Elena Lasida invite les SNJM à « décoloniser leur imaginaire »

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Les propos tenus par Elena Lasida lors de sa présentation au 35e Chapitre général des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) ont eu beaucoup de résonnance auprès de son auditoire le 19 juillet dernier, si l’on en juge les commentaires émis par la suite.

La conférencière invitée a présenté sa vision du monde en lien avec le thème et les orientations du 35e Chapitre général. Après avoir défini le concept de temps « kairos » comme étant un moment opportun, elle a souligné qu’il y avait un choix à faire, soit celui de s’accrocher au passé ou d’inventer l’avenir. Puis elle a abordé le thème « l’Appel de nos vies! » en soulignant deux formes de vie : par continuité et par renouvellement.

Enfin elle a eu « le génie », comme l’a mentionné une participante, d’établir des ponts entre les quatre règles du pape François et les quatre orientations du chapitre.

Orientations du 35e Chapitre

Règles du pape François dans Evangelii Gaudium

Chercher de nouvelles visions du monde, attitudes et manières d’être à travers l’engagement avec de jeunes adultes, d’autres religieuses et une diversité de collaborateurs et de collaboratrices dans la mission

·         La réalité est supérieure à l’idée

 

Invitation à décoloniser notre imaginaire

Vivre intentionnellement notre unité et notre interdépendance avec toute la communauté de la Terre.

·         L’unité est supérieure au conflit

 

Invitation à désarmer nos rivalités

Être un catalyseur dans la création de nouvelles formes de communauté et de partenariats pour favoriser un mode de vie plus juste et plus écologique.

·         Le tout est supérieur à la partie

 

Invitation à décloisonner nos chasses gardées

Nous ouvrir à la transformation personnelle et communautaire, nous menant à être une influence dynamique et prophétique dans la vie religieuse et dans le monde d’aujourd’hui.

·         Le temps est supérieur à l’espace

 

Invitation à dé-maîtriser l’avenir

 

Rappelant l’histoire de la Congrégation, en associant notamment l’éducation à la création artistique et musicale, Elena Lasida a souligné que la Congrégation était bien placée pour mettre à profit sa longue expérience pour aider à repenser la «maison commune».

Elle a ainsi parlé de :

  • « Faire place à la beauté dans un monde ordonné en fonction de l’utile et de l’efficacité…
  • « Faire place à l’inattendu en développant sa capacité d’accueillir dans un monde obsédé par la prévision, l’anticipation et la sécurité…
  • « Faire place au lâcher prise dans un monde marqué par la maîtrise et le contrôle » en expliquant que lâcher prise ne voulait pas dire abandonner et démissionner, mais plutôt « s’abandonner et se laisser porter. »

Elle a conclu sur une note d’optimisme en affirmant « à travers ce monde qui disparaît, vous avez la sensibilité pour déceler les germes de la vie nouvelle qui appelle. »

Rappelons qu’Elena Lasida est professeur à l’Institut catholique de Paris (ICP), docteur en sciences économiques et sociales, directeur du master « Économie solidaire et logique de marché » à la faculté de sciences sociales et économiques de l’ICP. Elle a écrit plusieurs livres dont « Le Goût de l’autre : La Crise, une chance pour réinventer le lien », donne des conférences et participe comme chercheur à des démarches d’évaluation d’utilité sociale.

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L’annonce de l’incendie de la boulangerie du projet au Lesotho — Retiumetse Church Project (RCP) — a suscité des gestes spontanés de solidarité. L’Association pour le développement participé (ADEP), qui soutient depuis le début des projets au Lesotho, a versé une première somme importante pour procéder à l’achat de fourneaux complètement détruits. On espère ainsi permettre une reprise rapide de la production du pain, une nécessité pour la centaine de familles des villages environnants et pour les orphelinats et le centre pour les personnes aînées.

Au moment où le gaz s’est enflammé, deux travailleurs se trouvaient dans la boulangerie. L’un d’eux a subi de légères brûlures.  Rappelons que la boulangerie joue un rôle primordial dans le cadre du Retiumetse Church Project, fondé par Sr Gisèle Foucreault voilà de nombreuses années.

Actuellement géré par Sr Sylvia Jone, le RCP comprend un foyer pour orphelines et un centre d’hébergement pour les personnes âgées abandonnées et négligées. On y greffe plusieurs programmes dont l’éducation aux jeunes filles, des formations pour l’autonomisation, des moyens aux familles et aux communautés de la région pour acquérir un logement et accéder à l’eau.

De plus, la boulangerie est une source de formation et d’emploi pour plusieurs personnes qui y travaillent. Elle crée également des revenus au RCP en fournissant du pain aux écoles voisines et dans les écoles où les SNJM œuvrent.

Alors que l’on évalue le coût des travaux de reconstruction, la responsable du projet s’active à répondre aux besoins immédiats sur place. Au Québec, la nouvelle a suscité un élan de générosité immédiat chez les consœurs et amis-es de Sr Gisèle Foucreault, qui a travaillé au Lesotho pendant 50 ans. Cette dernière a été l’artisane de nombreux projets structurants dans ce pays dont la construction de maisons, le creusage de puits et la mise sur pied de cette boulangerie. On souhaite ainsi contribuer à l’achat des denrées comme la farine et participer à l’achat des équipements et à la reconstruction du bâtiment en blocs de ciment.

Toute forme d’aide financière provenant du Canada peut être adressée à Fonds d’aide aux missions, 80, rue Saint-Charles Est, Longueuil, Québec, J4H 1A9. Merci d’indiquer « Pour boulangerie Lesotho » et fournir vos coordonnées complètes pour recevoir un reçu.

Source photos : Sr Sylvia Jone et Sr Hélène Harvey

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Le premier jeudi 5 à 7 virtuel « Jasons patrimoine » aura lieu ce jeudi 15 juillet. Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) y participeront avec la présence de Sr Lisette Boulé, co-responsable du Centre Marie-Rose. Cette dernière côtoiera des représentants de la Société d’histoire de Longueuil et du musée de la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue dans le premier volet de cet événement.

Dans cette formule estivale décontractée, il sera possible de redécouvrir le patrimoine de Longueuil sous diverses formes : par la présentation d’objets anciens, le savoir-faire artisanal, les œuvres d’art public sans oublier le patrimoine bâti.

Cette approche a le mérite de donner la parole aux invités pour qu’ils puissent partager la petite histoire et des anecdotes entourant des objets et des faits méconnus du public. Ainsi, Sr Lisette Boulé, snjm, présentera une forme d’art courante au 19e siècle et complètement disparue depuis. Elle en profitera pour souligner l’ingéniosité des artisans du temps en présentant un prie-Dieu multifonctionnel qui a été utilisé par la bienheureuse Marie-Rose Durocher une grande partie de sa vie. Ce meuble a été réalisé dans la première partie du 19e siècle et s’inspirait de ceux que l’on retrouvait dans les monastères de sœurs recluses.

En plus des représentants de la Société d’histoire et de la cocathédrale, l’événement réunira, dans un deuxième volet, des personnes pouvant parler de la place des arts visuels à Longueuil et de l’archéologie.

L’événement est gratuit. Il faut cependant s’inscrire par l’entremise de ce lien. Il sera également possible de revoir l’enregistrement de ce premier événement ultérieurement.

Rappelons que cette initiative vient remplacer la tenue des Journées histoire et patrimoine mises en place par le Bureau de la culture de la Ville de Longueuil voilà quelques années. La pandémie et les mesures sanitaires en vigueur ont amené les responsables à modifier la formule pour atteindre les objectifs. Trois autres événements du genre se tiendront au cours des prochaines semaines.

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Le projet de loi C-15 a finalement été approuvé par le Sénat du Canada par le décompte de 61-10 avec neuf abstentions, le 16 juin dernier, quelques jours à peine avant la Journée internationale des peuples autochtones. Une vaste campagne de sensibilisation était en cours depuis que le projet de loi avait franchi l’étape de la Chambre des communes en décembre 2020. Plusieurs organisations confessionnelles dont les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) avaient joint leur voix pour soutenir son adoption au Sénat.

Le projet de loi C-15 (Loi concernant la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones — DNUDPA) a pour objectif d’harmoniser les lois fédérales avec la DNUDPA. « Cette loi obligera le gouvernement du Canada à examiner les lois, les politiques et les pratiques fédérales, ainsi qu’à prendre toutes les mesures, en consultation et en collaboration avec les peuples autochtones, pour veiller à en assurer la conformité avec la Déclaration. Elle jette les bases d’un changement transformationnel dans les relations du Canada avec les peuples autochtones, » ont mentionné David Lametti, ministre de la Justice et procureur général du Canada, et Carolyn Bennett, ministre des Relations Couronne-Autochtones dans une déclaration commune après son adoption au Sénat.

Les femmes autochtones victimes d’une double discrimination

Pour la présidente de Femmes autochtones du Québec (FAQ), Viviane Michel, le travail n’est pas terminé pour autant. Cette dernière s’inquiète du délai nécessaire pour revoir et uniformiser les lois canadiennes afin de respecter la DNUDPA. « Durant ce temps, les peuples autochtones du Canada, et plus particulièrement les femmes autochtones, ne sont toujours pas traités sur un pied d’égalité avec l’ensemble des Canadiens et des Canadiennes. »

Madame Michel rappelle que les « femmes autochtones sont victimes d’une double discrimination par rapport aux hommes autochtones dans plusieurs aspects de leurs vies. Il ne faut pas qu’elles soient oubliées dans tous les aspects de la mise en œuvre de la DNUDPA. » C’est dans ce contexte qu’elle réclame des gouvernements d’entreprendre une véritable consultation avec les nations autochtones pour s’arrimer à leurs réalités.

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La présentation de Sr Huguette Fleurant sur le projet interculturel avec des femmes migrantes et réfugiées a été l’occasion de découvrir tous les défis à relever au quotidien par les participantes. En toute simplicité et avec bonhomie, Sr Huguette s’est acquittée de sa tâche de dévoiler les dessous d’un projet de vie qui ne faisait même pas partie de ses rêves lors de son arrivée au Manitoba, voilà sept ans.

Une vue partielle des participantes à la conférence de Sr Huguette Fleurant en mode virtuel.

Partie à Winnipeg pour une année sabbatique afin d’apprendre l’anglais, Sr Huguette s’est impliquée bénévolement quelques mois au sein de l’organisme House of Peace. C’est au cours de ces échanges qu’elle a eu l’idée. « Dieu m’attendait là. C’était un appel… », a mentionné Sr Huguette au moment d’expliquer comment elle a initié son projet interculturel. « J’ai découvert ma mission », a-t-elle révélé en parlant avec enthousiasme de ce projet de communauté de vie, de prière et de partage.

Les personnes qui font partie de cette communauté ne le font pas pour des économies financières. Tout le monde paie sa part pour l’hébergement, la nourriture et les services. « Nous avons la motivation de bâtir quelque chose : un milieu d’accueil » enchérit-elle.

« On se sent impuissante devant leur histoire »

Ce noyau de quelques femmes dont certaines ont vécu dans des camps de réfugiés, subi les affres de la violence gratuite dans ces lieux ou de la violence conjugale, sans oublier l’extrême pauvreté, démontre sa capacité à se prendre en main. « Nous nous regroupons pour se dire et être entendues », précise Sr Huguette.

Lia, Sr Huguette, Jenny et à l’arrière, Esther.

Sans l’aide des gouvernements, ce projet de vie interculturelle a rassemblé depuis ses débuts des femmes provenant surtout des Philippines, du Myanmar et de l’Érythrée. Des femmes fortes et persévérantes au bagage culturel distinct qui se sont donné une langue commune : l’anglais, tout en sachant qu’il n’est pas facile de traduire ou comprendre toutes les subtilités des vécus de chacune, dans une autre langue que la sienne.

Le défi, si grand soit-il, a le mérite d’amener les personnes à porter attention davantage à l’autre, à faire un effort supplémentaire pour mieux la comprendre. C’est d’autant plus exigeant que personne ne part avec les mêmes bases. « On se sent impuissante devant leur histoire », avoue Sr Huguette en parlant de cette « tristesse profonde » ressentie au contact de ces femmes réfugiées de camps où elles ont vu des soldats tuer des personnes sans raison.

Ce projet de vie interculturelle est aussi l’occasion de mieux cerner la réalité des personnes migrantes et réfugiées qui sont forcées de se déplacer pour des raisons de pauvreté, de malnutrition, de conflits politiques et autres. « Ces personnes marginalisées n’ont pas choisi d’être vulnérables. »

La beauté du projet est cette détermination des femmes participantes à être attentives « aux nuances des cultures des autres. » Malgré le défi constant pour essayer de mieux comprendre l’autre, les femmes expriment clairement leur désir de « vivre ensemble pour aller plus loin dans la culture de l’autre. » Cela nécessite une ouverture d’esprit, une patience pour faire attention à ce que l’on dit en parlant en termes de « je » et non de « tu » et à donner de l’espace à chacune. Ce désir est aussi alimenté par leur croyance en Dieu.

Une expérience enrichissante

La table représentative des demandes de prière.

Cette maison d’accueil a inscrit dans son horaire, une rencontre communautaire mensuelle de prière. Un temps d’arrêt pour soi et pour porter dans leurs prières, les demandes reçues au fil des jours. La gestion de conflits se fait au fur et à mesure. Il n’est pas question qu’une mésentente reste en suspens. Cela oblige toutes les participantes à parler ouvertement et à se réconcilier.

Au-delà des exigences d’une telle vie communautaire, il y a la richesse du partage, la valorisation des compétences et la générosité naturelle de chacune. Cette volonté de « cheminer ensemble et de grandir ensemble » qui s’inscrit dans l’esprit d’Emmaüs.

Ce projet interculturel a pu prendre naissance avec l’appui immédiat des deux équipes de leadership SNJM du Manitoba et du Québec. Les relations étroites avec les gens du milieu de Winnipeg et plus particulièrement du réseau de contacts de Lesley Sacouman de l’organisme House of Peace ont facilité plusieurs choses notamment lors du déménagement d’une maison à une autre et de son aménagement.

À la conclusion de cette conférence en mode virtuel de Sr Huguette Fleurant dans le cadre de la dernière rencontre de l’année du comité Justice et Paix SNJM du Québec, plusieurs sœurs et personnes affiliées SNJM parmi la cinquantaine présentes n’ont pas manqué de saluer le courage, l’ouverture et le cheminement personnel de la conférencière. « Bravo d’avoir été capable d’intégrer d’autres formes de culture et une langue », a exprimé l’une d’elles alors que la responsable provinciale du Québec a conclu sur ces paroles « Je te remercie de ce que tu es devenue. »

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L’Équipe de leadership des SNJM du Québec a signé la pétition en ligne d’une coalition d’organisations confessionnelles canadiennes réunies sous l’appellation Faith in the Declaration. Cet appui s’ajoute à l’envoi d’une lettre aux membres du Sénat du Canada par l’Équipe de leadership de la Congrégation (ÉLC) en mai dernier. Cette démarche en cours depuis plusieurs semaines a rallié plusieurs organisations de tout horizon.

Elle veut inviter les membres du Sénat du Canada à adopter, avant le congé estival, le projet de loi C-15. Ce dernier porte sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA). Après son adoption par les deux chambres fédérales, le droit canadien serait ainsi assujetti aux principes de cette Déclaration.

L’adoption amènera également le gouvernement canadien à travailler plus étroitement avec les peuples autochtones afin d’élaborer un plan d’action national avec des priorités précises. Elle viendra mettre un terme à une longue saga qui remonte en 2016 avec le projet de loi C-262. Ce dernier n’a malheureusement pas été adopté par le Sénat avant la dissolution de la Chambre des communes en 2019. La présente campagne veut éviter que le projet de loi C-15 ne subisse le même sort.

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Lors de son assemblée générale le 9 juin, la Coalition du Québec de la Marche mondiale des femmes (CQMMF) a confirmé la tenue d’une action symbolique nationale pour clôturer l’année internationale de la Marche des femmes, le 17 octobre 2021. De nombreuses contraintes d’ordre sanitaire et logistique ont incité les membres à opter pour cette avenue au lieu d’un événement en présence.

La CQMMF planifie donc une action nationale le 17 octobre en avant-midi pour promouvoir la 5e revendication liée aux femmes autochtones du Québec. L’organisme préparera d’ici là des outils de mobilisation pour faciliter l’organisation d’événements régionaux et locaux en présence sous diverses formes (marche, rassemblement, conférence…) et du matériel numérique pour leur partage sur les médias sociaux.

En lien avec la 5e revendication sur les femmes autochtones, une invitation a été lancée à tous les groupes pour identifier des façons de se rapprocher de la culture autochtone. Parmi les idées lancées, il y a celle d’apprendre à saluer les autochtones dans leur langue. Une liste préliminaire de mots en langues autochtones a été transmise à cet égard.

Un guide d’animation sur chacune des revendications dont cette 5e revendication portant plus spécifiquement sur les femmes autochtones est disponible sur le site de la CQMMF. C’est une occasion d’approfondir le sujet sous la forme de plusieurs activités avec des sujets diversifiés tels que : droits des peuples autochtones, déconstruire les préjugés et les impacts du colonialisme sur les femmes autochtones.

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Le groupe des personnes associées francophones aux Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) s’est enrichi de l’arrivée de deux jeunes femmes. Yasmine Matar et Geneviève Noël ont prononcé leur premier engagement à titre de personnes associées lors d’une cérémonie en mode virtuel, le 22 mai dernier.

Après plus de deux ans de cheminement spirituel en compagnie de Sr Thérèse Laplante, les deux jeunes aspirantes ont vécu ce moment avec émotion et apaisement. C’est en présence de 26 sœurs anglophones et francophones et de personnes associées que cette cérémonie des premiers engagements a eu lieu.

Un désir de partager et de « grandir »

Interrogée sur ses motivations d’entreprendre cette démarche spirituelle, Yasmine exprime son désir de prier, discuter, réfléchir et contempler. « Partager un moment avec le groupe de personnes associées est précieux pour moi. Prendre un moment pour faire le vide est un défi constant. »

Au-delà de ces moments d’échange et d’intériorisation, elle souhaite « être une membre active et présente dans la famille SNJM et participer aux actions liées aux prises de position collective de la communauté. Je veux apporter une écoute et une ouverture d’esprit et entrer en communion avec les sœurs et les personnes affiliées francophones et anglophones. »

Pour sa part, Geneviève parle d’une connexion entre elle et l’énergie SNJM depuis son premier contact avec la congrégation qui ne cesse de croître depuis. « Rattacher ces valeurs, ce charisme, cette action à quelque chose de plus grand que moi, ça donne du sens, de la force, de l’énergie, de la vivacité. »

Elle précise la raison pour devenir une personne associée SNJM en ces termes « c’est l’appel du groupe. Chacune de vous. Parce que vous me nourrissez, vous donnez de l’eau à ma plante spirituelle, vous la faites grandir. Seule, je n’ai pas les outils et certains outils ne se trouvent pas dans les livres et les lectures, mais en relation avec d’autres. »

La rencontre des personnes associées francophones SNJM a également officialisé l’engagement de quelque 37 autres personnes affiliées pour les trois prochaines années.

Consultez cette page pour en savoir davantage sur les formes d’affiliation à la mission SNJM.

Légende – photo en haut de page : Yasmine Matar et Geneviève Noël

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Dans une récente lettre transmise à la direction de Développement et Paix, copie conforme aux évêques du Canada (CECC) et à la Conférence religieuse canadienne (CRC), les signataires expriment leur désaccord sur la façon choisie par l’organisme pour éliminer 24 partenaires du Sud de leur liste de soutien.

Signalant au passage le manque de transparence et la « préoccupation pour la moralité sexuelle plutôt que pour les pauvres et le bien commun », les quatre signataires de la lettre font allusion aux Écritures pour appuyer leurs propos.  «Nulle part dans l’Évangile Jésus n’abandonne les femmes égarées ou désespérées. Jésus entend leurs cris… »

Manifestant leur indignation, elles terminent leur missive en posant la question, toujours aussi pertinente dans le contexte actuel : « Est-il trop tard pour regarder ces situations avec un cœur compatissant et à la lumière de l’Évangile? »

Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) soutiennent l’organisme non gouvernemental (ONG) Développement et Paix depuis très longtemps. La récente controverse les indispose tout comme d’autres organisations religieuses qui ont également dénoncé la manière d’agir de Développement et Paix.

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La direction du Collège Durocher-Saint-Lambert (CDSL) a perpétué la tradition des SNJM en procédant à l’insertion d’une médaille de mère Marie-Rose lors de la première coulée de béton du sol du Lieu des possibles.

Selon l’histoire et la dévotion à la fondatrice des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), cette médaille protège les lieux des incendies. Une telle médaille se retrouve dans les fondations des différents bâtiments du Collège.

La cérémonie a eu lieu le 19 mai dernier au chantier du Lieu des possibles à Saint-Lambert. Invitée par le directeur du Collège Durocher-Saint-Lambert, Francis Roy, Sr Denise Riel, animatrice provinciale, a inséré la médaille dans le béton. Elle était accompagnée de Sr Lisette Boulé, conseillère provinciale.

L’événement s’est produit en présence de plusieurs autres personnes dont : Mme Kathleen Caissy, présidente du CA, M. Jacques Gravel, directeur des services techniques, Mme Dominique Genest, directrice des services financiers, Mme Josée Amireault, membre du CA.

Rappelons que le Lieu des possibles sera aménagé dans un nouveau pavillon du CDSL. Il se veut un espace de création et d’échange ouvert sur la communauté et un lieu d’apprentissage correspondant aux besoins des jeunes d’aujourd’hui et dans le futur. En savoir plus…

Source photo : Collège Durocher-Saint-Lambert