JPR : Une journée de belles découvertes au Centre Marie-Rose

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Le samedi 6 septembre, à l’occasion des Journées du patrimoine religieux (JPR), les activités proposées par le Centre Marie-Rose à la Maison de la Congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) ont connu un vif succès. Avant même l’ouverture officielle des portes, une file d’attente s’était formée, signe de l’intérêt du public pour cet événement exceptionnel. Plus de 350 personnes ont en effet pris part à cette journée riche en rencontres et en découvertes.

Un bazar apprécié et une mini-exposition

Les visiteurs ont eu l’occasion d’acquérir des objets variés — vases, cadres, meubles, chaises et antiquités — tout en bénéficiant des explications d’une muséologue sur l’histoire et l’usage de certains artefacts. Un encan silencieux a permis à quelques personnes d’acquérir des meubles anciens à un prix alléchant.

Parallèlement, une mini-exposition mettait en valeur l’influence des SNJM dans le développement des arts. Elle a rappelé un des volets importants de l’héritage éducatif et culturel laissé par la congrégation.

Découverte du site patrimonial

Guidés par une religieuse SNJM, plusieurs participants ont bénéficié d’une présentation visuelle pour explorer les bâtiments historiques du site, datant des 18e et 19e siècles. À l’extérieur, sous un chapiteau, on présentait l’histoire de la fondatrice, Eulalie Durocher (mère Marie-Rose), en utilisant les dessins réalisés par sœur Annette Stewart, destinés à illustrer et rendre ce récit vivant pour les enfants.

Des échanges riches de sens

Au-delà des activités, de nombreux visiteurs ont profité de la présence de religieuses pour échanger souvenirs et anecdotes liés à leur passage dans une école SNJM, ou pour discuter des missions actuelles de la congrégation. Ces rencontres ont permis de mieux comprendre la continuité de l’engagement des SNJM, qui se déploie aujourd’hui dans des domaines comme la justice sociale, la lutte contre la traite des personnes, le soutien aux migrants et réfugiés, ainsi que la promotion de l’écologie intégrale et la défense de l’eau comme droit humain universel.

Un héritage toujours vivant

Même si les espaces intérieurs du site ne sont plus accessibles, le Centre Marie-Rose (CMR) poursuit sa mission de transmission. Il valorise l’histoire de la congrégation, de sa fondatrice et des actions actuelles des SNJM, encore présentes en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Afrique.

Les passants qui n’ont pu participer à l’événement peuvent toujours découvrir ce patrimoine grâce à un parcours mémoire autoguidé, accessible jusqu’à la première neige le long de la rue Saint-Charles Est, à Longueuil, grâce à des affiches munies de codes QR.

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Pour plusieurs enfants, la rentrée scolaire marque un moment excitant et parfois un peu intimidant. Cette année encore, les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) ont tenu à accompagner les élèves dans ce passage important. À la Maison Jésus-Marie de Longueuil, elles ont rédigé près de 400 cartes de souhaits personnalisées remplies de mots d’encouragement destinés aux enfants qui vivent leur première rentrée ou qui reprennent le chemin de l’école.

Ces messages touchants font partie de l’Opération sacs à dos, une initiative organisée dans le cadre de la Fête des pommes par La Croisée et le comité de citoyens du Vieux-Longueuil. Bien plus qu’une distribution de fournitures scolaires, ce projet favorise la solidarité entre nouveaux arrivants, familles locales et organismes communautaires. Il contribue à donner aux enfants un départ égal dans leur année scolaire, tout en ouvrant une porte vers les ressources et le soutien du réseau communautaire.

Des mots qui portent une mission

Marianne Daudelin avec un exemple des cartes remises aux jeunes.

La participation des SNJM à cet événement dépasse le simple geste symbolique. Ces religieuses ont consacré leur vie à l’éducation et à l’épanouissement des jeunes, et leurs mots de soutien résonnent avec une valeur particulière. Pour plusieurs enfants et parents, recevoir une carte écrite par une sœur, c’est un peu comme recevoir l’encouragement bienveillant d’une « grand-maman amie ».

Présentes lors de la distribution en août dernier, Sr Denise Riel, animatrice provinciale des SNJM du Québec, et Marianne Daudelin, animatrice responsable des activités et des services communautaires à la Maison Jésus-Marie, ont pu constater la joie et la fierté des enfants et des familles.

Une solidarité qui se cultive

En seulement trois ans, l’Opération sacs à dos est devenue un rendez-vous attendu. Cette édition a rassemblé plusieurs partenaires, dont L’Entraide chez nous, Le Partage Saint-François-de-Sales, La Virevolte, La Casa Bernard Hubert et Vision Interculture. Ensemble, ils ont permis à environ 700 familles de bénéficier de cette initiative chaleureuse, intégrée à la Fête des pommes — un incontournable de la vie communautaire locale.

Toujours en mission

À travers ce geste simple, mais porteur de sens, les SNJM témoignent de leur mission toujours vivante : encourager, soutenir et semer l’espérance, particulièrement auprès des jeunes. Comme hier, elles continuent d’accompagner les nouvelles générations vers leur plein épanouissement, en restant proches des familles et des réalités d’aujourd’hui.

Source photo : La Croisée de Longueuil (F)

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Cet été, l’espace jardin-potager de la Maison Jésus-Marie (MJM) a pris des allures d’oasis colorée. À la demande générale des religieuses, Sr Léa Dulude a redoublé d’ardeur pour transformer le lieu en un coin de paradis fleuri. Fidèle à son amour du jardinage, elle a su marier potager et parterre de fleurs pour le bonheur de toutes.

Sr Léa Dulude

« Les sœurs m’ont demandé s’il était possible d’avoir davantage de fleurs cette année. » Une demande vite exaucée! Sr Léa a récupéré le surplus de fleurs des corbeilles des étages supérieurs, sous la responsabilité de Sr Hélène Harvey, puis les a soigneusement plantées.

Elle les a agencées avec les géraniums, les coléus et le retour des cosmos déjà présents l’an dernier pour créer un spectacle haut en couleur. Surprise de la saison : deux jeunes arbres, issus du compost maison, se sont révélés être… des pêchers! Ils sont venus compléter les pousses d’agrumes (citron, orange…) que Sr Léa cultive durant la saison froide pour les offrir en cadeau l’été suivant.

Le secret? Le compost maison

Au cœur de cette réussite se trouve une pratique simple, mais précieuse : le compostage. Chaque jour, les résidentes déposent pelures, cœurs de pommes et autres restes de fruits et légumes dans des bacs désignés. Sr Léa se charge ensuite d’enfouir ces matières dans le potager, enrichissant naturellement le sol. « Notre compost contribue à ameublir la terre et à la rendre plus souple », explique-t-elle. Résultat : un sol fertile qui soutient chaque année de nouvelles plantations.

Fleurs et légumes, un équilibre délicat

Si l’ajout de fleurs a réduit l’espace réservé aux légumes, le potager n’a pas dit son dernier mot! On y trouve pommes de terre, tomates de toutes tailles, concombres, courges, basilic, kale, carottes et betteraves. Cet été particulièrement chaud a favorisé les fleurs, visibles aussi bien de l’extérieur que depuis la cafétéria ou les balcons. Les légumes, eux, ont dû composer avec la sécheresse, les pucerons et même une marmotte gourmande. Malgré ces aléas, Sr Léa se réjouit d’avoir récolté de belles petites tomates partagées aux étages, de généreuses courges et d’autres légumes comme les poivrons de couleur mûris sur le tard.

Une passion qui nourrit l’âme

Derrière chaque geste de jardinage, Sr Léa retrouve ses racines de fille de cultivateurs. « Je n’ai pas de mérite. J’aime cela. C’est une façon d’entrer en relation avec la Création. Pour moi, la nature est un livre ouvert plein d’enseignements. Contempler la beauté au quotidien et semer la joie autour de soi, c’est très enrichissant. »

Et la joie, elle la partage! Toujours en quête de nouvelles idées, Sr Léa expérimente les boutures pour préparer la saison suivante. Elle a même commencé à réaliser de petits arrangements floraux. Pour les anniversaires, elle compose de charmants pots mêlant cosmos, coléus et verdure de carottes. Chaque religieuse qui reçoit ce cadeau unique laisse éclater sa joie.

Un jardin qui rassemble

À travers ce jardin potager, les résidentes de la MJM trouvent non seulement un lieu agréable à contempler, mais aussi une source d’inspiration. C’est bien plus qu’un espace de culture : c’est un lieu de vie, de gratitude et de fraternité.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault et Sr Léa Dulude

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Samedi 6 septembre | 9 h à 16 h | 80, rue Saint-Charles Est, Longueuil

Présentation guidée du site à 13 h 30

À l’occasion des Journées du patrimoine religieux, le Centre Marie-Rose (CMR) accueille exceptionnellement le public à l’extérieur et vous invite à une journée riche en découvertes. Entre histoire, art et rencontres, le programme promet de séduire autant les curieux que les passionnés de patrimoine.

🖼️ Mini-exposition extérieure : art, mission et mémoire

Mini exposition extérieure d’artefacts avec animation lors des JPR 2024.

Flânez autour d’une exposition en plein air qui met en lumière des artefacts uniques, des panneaux d’interprétation et des diaporamas. Cette présentation explore l’influence des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) dans le développement des arts et rappelle leur mission toujours bien vivante, inspirée par la bienheureuse Marie-Rose Durocher, dédiée à l’épanouissement des personnes.

🪑 Vente d’objets et d’artefacts

Amateurs d’antiquités et de pièces uniques, réjouissez-vous! Vous trouverez sur place meubles, chaises, vases, cadres, toiles peintes par des religieuses et autres articles provenant entre autres de la collection des archives SNJM. À ce bazar, on a jumelé un encan silencieux pour certaines pièces d’antiquité (adjudication des mises de 15 h à 16 h).  Une belle occasion de repartir avec un objet chargé d’histoire.

🏛️Présentation guidée et témoignages vivants

Visite guidée du site patrimonial lors des JPR 2024.

Accompagnés par une religieuse SNJM, plongez dans l’histoire fascinante de ce site patrimonial et de ses bâtiments des 18e et 19e siècles. Profitez aussi de la présence de religieuses prêtes à partager anecdotes, souvenirs et éclairages sur la vie d’autrefois.

📍 Parcours libre avec codes QR

Le long de la rue Saint-Charles, suivez un itinéraire à ciel ouvert grâce à des affiches munies de codes QR. Elles vous révéleront des récits et anecdotes sur l’histoire locale, pour une exploration autonome et interactive.

Un site emblématique à redécouvrir

Bien que ses espaces intérieurs ne soient plus accessibles, le CMR reste un acteur incontournable de la mise en valeur du patrimoine. Ses trois bâtiments historiques, dont certains éléments datent du 18e siècle, offrent un cadre unique pour plonger dans les traditions et redécouvrir des pans de notre histoire collective.

📅 Ne manquez pas cette journée exceptionnelle : une immersion dans notre passé, ponctuée de découvertes, de rencontres et d’objets à chérir.

Venez seul, entre amis ou en famille… et repartez avec un morceau d’histoire!

Vue aérienne du site patrimonial des SNJM qui comprend des bâtiments du 18e et 19e siècles.

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Alors que l’ONG UNANIMA International (UI) s’apprête à mettre fin à ses activités à la fin de l’année 2025 (voir autre article), son plus récent bulletin d’information témoigne avec force de la richesse et de la diversité de ses engagements. Au-delà de l’annonce de sa fermeture (voir autre texte), cette édition met en lumière des enjeux actuels majeurs, portés avec conviction par l’équipe d’UI dans une perspective de justice sociale, de dignité humaine et d’équité.

Justice climatique et justice de genre : agir ensemble

Le bulletin revient notamment sur la participation active d’UI à la 69e session de la Commission de la condition de la femme (CCF69) tenue à New York. À cette occasion, Jean Quinn (directrice générale) et Liana Almony (directrice adjointe) ont pris part à plusieurs événements parallèles, dont une conférence phare intitulée « Women of Faith Leading Change: Going Further, Faster, Together for Climate and Gender Justice ». Liana y a présenté l’approche d’UI sur les déplacements climatiques, en lien avec l’écologie intégrale et l’écoféminisme. Un enregistrement est disponible dans la publication.

Politiques inclusives et lutte contre le sans-abrisme

Un autre événement parallèle a abordé les politiques sociales inclusives comme levier pour atteindre l’égalité de genre et mettre fin au sans-abrisme, en insistant sur la féminisation de la pauvreté. Dans la même lignée, Jean Quinn a également pris la parole lors d’une conférence intitulée « Advancing Gender Equality and Women’s Empowerment: Key to Ending Violence Against Women », soulignant la nécessité d’une approche intersectionnelle pour mettre en place des services et des solutions politiques efficaces publiques.

En route vers le Sommet social mondial

UNANIMA International prépare également sa participation au deuxième Sommet mondial pour le développement social, prévu au Qatar en novembre 2025. En tant que membre actif du Working Group to End Homelessness, UI plaide pour que le sans-abrisme soit explicitement inclus dans la déclaration finale, dans la continuité des engagements de la Déclaration de Copenhague et de l’Agenda 2030.

Hommage à un parcours visionnaire

Le bulletin rend également hommage à Jean Quinn pour son rôle fondateur dans Sophia Housing, une organisation qu’elle a créée en 1997 pour offrir des solutions de logement durable en Irlande. Nommée marraine officielle en avril 2025, Jean est saluée comme une pionnière ayant compris que les personnes sans-abri ne veulent pas « qu’un lit pour la nuit, mais un foyer pour la vie. »

Une présence solidaire en Haïti

Enfin, un témoignage fort des Sœurs de la Providence à Port-au-Prince évoque leur action auprès des populations vulnérables du quartier Bicentenaire, une zone affectée par l’instabilité et l’insécurité, où leur présence se veut signe d’espérance et de solidarité active.

👉 Un bulletin à lire dans son intégralité pour mesurer l’impact profond de cette organisation en français, en anglais et en espagnol.

Source photo : UNANIMA International

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Après plus de 20 ans d’engagement au service de la justice et de la dignité humaine

C’est avec un profond sentiment de mission accomplie qu’UNANIMA International (UI) annonce la fin de ses activités à la fin de l’année 2025, après près de 25 années d’engagement auprès des Nations Unies et dans le monde entier. Cette décision, bien que difficile, a été prise de manière réfléchie et collective, à l’issue d’un processus de discernement impliquant les 23 congrégations religieuses membres de l’organisme non gouvernemental (ONG).

Fondée à l’initiative de Catherine Ferguson, SNJM, UI a vu le jour à la suite d’un appel lancé lors de la Conférence des leaders religieuses (LCWR) aux États-Unis en 2000. Dès le départ, l’objectif était clair : porter la voix des femmes, des enfants, des réfugiés et de la planète au sein des instances internationales, notamment auprès des Nations Unies. Le nom « UNANIMA » — contraction de UN pour « United Nations » (Nations unies) et anima, le « souffle » féminin en latin — incarne bien cette vision d’un engagement collectif et solidaire, d’un seul cœur et d’un seul esprit.

Semer des graines de transformation

Depuis sa création, UI a su tisser des liens durables entre les congrégations religieuses et les acteurs de la société civile, développant un réseau influent de collaboration internationale. Son impact s’est fait sentir dans des domaines clés : lutte contre la traite des personnes, accès à l’eau, éthique environnementale, justice climatique et, au cours de la dernière décennie, reconnaissance du sans-abrisme comme enjeu mondial majeur.

Jean Quinn, directrice générale UI

Dans son message dans le plus récent bulletin, Jean Quinn, directrice générale d’UI, rappelle que cette fin de parcours n’est pas une fermeture, mais l’achèvement d’un cheminement enraciné dans la foi, la compassion et le service. « Chaque initiative, chaque voix portée, chaque action entreprise aura semé des graines de transformation », écrit-elle, confiante que l’héritage d’UI vivra dans les cœurs, les projets et les communautés touchées par sa mission.

Gillian D’Souza Nazareth, présidente du Comité des ONG sur le développement social témoigne d’ailleurs de l’influence d’UI. « UNANIMA International a été un rayon de lumière dans la défense de la justice sociale au siège des Nations Unies à New York. » Elle ajoute « … je tiens à remercier UNANIMA International pour avoir fourni une vision, exécuté une mission et guidé le programme de plaidoyer des Comités des ONG pendant de nombreuses années. UNANIMA a invariablement contribué au Comité de plusieurs façons, notamment avec son leadership impartial, ses ressources humaines, son temps, ses efforts et son expertise. » 

Mission fondatrice accomplie

La décision a été précédée d’une période de discernement, amorcée en janvier 2025 lors d’une réunion avec les dirigeantes des congrégations membres. Face à une diminution des ressources humaines et financières, et à l’évolution des réalités institutionnelles, la question s’est posée : sommes-nous dans un moment de transition ou d’achèvement? La réponse s’est précisée en février 2025, lors d’une assemblée du Conseil de direction : UI a accompli sa mission fondatrice et il est temps de clore ce chapitre avec gratitude.

Jusqu’à la fin de l’année, l’organisation poursuivra ses activités et une rencontre spéciale aura lieu en septembre 2025 pour célébrer ses réalisations et rendre hommage à ses partenaires et collaborateurs. Le Conseil de direction réfléchit également à des pistes permettant aux membres de poursuivre certains volets du travail initié par UI, dans de nouvelles formes de solidarité.

Ainsi s’achève l’histoire d’UNANIMA International, non pas dans le silence, mais dans la conviction profonde que les actions entreprises au nom de la justice, de la paix et de la dignité humaine ont une portée durable.

Rappelons en terminant que tout au cours de parcours, plusieurs Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) et des partenaires laïques ont bénéficié de cette appartenance à l’ONG UNANIMA International. Ces personnes ont ainsi pu participer ou intervenir lors d’événements ou commissions des Nations unies à New York et apporter une contribution significative.

Source photo : UNANIMA International

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La plus récente édition des Brèves de L’autre Parole, collective féministe et chrétienne, se distingue par la richesse de son contenu et la diversité des sujets abordés. Véritable carrefour d’idées, de références et d’actualités, cette publication propose une série de réflexions qui ont le mérite d’informer et d’éveiller les consciences.

Parmi les éléments phares, on retrouve un retour sur le 30e anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing. Le rapport produit par ONU-Femmes dresse un bilan préoccupant : dans un pays sur quatre, les droits des femmes ont reculé en 2024. L’affaiblissement des institutions démocratiques, les nouvelles technologies et les changements climatiques sont identifiés comme des menaces majeures. Ce portrait global, illustré en seulement 29 pages avec graphiques et textes clairs, révèle aussi que :

  • 59 millions d’adolescentes n’ont toujours pas accès à l’éducation
  • 2 milliards de femmes et filles ne bénéficient d’aucune protection sociale
  • Près des trois quarts des parlementaires dans le monde sont des hommes.

En écho à ces constats, rappelons la récente publication d’UNANIMA International qui souligne son engagement lors de plusieurs événements parallèles à la 69e session de la Commission de la condition de la femme (CCF69). On y fait mention entre autres du webinaire sur les projets communautaires qui visent à mettre fin à la violence basée sur le genre, en partenariat avec plusieurs organismes et gouvernements. 

Le bulletin de L’autre Parole recommande également un film percutant et accessible gratuitement, Le deuxième sexe. Sur les traces de Simone de Beauvoir, un documentaire qui revisite la pensée toujours actuelle de la philosophe française à travers les témoignages de figures féministes contemporaines telles que Judith Butler et Silvia Federici.

D’autres articles méritent l’attention :

  • Le rôle des « Mères au front », mobilisées au Québec et aussi dans le monde pour la paix de l’Ukraine à l’Argentine.
  • Une réflexion sur le mot « autrice » et les enjeux linguistiques liés à la reconnaissance des femmes dans l’espace public.
  • La Marche mondiale des femmes, dont la prochaine édition aura lieu en octobre.
  • Un regard stimulant sur la théologie de la libération, et son influence au Québec depuis les années 1950, avec la référence au Bulletin d’histoire politique.

La publication se clôt avec des suggestions de lectures, d’expositions, de documents vidéo. Pour apporter une touche d’humour à ce numéro estival, on retrouve en page couverture une caricature savoureuse du journal Le Devoir.

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Le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) a rendu hommage à six personnes, dont deux SNJM, qui ont marqué à leur façon le parcours de l’organisme fondé voilà 20 ans.

Sr IsaBelle Couillard, sgm

Cet hommage a permis de découvrir quelques éléments clés de l’histoire de la fondation de cet organisme reconnu dans le monde. Ainsi, la présidente du CATHII, Sr IsaBelle Couillard, sgm, a rappelé comment l’invitation de l’Union internationale des Supérieures majeures (UISG) en 2001 avait allumé une étincelle auprès des réseaux de justice sociale de plusieurs congrégations religieuses engagées avec les femmes.

Comment aller plus loin?

Déjà impliquées au sein de communautés de base dans le quartier Saint-Michel à Montréal, Lise Gagnon, snjm et Céline Dubé, cnd, ont élaboré une session de sensibilisation d’une journée sur la traite humaine.

Pour rejoindre plus de personnes, l’idée de créer une pièce de théâtre au titre évocateur « Perdues dans le trafic » a germé. Traduite en anglais tout comme la session d’information, cette pièce a été jouée un peu partout au Québec, en Ontario et dans d’autres régions du Canada, notamment avec l’aide de la Conférence religieuse canadienne (CRC).

Ces actions ont provoqué des réactions positives et des réflexions. « Est-ce qu’on arrête là ou on continue? Et si on continue, comment aller plus loin? »  Ce fut le point de départ de la mise sur pied du CATHII par Céline Dubé et Lise Gagnon en septembre 2004.

« À l’époque, nous voulions un petit comité axé sur l’action », rappelle Sr Lise Gagnon. « Nous avons poursuivi nos efforts sur la sensibilisation pour contrer la perception erronée que ce phénomène était vécu à l’extérieur de notre pays. Nous avons ajouté la dimension plaidoyer pour amener un changement dans les lois. » 

Ce travail et l’éveil des mentalités ont ouvert la voie en 2016 à la création de la Coalition québécoise contre la traite des personnes (CQCTP) par le CATHII afin de favoriser la concertation des actions auprès des victimes par les divers intervenants (maisons d’hébergement, travailleurs de rue, groupes communautaires, services policiers…).

Reconnaissance pour leur engagement constant

Sœurs Lise Gagnon et Claudette Bastien, snjm

La présidente a d’ailleurs souligné « l’intuition, la capacité d’interpeller, de rassembler et de motiver les communautés religieuses et les autres groupes communautaires auprès desquels les deux co-fondatrices», Céline et Lise œuvraient.

La marque de reconnaissance à Sr Lise Gagnon rend hommage non seulement à ce travail en amont, mais aussi à celui toujours actuel, notamment avec la création du programme CATHII — Université à l’ONU, dont on a célébré le 5e anniversaire au printemps 2025.

La lecture d’un écrit daté de septembre 2014 a révélé l’impact de l’adoption de la prise de position collective contre la traite humaine par la Congrégation des SNJM pour Sr Claudette Bastien. « C’est alors que s’offrait à moi une occasion unique de m’investir dans cette cause à travers la mise sur pied du CATHII à la fin septembre 2004… Depuis ce jour, mon engagement au CATHII ne cesse de se nourrir de cette solidarité qui nous unit et qui nous aide à aller de l’avant dans la certitude que nous avons posé des fondations solides et que de nombreux défis restent à relever pour aider efficacement les victimes de la traite des personnes ici et ailleurs. »

Son engagement dès le début de la fondation du CATHI l’a amené, comme l’a déclaré Sr Couillard, à « sortir dans la rue, à porter l’affiche du CATHII à la marche Freedom Relay, à la marche mondiale des femmes et lors des commémorations du 8 mars et en mémoire des femmes autochtones. »

Sr IsaBelle Couillard a signalé ces nombreuses représentations et son rôle de présidente du CATHII pendant plusieurs années pour terminer son intervention avec ce message. « En reconnaissance de celle qui est toujours là quand on doit faire avancer une action, Claudette Bastien, des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie. »

Des reconnaissances à d’autres acteurs clés

Au cours de la rencontre tenue à Montréal le 24 avril dernier, quatre autres personnes ont reçu des hommages bien mérités. On retrouve ainsi madame Francine Cabana, présente depuis les débuts du CATHII et membre du CA, Sr Pierrette Bertrand, également membre depuis le début de la fondation et Nicole Rivard, première représentante à Talitha Kum.

L’apport particulier de la Congrégation des Sœurs de Sainte-Anne a fait l’objet d’une mention à cette rencontre qui s’est déroulée dans une ambiance conviviale.

En terminant, rappelons la disponibilité du tout nouveau bulletin du CATHII (en français seulement).

Prise de vue lors de la rencontre le 24 avril dernier. Photo Renaude Grégoire  

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Cette année, la fête des anniversaires a offert un parcours éclaté aux religieuses et aux personnes affiliées SNJM. Organisé à la Maison Jésus-Marie (MJM), l’événement s’est déroulé tant à l’intérieur sur trois étages qu’à l’extérieur.

Le thème « Traverser le temps » a donné le ton à ce rendez-vous annuel qui a ravi toutes les personnes présentes. Après le chant « Il y a le temps », Sr Lisette Boulé a fourni les explications sur le thème et le déroulement des activités sous la forme de cinq kiosques d’exposition animés par des jeunes du Collège Durocher-Saint-Lambert (CDSL).

Avant de commencer l’exploration des diverses haltes aménagées dans la chapelle et le hall d’entrée, les archivistes Yvonne Painchaud et Joëlle Gagnon ont ramené les sœurs au siècle dernier alors que l’on célébrait la Reine de mai! Cette présentation d’une quinzaine de minutes a ravivé des souvenirs d’une autre époque aux personnes présentes. Parmi celles-ci, certaines avaient déjà mérité le titre de « Reine de mai ». Le port d’un des costumes de l’époque et la présentation de photographies ont suscité bien des commentaires.

Puis, les participantes ont pu circuler d’un kiosque à l’autre pour découvrir la diversité des champs d’intérêt des jeunes et même se donner un aperçu de ce que signifie la « réalité virtuelle ». Nombreuses ont été les sœurs à essayer le casque virtuel et ainsi visiter une grande ville du monde. C’est une façon de voyager sans tracas et surtout d’apprivoiser cette technologie déjà bien présente aujourd’hui et appelée à se développer dans le futur.

Les autres arrêts ont été l’occasion de redécouvrir des techniques en calcul, de parler de l’horticulture avec la création de semences, sans oublier d’apprécier diverses formes artistiques.

En parallèle, un groupe d’étudiants a offert une prestation musicale à la chapelle et à l’extérieur où les sœurs pouvaient se détendre et profiter du beau temps. Un autre groupe de musiciens a animé la salle de repos où se trouvait également la collation. Plusieurs ont dansé et chanté dans la bonne humeur.

Le pouvoir de la musique a eu des effets magiques chez les religieuses aux étages. Certaines ont même tapé du pied au rythme des pièces jouées. Une visite éclair des archivistes et une période d’échange avec les jeunes sont venues égayer les résidentes du deuxième étage.

La contribution à l’animation de la vingtaine de jeunes, accompagnés de deux animatrices du Collège, a démontré clairement la pertinence et la portée du thème en plus d’attester comment la transmission entre générations est enrichissante.

Les sœurs Lorraine Mongeon et Hélène Harvey ont apporté leur soutien à Lisette Boulé dans l’organisation de cette magnifique fête des anniversaires.

 

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Des fragments du passé ont refait surface en mai dernier sur le terrain de la Congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), à Longueuil.

Pièces de monnaie et bouton font partie des artefacts trouvés sur le site.

À l’occasion de fouilles archéologiques en mai dernier menées à la demande de la Ville de Longueuil, plusieurs objets anciens ont été découverts : pièces de monnaie, fragments de céramique, verre, clous, ossements… Ces artefacts, datés du milieu du 18e au 19e siècle, témoignent de l’occupation ancienne du site, notamment près de la maison de Fondation.

Dans son processus pour mener à bien son projet d’acquisition du terrain, la Ville a commandé une étude de potentiel archéologique. L’étude a révélé un fort potentiel archéologique historique autour de la Maison de fondation et de la Maison Notre-Dame, et un potentiel autochtone sur les zones proches de l’ancien ruisseau Saint-Antoine. Dans ce contexte, la recommandation signale la pertinence de procéder à un inventaire archéologique avant tout travail d’excavation.

Toujours en lien avec la transaction immobilière, la Ville a dû demander une étude des sols, identifiée « caractérisation environnementale ». Ce type d’étude exige des tranchées et des forages dans les zones identifiées comme à potentiel archéologique. C’est dans ce contexte que la Ville a fait une pierre deux coups. Elle a profité des tranchées de la caractérisation environnementale pour entreprendre l’inventaire archéologique. Lors des forages, un archéologue a surveillé les travaux.

Les premiers constats des archéologues sur les trois tranchées révèlent que la tranchée 1A, près du 90 rue Saint-Charles Est, a été la plus riche en découvertes. La tranchée 1C, située sur le parterre avant du couvent, a permis de documenter des sols liés au débordement historique du ruisseau. En revanche, la tranchée 1B et les forages n’ont révélé aucun élément archéologique significatif.

Bien que les résultats ne justifient pas la création d’un site archéologique protégé, ces fouilles préliminaires confirment la richesse historique du lieu. Il est recommandé de poursuivre l’inventaire dans le cadre de futurs travaux d’excavation.

Les artefacts découverts demeurent la propriété des SNJM, propriétaires du terrain. Le rapport final sera remis au ministère de la Culture d’ici un an.

La partie en rose souligne la zone à fort potentiel historique tandis que la portion plus pâle à gauche identifie la zone à potentiel historique moyen.

Source plans et artefacts : ville de Longueuil
Source photo : Archives SNJM