sont vécus au quotidien.

La reconnaissance de la population, des organismes et des établissements du milieu confirme le bien-fondé de la Halte Marie-Rose, inspirée par le parcours de la fondatrice des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), la bienheureuse Marie-Rose Durocher.

Répondre aux besoins de la communauté

Mieux encore, les partenariats établis viennent nourrir la vie de quartier et celle de l’organisme. La présence du Frigo du coin amène des personnes qui viennent faire des provisions. Le partenariat avec Les cuisiniers différents a permis de proposer désormais les « Petits lunchs Marie-Rose ». Les enfants du quartier viennent chercher leur lunch sur l’heure du midi ou profitent de ce goûter lors de la période de l’aide aux devoirs. Avec cet organisme, s’est ajouté les Vendredi réconfort où l’on propose gratuitement une soupe, du pain et un dessert. C’est un apport considérable dans le contexte de la crise économique actuelle où les familles font souvent face à l’insécurité alimentaire.

Le partenariat avec le CLSC a donné lieu à une nouvelle activité « La Ruche d’Art », un concept d’art thérapeutique où les personnes apprivoisent le milieu des arts par le truchement de thèmes. L’aide du CLSC permet entre autres d’acheter le matériel artistique pertinent pour la tenue de cette activité, les mardis.

Un atelier échelonné sur six semaines, connu sous le nom « Défi B Attitude », a remporté un tel succès qu’il sera à nouveau inscrit à la programmation. Axé sur les comportements bienveillants et respectueux, les participants développent des comportements socioémotionnels autant par les échanges, le dessin que la prière-réflexion.

Parmi les activités régulières, on retrouve la pause-café du jeudi, l’activité dessin le vendredi, le tricot le lundi et les rencontres informelles. Autant d’occasions pour briser l’isolement, partager les aléas de la vie et même, devenir une source de motivation pour faire un pas de plus pour une autonomisation mieux assumée, si l’on se fie à l’expérience de certaines personnes. À cela s’ajoutent encore des activités ponctuelles avec l’école Lajeunesse comme celle sur la journée internationale des enfants, les ateliers Alpha Iota, l’aide aux personnes immigrantes, le dépannage et même un camp de jour lors de la semaine de relâche.

Des défis constants

Sur une base hebdomadaire, plus de 100 personnes fréquentent la Halte Marie-Rose sans compter toutes les autres personnes venant occasionnellement pour l’un ou l’autre des services ou simplement prendre un café et se déposer. Pour madame Lafaille, c’est une preuve tangible que l’organisme répond aux besoins de la communauté. « Nous vivons bien le concept de cette “Église en sortie”, ouverte et proche des personnes. »

Malgré ses succès probants, la Halte Marie-Rose est confrontée aux défis d’assurer sa pérennité. « Nous n’entrons pas dans les cases des formulaires », mentionne-t-elle. « Nous n’avons pas accès à des subventions récurrentes. » Cela l’oblige à multiplier les démarches pour obtenir des aides financières ponctuelles et limite d’autant son action pour consolider une activité ou lancer un nouveau service.

Heureusement, la communauté locale démontre une très grande solidarité. Plusieurs ont répondu avec enthousiasme à l’appel lancé récemment pour récolter des denrées afin de venir en aide aux familles durement touchées par la situation économique. « Nous comptons sur des bénévoles habités par leur foi faisant preuve d’un accueil inconditionnel, peu importe la religion et le statut. » Les liens qui se tissent au sein de la Halte Marie-Rose enrichissent la vie communautaire de la paroisse Bienheureuse Marie-Rose Durocher.

Outre l’équipe d’une quinzaine de bénévoles dévoués à la cause, mentionnons le soutien des membres du comité porteur France Aubrey, Helene McKay, Lise St-Jean, Daniel Pellerin, responsable du service de solidarité sociale au diocèse et madame Lafaille. Il faut aussi mentionner le soutien de la fabrique en les personnes d’Isabelle Huard, Elga Amani et Mebalit Uuispe. Toutes ces personnes reflètent à la fois la diversité culturelle et générationnelle du milieu. Elles sont animées par la mission de la Halte Marie-Rose, un lieu de socialisation, collée aux besoins de la communauté.

Source photo : Halte Marie-Rose