La technologie au service des sœurs

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L’abbé Fontaine utilise l’émetteur porté sous la forme d’un collier.

L’accord du conseil d’administration de la Maison Jésus-Marie pour l’achat d’un équipement technologique de communication a été salué avec enthousiasme par toutes les sœurs résidentes malentendantes.

Cette acquisition a grandement amélioré leur qualité de vie au sein de l’établissement. « C’est le meilleur achat qui a été effectué depuis des années », affirme d’emblée une sœur qui peut ainsi à nouveau participer pleinement aux activités de groupes.

Avec une colonne de son mobile, pouvant être déplacée dans une salle ou à la chapelle, le système technologique de communication comprend aussi des émetteurs et des récepteurs. Ces éléments sont offerts aux animatrices et aux personnes souffrant de surdité lors du déroulement des activités. Faciles à utiliser, ils n’ont aucun impact négatif pour les personnes entendantes. Leur utilisation redonne cependant confiance aux personnes et les incite à participer davantage à la vie communautaire.

Il faut voir les éclairs dans les yeux et le regain d’énergie pour d’autres depuis l’apparition de ces équipements. Que l’on songe à cette sœur de 103 ans qui peut suivre désormais avec entrain les directives du kinésiologue lors des séances ou à celles qui peuvent enfin échanger lors d’activités.

Sœurs Magella et Thérèse Cadorette apprécient ce nouvel équipement.

La présence de ces équipements technologiques, appelés affectueusement « oreilles bioniques » a changé radicalement la vie de plusieurs sœurs qui ont désormais une bien meilleure qualité de vie. En outre, ils facilitent grandement la tâche des accompagnatrices. Bref, cette acquisition a le mérite d’aider tout le monde.

Reportage photos : Sr Hélène Harvey

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La Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) a invité tous les fidèles à se joindre au pape François afin de prier pour la paix en Ukraine. Le communiqué de la CECC souligne notamment la consécration de la Russie et l’Ukraine au Cœur Immaculé de Marie lors d’une célébration à Rome le 25 mars.

En parallèle, plusieurs autres actions de solidarité ont été mises en œuvre par divers organismes, dont Développement et Paix. Quant à elles, les Équipes de leadership des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), réunies en assemblée, ont adopté une Déclaration qui lance un appel à la paix et à la solidarité.

Cette déclaration encourage les autorités à tout mettre en œuvre pour apporter rapidement le soutien nécessaire aux réfugiés ukrainiens. Une copie de ladite déclaration a d’ailleurs été transmise au premier ministre du Canada et à l’Ambassade d’Ukraine au Canada.

 

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Les Sept semaines pour l’eau 2022 mettent l’emphase sur la justice de l’eau en Europe. Cette thématique se veut un appui au pèlerinage de la Justice et de la Paix du COE planifié principalement en Europe cette année.

La campagne « Sept semaines pour l’eau » mise en place par le Conseil œcuménique de l’eau du Conseil œcuménique des Églises (COE) en 2008 est une invitation à réfléchir au don de l’eau de Dieu. Elle propose des réflexions théologiques hebdomadaires et plusieurs ressources pendant les sept semaines du carême.

Les textes de réflexion aborderont plusieurs questions sur l’eau en lien avec la situation de l’Europe, en présentant diverses perspectives et certaines inégalités. Le COE encourage l’utilisation de ces ressources pour discuter en petits groupes, alimenter des méditations personnelles et élargir ses connaissances en assistant aux webinaires offerts.

Voici le calendrier des publications :

2 mars 2022      « Justice de l’eau maintenant! », par Philip Peacock

7 mars 2022      « Justice de l’eau vers la justice de genre », par Nicqi Ashwood

14 mars 2022    « Prendre soin de la création et de l’eau pour la vie », par Louk Andrianos

21 mars 2022     « L’eau pour la paix : une perspective interconfessionnelle », par Susanne Öhlmann

28 mars 2022    L’eau pour la paix : une perspective interconfessionnelle

4 avril 2022       L’eau est un don de Dieu, un bien commun et un droit de l’Homme

11 avril 2022     Pèlerinage pour la justice de l’eau en Europe

Consultez le site du COE pour en savoir davantage sur les Sept semaines pour l’eau.

 

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Dans son mot de présentation de la plus récente livraison du bulletin d’UNANIMA International, la directrice générale Jean Quinn, fdls, mentionne plusieurs éléments majeurs qui ont marqué l’année 2021. Elle signale, entre autres, la fierté de l’ONG d’avoir réussi à mettre en évidence le thème de l’itinérance au sein de l’Assemblée des Nations Unies qui a adopté à l’unanimité la résolution que l’organisme a présentée. « C’est un accomplissement monumental… (alors que) le thème de l’itinérance était largement absent du programme de la communauté internationale pendant des décennies… »

Le bulletin présente les actions en cours des comités à l’ONU, dont la Commission du développement social. On souligne la Déclaration commune avec l’International Presentation Association (IPA) qui a soulevé la question des vulnérabilités spécifiques des femmes et des filles tout au long de la pandémie.

On retrouve également un article sur la tenue de la 66e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies. En lien avec le thème « Changements climatiques – Environnement – Réduction des risques de catastrophe – L’égalité des sexes au centre des solutions », UNANIMA International a adressé une demande pour présenter au cours de la session, une déclaration qui sera lue virtuellement, si elle est acceptée. L’ONG animera également un événement parallèle organisé avec le Groupe de travail pour mettre fin à l’itinérance intitulé « Climate Change: Multiple Risks for Homeless Women and Girls » (Changements climatiques : les risques multiples pour les femmes et les filles itinérantes).

Quelques renseignements sont également fournis sur les activités du Comité des ONG, le déménagement des bureaux d’UNANIMA au Church Center de l’ONU et l’arrivée de nouvelles stagiaires. Comme d’habitude, le bulletin fournit plusieurs liens sur des documents ou sites Web en référence.

Consultez cette publication offerte en anglais, en espagnol, en français et en portugais pour en apprendre davantage.

 

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Sous la direction du chef Alexandre Da Costa, les musiciens de l’Orchestre symphonique de Longueuil entreprendront une tournée dans les écoles de la Montérégie d’avril à juin. Ils présenteront deux concepts intitulés Sac à surprises et Stradivarius à l’école — Mozart. Cette approche est une façon de rester en contact avec les jeunes puisque le programme Portée pédagogique jumelé au Concert du printemps est sur pause depuis deux ans en raison de la pandémie.

Dans l’esprit des Balcons symphoniques, projet initié en pleine pandémie qui a amené des groupes de musiciens de l’orchestre à se rendre à l’extérieur des résidences pour aînés pour leur offrir des concerts, le chef Da Costa avec ses musiciens ont décidé de lancer un nouveau projet les Jardins symphoniques.

Cette fois-ci, quelques musiciens de l’orchestre avec le chef soliste proposeront des moments musicaux de « pure magie » aux petits en se rendant dans les CPE et milieux de garde de la petite enfance de la région. Cette tournée devrait débuter en mai.

Partager une passion commune pour la musique

Depuis son entrée en fonction, le chef Da Costa fait la promotion d’une initiation musicale auprès des jeunes. Le programme jeunesse de l’OSDL bénéficie de son enthousiasme pour promouvoir diverses approches et ainsi propager sa passion de la musique.

C’est avec la prochaine saison, soit celle de 2022-2023, que toutes les activités de la Série Jeunesse reprendront. La 22e édition du Concert du printemps devrait se tenir en mai-juin 2023. La programmation prévoit également un retour en salle avec la présentation de quatre concerts des Matinées scolaires et la poursuite du projet Jardins symphoniques dans les CPE et milieux de garde. En outre, un programme sera mis en marche avec la collaboration de la Fédération des Associations de musiciens éducateurs du Québec (FAMEQ) dès septembre 2022 sous le nom de Journée musicale.

Rappelons que les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) partagent leur passion pour la musique et l’importance de son enseignement depuis le début de leur fondation comme congrégation. Leur soutien à l’OSDL depuis plusieurs années s’inspire d’ailleurs de cet esprit.

En terminant, on se souviendra du passage du chef Da Costal avec un groupe de musiciens à la Maison Jésus-Marie en 2020 alors qu’il avait lancé le projet Balcons symphoniques pour égayer la vie des personnes âgées. Ce projet les a amenés à sillonner plusieurs régions du Québec. Voici quelques liens vidéos pour le plaisir de l’âme musical qui sommeille en vous.

2020 – Concert à Longueuil (Méditation de Thaïs et La Marche Radetzky)

Septembre 2021 – Passage en Gaspésie (Une chance qu’on s’a)

Été 2021 – Aperçu de la tournée effectuée (J’t’aime comme un fou)

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La plus récente livraison du bulletin CATHII-Info fait part de plusieurs projets en cours, dont le projet initié l’an dernier CATHII-Université à l’ONU. Ce projet visant à former des étudiants.es aux enjeux de la traite humaine rassemble des jeunes de trois universités québécoises. Ils pourront participer aux ateliers sur la traite, présentés dans le cadre de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW) à la mi-mars.

On apprend également que le projet de recherche sur l’autonomisation des survivants.es de la traite franchit une nouvelle étape avec la distribution d’un questionnaire en trois langues. On souhaite documenter les meilleures pratiques du secteur communautaire en s’intéressant plus particulièrement au vécu des victimes. L’idée principale est d’identifier plus clairement le type d’interventions qui les aident à reprendre le contrôle de leur vie.

On fait état également du travail effectué par le Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec (RATTMAQ), des enjeux qui concernent ces personnes et de la nécessité que le gouvernement accorde un permis de travail ouvert à ces mêmes travailleurs.euses agricoles.

Le bulletin du Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) est disponible en français et en anglais.

 

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L’Association des religieuses pour les droits des femmes (ARDF) a lancé une invitation à la solidarité en faveur des personnes expulsées du Mont-Carmel, une résidence pour personnes autonomes (RPA). Cette résidence, où habitent plusieurs religieuses de la communauté des Auxiliatrices, a été acquise récemment par un nouveau propriétaire désireux d’en faire un édifice à logements locatifs multifonctionnels, sans services adaptés à la clientèle âgée.

Quelque 150 résidents ont assisté à l’assemblée publique en présence de la députée Manon Massé et des deux avocats le 9 février dernier.

Alors que les résident.e.s poursuivent leurs démarches pour contrer leur éviction, deux appels à l’action ont été faits. L’un est un appui financier pour soutenir les démarches juridiques auprès du tribunal administratif du logement. Cette demande en opposition des avis d’éviction veut protéger les droits des personnes âgées dont plusieurs ont plus de 75 ans. En attendant une plateforme numérique pour une campagne de sociofinancement en ligne, un formulaire circule (fichier disponible ici) pour faciliter l’envoi de dons.

En parallèle, une pétition a été mise en ligne sur le site de l’Assemblée nationale du Québec dans le but de réclamer le respect des droits des locataires des RPA. La situation de la Résidence Mont-Carmel n’est pas unique. Elle suscite de nombreuses interrogations et devrait inciter les autorités à revoir les règles en vigueur pour offrir davantage de protection aux personnes âgées.

L’ARDF encourage la diffusion du lien pour accéder à cette pétition et la signer pour faire reconnaître les droits des aînés.

Pour en savoir davantage sur la situation et les conséquences de ces évictions sur les personnes expulsées, écoutez l’entrevue de Marie-Paule Lebel, religieuse et membre du comité des résident.e.s de la RPA Mont-Carmel.

 

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Peu importe leur lieu de résidence au pays, les femmes et les hommes autochtones expriment la même souffrance : « on nous a volé nos racines. » Cette blessure se matérialise par de nombreuses pertes, à commencer par la langue et la culture pour s’étendre jusqu’à la réduction du rôle et du pouvoir des femmes dans leur société. Que l’on soit au Québec ou au Manitoba, les impacts de la colonisation sont encore ressentis par les enfants « qui ont honte de ce qu’ils sont et de ce qu’ils voient », a souligné Sheila Chippastance, métis.

Cette dernière a participé avec deux autres membres de peuples autochtones à la conférence « À l’écoute des voix autochtones » organisée conjointement par les membres des comités de Justice et Paix SNJM du Québec et du Manitoba. La rencontre en mode virtuel du 24 janvier dernier a rassemblé quelque 150 personnes.

Rejoindre par l’émotion

Au fil de ces deux heures captivantes, l’assistance a été transportée dans l’univers du peuple innu au Québec par l’entremise d’une entrevue télévisée avec le journaliste et auteur Michel Jean et la recension de trois de ses livres. Rappelant que les Autochtones ne connaissaient pas leur propre histoire, notamment celles des pensionnats, Michel Jean a opté pour l’écriture romanesque pour aider à prendre conscience de leurs réalités. C’est par l’émotion et le ressenti que les gens sont touchés et peuvent mieux comprendre les situations vécues par les peuples autochtones, croit-il.

Les comptes-rendus de trois des livres de l’auteur ont permis une incursion dans l’univers de sa famille et dans celui de l’itinérance à Montréal. Dans ce dernier cas, la découverte des souffrances vécues par les itinérants autochtones a suscité le désir d’en apprendre plus et d’aller vers eux. Parmi les autres commentaires des participantes, soulignons celui d’une native de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean qui a dénoncé le fait que la population blanche a été laissée dans l’ignorance à l’époque sur les faits entourant l’arrivée du chemin de fer dans la communauté autochtone de Pointe-Bleue (Mashteuiatsh).

Cette première partie de la conférence comportait également la présentation de deux chants sur YouTube, l’un associé à une prière Ojibwa alors que le second faisait place à la chanteuse inuite Elisapie Isaac avec « Arnaq » (signifiant femme) qui rend hommage à la force des femmes de son village en soulignant « n’oublie jamais d’où tu viens ».

Réalités autochtones au Manitoba

La rencontre s’est poursuivie avec une « sage » de 87 ans, Mae Louise Campbell de la nation Ojibwa-Saulteaux Métis. Sa longue feuille de route ne l’empêche pas de poursuivre inlassablement son travail. « Je ne pense pas à la retraite, j’ai beaucoup trop de travail à faire », dit-elle d’entrée de jeu. Cette gardienne des sagesses des grand-mères autochtones du Manitoba est aussi cofondatrice d’un lieu de guérison, d’éducation et de formation.

« Nous étions très éduqués avant l’arrivée des Blancs… nous avions à cœur l’aspect sacré de tout être vivant, le respect envers la Terre Mère », souligne celle qui lutte pour redonner le pouvoir ancestral aux femmes. « Nous étions les leaders de nos communautés et préservions l’harmonie. » La colonisation a enlevé le pouvoir aux femmes. Elle a aussi fait perdre de nombreux savoirs (par exemple, lois sacrées) généralement transmis par elles sous diverses formes, dont des rituels.

Tout en soulignant l’urgence de tout réapprendre, Mae Louise Campbell insiste sur la nécessité de « travailler ensemble » dans le respect de chaque être vivant, des enfants « sacrés » et du rôle de la femme. Elle invite à créer des programmes pour « remplacer les mensonges, les mythes, reconnaître nos vérités » et souhaite que l’on puisse dorénavant « changer les façons de faire les choses ».

Les deux autres invitées, Patricia Mainville, de la nation Anishinaabe et Sheila Chippastance, Saulteaux-Métis, ont fait ressortir le rôle de la femme dans cette période de réconciliation en insistant sur l’éducation et la pertinence de se réapproprier leur culture. « Une seule personne dans la famille peut faire vivre des changements », exprime Patricia, convaincue du pouvoir de l’éducation pour rompre le cycle, faire entendre la vérité et s’épanouir.

Reconnaissance et compréhension

Enseignante, Sheila croit elle aussi aux vertus de l’enseignement auprès des jeunes. « Il faut leur apprendre à être fiers de leurs valeurs, de leur héritage », raconte-t-elle alors qu’elle-même a appris sa culture par sa mère non autochtone. Intervenant sur la décolonisation, les deux invitées croient important de « reconnaître et de comprendre ce qui a été fait avec la colonisation et les pensionnats et tout ce qui a été perdu par les peuples autochtones à commencer par la capacité d’élever leurs enfants. »

La découverte et l’apprentissage de leurs racines constituent une route difficile pour les Autochtones eux-mêmes. Les deux participantes déplorent aussi la perte de l’histoire des femmes autochtones et des impacts de la colonisation encore tangibles dans leurs communautés. La compassion, l’ouverture, l’écoute des voix autochtones avec la tête et le cœur constituent de bonnes pistes pour travailler à la décolonisation, selon elles.

Pour approfondir le sujet, consultez les ressources ci-dessous :

Vous pouvez également visionner la vidéo de la conférence ci-dessous.

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Les sœurs résidant à la Maison Jésus-Marie (MJM) ont participé avec enthousiasme à la campagne 500 actions contre la traite humaine en 20 jours. Sur une base collective, on recense au moins 268 actions, soit 88 dans le volet éducation et 180 dans celui de la prière. Comme l’a si bien fait remarquer la supérieure générale Sr Linda Haydock, « C’est incroyable ce qu’elles ont accompli à la MJM alors qu’elles ont 85 ans et plus! »

Sur chaque étage du pavillon Saint-Charles, les sœurs ont participé à des activités individuelles et collectives. Ainsi, avant leurs vêpres, il y a eu l’intention de prière quotidienne. Pour trois groupes de sœurs, chaque intention a aussi fourni un angle de discussion pour approfondir le sujet.

Au cours de cette campagne qui a débuté le 20 janvier, la majorité des résidentes de ce pavillon ont visionné à cinq moments différents, des vidéos portant sur le sujet de la traite des personnes. Ces visionnements ont été effectués en circuit fermé avant la messe quotidienne.

Pour encourager la participation, les responsables de l’animation ont affiché le calendrier de 20 jours de prière (du 20 janvier au 8 février), sur les murs ou les tableaux d’affichage essaimés un peu partout. On a aussi distribué ce même calendrier dans les chambres des sœurs.

Démarche similaire au pavillon Saint-André

La participation des sœurs du côté du pavillon Saint-André s’est aussi exprimée sous les formes collectives et individuelles. Tout comme leurs compagnes de Saint-Charles, elles ont prié quotidiennement chacune des intentions du calendrier. Elles ont participé au visionnement de cinq vidéos distinctes au cours de ces 20 jours.

La journée du 8 février sera aussi l’occasion de réaliser une activité de groupe alors qu’elles se joindront aux sœurs du Pavillon Saint-Charles pour la célébration de prière suggérée par le réseau Talitha Kum. Une rencontre animée à la chapelle a été organisée pour celles qui pourront s’y rendre alors que les autres qui ne peuvent se déplacer pourront visionner le tout en circuit fermé.

À toutes ces actions, il faut signaler que plusieurs sœurs ont eu des initiatives personnelles pour approfondir par exemple leurs connaissances ou même signer la pétition du Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) en faveur de l’adoption d’un plan d’action contre la traite.

Dans son ensemble, c’est une belle démonstration de l’impact des efforts concertés d’un groupe communautaire, comme l’a si bien mis de l’avant mère Marie-Rose au début de la congrégation en 1843.

Reportage photos : Sr Hélène Harvey

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La pandémie a suscité de belles initiatives inspirantes comme en fait foi ce projet « Oiseau mémoire » à la Maison Jésus-Marie (MJM). « C’est une façon de rendre hommage à la personne disparue », explique sœur Hélène Harvey.

Ainsi, pour compenser l’absence de rassemblements au moment des funérailles des sœurs, une petite célébration est organisée dans les 48 heures du décès sur chaque étage (selon les consignes en vigueur).

Après ce court moment de recueillement, on suspend à une forme d’oratoire faite de branches de bouleau, un oiseau confectionné avec des tissus de soie récupérés de foulards et de cravates. « Cela donne une vision d’un oiseau qui s’est envolé », souligne-t-elle. On y ajoute une étiquette au nom de la religieuse décédée pour personnaliser l’approche.

Un projet stimulant

« L’effet est magique chez les résidentes. On sent que cette cérémonie et la symbolique qui l’entoure viennent combler le vide laissé par le départ de leur consœur et par l’absence de véritables funérailles », ajoute Sr Hélène.

Cette idée originale a pris naissance dans la famille de cette dernière. Habituée à confectionner des articles à partir de cravates de soie, sa belle-sœur, madame Sylvie Tremblay, a développé un concept. Le projet a rapidement pris son envol. Il joint l’utile à l’agréable en réutilisant des tissus pour leur donner une seconde vie et une apparence nouvelle!

C’est ainsi que depuis quelques mois, on a vu apparaître ces oiseaux mémoire dans quelques lieux stratégiques de la Maison Jésus-Marie. À défaut de pouvoir apprécier le coup d’œil sur place, nous vous invitons en attendant à consulter une courte vidéo rendant hommage aux sœurs SNJM décédées au cours de l’année 2021.

Reportage photos : Sr Hélène Harvey