Incursion dans l’univers de la traite humaine avec CATHII

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Le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) a publié la première édition de son CATHII Info de l’année 2020. Vous y trouverez entre autres, un article précisant quelques-unes des retombées positives de la campagne de signatures lancée en juin 2019 et un retour sur la participation de l’organisme à un forum sur la traite humaine. Vous pouvez le consulter dès maintenant. 

Par ailleurs, CATHII a dévoilé son rapport annuel faisant état des diverses activités et événements survenus au cours de l’année 2018-2019.  La publication de ce rapport permet de mieux comprendre la portée de cette organisation qui a célébré ses 15 années d’existence en 2019.

On y relate l’arrivée de nouveaux membres qui viennent consolider les assises de cette initiative née des communautés religieuses en 2004, les engagements pris contre la traite des personnes et les formations offertes.

On parle des diverses actions, notamment celle qui a réussi à amener le gouvernement fédéral à dévoiler sa nouvelle Stratégie de lutte contre la traite des personnes en septembre 2019, la rencontre du continent nord-américain pour le Réseau des réseaux Talitha Kum et le retour sur la participation de Sr Claudette Bastien, snjm, à la consultation pour les Orientations pastorales sur la traite des personnes qui a eu lieu à Rome.

Le rapport est disponible en français sur le site Web de CATHII. Vous pouvez aussi télécharger le fichier PDF ici.

Pour en savoir plus sur la Stratégie.

 

 

Incursion dans l’univers de la traite humaine avec CATHII

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Les préparatifs de la Marche mondiale des femmes (MMF) à l’automne 2020 étaient au cœur de la rencontre de l’Association des Religieuses pour les Droits des Femmes (ARDF), tenue à Montréal, le 30 novembre dernier. La trentaine de personnes présentes a apprécié la teneur des deux exposés de la conférencière, Marie-France Benoît, participante active à la Coordination internationale de la Marche mondiale des femmes.

« Je n’aurais pas voulu manquer le témoignage de cette femme engagée depuis les tout débuts de la Marche mondiale des femmes (MMF) en 1998 », souligne Sr Claudette Bastien, snjm. « Elle a articulé aisément ce qui fait problème dans la vie des femmes : pauvreté, violence, insécurité alimentaire, environnement détruit par les changements climatiques, discrimination à l’égard des femmes immigrantes, etc. », ajoute-t-elle.

Madame Benoît a été conseillère syndicale au Service des relations du travail à la condition féminine à la CSN avant de devenir une militante de la Marche mondiale des femmes en 1998. Depuis elle est une participante active à la Coordination internationale de la Marche mondiale des femmes. Son rôle au sein de ce collectif l’a amenée à rencontrer des femmes militantes aux quatre coins du monde.

De Bilbao à Montréal, des femmes préparent la marche

Lors de ces rencontres dynamiques et très énergisantes qui réunit 130 personnes représentant autant de pays, Madame Benoît a l’opportunité de prendre le pouls de la conjoncture internationale avec la montée de la droite, le populisme, les guerres, l’environnement et les violences faites aux femmes. Elle a aussi souligné comment le mouvement « Moi aussi » ou « Me Too » se vit dans plusieurs régions du monde tout en libérant la parole des femmes pour nommer les situations de violence dont elles sont victimes.

Des grandes lignes d’actions pour la MMF de 2020 ont été adoptées à la suite de la rencontre de  Coordination, tenue à Bilbao, en pays basque en Espagne. La conférencière a ainsi confirmé le lancement des activités de cette nouvelle édition, le 8 mars prochain avec une conclusion prévue, le 17 octobre 2020. Le thème de nouvelle édition de la MMF n’a pas été confirmé officiellement encore. Il s’articulerait comme suit : « Nous résistons pour vivre… nous marchons pour transformer ».

Des revendications autour de 5 axes pour le Québec

Le deuxième exposé de Madame Benoît a porté davantage sur le travail de l’équipe de Coordination du Québec de la marche mondiale des femmes (CQMMF), composé de 38 groupes nationaux et régionaux de femmes. Elle a parlé de la démarche de consultation et surtout des revendications et énoncés qui ne sont pas encore définitifs, mais qui donne le ton à chacun des axes retenus :

  1. Lutte à la pauvreté : hausser le salaire minimum à 15 $ l’heure ou l’obtention d’un salaire décent.
  2. Lutte aux violences sexuelles : campagne de sensibilisation contre les violences conjugales et les violences sexuelles.
  3. Changements climatiques: revendiquer la sécurité alimentaire en favorisant l’agriculture de proximité, l’éducation populaire et l’économie sociale.
  4. Femmes migrantes et immigrantes : lutter contre la discrimination systémique et améliorer les cours de français.
  5. Un cinquième axe rejoint les femmes autochtones, elles préparent présentement une revendication à partir des changements qu’elles souhaitent.

 Ce fut suivi d’un travail en ateliers où les participantes ont partagé sur le « comment nous engager personnellement et communautairement pour appuyer les revendications proposées. » Même si cette deuxième partie a été trop courte au goût de celles-ci, elle a été fructueuse par la diversité des pistes d’actions dont en voici quelques-unes :

  • Travailler à la conscientisation avec les organismes de nos quartiers.
  • Travailler avec la FADOQ et les grands-mères, en vue d’une meilleure conscientisation au 8 mars et à la MMF.
  • Participer à des activités de sensibilisation en lien avec les violences de toutes sortes.
  • Apporter un soutien financier, particulièrement par le Comité des dons de la CRC, aux Tables de femmes pour qu’elles puissent participer plus largement à la Marche.

Des propos stimulants

« Les exposés de Madame Benoît nous ont bien préparées à réfléchir sur les divers axes de revendications de la Marche mondiale des femmes », mentionne pour sa part, Sr Constance Létourneau, snjm. « Cette journée de formation de l’ARDF a été très enrichissante et stimulante. Elle m’incite à persévérer et à continuer à m’engager avec le groupe. »

La présentation à un moment donné d’un petit quizz sur la Marche mondiale des femmes a complété à merveille la programmation de cette journée. Il a rappelé de nombreux souvenirs à plusieurs qui ont participé à l’une ou l’autre des diverses marches dont celle du Pain et des roses en 1995, qui a été la source d’inspiration de cette Marche mondiale des femmes. « Ce fut si bon de répondre à ce quizz… Les souvenirs étaient réjouissants! Stimulants! Motivants! », de s’exclamer Sr Lise Gagnon, snjm.

Du souffle pour persévérer

Cette dernière a également apprécié connaître les détails des échanges tenus dans le cadre des rencontres de préparation des Marches mondiales tenues au Brésil, Pérou, Philippines, New Delhi, Rwanda, Mozambique, Congo et Espagne (Bilbao). « J’ai aimé découvrir l’évolution comme groupes de femmes pour faire face au respect des cultures, de l’interculturalité, des situations sensibles comme l’excision, l’homosexualité vécus avec beaucoup de diversité selon les cultures… Comment apprendre à réagir dans le respect, la réflexion et la solidarité entre femmes? »

À la lumière des événements successifs de violence vécus au Québec ces derniers mois avec les décès de plusieurs mères de famille et le moratoire imposé par Développement et Paix à l’aide apportée à plusieurs organismes dont Fanm Deside (Femmes décidées en créole) en Haïti, les personnes présentes à la rencontre de l’ARDF étaient plus motivées que jamais à continuer.   « … Car le chemin de la libération des femmes est encore long! »

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Une campagne de sensibilisation a été lancée au début du mois de janvier sous la forme de capsules vidéo diffusées sur les comptes Facebook et YouTube de l’Université de Sherbrooke sous le thème « Les faces cachées de la prostitution ». Ces capsules d’environ deux minutes font suite à l’émission télévisuelle Fugueuse, diffusée les lundis soir à 21 h.  N’hésitez pas à les partager dans votre réseau de contacts.

L’initiative de la chercheure Nadine Lanctôt de la Chaire de recherche du Canada sur le placement et la réadaptation des adolescentes en difficulté (Université de Sherbrooke), a pour but de sensibiliser la population aux multiples séquelles de l’exploitation sexuelle.

La première capsule intitulée « La violence » souligne qu’elle est partout et imprévisible dans le milieu de la prostitution. Elle prend de multiples formes et a des répercussions à long terme. Cliquez ici pour la visionner

Un sujet d’actualité qui rejoint de plus en plus de personnes

Plus de 10 000 personnes ont visionné cette première capsule en une semaine, démontrant l’intérêt pour ce sujet brûlant d’actualité. Sous le titre « Différentes réactions, une même souffrance », la deuxième capsule aborde plus spécifiquement des phénomènes connus : la banalisation, la désensibilisation à la violence et le blâme sur soi. 

La troisième capsule de cette série a pour titre « L’estime de soi ». On y parle d’un code de conduite établi par les femmes impliquées dans la prostitution pour encadrer leur pratique et du fait que la réalité les rattrape rapidement.

La quatrième parle de la méfiance et de la longue route pour se reconstituer un réseau social significatif.

La cinquième s’attarde plus particulièrement aux symptômes traumatiques.

Dans les prochains mois, de nouvelles capsules avec un contenu plus étoffé seront mises en ligne pour poursuivre la sensibilisation et atteindre les actrices et acteurs du milieu qui assurent une continuité de services. Suivez la série ici.

Cette campagne est appuyée par de multiples groupes et associations œuvrant dans le domaine dont le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII). Elle fait suite au dépôt du rapport de recherche portant sur les conséquences de la prostitution sur le développement et le bien-être des filles et des femmes.

Des pistes de solution

Réalisée par Nadine Lanctôt en collaboration avec Sophie Couture, cette étude présentée en 2018 signale en conclusion huit constats pour appuyer la démarche des femmes qui veulent sortir de la prostitution.

  • Constat 1 : Se centrer sur le processus de reconstruction de soi plutôt que sur l’arrêt des activités de prostitution
  • Constat 2 : Considérer la mobilisation des femmes vers le changement comme une finalité à atteindre et non comme un prérequis à l’intervention
  • Constat 3 : Positionner les femmes comme des agentes actives de leur propre vie
  • Constat 4 : Intervenir au moyen d’approches sensibles au trauma
  • Constat 5 : Favoriser la consolidation des liens avec des personnes significatives de l’entourage
  • Constat 6 : Établir un continuum de services incluant la protection, le rétablissement et la réinsertion sociale et une continuité des services dans le temps
  • Constat 7 : Créer des centres multiservices et des ressources d’hébergement spécialisés pour les femmes en situation de prostitution
  • Constat 8 : Reconnaître que la prostitution est un problème complexe dans lequel la société a un rôle à jouer

Vous pouvez consulter ce rapport ici.

 

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Avec sa chapelle dont l’acoustique rend pleinement justice aux musiciens, choristes et chanteurs, la Maison Jésus-Marie est devenue au fil du temps, un lieu de diffusion privilégié contribuant à l’apprentissage d’étudiants et au rayonnement de certains volets comme la musique sacrée.

Ce fut d’ailleurs le cas lors du dernier concert de l’année 2019 avec la prestation de la chorale Vox, le 21 décembre 2019. Unique en son genre à Montréal, cette chorale rassemble des passionnés de la musique sacrée, de la langue latine et du style A Capella, une approche qui privilégie l’effet vocal, sans accompagnement d’un instrument de musique.

Sous la direction d’Alain Vadeboncoeur, un féru d’histoire du 16e et 17e siècle, chaque œuvre est présentée avec moults détails pour mieux saisir certaines particularités et par le fait même, mieux apprécier la découverte de plusieurs œuvres, dont certaines sont inédites ou méconnues.

Ce concert de décembre a été à la hauteur des précédents de cet ensemble vocal mixte, dédié à la recherche et à la diffusion de la musique sacrée. Le public a eu droit à un spectacle de qualité rehaussé par l’information partagée avec passion sur ces nombreux trésors du passé.

Concert du Tomoko Trio

Le relâche a été de courte durée à la Maison Jésus-Marie avec la présentation le 12 janvier dernier du concert du Tomoko Trio. C’est avec la pièce du trio « gipsy » de Joseph Haydn que la présentation a débuté offrant un voyage dans l’univers de ce compositeur qui s’est laissé inspiré par ses propres interactions avec des musiciens gitans.

Le trio de musiciens regroupant Tomoko Inui, pianiste, Frédéric Bednarz, violoniste et Rebecca Morton, violoncelliste, a enchainé avec la pièce « Donnez-moi des ailes de Phoenix pour voler », créée en 1997 par Kelly-Mary Murphy, intriguée par la mystique et la noblesse de cet oiseau. Ce fut suivi du trio d’Anton Arensky et de ses belles mélodies empreintes de l’influence du grand Tchaïkovski.

Les membres de ce trio ont des carrières impressionnantes, ayant remporté de nombreux concours, participé à des enregistrements d’œuvres de Mozart, Chopin, Ravel et autres, sans oublier la présentation de plusieurs concerts.

Tomoko Inui, une passionnée de la musique de chambre, est professeur affiliée au Conservatoire de musique de Montréal. Frédéric Bednarz, né à Montréal, est actif comme soliste et chambriste. Il a créé plusieurs œuvres de compositeurs tels qu’Ana Sokolovic et agit comme directeur-musique classique chez Disques Métis-Islands. Quant à Rebecca Morton, native d’Hamilton en Ontario, elle joue pour plusieurs orchestres tout en étant soliste et interprète de musique de chambre émérite. Elle donne des cours en privé et enseigne à l’Université McMaster.

Reportage-photos : Sr Suzanne Brault

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Le saviez-vous? La Maison Jésus-Marie n’est pas seulement un lieu de culture. Elle est aussi un lieu de vie, de mission et de partage. Une des activités populaires est sans aucune doute celle du club de lecture.

Lancé voilà plusieurs années par Sr Jocelyne Latreille, ce moment de rencontre régulier offre la possibilité à une sœur résidente de présenter un livre qui l’a marquée. C’est l’occasion de faire connaître un-e auteur-e, de parler de l’intrigue, d’amener des échanges sur l’un ou l’autre des thèmes abordés dans le livre.

Lors de la rencontre du mois de novembre, Sr Hélène Harvey a choisi de présenter le livre « Il pleuvait des oiseaux » de Jocelyne Saucier, édité par XYZ. Ce livre a éveillé la curiosité et l’intérêt. Il faut dire qu’il a été récemment porté à l’écran par Louise Archambault, dans lequel on retrouve pour la dernière fois, la comédienne Andrée Lachapelle.

Soulignons que ce livre a obtenu de nombreux prix et éloges dans le milieu littéraire, faisant d’ailleurs partie de la sélection des meilleurs livres de 2011, par la librairie Monet. C’est donc avec son enthousiasme habituel que Sr Hélène a parlé de ce livre touchant où le thème de la liberté est prédominant. Le livre, tout comme le film, a été perçu comme une leçon de vie. Il a suscité beaucoup de commentaires.

Le prochain rendez-vous du club de lecture a été fixé au mois de février. Sr Suzanne Lavallée se prêtera au jeu en partageant ses impressions sur la lecture d’un livre de son choix…

Quel sera ce livre? Vers quelle aventure seront plongées les participantes? Restez à l’affût du calendrier des événements diffusé en début d’année pour assister à ce moment de rencontre toujours très stimulant.

Reportage-photos : Josée Narbonne  

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Aller à la rencontre, c’est aussi s’ouvrir aux possibilités qui peuvent s’offrir à nous pour apprendre, passer de bons moments avec d’autres et même expérimenter de nouvelles habiletés. La tenue de deux jours d’atelier de glaçure de céramique sur le thème de Noël en a fait la démonstration récemment à la Maison Jésus-Marie.

Une quinzaine de participantes et quelques observatrices ont profité de ces ateliers de glaçure animés par Sr Lisette Boulé, secondée de Sr Thérèse Laplante. Outre le fait que ces ateliers ont permis de vivre de beaux moments, les participantes ont été agréablement surprises par le fruit de leur travail.

Elles ont ainsi apprivoisé quelques principes de base de la glaçure de céramique et pu constater la magie de la cuisson pour obtenir des résultats éclatants. En élèves modèles, les participantes ont travaillé en silence, toutes concentrées aux tâches à accomplir. Elles n’ont pas manqué de partager leurs impressions, questionnements et quelques anecdotes lors de la collation servie au cours de l’après-midi.

En faisant à nouveau la démonstration qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre, l’expérience a été à ce point stimulante que de nouveaux ateliers seront offerts au début de l’année 2020. On passera alors à une autre étape dans l’apprentissage en travaillant à la fabrication de pièces de céramique. Un premier atelier portant sur le modelage aura lieu le 21 janvier et pourrait être suivi de nouvelles séances, compte tenu de l’engouement pour cette activité.

Un travail de pré-préparation à l’atelier, sera réalisé par Sr Lisette, afin de permettre aux participantes de vivre une expérience simplifiée de fabrication. Après la tenue de ce nouvel atelier axé sur la fabrication, suivra un second atelier sur la peinture et la glaçure de pièces déjà réalisées. Les religieuses intéressées à partir à la découverte de ces techniques d’art devront s’inscrire le moment venu.

Reportage-photos : Josée Narbonne et Sr Lisette Boulé

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Depuis le mois d’août, de nombreux concerts ont été présentés à la Maison Jésus-Marie, devenue avec le temps, un lieu de culture ouvert au monde musical et des arts, en général, poursuivant ainsi la mission d’éducation des SNJM. Coup sur coup, se sont succédé des concerts professionnels rendant hommage à Bach, pour l’un alors que les autres s’attardaient à la musique de chambre et à la musique de Noël.  Petit survol de cette série de concerts de qualité professionnelle qui a ravi toutes les personnes présentes.

Jean-Sébastien Bach à l’honneur

Lorraine Prieur, pianiste renommée et ancienne élève SNJM, a concocté un programme spécial autour de Jean-Sébastien Bach, « l’homme qui tutoyait Dieu », lors du concert du 27 octobre dernier. Pour cette occasion, l’assistance a eu droit à un vrai cours d’histoire sur ce grand compositeur. Le texte commenté, lu par Luc Saucier, complétait la présentation des diverses œuvres jouées dont Cantate BWV 208 (1713), Concerto italien – 2e mouvement et La passion selon Saint-Mathieu BWV 244 (1717-1729).

Outre Lorraine Prieur au piano, Yves Dessureault, professionnel de la flûte traversière a enrichi la prestation musicale avec une belle maîtrise de son instrument. Le jeune pianiste Guillaume Pinard, élève du centre La Montée des Arts, dirigé par Lorraine Prieur, a livré une brillante interprétation de la Sonate no 5 en sol majeur (Allemande, Courante, Sarabande, Gavotte et Gigue).

Le concert s’est terminé d’une magnifique façon alors que les musiciens et la voix de Luc Saucier ont interprété la cantate no 82 « Ich habe genug ». Ce fut un moment magique présenté par des amoureux de la musique!

Place à l’interculturalité dans l’interprétation musicale  

Deux grands artistes, Tomoko Inui, pianiste japonaise et Pedro Molina, clarinettiste péruvien ont uni leurs talents et leur couleur respective pour présenter un programme relevé de musique de chambre, le 17 novembre dernier. Au programme, rien de moins que Widor, Chopin, Brahms, Glinka, Balakirev, Sarasate et Bizet!

Pour plusieurs, ce fut une révélation d’entendre ces deux musiciens de culture distincte interpréter avec une technique impeccable, une musicalité envoûtante et une connivence extraordinaire, ces nombreuses pièces dont : Introduction et Rondo Op 72 – Charles-Marie Widor (1844-1937), Ballade No 1 – Frédéric Chopin (1810-1949), Sonate pour piano et clarinette, Op 120, No 2, fa mineur (extraits) de Johannes Brahms (1833-1908) et Carmen Fantaisie, Op 25 – Pablo de Sarasate (1844-1908).

Célébrer Noël avec l’Ensemble Vocal Voce

Sous la direction musicale de Cécile Allemand, l’Ensemble Vocal Voce de Chambly a proposé une superbe sélection de chants profanes et sacrés lors de leur concert du 23 novembre dernier. Accompagnées de la pianiste Valérie Grenier, les nombreuses voix de ce chœur ont su transporter l’assistance à travers les siècles et les diverses régions du monde.

Parmi les chants entonnés, on retrouvait : Voces Angelorum (UK), l’Ave Maria (latin) de Schubert interprété par Rachel Guertin, soprano, Veni, Emmanuel (chant de l’Avent, médiéval en latin), Bashana Haba’ha (hébreu), A Clare Benediction (anglais), Durme. Durme (comptine juive en judéo-espagnol), Noël de la rue (français), sans oublier Il est né le divin enfant, Gesu Bambino (italien) et Les anges dans nos campagnes (français).

Ce concert a offert un beau voyage pour nourrir le cœur et l’âme et apporter « des moments de lumière et de paix en ce temps que nous souhaitons, voué à l’amour universel. »

Rappelons que ces concerts à la Maison Jésus-Marie sont planifiés et organisés par Sr Maryse Moisan.

Reportage-photos : Sr Suzanne Brault

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Au nom de l’Équipe de leadership provincial des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec, Sr Denise Riel présente ses meilleurs vœux dans ce clip vidéo.

Vœux de Noël

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Ouvrir grandes nos portes, c’est sous ce thème que se sont déroulées les rencontres de l’Équipe de leadership de la congrégation SNJM avec les sœurs et les personnes affiliées du Québec, les 9, 10 et 11 novembre 2019. Ces moments de rassemblement vivifiant ont permis d’explorer en profondeur la Congrégation pour y entendre battre son cœur.

Lancé par la prière : Quel est le désir de mon âme?, cet événement a constitué :

  • Un temps de réflexion et d’échanges entre nous et avec les membres de l’Équipe
  • Un temps de visitation de nos lieux d’engagements, à l’aide d’un diaporama
  • Un temps pour saisir les tendances actuelles de la vie religieuse en transition
  • Un temps pour nous situer dans notre vie de Mission en Mouvement

Au cours des ces trois jours de rencontres, propices aux échanges, nous avons eu droit à :

  • Un temps pour entrevoir sereinement l’avenir avec ses nombreux défis
  • Un temps qui appelle à la créativité et à la collaboration avec d’autres congrégations
  • Un temps pour cultiver et célébrer l’inclusion et la communion dans la diversité
  • Un temps pour un engagement de présence dans un monde numérique
  • Un temps pour reconnaître et accueillir notre vulnérabilité comme une bénédiction, comme une grâce d’amour, de sagesse et de solidarité avec notre monde

Bref, cet événement a offert des moments précieux de réflexion et de partage pour alimenter notre espérance et stimuler notre mission.

Source : Sr Simone Perras

Reportage-photos : Sr Suzanne Brault

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Tel est le thème proposé aux religieuses et aux personnes affiliées SNJM par Madame Francine Vincent, responsable de la Pastorale diocésaine au diocèse Saint-Jean-Longueuil.  Femme dynamique, portant « le côté lumineux des choses », elle est toute désignée pour développer le thème de la province SNJM du Québec Aller à la rencontre, à l’occasion de la première session de ressourcement spirituel SNJM qui avait lieu le 24 octobre dernier, à la Maison Jésus-Marie.

Son propos reflète bien l’esprit du pape François. Elle fait d’ailleurs mention de quelques passages de son exhortation apostolique dont celui où l’on parle de « la joie de l’Évangile qui remplit la vie de la communauté des disciples et qui les poussent à sortir de leurs sécurités pour aller vers l’autre, pour aller à la rencontre de l’autre, sur son terrain. »

La joie remplit la vie des disciples, elle vient de l’Esprit de notre baptême. Elle se vit aujourd’hui par l’accueil, l’écoute, la présence… Elle appelle à sortir de soi (exode) pour répandre la joie de l’Évangile ici et dans les périphéries.

« Semer la joie »

Au cours de la célébration et de l’exposé de la conférencière, la figure de mère Marie-Rose a été bien vivante. « Je suis venu jeter le feu sur la terre… »  Francine associe le mot « jeter » à celui de « semer ». Semer la joie par ses attitudes de bonté, de compassion, de tendresse, tout comme l’a fait Jésus au long de son parcours terrestre.

Dieu bon et généreux, tu nous as confié la Bonne Nouvelle à proclamer par nos gestes et nos paroles. Tu comptes sur nous pour garder ce feu allumé. Guide nos démarches. Soutiens nos engagements. (Prière du rituel)

« En lisant la vie de mère Marie-Rose, je crois aussi que sa mission, sa vocation d’enseignante, les personnes que le Seigneur mettait sur sa route, tout cela la comblait de joie », a-t-elle souligné. Elle ajoute « Son cœur était sûrement plein d’émerveillement, de joie, de gratitude, dans l’accomplissement du rêve de Dieu pour elle : notre vocation et notre mission d’éducation prenaient racine et se construisaient sur des bases solides! La joie quand une jeune fille se joignait à la communauté.  La joie habitait la maison, malgré la grande pauvreté. »

Aller, accueillir, révéler, libérer

Poursuivant ses réflexions, Francine Vincent fait allusion à nouveau au pape François qui parle de la joie de l’Évangile avant d’aborder plus directement le thème Aller à la rencontre en fournissant quelques pistes signifiantes. « Le verbe Aller implique un déplacement, à changer d’endroit, à ne pas rester sur place. C’est un aller vers quelqu’un, vers un ailleurs en sortant de nos sécurités pour aller en périphérie. »

Francine Vincent poursuit en ajoutant les termes accueillir et révéler. « Nous sommes appelés à témoigner, à annoncer l’Évangile en paroles, en gestes et dans nos manières d’être et de faire. Pour cela, il nous faut accueillir en nous-mêmes la Bonne Nouvelle et la révéler en reconnaissant l’œuvre de l’Esprit qui seul ouvre les cœurs à la Parole. Il importe que nous reconnaissions que nous ne sommes que des vases d’argile, délicats et fragiles, et qu’il nous faut développer les qualités d’écoute de l’autre et de l’Autre, de compassion, de tendresse et d’ouverture. » 

Elle invite à s’ouvrir au monde. « Il ne s’agit pas uniquement de notre voisin ou de notre ami ; il s’agit de révéler la Parole libératrice du Christ là où notre regard se pose à la manière de Jésus, sur l’étranger, le pauvre, le rejeté, la personne perdue et qui se cherche, l’autre qui se trouve peut-être même en dehors de mon cercle de connaissances. »

Elle termine ce volet en rappelant que la Parole libère et donne vie. « Il importe de proclamer la Parole de Jésus Christ qui invite le monde à se lever et à réaliser sa vocation humaine et chrétienne… Une Parole qui libère et fait vivre le trésor caché (feu) de chacun et chacune et l’ouvre à la rencontre de l’Autre. »

Source : Sr Simone Perras

Reportage-photos : Sr Suzanne Brault