Partir en mission au Brésil à 78 ans

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Le rituel d’envoi en mission de Sr Françoise Bernard a été vécu comme un moment « très touchant » par la principale intéressée. Du mot de bienvenue de Sr Denise Riel, animatrice provinciale qui a donné le sens de cette célébration, aux lectures, à l’homélie et aux intentions, tout a été bien préparé avec l’équipe de liturgie pour réaliser un rituel significatif.

L’abbé Fontaine, célébrant, a laissé la place à Sr Françoise qui a livré une réflexion témoignage au moment de l’homélie. Trois intentions soulignant la réponse aux besoins ont remplacé le traditionnel « Je crois en Dieu ». Le moment le plus prenant pour Sr Françoise est sans contredit celui où elle a reçu la bénédiction de toute l’assemblée. « Lorsque les sœurs ont levé la main, ce fut très émouvant. Je ne pars pas seule en mission, je me sens appuyée par toute ma grande famille », évoque-t-elle avec émotion.

« Un appel foudroyant »

Sr Françoise Bernard

Lors de son témoignage, Sr Françoise a rappelé brièvement son parcours à commencer par son OUI à se consacrer au Seigneur comme religieuse, vécu comme « le don total de ma vie. Je remettais ma vie entre ses mains, ouverte et disponible à sa Parole et à son Amour pour témoigner de sa présence aimante et bienveillante au milieu de mes sœurs et de mes frères où je serais appelée à vivre la mission qui me serait confiée. »

Cette mission s’est d’abord concrétisée dans l’enseignement (28 ans) avant de devenir responsable des pensionnaires au Collège Durocher. Puis, répondant à l’appel de Claude Hamelin, alors animateur en pastorale au collège, elle s’investit en pastorale. Au moment où elle complète un certificat en Études bibliques, elle sent un appel pour les pauvres. « En écoutant le commentaire du professeur sur le passage de l’Évangile de Luc où Jésus se rend à la synagogue et y fait un la lecture d’un passage du livre d’Isaïe, je suis ébranlée… J’ai senti un appel foudroyant pour aller en mission avec les pauvres, mais quels pauvres? »

En mission avec les pauvres

C’est une discussion avec Sr Jacqueline Boudreau qui l’amène à réorienter son élan. “Moi, j’en connais des pauvres. J’en ai à te présenter”, lui aurait-elle dit en substance. “Ils sont en Haïti.” Inquiète et ayant malgré tout un peu peur devant tous les aspects inconnus (langue, culture, etc.), Sr Françoise se questionne. L’appel pour aller vers des pauvres même si elle ne les connaît pas est plus fort. “J’ai la chance de commencer quelque chose de nouveau.”

L’aventure pour Haïti commence. L’expérience de six mois s’est transformée en mission pendant huit années. Dans les faits, c’est devenu un coup de cœur dès son arrivée en sol haïtien. “En descendant de l’avion, j’ai senti la chaleur m’envelopper. J’avais le goût de m’agenouiller au sol. J’ai senti que je venais d’arriver dans ma nouvelle famille.”

Après une année sabbatique à son retour et un temps pour accompagner ses parents malades, Sr Françoise se retrouve dans l’équipe de coordination du Secteur Missions. Elle ira au Brésil et en Haïti pour voir et apporter du soutien au projet de relève coordonné désormais par les Petites Sœurs de Sainte-Thérèse.

C’est toutefois en 2008 qu’elle part pour une nouvelle mission, cette fois-ci au Brésil. Arrivée d’abord à Brasília, pour son immersion, elle s’intègrera au projet à São Paulo avant de se rendre, une année plus tard, à Maceió où le Centro Social Madre Maria Rosa (CMMR) prendra forme. Ce centre communautaire s’occupe principalement de l’alphabétisation des adultes selon une approche qui veut répondre aux besoins courants. L’équipe responsable, composée de deux femmes et un homme brésiliens, fait un travail remarquable, selon Sr Françoise. Le Centre offre aussi des activités pour favoriser l’autonomisation des femmes et soutenir les jeunes.

 

La mission n’a pas d’âge

Sr Françoise est consciente qu’il y a eu des changements depuis son départ en 2019. Les attentes sont différentes, le lieu a changé alors que l’équipe compte sur de nouvelles personnes. L’objectif de ce nouvel envoi en mission au Brésil à 78 ans est cependant très clair pour Sr Françoise. “Je m’en vais travailler pour remettre ce projet au peuple brésilien, entreprendre les démarches administratives, créer un conseil d’administration…” Elle apportera bien entendu son soutien aux membres de l’équipe en place avec l’aide de Sr Joanne Pundyk qui a assumé la coordination durant son absence prolongée à cause de la pandémie.

La mission d’un an pourrait se prolonger en tenant compte des impondérables administratifs et de la situation. Pendant sa mission, elle se sentira bien appuyée, même de loin, par ses sœurs de cœur à la Maison Jésus-Marie. “J’ai vécu une expérience merveilleuse avec les sœurs du 3e étage à l’infirmerie ces dernières années. Je sais qu’elles vont prier pour moi.”

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

Rituel d’envoi

Le Seigneur Jésus nous invite à sa suite à donner nous-même à manger aux personnes qui ont faim. Sœur Françoise Bernard veut y répondre de façon spéciale en allant servir au Brésil.

  • Aujourd’hui, Françoise, au nom de Jésus, inspirées par le charisme de mère Marie-Rose et les Actes des chapitres généraux, les sœurs SNJM du Québec t’envoient répondre aux besoins des femmes et des enfants du Brésil.
  • Aujourd’hui, Françoise, dans le sillage du Secteur Missions, ouverte aux besoins de l’Église universelle, nous t’envoyons porter la bonne nouvelle de l’amour à nos sœurs et frères brésiliens.
  • Aujourd’hui, Françoise, en solidarité avec nos sœurs et le personnel de la Maison Jésus-Marie et, plus spécialement celles du 3e étage du pavillon Saint-Charles auxquelles tu as donné temps, énergie et affection, nous t’envoyons soutenir les personnes vulnérables du Nord-Est brésilien.

Refrain :  Au nom de Jésus, allez porter la bonne nouvelle, au nom de Jésus, allez dire au monde qu’Il est aimé.

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Après le potager urbain mis en place depuis quelques années déjà, on retrouve désormais la culture des petits fruits en pots. Sur l’initiative de Sr Hélène Harvey, la mise en pots de trois variétés de framboisiers et de plants de bleuets s’est effectuée voilà quelques semaines. Si la tendance se maintient, les résidentes de la Maison Jésus-Marie pourront savourer les framboises et les bleuets sur le pied au cours de l’été.

Sr Hélène Harvey à l’œuvre pour transplanter les plants de framboises et de bleuets dans les pots.

 

Sr Aline Hébert constate avec plaisir la progression des bleuets. Une bonne récolte s’annonce…

« Mon objectif est de donner la chance aux sœurs de déguster ces petits fruits savoureux en allant se promener à l’extérieur », mentionne avec enthousiasme l’instigatrice de ce volet qui s’intègre bien à l’approche déjà mise en place d’une culture urbaine. On favorise ainsi une autre forme de lien avec la nature et on ajoute une touche spéciale à l’environnement immédiat des sœurs. Voir les petits fruits se former et atteindre la maturité voulue avant de les cueillir est aussi stimulant et cultive la patience…

Il en est de même d’ailleurs avec le potager urbain entretenu depuis quelques années par Sr Léa Dulude et Sr Lise Bernier. Même si cette dernière a remisé son tablier d’horticultrice cette année, Sr Léa a entrepris de faire de nouvelles expériences.

Du nouveau aussi au potager

Elle a intégré les betteraves, le panais, la rhubarbe et les cerises de terre à son éventail de cultures. Cela s’ajoute aux fines herbes variées, aux concombres, carottes, radis et tomates. Encore une fois, Sr Léa a réalisé ses semis de plants de tomates et de quelques autres légumes dans sa chambre et dans un autre lieu de la MJM en vue de la nouvelle saison.

« Sauf pour les petits visiteurs, c’est un bonheur pour moi de jardiner. C’est d’émerveillement en émerveillement chaque jour que je réalise comment la terre nous offre à profusion ses produits de toutes sortes. MERCI au grand Jardinier », proclame Sr Léa.

L’apport du frère de Sr Hélène, venu en renfort pour ameublir la terre de son potager avec un rotoculteur, a donné un solide coup de pouce. « Le sol est vraiment plus facile à travailler. Cela va aider aussi au rendement », mentionne Sr Léa qui respecte les principes d’agriculture en variant le lieu de ses cultures d’une année à l’autre.

Outre l’espace au sol, on retrouve aussi trois bacs, installés au début de la pandémie. Sr Léa y fait pousser la sarriette, le basilic, l’estragon, le persil italien et frisé, les carottes et en nouveauté, le panais!

En parallèle aux soins donnés au potager et aux fleurs en corbeilles sans oublier, l’aménagement autour de la statue de Marie, Sr Léa fait du compost artisanal. Elle récupère tous les petits morceaux d’écorces de fruits et autres légumes, coupés par quelques sœurs de la résidence au quotidien avant de les enfouir à un endroit propice où ils se décomposent rapidement. « C’est une autre belle démonstration des forces de la nature », souligne Sr Léa, issue d’une famille d’agriculteurs.

Alors qu’elle se promène régulièrement dans le potager, Sr Léa vit à chaque fois un petit retour aux sources. Elle se rappelle les habitudes de son père qui aimait aller « voir comment poussent les légumes ». S’il n’y avait pas les attaques incessantes de petits visiteurs pour détruire ses plants cette année, son bonheur serait parfait!

Reportage photos : Sr Hélène Harvey

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Dans sa plus récente infolettre, UNANIMA International dévoile ses nombreuses activités, comme organisme non gouvernemental (ONG). Il signale aussi les plus importants événements à venir. Cette édition revêt un caractère particulier en faisant état du premier voyage, depuis la pandémie, de la directrice générale, Jean Quinn, FDLS, au Brésil.

Au cours de ce périple qui l’a mené à Maceió et à Sao Paulo, elle a procédé à la remise officielle du prix Femme Courage à une Brésilienne au parcours inspirant, toujours impliquée tout en poursuivant sa formation en agroécologie. La directrice générale d’UNANIMA a aussi rencontré de nombreuses personnes et groupes, où la situation des personnes itinérantes a été abordée. Là, comme dans plusieurs régions du monde, on constate la « peur qu’éprouvent les gens à l’égard des sans-abris ». L’éditorial et le reportage font ressortir les défis majeurs auxquels font face les populations appauvries de ce pays.

L’ONG a organisé un événement parallèle au Forum sur les questions autochtones en mai dernier. L’événement qui a réuni des représentants du Paraguay, de la Colombie et du Chili a été enregistré (disponible en anglais). L’infolettre présente aussi les conclusions du Forum sur les migrations internationales.

Des représentants d’UNANIMA International participeront également aux prochains événements des Nations Unies, dont le Sommet mondial de la famille (28-29 juin) et le Forum politique de Haut Niveau. Ce dernier se déroule du 5 au 15 juillet. La première partie est dédiée aux examens nationaux alors que les représentants de 44 pays sont appelés à présenter un portrait de leurs réalisations et progrès en vue de réaliser les Objectifs de développement durable (ODD). Des discussions avec des experts constitueront la deuxième partie de ce rendez-vous dans le but de partager sur les moyens à utiliser pour atteindre les ODD.

On peut lire également des informations sur les préparatifs de la 61e Commission de développement social, le travail du Comité ONG – migrations qui a mis l’accent sur le rôle des gouvernements locaux dans l’intégration des migrants, les célébrations du 25e anniversaire de l’organisme Sophia Housing dédié à l’itinérance en Irlande, les témoignages communautaires et quelques autres détails. L’infolettre se conclut sur un rappel des ressources et dates importantes. Une publication fort pertinente à découvrir sur le Web ou en format PDF.

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Alimenter l’estime de soi des enfants par les arts, offrir soutien et humanité aux femmes victimes de violence familiale ou vivant l’itinérance, appuyer les revendications des femmes et des autochtones, collaborer activement à la lutte contre la traite humaine, dénoncer le racisme et la guerre en Ukraine, voilà quelques-unes des causes appuyées par les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM).

Il y a longtemps déjà que les SNJM poursuivent leur travail d’éducatrices autrement. Inspirées par l’héritage spirituel et l’itinéraire engagé de leur fondatrice, Marie-Rose Durocher, les sœurs ont fait preuve d’ouverture pour répondre aux besoins actuels. Seules ou en collaboration avec d’autres, les SNJM sont engagées dans de nombreuses causes avec un dénominateur commun : favoriser le plein épanouissement de la personne.

Malgré l’âge avancé de plusieurs d’entre elles, il faut voir leur enthousiasme à tricoter des chandails, des tuques, des mitaines et même des petits gilets pour les bébés nés prématurément. Au-delà de leur fierté légitime à présenter leurs réalisations, elles sont encore plus heureuses de voir le fruit de leur travail profiter à divers organismes qui s’occupent de personnes itinérantes, d’enfants et de familles en milieu défavorisé (Entraide chez-nous, Fondation Dr Julien, etc.) Bon an, mal an (comme les années de pandémie), les SNJM donnent plusieurs caisses de tricot et quelques milliers de dollars accumulés lors de leur exposition-vente.

Ce désir ardent de venir en aide aux personnes a pris de nouvelles formes ces derniers mois avec l’Opération boîte à chaussures destinées aux femmes vivant l’itinérance ou victimes de violence conjugale. À leur première participation, les sœurs ont confectionné une soixantaine de boîtes auxquelles se sont ajoutées une trentaine d’autres provenant d’employés.es et de partenaires qu’elles ont su rallier à la cause. Elles ont également répondu présentes à l’opération « cartes pour la fête des Mères », initiée par le même organisme, pour apporter un peu de réconfort aux femmes victimes de violence.

Les SNJM ont confectionné des dizaines de boîtes à chaussures en les remplissant de divers articles utiles pour venir en aide aux femmes vivant l’itinérance.

Engagées en faveur de la justice

Quelque 268 actions, soient sous la forme de prière ou d’éducation, ont été posées par les résidentes de la Maison Jésus-Marie, dont la moyenne d’âge est de 85 ans. Cette campagne spéciale organisée en prélude à la Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des personnes le 8 février dernier, a mobilisé les SNJM de toutes les régions pour franchir le cap des 600 actions en 20 jours. Elle vient appuyer la prise de position collective contre la traite adoptée en 2004. Rappelons également que quelques sœurs œuvrent toujours au sein du Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII), fondé par plusieurs congrégations religieuses du Québec.

Le comité Justice des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie du Québec a travaillé conjointement avec celui du Manitoba pour organiser en février une conférence virtuelle avec des représentantes de trois communautés autochtones. Cet événement avait pour but de sensibiliser les sœurs des deux provinces canadiennes à la réalité des peuples autochtones. Elle a obtenu un franc succès de participation et sert encore à alimenter le travail d’approfondissement en cours par les membres des comités Justice.

Il n’était pas question de passer sous silence la 5e Marche mondiale des femmes en octobre dernier. À défaut de pouvoir participer à la manifestation à Montréal, consignes sanitaires obligent, les sœurs de la Maison Jésus-Marie, accompagnées de personnes associées SNJM, d’employées et de partenaires ont marché sur le site patrimonial. Elles ont exprimé clairement leur appui aux revendications de l’événement. Après avoir chantonné le chant thème tout au long du parcours, elles se sont rassemblées pour un rituel dans la chapelle. Depuis la première édition de la Marche des femmes en 1995, où quelques SNJM ont effectué le parcours de Montréal à Québec, plusieurs sœurs participent aux éditions mondiales organisées aux cinq ans.

Quelques sœurs SNJM ont participé avec d’autres religieuses à la Marche mondiale des femmes à Montréal en octobre 2021 pendant que d’autres ont marché sur le site patrimonial SNJM pour manifester leur solidarité.

Une mission qui s’exprime de plusieurs façons

La mission éducative se vit également dans le soutien d’initiatives porteuses. C’est le cas des programmes de sensibilisation des jeunes à la musique de l’Orchestre symphonique de Longueuil. L’offre d’une salle de concert à des étudiants universitaires, leur permettant de présenter devant un auditoire leur programme avant leurs examens, constitue une autre forme d’engagement significatif.

La Maison des enfants Marie-Rose soutenue par les SNJM propose de nombreuses activités, dont des cours de musique, aux jeunes de la région de Beauharnois.

Parmi les autres initiatives soutenues par les SNJM, il faut souligner le travail effectué par une personne associée SNJM et ses collaborateurs de la Maison des enfants Marie-Rose à Beauharnois. L’approche mise de l’avant autour des arts et d’activités complémentaires pour répondre aux besoins du milieu contribue largement au développement et à la valorisation des jeunes laissés souvent à eux-mêmes.

Au-delà de ces actions et de bien d’autres que nous ne pouvons énumérer ici, l’engagement des SNJM se manifeste aussi par leurs prises de position collectives sur l’eau comme droit humain dans la perspective de l’écologie intégrale avec Laudato Si’, de même que celle en faveur des personnes migrantes et réfugiées. En parallèle, les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie utilisent leur voix collective pour dénoncer ou appuyer des revendications. Les deux plus récentes déclarations concernent le racisme et la guerre en Ukraine.

Alors qu’on célèbre en 2022, le 40e anniversaire de béatification de Marie-Rose Durocher, force est de constater que les SNJM suivent toujours ses traces. Tout comme elle a su le faire en son temps, les SNJM sont sensibles aux besoins actuels et trouvent des façons, seules ou avec d’autres, d’y répondre.

*Cet article a été rédigé initialement pour la publication Rencontre (volume 12, numéro 39-juin 2022, pages 8-9).

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En plus d’être le mois de Marie, le mois de mai est l’occasion de souligner la reconnaissance envers le personnel infirmier et les personnes aînées. Les responsables de la Maison Jésus-Marie (MJM) ont orchestré plusieurs actions pour souligner avec enthousiasme ces deux semaines particulières.

Ainsi, on a décoré et fleuri les étages des deux pavillons pour afficher la reconnaissance de toutes envers le travail effectué par le personnel de soins au début de la semaine du 9 mai, reconnue comme la semaine nationale des soins infirmiers. Au cours de celle-ci, le personnel a aussi été convié à des repas festifs pour tenir compte des horaires. La direction et les sœurs résidentes n’ont pas manqué d’exprimer clairement leur appréciation pour le dévouement du personnel.

À titre d’exemple, les responsables SNJM des sœurs de la résidence ont effectué une livraison de gros ballons à l’hélium avec l’inscription MERCI et de paniers de clémentines à la salle à manger du personnel administratif et aux postes des infirmières sur chacun des étages du pavillon Saint-Charles. Ces derniers ont été alimentés tout au cours de la semaine. Une attention délicate qui a été appréciée par les membres du personnel. Lors de la livraison, les responsables SNJM ont même chanté un bon merci en reconnaissance de la qualité de présence et des soins accordés aux sœurs. 

Dessins d’enfants pour la semaine des personnes aînées

Un mini-concert de violon aux étages du pavillon Saint-Charles et à la cafétéria du pavillon Saint-André de la MJM lors du dîner a ouvert officiellement les activités de la semaine des personnes aînées. Secrétaire administrative à la MJM et musicienne dans l’âme, Émilie Bélanger a partagé sa passion avec un public averti.

Le lendemain, une collation aux saveurs de la cabane à sucre a ravi bien des palais alors que le chef cuisinier a concocté son premier BBQ le jeudi. La chaleur n’étant pas au rendez-vous, le repas s’est tenu à l’intérieur, mais tout a été cuit sur le BBQ. Une façon de donner un avant-goût de l’été!

Une exposition d’œuvres d’enfants des employés.es a clôturé cette semaine d’activités où quelques autres surprises ont agrémenté le quotidien des sœurs résidentes de la Maison Jésus-Marie (MJM).

Reportage photo : Sr Suzanne Brault et Sr Hélène Harvey

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La plus récente publication du CATHII INFO est consacrée en grande partie à l’expérience de CATHII-Université à l’ONU. Ce programme est dédié à la transmission des savoirs sur la traite des personnes à la jeune génération.

Il s’agit de la deuxième édition de cette expérience particulière qui a réuni cette fois-ci une vingtaine d’étudiants.es de trois universités québécoises. Après avoir suivi une démarche préparatoire à leur participation en mode virtuel à la 66Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW), les étudiants.es livrent leur témoignage.

Dans ce même numéro, on retrouve quelques autres nouvelles, dont le rappel des faits entourant la campagne en faveur de l’adoption d’un plan national contre la traite par le Gouvernement du Québec. À lire sur le site du CATHII.

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Lors de leur première rencontre de l’année 2022 qui portait sur les enjeux environnementaux, les coopérantes ont exploré ce thème sous plusieurs facettes. Alimentées par les entrevues réalisées auprès de jeunes de moins de 30 ans les mois précédents, les 8 membres présentes ont d’abord partagé les propos recueillis. Quelques moments de rituels et de prière se sont greffés alors qu’un repas festif a clôturé cette première journée de retrouvailles.

Le centre de table utilisé tout au cours de la rencontre a été apporté par Annie Lafontaine. C’est le fruit d’un travail de jeunes de l’Académie les Estacades en utilisant diverses techniques sous la supervision de l’enseignant Roch Bertrand. L’œuvre vise à sensibiliser les gens des répercussions négatives de la pollution des océans par le plastique sur les animaux marins : tortue, ours et oiseau.

Au moment de la compilation le lendemain, les coopérantes ont fait état de constats sévères. Le manque d’espoir des jeunes en est un, tout comme leur lucidité face à la portée des gestes écologiques individuels pour résoudre la crise. Le consensus s’est fait d’emblée.

Une prise de conscience collective s’impose : les gouvernements et les entreprises doivent soutenir les efforts individuels par des actions concrètes et immédiates. Conscientes que la pandémie a eu pour conséquence de faire perdre des habitudes écologiques individuelles, en plus d’augmenter la consommation de produits jetables, elles estiment que la sensibilisation s’avère toujours une nécessité. Il en est de même pour les revendications collectives auprès des autorités.

Plusieurs éléments positifs ressortent de cette compilation des résultats des entrevues, notamment l’influence des parents. Les jeunes interviewés démontrent déjà une grande conscience écologique. Malgré tout, toutes admettent que personne n’est à la même place. Cela dépend beaucoup du milieu de vie et d’où on est rendu dans sa réflexion environnementale. « Ce n’est pas tout le monde qui est prêt à se restreindre », souligne une coopérante.

Co-animatrice de la rencontre avec Julie Tétreault et Annie Lafontaine, Sr Lise Gagnon distribue un carton-rappel à chaque participante les invitant à inscrire leur engagement.

De l’espoir…

Poursuivant leurs réflexions à voix haute, certaines mentionnent la difficulté pour bon nombre de personnes de ressentir le réel danger de la crise environnementale et de la nécessité d’agir maintenant. Une autre rappelle comment l’être humain a souvent tendance à attendre à la dernière minute pour agir. En même temps, la pandémie mondiale a aussi démontré la capacité des êtres humains à unir leurs efforts pour trouver des solutions comme en fait foi la création de plusieurs vaccins.

On relève aussi la difficulté d’être cohérente avec ses valeurs lorsqu’il s’agit de son confort, de ses plaisirs et envies. Aller à contre-courant de cette ère du « je » et du « moi » où la surconsommation nous est imposée correspond aussi à être maître de son mode de vie, à se réinventer, sans un sentiment de restriction. « Respecter les principes environnementaux ne doit pas te priver de tous les plaisirs… » Il y a des façons de rester cohérente avec ses valeurs et faire rayonner ce choix dans ton milieu, croit-elle.

Chantal Therrien, très impliquée dans son milieu, a réalisé un montage des diverses réalisations en faveur de mesures environnementales. En identifiant clairement les actions prises, cela a un effet encourageant et démontre certaines avancées.

Si certains chiffres font peur, d’autres peuvent aussi redonner de l’espoir. Ainsi, si on pouvait garantir 30 % d’aire protégée sur la terre, nous pourrions déjà assurer une biodiversité. Les luttes pour protéger des tourbières, des forêts et des milieux de vie humides s’avèrent donc très pertinentes.

 

Des actions à la portée de tous

La rencontre se termine sur un appel à l’engagement. Chacune exprime son souhait et l’inscrit en guise d’aide-mémoire.

  • Faire preuve d’attention aux jeunes aux prises avec l’écoanxiété
  • Continuer à garder les yeux et l’esprit ouverts et poursuivre la collecte de masques et de déchets de plastique dans son quartier
  • Sensibiliser les enfants et les grands en privilégiant une approche positive sur l’environnement tout en continuant à s’éduquer sur le sujet
  • Aller au travail à pied au moins deux fois par semaine
  • Adopter des habitudes de vie cohérentes avec ses valeurs sans se sentir coupable ni avoir le sentiment qu’il nous manque quelque chose
  • Faire cheminer les enfants et petits-enfants en faveur d’actions environnementales
  • Prendre conscience des gestes écologiques posés en établissant une liste en guise d’encouragement
  • Inciter son entourage et son milieu de vie à reprendre les habitudes écologiques avant l’arrivée de la pandémie

Au moment de clore définitivement la rencontre, elles identifient le sujet de leur prochain rendez-vous à l’automne soit : la spiritualité de la justice environnementale.

Des rencontres conviviales énergisantes

La dizaine de coopérantes du groupe se rencontre deux fois par année durant un week-end. C’est la formule choisie pour tenir compte du fait que chacune vit dans des régions éloignées les unes des autres.

Le groupe a été constitué en 2006 à l’instigation de Sr Hélène Harvey, à la suite de sa coopération en Haïti. Il est maintenant composé de deux autres SNJM et de femmes laïques ayant vécu des expériences de coopération dans plusieurs pays en Amérique latine et en Afrique principalement.

Cette approche répond à leur désir de se rassembler, de se donner un moyen pour partager leur vécu, se soutenir mutuellement et nourrir leur intérêt sur des thèmes en lien avec leurs valeurs. Le groupe est une source d’enrichissement mutuel. Il représente une autre forme de relation avec la congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM).

Assises : Hélène Harvey, Julie Tétreault Debout : Lise Gagnon, Chantal Thérien, Josée Desrosiers, Isabelle Ouimet, Élisabeth Giroux, Annie Lafontaine. Le groupe comprend également Annie Bergeron et Micheline Jobin (absences motivées).

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Près d’une trentaine de personnes ont répondu à l’invitation de vivre un pèlerinage silencieux à l’occasion du 40e anniversaire de béatification de Marie-Rose Durocher. Ces pèlerins se sont ensuite joints à quelques centaines d’autres pour assister à la célébration à la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue, à Longueuil.

La célébration a été présidée par Mgr Claude Hamelin qui s’identifie lui-même comme un « fils spirituel » de mère Marie-Rose. Il était accompagné du père Charles Mangongo, r.s.v., curé de l’Unité pastorale du Vieux-Longueuil et du curé Pascal Lemene de la paroisse Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle à Montréal (paroisse où plusieurs sœurs SNJM ont œuvré pendant une centaine d’années).

Au début de la cérémonie, Sr Denise Riel, animatrice provinciale des SNJM du Québec a rappelé que tout comme la société, « l’Église célèbre des personnes qui ont exercé une influence marquante dans leur milieu. » La béatification de Marie-Rose Durocher par le pape Jean-Paul II le 23 mai 1982 est une reconnaissance de la « valeur de femme engagée pour Dieu et pour les autres ». Une femme qui, par son engagement à éduquer les jeunes, en particulier les filles, « travaillait déjà à la promotion de la condition féminine », a-t-elle mentionné.

Bel hommage à une « femme au cœur de feu »

L’homélie prononcée par le père Charles Mangongo a rendu un bel hommage à Marie-Rose Durocher, une figure toujours aussi inspirante pour le monde. À partir de ses lectures de livres écrits par l’abbé Albert Tessier (Une fleur du Richelieu), de Sr Yolande Laberge (Sur les pas de Marie-Rose) et d’un article de Sr Simone Perras, il a souligné le parcours exemplaire de mère Marie-Rose, « une femme au cœur de feu ».

D’une sobriété à l’image de la fondatrice des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), la cérémonie a été ponctuée de chants offerts par une chorale, composée des sœurs Marthe-Gisèle Beauchamp, Madeleine Marchand, Françoise Bernard, Lisette Boulé et Constance Létourneau, accompagnée par l’organiste, Peter Binse.

À la fin de la célébration, les paroissiennes et paroissiens étaient invités à un moment convivial de rencontre où l’on a offert quelques bouchées, un verre de punch et divers articles, livres et reliques.

Soulignons que le tombeau de la bienheureuse se trouve dans la chapelle Marie-Rose, située dans le transept droit de la cocathédrale depuis 2004. À l’occasion de ce 40e anniversaire, la chapelle a été réaménagée pour présenter quelques artéfacts en lien avec l’histoire de cette pionnière et de la congrégation. On y retrouve également deux nouvelles affiches, dotées de codes QR, pour donner accès à du contenu multimédia (textes, photos, vidéos, balados) qui sera bonifié au fil du temps. D’autres affiches complèteront ce réaménagement dans les semaines à venir.

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Les activités ne manquent pas à la Maison des enfants Marie-Rose (MDEMR) à Beauharnois. Outre les activités régulières axées sur les arts, la musique, l’activité physique, on retrouve des activités culinaires, éducatives et un camp de jour. La période d’inscriptions pour ce 15e camp est d’ailleurs en cours.

Depuis la rénovation du manoir Ellice, la Maison des enfants Marie-Rose profite d’un lieu enchanteur. Elle peut accueillir davantage d’enfants provenant des quatre MRC environnantes et diversifier ses actions. Avec plus d’espace et l’aide de bénévoles, l’organisme a bonifié son programme d’activités. Clubs de lecture et de journaux, jeux de société font désormais partie de l’offre de services à la population.

La beauté du lieu incite plusieurs citoyens et organismes à louer des salles. Une activité d’autofinancement bénéfique pour l’organisme à but non lucratif fondé en 2007 par Janine Lefebvre, une ancienne élève des SNJM à Beauharnois. On a aussi mis en place un café culturel. Outre la vente de café, de thé et de muffins, on y tient plusieurs activités, dont des conférences 5 à 7 mensuelles, avec soupe! Le succès de la formule ne se dément pas. L’anthropologue Roland Viau sera l’invité du mois de mai. On caresse même l’idée d’y tenir des concerts mensuels avec l’aide de la municipalité.

À la recherche d’instruments de musique

L’arrivée d’Alain Dubuc à la mairie de Beauharnois, également membre du conseil d’administration de la MDEMR depuis quelques années, a eu un impact positif. Ce partenariat avec la Ville apporte de nouvelles perspectives à la MDEMR qui bénéficie en même temps d’un soutien dans l’organisation de ses activités culturelles. Cette sensibilisation à la cause des enfants de la part des autorités municipales et de la communauté pourrait même mener à la création d’une Fondation pour venir en aide aux enfants de la région.

Pour poursuivre ses objectifs de proposer des activités artistiques significatives aux enfants qui développent leur estime de soi, la MDEMR est toujours à la recherche d’instruments de musique : guitares, flûtes, etc., et même un piano de concert de qualité. Un système d’éclairage pour la scène du manoir comblerait les attentes de l’organisme.

Janine Lefebvre fondatrice de la MDEMR et le nouveau directeur général, Rodolphe Demers

Depuis janvier 2022, la direction de l’organisme est assumée par Rodolphe Demers. « J’accepte avec humilité la direction de la Maison. Succéder à la fondatrice Janine Lefebvre qui en a été l’âme pendant toutes ces années est un grand défi. C’est un vrai bonheur de contribuer au développement des enfants dans ce lieu enchanteur qu’est le manoir. Un grand merci aux Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) et à tous les donateurs pour leur soutien dans ce projet de rénovation. »

Source photos : Maison des enfants Marie-Rose

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La cérémonie de renouvellement des promesses de deux personnes associées francophones a comblé les personnes présentes de plusieurs façons le 1er mai dernier. Tout d’abord, c’était la deuxième fois depuis plus de deux ans, que les personnes associées francophones SNJM tenaient une rencontre en présence.

Geneviève Noël, associée SNJM

La chapelle de la Maison de la Congrégation, comme lieu de rassemblement pour cet événement, a aussi donné le ton à cette cérémonie fort inspirante pour la vingtaine de personnes présentes.

« Je suis très heureuse que la célébration du renouvellement de nos engagements comme personnes associées ait pu avoir lieu à la chapelle de la Maison de la Congrégation », a souligné Geneviève Noël. « Depuis la première fois où je suis venue dans cette maison, les lieux me parlent et m’énergisent. Dans la chapelle et partout, je sens mère Marie-Rose prier et œuvrer. Naïvement, je me dis qu’elle et moi, on travaille à la même mission, mais autrement… »

Yasmine Matar, associée SNJM

Des propos que corroborent sa collègue au travail et consœur associée Yasmine Matar. « C’était important et essentiel pour moi de renouveler mes engagements dans ce lieu sacré où mère Marie-Rose priait et où tant de sœurs SNJM ont partagé ensemble leur unité et leur amour pour Dieu. Chaque mot était comme une étincelle qui alimentait le feu qui est déjà présent dans ce lieu et dans chaque personne. »

Une célébration inspirante

Cette célébration de promesses a impliqué plusieurs personnes, dont Sr Claudette Bastien comme animatrice. « Nous sommes appelées à être ouvertes à différentes transformations dans nos vies. En ce début de célébration, demandons au Seigneur de changer nos cœurs et de les rendre capables “d’enflammer la terre et de libérer la vie”. »

Sr Claudette Bastien lors de la cérémonie des promesses des deux associées SNJM

Les deux associées qui avaient prononcé leurs premiers engagements en virtuel l’an dernier, ont témoigné de leur cheminement dans la grande famille SNJM. Puis a suivi le renouvellement de leurs promesses et quelques lectures avant l’envoi prononcé par Sr Denise Riel. « Aux noms de Jésus et de Marie, partout où nous vivons et travaillons, nous voulons être une présence éducative qui influence notre milieu dans le sens des valeurs évangéliques d’amour, de justice et de paix. »

Responsable de formation des deux personnes associées, Sr Thérèse a avoué « avoir eu beaucoup d’émotions tout au cours de la rencontre » qui marquait l’aboutissement d’un cheminement profond. « Ce sont des femmes sérieuses, qui ont du vécu et qui peuvent s’impliquer. Elles sont enflammées… »

Cette célébration, préparée par Sr Claudette et madame Anne-Marie Montpetit, a été inspirante à tous les points de vue.

Reportage photos : Sr Suzanne Brault