Un nouvel élan pour la Maison des enfants Marie-Rose

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Un vent d’optimisme souffle à nouveau sur la Maison des enfants Marie-Rose (MDEMR) à Beauharnois. Depuis septembre, l’organisme reprend vie avec la relance de plusieurs activités pour un petit groupe d’enfants : collations, théâtre, arts visuels, tricot et jeux après l’école. De belles occasions de créer, d’apprendre et de se sentir valorisé.

Les membres du comité lors d’une rencontre sur la planification stratégique au Manoir Ellice.

Cette renaissance est portée par l’élection d’un nouveau conseil d’administration et l’élaboration d’un plan stratégique visant à stabiliser et renforcer la MDEMR. Tous reconnaissent l’importance de cette maison dans la vie des jeunes et des familles de la région.

Bonne nouvelle : la Ville de Beauharnois s’est engagée à soutenir financièrement l’organisme dès janvier 2026, notamment pour l’embauche d’animateur·trice·s et pour offrir des spectacles gratuits aux jeunes.

À partir du 1er décembre, le café du manoir, Le Bistroquet, sera ouvert tous les jours grâce à Mélissa Gagnon, traiteur bien connue, qui assurera le service.

L’embauche de Merline Mathurin comme coordonnatrice à temps partiel représente une étape importante pour la continuité des activités et la recherche de financement. Elle est appuyée par un comité spécial, auquel participe notamment Janine Lefebvre, fondatrice de la MDEMR.

Des perspectives encourageantes pour 2026

Dès janvier 2026, la Maison des enfants ouvrira donc une journée par semaine, avec trois activités offertes durant 11 semaines. Une ouverture sur deux jours pourrait suivre au printemps, selon les résultats de la campagne de financement en cours.

Le volet location du manoir Ellice, bâtiment patrimonial de 1852, connaît aussi un bel essor et contribue à couvrir les frais d’électricité, de chauffage et une partie du salaire de coordination. En plus de la location à long terme du CRESO (Centre d’emploi pour immigrants), plusieurs individus et organisations organisent des activités ponctuelles pour des mariages, fêtes privées ou tout autre rassemblement (informations sur la location).

Des conférences et spectacles-bénéfice s’ajoutent, faisant du manoir un véritable centre culturel pour les jeunes et les familles.

La MDEMR peut aussi compter sur le soutien fidèle de la Fondation des enfants de Beauharnois, dirigée par le maire Alain Dubuc, qui verse un don annuel de 6 000 $. La campagne de financement actuelle mise sur la solidarité de toute la communauté pour assurer la reprise durable des activités.

Une vision éducative axée sur l’épanouissement

Fondée en 2007 en hommage à Marie-Rose Durocher, fondatrice des SNJM, la Maison des enfants se distingue par une approche qui valorise les arts et la musique dans un environnement non compétitif et non violent. Sa mission : développer l’estime de soi, encourager la créativité et rendre la réussite accessible à tous les enfants, peu importe leur milieu.

 

Un nouvel élan pour la Maison des enfants Marie-Rose

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En cette période de l’année où la solidarité prend tout son sens, les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) et plusieurs membres du personnel de la congrégation et de la Maison Jésus-Marie (MJM) se mobilisent une fois de plus pour participer à l’opération Boîte à chaussures. Fidèles à leurs valeurs d’entraide et de compassion, elles répondent avec générosité à cet appel destiné à soutenir des femmes marginalisées et souvent invisibles.

Marianne Daudelin

Sur la suggestion de Marianne Daudelin, animatrice responsable des activités et des services communautaires à la MJM, une véritable communauté de solidarité SNJM s’est formée pour contribuer collectivement à cette campagne, qui mise désormais sur les dons de groupes plutôt que les contributions individuelles.

La démarche menée à la MJM a permis d’assembler une quarantaine de boîtes, en plus de recevoir quelques dons. La participation du personnel de l’Administration générale (AG) et des membres de l’Équipe de leadership est ensuite venue renforcer cet élan, portant à 60 le nombre total de boîtes remises à l’organisme. Bien que préparées de manière autonome, les boîtes réalisées par le groupe de l’AG l’ont été en profonde communion d’esprit avec les résidentes de la MJM. Cette initiative s’inscrit dans la tradition de l’Avent — un temps d’Attente et d’Amour — durant lequel le groupe choisit chaque année une cause à soutenir pour exprimer sa solidarité.

Chaque boîte contient des articles essentiels — soins corporels, accessoires réconfortants — ainsi qu’un mot d’encouragement écrit à la main, pour apporter chaleur humaine et dignité à celles qui les recevront.

 

Vivre la mission autrement

L’engagement des SNJM envers les femmes en situation de vulnérabilité n’est pas nouveau. Déjà en 2021, elles avaient remis 91 boîtes soigneusement décorées, destinées à des organismes d’aide aux femmes en situation d’itinérance. Cette campagne leur permet de poursuivre leur mission d’entraide et de découvrir d’autres facettes de l’itinérance.

En Montérégie seulement, près de 30 organismes redistribuent ces boîtes, dont l’Abri de la Rive-Sud, la Halte du Coin, l’Alternative Centregens et Carrefour pour elle. L’objectif régional de 800 boîtes, d’une valeur de 50 $ chacune, devrait à nouveau être atteint — et probablement dépassé. La campagne se poursuit jusqu’au 6 décembre. Il est encore temps de poser un geste concret de solidarité.

Un mouvement ancré dans la solidarité communautaire

L’opération Boîte à chaussures, lancée en 2011 par les belles-sœurs Mulroney à Toronto, s’est rapidement étendue de l’Ontario jusqu’à Montréal puis la Montérégie. Sa mission : offrir soutien et dignité aux femmes en situation d’itinérance ou à risque de le devenir, grâce à la mobilisation de la communauté.

Depuis ses débuts, la campagne a remis plus de 285 000 boîtes et 1,9 M$ en dons additionnels à des femmes vulnérables. Plus de 620 refuges et organismes au Canada ont ainsi pu soutenir leur clientèle grâce à cette initiative profondément solidaire.

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Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) ainsi que les coopérantes SNJM ont vécu un moment fort de réflexion et de dialogue lors d’une rencontre le 15 novembre dernier, à la Maison Jésus-Marie (MJM).

Comprendre l’impact du numérique sur l’eau

Simon Lantz, partenaire au comité Justice et Paix SNJM Québec

Sous le thème « L’eau à l’ère contemporaine », Simon Lantz, partenaire au comité Justice et Paix SNJM Québec, a exploré les effets méconnus des téléphones intelligents, de l’Internet, de l’informatique et de l’intelligence artificielle (que l’on désigne généralement par usage numérique) sur l’eau et l’environnement. Grâce à des exemples concrets et accessibles, il a réussi à rendre visibles des conséquences souvent ignorées :

  • une simple recherche web pouvant équivaloir à la consommation d’une bouteille d’eau
  • les immenses centres de données, souvent sans fenêtres, dont les systèmes de refroidissement exigent des quantités d’eau considérables. Le cas du centre de Google en Iowa a particulièrement frappé l’assistance. Ce dernier a consommé plus de trois milliards de litres d’eau en 2022.

Défaire les mythes du « numérique écologique »

Cette présentation, dépourvue de ton culpabilisant, a suscité une forte participation des religieuses. « Tout le monde a appris quelque chose », souligne Sr Lise Gagnon, membre du comité Justice.

Les exemples présentés ont permis de déconstruire une croyance répandue : le numérique n’est pas toujours plus écologique que les solutions papier.

Un échange profond sur notre relation à la Création

Après la pause, Simon a poursuivi la rencontre avec les coopérantes SNJM. La réflexion s’est approfondie autour d’une question essentielle : « Comme être humain, sommes-nous au sommet de la Création ou en faisons-nous partie? »

Cette discussion a ouvert un espace où perspectives contemporaines et fondements religieux se sont rencontrés. On a rappelé l’évolution des mentalités, autrefois centrées sur une vision de domination de la Création, aujourd’hui remplacée par l’approche de Laudato Si’, qui met de l’avant l’interdépendance et la responsabilité commune.

L’actualité du niveau critique du fleuve Saint-Laurent, compensé cet été par l’ouverture de vannes des Grands Lacs, illustre bien l’urgence d’adopter un mode de vie plus respectueux de l’eau. Ce fait a détruit le mythe que le Québec n’a pas de problème d’eau.

Engagement durable des SNJM

Depuis l’adoption de leur prise de position collective sur l’eau en 2008, les SNJM demeurent engagées dans la cause environnementale et la démarche de l’écologie intégrale.

Prochaine rencontre

La prochaine rencontre réunissant les sœurs SNJM et les coopérantes aura lieu en mai 2026. Sofia Ranke-Farro, partenaire membre du comité Justice et Paix, partagera ses connaissances sur la traite humaine. Elle a d’ailleurs ouvert la rencontre de novembre en partageant une courte vidéo sur la participation d’une délégation à la Marche mondiale des femmes 2025, sujet traité dans un autre article.

Sofia Ranke-Farro, partenaire membre du comité Justice et Paix

Quelques mesures simples pour aller plus loin

 Pour réduire l’impact environnemental de son usage numérique, voici quelques pistes :

  • Supprimer régulièrement les courriels inutiles ou anciens (infolettres, pourriel, pièces jointes volumineuses). Cela réduit la charge de stockage et le travail des serveurs.
  • Limiter les pièces jointes lourdes ou utiliser des liens de partage plutôt que d’envoyer un document en grand format.
  • Pour les requêtes de recherche ou l’usage d’IA : se poser la question « est-ce nécessaire ? » avant de lancer une requête importante. Trouver des solutions moins gourmandes si possible.
  • Réduire la qualité ou la résolution lorsqu’on diffuse des vidéos ou effectue des recherches lourdes si la haute qualité n’est pas nécessaire.
  • Choisir des fournisseurs de services numériques (courriel, infonuagique « Cloud ») qui s’engagent à utiliser de l’énergie renouvelable ou des centres de données plus efficaces.
  • Débrancher ou mettre en veille les appareils (ordinateurs, routeurs) quand on ne les utilise pas — l’informatique en veille consomme aussi.
  • Allonger la durée d’utilisation de ses appareils (éviter de changer trop souvent de téléphone intelligent/ordinateur) et recycler les anciens. L’empreinte liée à la fabrication et au transport est considérable.
  • Sensibiliser autour de soi à la « sobriété numérique » : expliquer que numérique ne veut pas dire gratuit en ressources écologiques.
  • Organiser un « nettoyage numérique » (réduction des données stockées, suppression des comptes inutilisés).

Deux sites référence

Pour adopter des pratiques de « sobriété numérique », découvrez quelques pistes avec ces deux sites référence :

  • Hydro‑Québec — Pollution numérique | Hydro-Québec
  • Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques, France) avec cet article « En France, les centres de données consomment autant d’eau qu’une ville » Les Numériques

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Le dimanche 2 novembre, la Maison Jésus-Marie (MJM) s’est emplie des riches sonorités d’une guitare classique à sept cordes, grâce au talent de Michel Beauchamp, neveu de Sr Marthe-Gisèle Beauchamp.

Sous le thème « Quatre sommets de la guitare classique », l’artiste a offert un récital aussi inspirant qu’éclectique. Le programme, soigneusement composé, a permis au public de redécouvrir des œuvres emblématiques de Bach, Fernando Sor, Francisco Tárrega et Heitor Villa-Lobos. Des pièces comme Prélude en ré mineur (BWV 999) ou Lágrima ont résonné avec grâce, entre virtuosité, émotion et finesse.

L’événement a ravi l’assistance :

  • par la rareté d’un instrument à sept cordes
  • par la diversité des styles et des époques
  • et par le plaisir d’accueillir un musicien lié de près à la grande famille SNJM

Ce récital s’inscrit dans la continuité de l’engagement historique des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) en faveur des arts et de l’éducation. Rappelons qu’elles ont fondé l’école de musique Vincent-d’Indy, un haut lieu de formation musicale qui a vu naître de nombreuses carrières ici comme à l’international.

À la MJM, cette mission se poursuit aujourd’hui par l’accueil d’artistes de tous horizons — musicien.ne.s chevronné.e.s ou jeunes talents en devenir — qui trouvent là une scène bienveillante et un public attentif.

🎶 Voilà, une agréable façon de célébrer la beauté de la musique classique, de valoriser le patrimoine artistique, et de faire rayonner la mission culturelle des SNJM.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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La mission, c’est aussi une affaire de constance et de cœur. Et s’il en fallait une preuve, l’exposition missionnaire tenue les 30 et 31 octobre derniers à la Maison Jésus-Marie (MJM) en offre une éclatante. Pour une 21e année consécutive, cet événement chaleureux a rassemblé les résidentes, membres du personnel et visiteurs, venus faire le plein de petits trésors utiles, cadeaux faits main et surtout… de solidarité.

Une activité attendue… et aimée!

Au fil des ans, l’exposition est devenue un incontournable à la MJM. Tellement que les participantes elles-mêmes ont tenu à ce qu’elle continue. « Les sœurs ne voulaient pas que l’on arrête », raconte Sr Suzanne Lavallée, organisatrice infatigable de 90 ans. « Elles ont clairement exprimé leur désir de poursuivre : “On souhaite encore aider les familles. La pauvreté est toujours présente. C’est une belle activité, et c’est plaisant!”, ont-elles confié. »

Devant cet enthousiasme contagieux, Sr Suzanne a rassemblé son équipe de bénévoles pour préparer ce qu’elle pensait être une édition réduite. Mais, vu l’abondance d’articles reçus, la mini-exposition s’est rapidement transformée… en événement à part entière! Et le succès était au rendez-vous.

Tricots, cartes, châles… et beaucoup de cœur

Parmi les articles vedettes :

  • Les châles sont partis comme des petits pains chauds.
  • Les cartes de vœux, créées par madame Lise Legault, une laïque qui connaît depuis longtemps les SNJM, ont suscité un fort engouement.
  • Les canevas brodés, réalisés avec soin par Sr Nicole Gaucher (de la congrégation Présentation de Marie), ont aussi eu leur lot d’adeptes.

Mention spéciale à Sr Lise Gendron, qui a tricoté une magnifique couverture à partir de restes de laine — pièce maîtresse du tirage. Pour pimenter le tout, un donateur anonyme a même offert une bouteille d’alcool raffiné en prix.

Reportage photo : Sr Hélène Harvey

Une mission de solidarité qui dépasse les murs

Fidèle à sa vocation, l’exposition missionnaire est avant tout un geste de partage. Comme chaque année, les fonds amassés sont remis à des organismes communautaires œuvrant auprès de familles et de personnes vulnérables. Parmi eux, on retrouve :

  • L’Entraide Chez Nous
  • La Maison de la Paix
  • Des groupes d’aide aux personnes en situation d’itinérance
  • Et Unis pour les petits, un organisme montréalais qui offre du soutien aux jeunes mamans, souvent immigrantes ou réfugiées, sans famille proche.

Quant aux articles non vendus, rien n’est perdu : ils sont redistribués à ces mêmes organismes partenaires.

Une équipe bénévole dévouée

Impossible de parler de ce succès sans saluer les artisanes de l’ombre. Sœurs Monique Gendron, Marielle Beaudoin, Monique Pomerleau, Pierrette Panneton, Lorraine Bouffard, Marielle Lemay, Suzanne Morin et Élisabeth Giroux ont toutes mis la main à la pâte avec générosité.

Et si on se demande si l’événement reviendra l’an prochain. « Les sœurs sont encore prêtes à participer. Alors, c’est oui, dans la mesure de mes capacités! », lance Sr Suzanne, le sourire dans la voix… et la mission toujours à cœur, tout comme ses compagnes.

🎉 Des prix pour clôturer en beauté!

Le tirage a ajouté une touche de plaisir à cette belle édition!

Félicitations à toutes les gagnantes à commencer par madame Félicité, membre du personnel de la MJM, qui repart avec la magnifique couverture de laine. Le châle a trouvé une nouvelle propriétaire en la personne de Sr Micheline Beaulne, tandis que Sr Lise Marleau a remporté le troisième prix : une bouteille d’alcool bien prisée.

Madame Marie-Christine Rivard, également employée à la MJM, a hérité avec joie du quatrième prix, un joli gilet tricoté. Et enfin, le cinquième prix — une couronne de Noël illuminée — a été obtenu par madame Lamoureux, qui s’est arrêtée à l’exposition par pur hasard. Quelle agréable surprise!

Une belle façon de conclure cette exposition tissée de solidarité, de générosité… et de sourires!

Sr Suzanne Lavallée

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Depuis la parution de son livre Hablare – Je parlerai, publié à compte d’auteur, Janine Lefebvre reçoit de nombreux messages de lectrices et lecteurs touchés par son courage et la sincérité de son témoignage. Tous confirment la justesse de son geste : « libérer la parole. »

Ce recueil de textes intimes, écrits jour après jour à la suite du suicide de son fils Charles en 2008, n’avait pas été destiné à la publication. « J’ai écrit pour survivre », confie-t-elle simplement.

Une rencontre déterminante

Pamphile Guigonou Akplogan lors du lancement

Depuis 2020, des échanges profonds avec Pamphile Guigonou Akplogan, Ph.D., un ami du Bénin rencontré au sein du mouvement spirituel Les Amis de Maurice Zundel, ont transformé cette écriture de survie en un acte de partage. « Personne ne l’avait lu ni mon mari ni mes enfants », précise Janine.

Pamphile a été le premier. Profondément ému par la lecture du journal, il a perçu dans ces pages une lumière capable d’aider d’autres parents ou proches confrontés à la perte d’un être cher.

Pendant trois ans, il a relancé Janine pour qu’elle accepte de rendre publics ses écrits, « afin de soutenir, par la méditation et la réflexion, des parents et des personnes aux prises avec le suicide d’un enfant ou d’un être cher. »

Le passage à la publication

Ce n’est qu’après une rencontre marquante dans un groupe animé par Pamphile — auprès de personnes vivant avec des troubles de santé mentale — que Janine a finalement accepté.

« Je me souviens qu’il y avait quatre ou cinq personnes qui avaient fait des tentatives de suicide dans le groupe. Quelques jours après cette rencontre, j’ai donné mon approbation à Pamphile qui s’est occupé de tout », raconte-t-elle.

La publication du livre l’a toutefois confrontée à un moment difficile : se relire après tant d’années. « Une étape pénible, mais nécessaire », reconnaît-elle.

Janine Lefebvre

Une parole qui libère

Le lancement du livre s’est tenu au Manoir Ellice à Beauharnois, devant une salle comble. Les témoignages ont afflué, confirmant les paroles de son ami : « Tu n’as pas à avoir honte. »

Janine a alors pris conscience de l’ampleur du tabou entourant le suicide et du poids du silence qui l’accompagne. « Je pense que tout le monde, de près ou de loin, a été affecté par le suicide », confie-t-elle.

Un chemin de foi et de vie

Hablare – Je parlerai est bien plus qu’un récit de deuil : c’est un témoignage de vie, de foi et de transformation intérieure.

« J’ai eu de grandes grâces durant cette période. Ça ne console pas, mais cela élargit ton expérience de vie. En somme, j’ai exprimé comment j’ai baigné dans quelque chose qui m’a soutenue. »

Dans son livre, Janine évoque également son lien profond avec les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) et son parcours comme personne associée SNJM, qui a nourri sa réflexion et sa résilience.

 

Et maintenant, une suite…

Encouragée par les réactions positives, Janine travaille à une deuxième édition enrichie de nouvelles réflexions et de photos. Des démarches auprès de certaines maisons d’édition ont été entreprises par des amis. Mais pour elle, le plus important reste l’essentiel : « Ouvrir les horizons et apporter du réconfort. »

Et pour s’imprégner de l’esprit de sa démarche, voici une citation de Lytta Basset présentée dans la préface signée par Pamphile :

« Pour peu que nous y consentions, la mort d’un proche nous introduit dans ce royaume de l’intériorité où tout se met à nous parler, y compris notre corps. C’est comme si chaque réalité de ce monde, chaque parcelle de notre être se doublait d’une part invisible, vibrante d’un sens inépuisable. »

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Les personnes affiliées aux Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) sont reparties de Longueuil, le cœur rempli de joie et d’inspiration, après avoir vécu un pèlerinage mémorable du 10 au 13 octobre 2025.

La formule retenue a permis au groupe, composé de 16 participantes provenant du Québec, du Manitoba et des États-Unis, de vivre au même diapason ce séjour riche en découvertes, en échanges et en moments spirituels. Hébergées à la Maison Jésus-Marie (MJM), elles ont aussi eu la chance de tisser des liens avec les résidentes SNJM, dans un esprit d’accueil et de simplicité.

« Nous avons vécu de la magie au contact des SNJM de la Maison Jésus-Marie », partage Geneviève Noël, membre du comité organisateur. « Les sœurs étaient contentes de nous offrir l’hospitalité. Nous avons eu de beaux instants avec elles. »

Bien plus qu’un pèlerinage

Un arrêt à Saint-Antoine-sur-Richelieu, lieu de naissance de mère Marie-Rose.

Au-delà de la visite de lieux emblématiques reliés à Marie-Rose Durocher et aux débuts de la congrégation, l’expérience a été profondément humaine et spirituelle.

« Ce week-end nous a permis de mieux nous connaître, de tisser des liens, d’identifier des affinités », souligne Geneviève.

Inspirées par le parcours de femmes pionnières comme tout d’abord Eulalie Durocher et ses prédécesseures Jeanne Mance et Marguerite Bourgeoys, les participantes ont exploré des façons concrètes de vivre ou d’incarner la mission aujourd’hui… « Nous aspirons à un avenir en fonction des valeurs SNJM, malgré les contraintes familiales et les différences culturelles » explique Geneviève. « On a rêvé à des actions communes, comme poser un même geste symbolique au même moment, peu importe où l’on se trouve. »

Un riche parcours entre lieux historiques et moments d’intériorité

Le programme a pris son envol le vendredi soir par une rencontre conviviale et un rituel d’ouverture, donnant le ton à un séjour empreint de spiritualité.

Le samedi, direction la rivière Richelieu, là où tout a commencé pour Eulalie Durocher. Les personnes affiliées se sont d’abord rassemblées au pied de l’arbre planté pour le 200e anniversaire de sa naissance, sur le terrain de fondation à Longueuil.

Presbytère de Beloeil où Eulalie Durocher a œuvré pendant 12 ans.

Puis, visites à Saint-Antoine-sur-Richelieu (ville natale d’Eulalie), Beloeil (où elle a œuvré 12 ans), et un arrêt ressourçant au lac Hertel, après une pause gourmande aux Vergers Petit de Mont-Saint-Hilaire.

Le dimanche, immersion dans le site patrimonial SNJM : la maison de Fondation, la Maison de la Congrégation avec ses pièces historiques et la chapelle sans oublier le cimetière ont éveillé de vives émotions, particulièrement pour celles qui connaissaient bien les lieux.

Moment de réflexion à la chapelle de la Maison de la Congrégation.

L’après-midi s’est poursuivi avec un tour d’horizon du musée de la cocathédrale, de la chapelle Marie-Rose, puis des archives SNJM, offrant une perspective historique sur la congrégation. Une collation sucrée à laquelle les personnes affiliées du Québec étaient conviées a clôturé cette autre journée bien remplie.

Enfin, le lundi, un passage vers le Vieux-Montréal par la navette fluviale a permis de découvrir le musée Marguerite Bourgeoys et la basilique Notre-Dame. Rituels, repas partagés et temps libres ont complété ce programme bien rempli.

 

Une expérience à faire vivre à d’autres

« Les SNJM ont toujours été des éducatrices dans leur milieu, peu importe leur mission. Les possibilités de porter ce flambeau sont bien présentes pour nous aussi », conclut Geneviève.

L’enthousiasme des participantes laisse entrevoir de belles perspectives pour renouveler cette expérience avec d’autres groupes dans les années à venir. Un pèlerinage qui ouvre à la fois le cœur, l’esprit et l’avenir.

Sr Mary Haupt, Sr Michelle Garlinski et Yasmine Matar, personne associée, formaient avec Geneviève le quatuor organisateur responsable.

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La 6e édition de la Marche mondiale des femmes se tient sous le thème « Encore en marche pour transformer le monde ». C’est une façon de souligner avec conviction la pertinence des revendications incontournables pour construire un monde plus juste et égalitaire.

C’est à Québec qu’aura lieu le rassemblement principal le samedi 18 octobre 2025. Des participantes de toutes les régions du Québec vont converger vers l’Assemblée nationale pour cette marche collective. En parallèle, de nombreuses actions sont planifiées un peu partout dans le monde.

Une présence fidèle et engagée

Depuis la marche Du pain et des roses en 1995, les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) participent activement à ce mouvement porteur d’espérance.

Sr Lise Gagnon en 1995

Cette année-là, Sr Lise Gagnon a marché de Montréal à Québec aux côtés de milliers de femmes, soutenue par une délégation de quatre autres SNJM. Depuis, la Congrégation a pris part à toutes les éditions — 2000, 2005, 2010, 2015 et 2021 — en appuyant les luttes pour la justice sociale et l’égalité des droits, en particulier ceux des femmes.

Sr Claudette Bastien, snjm (à droite) chez une « courageuse » du village qui a accueilli des marcheuses en 1995.

En 2015, les SNJM ont même nolisé un autobus regroupant une soixantaine de personnes pour participer à la marche à Trois-Rivières. En 2021, malgré la pandémie, des religieuses SNJM ont pris part à deux actions : une nationale à Montréal, en collaboration avec l’Association des religieuses pour les droits des femmes (ARDF), et une autre, plus locale à Longueuil, sur leur site patrimonial, où une cinquantaine de personnes ont marché en solidarité.

Pour l’édition 2025, Sr Lise sera à nouveau sur le terrain à Québec, accompagnée de Sofia-Elena Ranke-Farro, partenaire au comité Justice et Paix SNJM et d’allié.e.s, pour réaffirmer cet engagement envers les droits des femmes et l’égalité pour toutes. L’événement accueillera également des délégations de plusieurs pays du monde provenant entre autres de l’Afrique, de l’Europe et de l’Amérique latine.

Marcher, c’est agir

La participation des SNJM à la Marche mondiale des femmes s’inscrit dans la continuité de leur mission : promouvoir la justice sociale, la dignité humaine et l’égalité.

Marcher, c’est poser un geste concret de solidarité et d’espérance. Et pour les SNJM, c’est aussi une manière bien vivante de rappeler comment elles vivent encore et toujours leur mission.

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Sous le thème évocateur « En tenue d’espérance, avançons ensemble », les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) et quelques personnes associées se sont retrouvées avec enthousiasme à la Maison Jésus-Marie (MJM), le samedi 4 octobre, pour leur rassemblement provincial annuel, organisé par l’équipe de leadership du Québec.

Un moment d’accueil et de réflexion

Après le mot de bienvenue de Sr Lisette Boulé, la journée a débuté en musique avec le chant inspirant de Robert Lebel, Prenons la route ensemble.

Puis, Sr Denise Riel, animatrice provinciale, a invité les participantes à une réflexion profonde autour du thème. Elle a replacé cette rencontre dans le contexte particulier de la Congrégation, fondée en 1843 par la bienheureuse Marie-Rose Durocher, qui s’approche de son 36e Chapitre général en 2026.

Avancer malgré les incertitudes

Reconnaissant les zones d’ombre et les défis du monde actuel, sœur Denise a livré un message porteur d’espérance :

« Avancer ensemble, c’est faire confiance en qui nous sommes devenues : des femmes enracinées dans leur identité culturelle et en même temps ouvertes au monde. »

S’appuyant sur l’expérience de transformation déjà vécue par les sœurs du Québec, elle a rappelé que, dans un monde fragilisé par les conflits et les divisions, la mission des SNJM demeure toujours aussi pertinente : «être des témoins d’espérance. »

Des échanges porteurs et un engagement renouvelé

Sr Lise Bluteau

Les échanges en petits groupes ont permis à chacune d’exprimer ses réflexions et d’enrichir la discussion commune. Ce temps de partage s’est terminé par une plénière empreinte d’écoute et de solidarité.

Ensuite, Sr Lise Bluteau a expliqué le processus d’élection des déléguées qui participeront au prochain Chapitre général des SNJM. Puis, Sr Claudette Bastien a animé la célébration communautaire, au cours de laquelle les trois membres de l’équipe de leadership ont renouvelé leur engagement jusqu’à la fin de leur mandat, prévu en juillet 2026.

Une rencontre sous le signe de la fraternité

La journée s’est conclue dans une ambiance chaleureuse autour d’une collation conviviale, où les échanges se sont poursuivis de manière informelle. Certaines participantes ont même pris le temps d’aller saluer les sœurs des étages, qui suivaient la rencontre par circuit fermé.

Ce rassemblement annuel a une fois de plus témoigné de la vitalité, de la fraternité et de l’espérance qui animent toujours la communauté SNJM du Québec.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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Le 21 septembre dernier, la chapelle de la Maison Jésus-Marie (MJM) a vibré au son du talent et de l’émotion grâce à un trio de musiciens chevronnés : Tomoko Inui, au piano, Frédéric Bednarz, au violon et Julie Dessureault, au violoncelle.

Tout au long de l’année, la MJM poursuit une belle tradition : offrir une scène vivante à des musiciens reconnus et à de jeunes artistes prometteurs. Elle ouvre aussi ses portes à plusieurs chorales de jeunes et moins jeunes, faisant de cet espace un véritable lieu de rencontre des arts et de partage.

Pour ce concert d’ouverture de saison, le trio a offert un programme riche en émotions, puisant dans les œuvres de Mozart, Brahms et Chostakovitch.

  • Mozart, Trio R.564 (G majeur)
  • Brahms, Trio no3, Op. 101
  • Chostakovitch, Trio no2, Op.67-2

Leur interprétation sensible et énergique a conquis l’auditoire composé de religieuses SNJM et d’invité·e·s, ravis de cette expérience musicale d’une grande qualité.

L’événement avait une touche toute particulière pour plusieurs religieuses, elles-mêmes anciennes professeures de musique, qui ont formé au fil des décennies des centaines d’élèves dans divers établissements. Ces concerts deviennent souvent des moments de retrouvailles émouvantes entre anciennes élèves et enseignantes, unis par la même passion de la musique.

Après la performance, les artistes ont pris le temps de discuter avec le public et de partager une collation dans une atmosphère conviviale. Une belle façon de prolonger la magie de ce moment où la musique, encore une fois, a su rapprocher les cœurs.

Source photo : Tomoko Inui