Nourrir l’espérance et élargir ses horizons…

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Des initiatives pour nourrir l’espérance et faire ressortir le beau qui nous entoure. Voilà ce que nous propose l’organisme Chemins de vie sur son site Web par la chronique Fougères – Germes d’espérance…

En rappelant une citation de l’inventeur Alexandre Graham Bell « Lorsqu’une porte se ferme, il y en a une qui s’ouvre… », la chronique met l’emphase sur divers éléments pouvant inspirer, encourager et favoriser des découvertes.

Dans un premier temps, on fait référence aux ressources spirituelles, de reconnaissance et de réconfort. L’importance de conserver ou rebâtir une routine en cette période de confinement est mentionnée. On fournit quelques suggestions d’activités et des conseils.

Les volets Nos petites pousses d’espérance et d’entraide à l’œuvre et Nos coups de cœur, nos meilleures références sont tout aussi intéressants. Vous y trouverez des ressources pertinentes et de nombreux liens pour prendre connaissance d’initiatives, de vidéos et d’expériences de vie.

C’est d’ailleurs dans ce dernier volet que l’on retrouve un lien sur un des articles de la plus récente infolettre de l’Équipe de leadership des SNJM du Québec. Le projet de Vita Lewis, personne associée SNJM attire en effet l’attention pour son caractère novateur et désireux d’établir des ponts entre les générations.

En cette période de confinement, il est encore possible de s’ouvrir et d’élargir nos horizons… d’une façon virtuelle. Belles découvertes!

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« Nous avons intérêt à mieux nous connaître parce que je crois fondamentalement que chacun-e peut s’enrichir au contact l’un-e de l’autre », a mentionné avec ferveur, la conférencière invitée du comité Justice et Paix SNJM – Québec, Nicole O’Bomsawin. Artiste multidisciplinaire (danse, conte, musique) ayant une formation en anthropologie et en muséologie, Madame O’Bomsawin est reconnue pour son militantisme en faveur de la diffusion et de la protection de la culture traditionnelle abénakise.

Les propos de cette digne représentante de la nation Abénakise sont venus appuyer la démarche autour du thème de cette année des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), « Aller à la rencontre… ». Tout au long de son intervention, Madame O’Bomsawin a fait ressortir subtilement l’importance de mieux faire connaître l’histoire des autochtones et leurs réalités actuelles.

Contrer les impacts du fossé culturel

Soulignant l’actuelle bataille sur la Loi C-92 qui accorde aux peuples autochtones le pouvoir de s’occuper de la protection de la jeunesse, la conférencière a parlé de l’expérience des Attikameks qui ont pris en charge leurs jeunes. Elle a aussi fait ressortir les difficultés des autochtones qui se retrouvent souvent pris entre deux chaises (entre le fédéral et le provincial) pour régler des situations qui sont profondément humaines.

L’exemple d’une famille d’accueil offrant une chambre seule à un enfant autochtone alors qu’il est habitué à coucher avec plusieurs personnes dans la même pièce, faute d’espace dans les maisons autochtones, illustre bien ce fossé culturel. Dans ce dossier particulièrement sensible, les peuples autochtones souhaitent obtenir ce pouvoir de s’occuper de leurs propres enfants avec tout le soutien pertinent.

Une situation de génocide

Dans son survol sur les suivis et les résultats de cette enquête nationale, Madame O’Bomsawin a signalé la difficulté de faire consensus entre la volonté de trouver des coupables d’un côté et celle de comprendre ce qui a amené la disparition et l’assassinat de 1200 femmes autochtones. Au fil des témoignages parfois troublants et souvent surprenants, s’est profilé une conclusion qui a fait l’effet d’une bombe dans l’actualité canadienne : les femmes autochtones ont été victimes d’un génocide.

Insistant sur la nécessité de proposer un soutien financier et psychologique aux familles qui vivent avec ces disparitions, la conférencière abénakise a apporté des précisions « lorsqu’on ne peut retrouver le corps, on ne reçoit pas d’aide financière. Le deuil est aussi beaucoup plus difficile à faire. »

Dans la foulée des 92 recommandations de la Commission Viens (Québec) qui a pris fin en septembre 2019 et de la centaine d’autres de la commission fédérale, présentées en juin 2019, Nicole O’Bomsawin témoigne des impacts positifs de cette vaste consultation.

Des retombées positives

Outre une sensibilisation accrue à la cause des femmes autochtones, elle constate une plus grande collaboration entre la police et l’Association des femmes autochtones. Un policier agit comme agent de liaison entre les femmes autochtones et le milieu policier. Une formation sur la culture autochtone a été intégrée à la formation des élèves policiers à l’Institut de police de Nicolet. Le temps de réaction des policiers dans les cas de disparition est beaucoup plus rapide.

L’approche de sensibilisation devrait s’étendre au monde de l’éducation soutient la conférencière. « Il faudrait refaire les manuels scolaires pour bien faire connaître l’histoire des Premières Nations et mieux outiller les enseignants sur la réalité actuelle des peuples autochtones. »

Tout en déplorant le manque d’écoles et d’hôpitaux pour les autochtones, Nicole O’Bomsawin parle d’une belle victoire pour contrecarrer le Principe de Jordan. « Jordan est un enfant qui est mort sans jamais avoir obtenu les soins nécessaires, faute d’entente entre qui devait payer ces soins. Aujourd’hui, on soigne, on offre les services adéquats et on règle la question des coûts, par la suite. »

La conférencière a permis d’aller à la rencontre de la réalité des peuples autochtones et de faire découvrir une autre histoire de la Création… Elle a d’ailleurs terminé son intervention en jouant du tambour et en interprétant un chant qui donne du courage.

La prochaine rencontre du comité Justice et Paix SNJM (Québec) portera sur la Marche mondiale des femmes, édition 2020.

Quelques liens pour en savoir davantage :

 

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La rencontre annuelle organisée pour souligner la Journée de la vie consacrée dans le diocèse Saint-Jean-Longueuil s’est tenue pour une sixième année consécutive à la Maison Jésus-Marie, à Longueuil. Tenue le samedi 1er février, cette rencontre a rassemblé des personnes venant de 21 congrégations différentes dont 14 féminines.

La rencontre a permis d’aborder de façon particulière, le thème de l’interculturalité. Outre la conférence de Sr Sophie Mbougoum, cnd, des échanges ont eu lieu entre les personnes présentes.

 Sr Sophie Mbougoum, cnd (Source – Courtoisie JMB – CRC)

Mgr Claude Hamelin, nouvel évêque du diocèse, a présidé la célébration et présenté le rituel d’envoi à la mission.

Reportage-photos : Sr Suzanne Brault

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La journée du 8 mars a été l’un des deux sujets de la rencontre de l’Association des religieuses pour les droits des femmes (ARDF), le 26 février dernier. Les participantes ont pu découvrir le thème « Féministes de toutes nos forces » et le visuel de l’affiche. On y présente des femmes de toutes origines en mettant l’accent sur l’ouverture, la solidarité et l’inclusion.

À l’occasion de la Journée internationale des femmes 2020, une campagne de cartes postales papier ou numérique, adressées à la ministre de la Condition féminine, est prévue. Les signataires pourront faire connaître leurs raisons pour appuyer le message central « Je m’attends à un gouvernement qui défend les droits de toutes les femmes. »

Les membres présents à la rencontre du 26 février s’interrogent toutefois sur la pertinence de conserver la phrase suivante sur le message de la carte postale. « Un gouvernement féministe est primordial parce que… » Les réticences s’appuient sur la nécessité de bien reconnaître l’égalité hommes-femmes et sur l’importance de développer des rapports égalitaires.

Un doute persiste sur la perception et la compréhension du mot « féministe » et de son caractère égalitaire et inclusif.  Dans les échanges, on rappelle que pour « devenir une réelle humanité, on a besoin de reconnaître les femmes. » On suggère également d’adopter le slogan « Un Québec riche de tout son monde » dans le cadre de cette campagne en faveur des droits des femmes.

Le groupe Femmes et Ministères a préparé une célébration de prière pour le 8 mars disponible sur son site Web. Diverses activités sont organisées en région alors qu’un grand rassemblement est prévu à Montréal.

Une invitation est faite à trouver une façon de participer à l’une de ces activités et, pourquoi pas, à organiser une célébration ou activité d’animation dans chacune des communautés des participantes de cette rencontre de l’ARDF.

Manifestation du 8 mars

C’est sous le thème « Femmes du monde debout pour la justice et la solidarité » qu’aura lieu la manifestation du 8 mars, à Montréal. Organisée par le collectif multigénérationnel Femmes de diverses origines (FDO), cette manifestation aura comme point de départ le Square Cabot, à 13 h.

Dans son invitation, l’organisme responsable de cette manifestation annuelle depuis 2002, rappelle les luttes des femmes à travers le monde. « Lorsque les femmes de Paris sont descendues dans la rue pour revendiquer du pain en 1786 et que les femmes russes sont descendues dans la rue en 1917 pour la paix, la terre et le pain, la terre a tremblé et les répercussions se sont fait sentir dans le monde entier! … Les femmes de la Pachamama en Équateur, ont réussi à tenir à distance les projets miniers transnationaux pendant des décennies. Ces femmes sont pour nous source d’inspiration, nous leur ferons honneur… Pour la justice, pour l’égalité, pour la solidarité entre femmes et humaine, pour notre avenir et celui de nos enfants! … Rejoignez-nous dans les rues de Montréal, le 8 mars! »

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Le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) a publié la première édition de son CATHII Info de l’année 2020. Vous y trouverez entre autres, un article précisant quelques-unes des retombées positives de la campagne de signatures lancée en juin 2019 et un retour sur la participation de l’organisme à un forum sur la traite humaine. Vous pouvez le consulter dès maintenant. 

Par ailleurs, CATHII a dévoilé son rapport annuel faisant état des diverses activités et événements survenus au cours de l’année 2018-2019.  La publication de ce rapport permet de mieux comprendre la portée de cette organisation qui a célébré ses 15 années d’existence en 2019.

On y relate l’arrivée de nouveaux membres qui viennent consolider les assises de cette initiative née des communautés religieuses en 2004, les engagements pris contre la traite des personnes et les formations offertes.

On parle des diverses actions, notamment celle qui a réussi à amener le gouvernement fédéral à dévoiler sa nouvelle Stratégie de lutte contre la traite des personnes en septembre 2019, la rencontre du continent nord-américain pour le Réseau des réseaux Talitha Kum et le retour sur la participation de Sr Claudette Bastien, snjm, à la consultation pour les Orientations pastorales sur la traite des personnes qui a eu lieu à Rome.

Le rapport est disponible en français sur le site Web de CATHII. Vous pouvez aussi télécharger le fichier PDF ici.

Pour en savoir plus sur la Stratégie.

 

 

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Les préparatifs de la Marche mondiale des femmes (MMF) à l’automne 2020 étaient au cœur de la rencontre de l’Association des Religieuses pour les Droits des Femmes (ARDF), tenue à Montréal, le 30 novembre dernier. La trentaine de personnes présentes a apprécié la teneur des deux exposés de la conférencière, Marie-France Benoît, participante active à la Coordination internationale de la Marche mondiale des femmes.

« Je n’aurais pas voulu manquer le témoignage de cette femme engagée depuis les tout débuts de la Marche mondiale des femmes (MMF) en 1998 », souligne Sr Claudette Bastien, snjm. « Elle a articulé aisément ce qui fait problème dans la vie des femmes : pauvreté, violence, insécurité alimentaire, environnement détruit par les changements climatiques, discrimination à l’égard des femmes immigrantes, etc. », ajoute-t-elle.

Madame Benoît a été conseillère syndicale au Service des relations du travail à la condition féminine à la CSN avant de devenir une militante de la Marche mondiale des femmes en 1998. Depuis elle est une participante active à la Coordination internationale de la Marche mondiale des femmes. Son rôle au sein de ce collectif l’a amenée à rencontrer des femmes militantes aux quatre coins du monde.

De Bilbao à Montréal, des femmes préparent la marche

Lors de ces rencontres dynamiques et très énergisantes qui réunit 130 personnes représentant autant de pays, Madame Benoît a l’opportunité de prendre le pouls de la conjoncture internationale avec la montée de la droite, le populisme, les guerres, l’environnement et les violences faites aux femmes. Elle a aussi souligné comment le mouvement « Moi aussi » ou « Me Too » se vit dans plusieurs régions du monde tout en libérant la parole des femmes pour nommer les situations de violence dont elles sont victimes.

Des grandes lignes d’actions pour la MMF de 2020 ont été adoptées à la suite de la rencontre de  Coordination, tenue à Bilbao, en pays basque en Espagne. La conférencière a ainsi confirmé le lancement des activités de cette nouvelle édition, le 8 mars prochain avec une conclusion prévue, le 17 octobre 2020. Le thème de nouvelle édition de la MMF n’a pas été confirmé officiellement encore. Il s’articulerait comme suit : « Nous résistons pour vivre… nous marchons pour transformer ».

Des revendications autour de 5 axes pour le Québec

Le deuxième exposé de Madame Benoît a porté davantage sur le travail de l’équipe de Coordination du Québec de la marche mondiale des femmes (CQMMF), composé de 38 groupes nationaux et régionaux de femmes. Elle a parlé de la démarche de consultation et surtout des revendications et énoncés qui ne sont pas encore définitifs, mais qui donne le ton à chacun des axes retenus :

  1. Lutte à la pauvreté : hausser le salaire minimum à 15 $ l’heure ou l’obtention d’un salaire décent.
  2. Lutte aux violences sexuelles : campagne de sensibilisation contre les violences conjugales et les violences sexuelles.
  3. Changements climatiques: revendiquer la sécurité alimentaire en favorisant l’agriculture de proximité, l’éducation populaire et l’économie sociale.
  4. Femmes migrantes et immigrantes : lutter contre la discrimination systémique et améliorer les cours de français.
  5. Un cinquième axe rejoint les femmes autochtones, elles préparent présentement une revendication à partir des changements qu’elles souhaitent.

 Ce fut suivi d’un travail en ateliers où les participantes ont partagé sur le « comment nous engager personnellement et communautairement pour appuyer les revendications proposées. » Même si cette deuxième partie a été trop courte au goût de celles-ci, elle a été fructueuse par la diversité des pistes d’actions dont en voici quelques-unes :

  • Travailler à la conscientisation avec les organismes de nos quartiers.
  • Travailler avec la FADOQ et les grands-mères, en vue d’une meilleure conscientisation au 8 mars et à la MMF.
  • Participer à des activités de sensibilisation en lien avec les violences de toutes sortes.
  • Apporter un soutien financier, particulièrement par le Comité des dons de la CRC, aux Tables de femmes pour qu’elles puissent participer plus largement à la Marche.

Des propos stimulants

« Les exposés de Madame Benoît nous ont bien préparées à réfléchir sur les divers axes de revendications de la Marche mondiale des femmes », mentionne pour sa part, Sr Constance Létourneau, snjm. « Cette journée de formation de l’ARDF a été très enrichissante et stimulante. Elle m’incite à persévérer et à continuer à m’engager avec le groupe. »

La présentation à un moment donné d’un petit quizz sur la Marche mondiale des femmes a complété à merveille la programmation de cette journée. Il a rappelé de nombreux souvenirs à plusieurs qui ont participé à l’une ou l’autre des diverses marches dont celle du Pain et des roses en 1995, qui a été la source d’inspiration de cette Marche mondiale des femmes. « Ce fut si bon de répondre à ce quizz… Les souvenirs étaient réjouissants! Stimulants! Motivants! », de s’exclamer Sr Lise Gagnon, snjm.

Du souffle pour persévérer

Cette dernière a également apprécié connaître les détails des échanges tenus dans le cadre des rencontres de préparation des Marches mondiales tenues au Brésil, Pérou, Philippines, New Delhi, Rwanda, Mozambique, Congo et Espagne (Bilbao). « J’ai aimé découvrir l’évolution comme groupes de femmes pour faire face au respect des cultures, de l’interculturalité, des situations sensibles comme l’excision, l’homosexualité vécus avec beaucoup de diversité selon les cultures… Comment apprendre à réagir dans le respect, la réflexion et la solidarité entre femmes? »

À la lumière des événements successifs de violence vécus au Québec ces derniers mois avec les décès de plusieurs mères de famille et le moratoire imposé par Développement et Paix à l’aide apportée à plusieurs organismes dont Fanm Deside (Femmes décidées en créole) en Haïti, les personnes présentes à la rencontre de l’ARDF étaient plus motivées que jamais à continuer.   « … Car le chemin de la libération des femmes est encore long! »

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Une campagne de sensibilisation a été lancée au début du mois de janvier sous la forme de capsules vidéo diffusées sur les comptes Facebook et YouTube de l’Université de Sherbrooke sous le thème « Les faces cachées de la prostitution ». Ces capsules d’environ deux minutes font suite à l’émission télévisuelle Fugueuse, diffusée les lundis soir à 21 h.  N’hésitez pas à les partager dans votre réseau de contacts.

L’initiative de la chercheure Nadine Lanctôt de la Chaire de recherche du Canada sur le placement et la réadaptation des adolescentes en difficulté (Université de Sherbrooke), a pour but de sensibiliser la population aux multiples séquelles de l’exploitation sexuelle.

La première capsule intitulée « La violence » souligne qu’elle est partout et imprévisible dans le milieu de la prostitution. Elle prend de multiples formes et a des répercussions à long terme. Cliquez ici pour la visionner

Un sujet d’actualité qui rejoint de plus en plus de personnes

Plus de 10 000 personnes ont visionné cette première capsule en une semaine, démontrant l’intérêt pour ce sujet brûlant d’actualité. Sous le titre « Différentes réactions, une même souffrance », la deuxième capsule aborde plus spécifiquement des phénomènes connus : la banalisation, la désensibilisation à la violence et le blâme sur soi. 

La troisième capsule de cette série a pour titre « L’estime de soi ». On y parle d’un code de conduite établi par les femmes impliquées dans la prostitution pour encadrer leur pratique et du fait que la réalité les rattrape rapidement.

La quatrième parle de la méfiance et de la longue route pour se reconstituer un réseau social significatif.

La cinquième s’attarde plus particulièrement aux symptômes traumatiques.

Dans les prochains mois, de nouvelles capsules avec un contenu plus étoffé seront mises en ligne pour poursuivre la sensibilisation et atteindre les actrices et acteurs du milieu qui assurent une continuité de services. Suivez la série ici.

Cette campagne est appuyée par de multiples groupes et associations œuvrant dans le domaine dont le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII). Elle fait suite au dépôt du rapport de recherche portant sur les conséquences de la prostitution sur le développement et le bien-être des filles et des femmes.

Des pistes de solution

Réalisée par Nadine Lanctôt en collaboration avec Sophie Couture, cette étude présentée en 2018 signale en conclusion huit constats pour appuyer la démarche des femmes qui veulent sortir de la prostitution.

  • Constat 1 : Se centrer sur le processus de reconstruction de soi plutôt que sur l’arrêt des activités de prostitution
  • Constat 2 : Considérer la mobilisation des femmes vers le changement comme une finalité à atteindre et non comme un prérequis à l’intervention
  • Constat 3 : Positionner les femmes comme des agentes actives de leur propre vie
  • Constat 4 : Intervenir au moyen d’approches sensibles au trauma
  • Constat 5 : Favoriser la consolidation des liens avec des personnes significatives de l’entourage
  • Constat 6 : Établir un continuum de services incluant la protection, le rétablissement et la réinsertion sociale et une continuité des services dans le temps
  • Constat 7 : Créer des centres multiservices et des ressources d’hébergement spécialisés pour les femmes en situation de prostitution
  • Constat 8 : Reconnaître que la prostitution est un problème complexe dans lequel la société a un rôle à jouer

Vous pouvez consulter ce rapport ici.

 

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Avec sa chapelle dont l’acoustique rend pleinement justice aux musiciens, choristes et chanteurs, la Maison Jésus-Marie est devenue au fil du temps, un lieu de diffusion privilégié contribuant à l’apprentissage d’étudiants et au rayonnement de certains volets comme la musique sacrée.

Ce fut d’ailleurs le cas lors du dernier concert de l’année 2019 avec la prestation de la chorale Vox, le 21 décembre 2019. Unique en son genre à Montréal, cette chorale rassemble des passionnés de la musique sacrée, de la langue latine et du style A Capella, une approche qui privilégie l’effet vocal, sans accompagnement d’un instrument de musique.

Sous la direction d’Alain Vadeboncoeur, un féru d’histoire du 16e et 17e siècle, chaque œuvre est présentée avec moults détails pour mieux saisir certaines particularités et par le fait même, mieux apprécier la découverte de plusieurs œuvres, dont certaines sont inédites ou méconnues.

Ce concert de décembre a été à la hauteur des précédents de cet ensemble vocal mixte, dédié à la recherche et à la diffusion de la musique sacrée. Le public a eu droit à un spectacle de qualité rehaussé par l’information partagée avec passion sur ces nombreux trésors du passé.

Concert du Tomoko Trio

Le relâche a été de courte durée à la Maison Jésus-Marie avec la présentation le 12 janvier dernier du concert du Tomoko Trio. C’est avec la pièce du trio « gipsy » de Joseph Haydn que la présentation a débuté offrant un voyage dans l’univers de ce compositeur qui s’est laissé inspiré par ses propres interactions avec des musiciens gitans.

Le trio de musiciens regroupant Tomoko Inui, pianiste, Frédéric Bednarz, violoniste et Rebecca Morton, violoncelliste, a enchainé avec la pièce « Donnez-moi des ailes de Phoenix pour voler », créée en 1997 par Kelly-Mary Murphy, intriguée par la mystique et la noblesse de cet oiseau. Ce fut suivi du trio d’Anton Arensky et de ses belles mélodies empreintes de l’influence du grand Tchaïkovski.

Les membres de ce trio ont des carrières impressionnantes, ayant remporté de nombreux concours, participé à des enregistrements d’œuvres de Mozart, Chopin, Ravel et autres, sans oublier la présentation de plusieurs concerts.

Tomoko Inui, une passionnée de la musique de chambre, est professeur affiliée au Conservatoire de musique de Montréal. Frédéric Bednarz, né à Montréal, est actif comme soliste et chambriste. Il a créé plusieurs œuvres de compositeurs tels qu’Ana Sokolovic et agit comme directeur-musique classique chez Disques Métis-Islands. Quant à Rebecca Morton, native d’Hamilton en Ontario, elle joue pour plusieurs orchestres tout en étant soliste et interprète de musique de chambre émérite. Elle donne des cours en privé et enseigne à l’Université McMaster.

Reportage-photos : Sr Suzanne Brault

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Le saviez-vous? La Maison Jésus-Marie n’est pas seulement un lieu de culture. Elle est aussi un lieu de vie, de mission et de partage. Une des activités populaires est sans aucune doute celle du club de lecture.

Lancé voilà plusieurs années par Sr Jocelyne Latreille, ce moment de rencontre régulier offre la possibilité à une sœur résidente de présenter un livre qui l’a marquée. C’est l’occasion de faire connaître un-e auteur-e, de parler de l’intrigue, d’amener des échanges sur l’un ou l’autre des thèmes abordés dans le livre.

Lors de la rencontre du mois de novembre, Sr Hélène Harvey a choisi de présenter le livre « Il pleuvait des oiseaux » de Jocelyne Saucier, édité par XYZ. Ce livre a éveillé la curiosité et l’intérêt. Il faut dire qu’il a été récemment porté à l’écran par Louise Archambault, dans lequel on retrouve pour la dernière fois, la comédienne Andrée Lachapelle.

Soulignons que ce livre a obtenu de nombreux prix et éloges dans le milieu littéraire, faisant d’ailleurs partie de la sélection des meilleurs livres de 2011, par la librairie Monet. C’est donc avec son enthousiasme habituel que Sr Hélène a parlé de ce livre touchant où le thème de la liberté est prédominant. Le livre, tout comme le film, a été perçu comme une leçon de vie. Il a suscité beaucoup de commentaires.

Le prochain rendez-vous du club de lecture a été fixé au mois de février. Sr Suzanne Lavallée se prêtera au jeu en partageant ses impressions sur la lecture d’un livre de son choix…

Quel sera ce livre? Vers quelle aventure seront plongées les participantes? Restez à l’affût du calendrier des événements diffusé en début d’année pour assister à ce moment de rencontre toujours très stimulant.

Reportage-photos : Josée Narbonne  

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Aller à la rencontre, c’est aussi s’ouvrir aux possibilités qui peuvent s’offrir à nous pour apprendre, passer de bons moments avec d’autres et même expérimenter de nouvelles habiletés. La tenue de deux jours d’atelier de glaçure de céramique sur le thème de Noël en a fait la démonstration récemment à la Maison Jésus-Marie.

Une quinzaine de participantes et quelques observatrices ont profité de ces ateliers de glaçure animés par Sr Lisette Boulé, secondée de Sr Thérèse Laplante. Outre le fait que ces ateliers ont permis de vivre de beaux moments, les participantes ont été agréablement surprises par le fruit de leur travail.

Elles ont ainsi apprivoisé quelques principes de base de la glaçure de céramique et pu constater la magie de la cuisson pour obtenir des résultats éclatants. En élèves modèles, les participantes ont travaillé en silence, toutes concentrées aux tâches à accomplir. Elles n’ont pas manqué de partager leurs impressions, questionnements et quelques anecdotes lors de la collation servie au cours de l’après-midi.

En faisant à nouveau la démonstration qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre, l’expérience a été à ce point stimulante que de nouveaux ateliers seront offerts au début de l’année 2020. On passera alors à une autre étape dans l’apprentissage en travaillant à la fabrication de pièces de céramique. Un premier atelier portant sur le modelage aura lieu le 21 janvier et pourrait être suivi de nouvelles séances, compte tenu de l’engouement pour cette activité.

Un travail de pré-préparation à l’atelier, sera réalisé par Sr Lisette, afin de permettre aux participantes de vivre une expérience simplifiée de fabrication. Après la tenue de ce nouvel atelier axé sur la fabrication, suivra un second atelier sur la peinture et la glaçure de pièces déjà réalisées. Les religieuses intéressées à partir à la découverte de ces techniques d’art devront s’inscrire le moment venu.

Reportage-photos : Josée Narbonne et Sr Lisette Boulé