UNANIMA International se prépare pour la COP27

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Dans sa plus récente publication, UNANIMA International signale ses préparatifs en vue d’un événement parallèle qui aura lieu lors de la deuxième semaine de la COP27 (semaine du 14 novembre). Organisé en collaboration avec plusieurs autres organismes internationaux, cet événement permettra à UNANIMA, lors d’une table ronde, de faire ressortir les liens entre les préoccupations environnementales, le sans-abrisme, les femmes et les enfants. Ce sujet est l’objet d’une grande attention de la part d’UNANIMA qui entend mieux faire connaître ses constats et ses engagements au cours des semaines à venir.

Dans son mot d’introduction, la directrice générale Jean Quinn, fdls, souligne plusieurs faits et gestes de l’organisme non gouvernemental (ONG) lors d’événements parrainés par les Nations Unies. Elle fait état notamment d’une collaboration avec l’Union internationale des supérieures générales (UISG) lors du dernier Forum politique de haut niveau en juillet dernier. Les deux entités ont uni leur voix pour faire valoir les relations interdépendantes entre les peuples, la planète et la prospérité et exposé certaines façons de faire des religieuses et des dirigeants communautaires afin d’améliorer les conditions de subsistance pour tous.

Dans cette infolettre de la rentrée automnale, UNANIMA fait état également d’une présentation importante à la réunion de groupe d’experts des 7 et 8 septembre derniers. Les deux représentantes ont exposé les grandes lignes de deux documents importants ayant pour titres : Transformer nos villes : comment l’autonomisation des familles peut rompre le cycle du sans-abrisme urbain (« Transforming Our Cities: How Empowering Families can Break the Cycle of Urban Homelessness » et Migrations induites par le climat : symptômes, causes et exemples de solutions locales innovantes pour les familles vulnérables aux Philippines (« Climate-Induced Migration: Symptoms, Causes, and Examples of Innovative, Locally Led Solutions for Vulnerable Families in the Philippines »).

Une mise à jour des actions d’UNANIMA au sein de certains comités complète ce tour d’horizon. La publication propose aussi deux témoignages sur des initiatives de sœurs issues de congrégations religieuses distinctes. On fait ainsi la découverte d’une démarche sur le 6e objectif des Objectifs de développement durable (ODD), soit l’accès à l’eau potable des Sœurs de la Sainte Union. Sr Maria Jesus, fdls, fait état, pour sa part, de son initiative pour faire découvrir un aliment santé et ainsi venir en aide aux familles immigrantes.

Le bulletin est disponible en anglais, en français et en espagnol.

 

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Pas moins de 22 personnes associées et sœurs SNJM anglophones se sont donné rendez-vous pour participer à la rencontre communautaire de type « portes ouvertes » le 11 juin dernier. « Nous avons combiné notre dernière rencontre de l’année avec cette invitation à vivre un beau moment sur les sites sacrés SNJM de Longueuil », mentionne Brenda Brisebois, membre du trio de leadership du groupe de personnes associées anglophones.

Le groupe a profité de l’occasion pour se donner rendez-vous dans un restaurant local à Longueuil pour le lunch. « Nous étions toutes et tous heureux d’être réunis en personne après deux années de réunions mensuelles par Zoom pendant la COVID », ajoute madame Brisebois.

Même si l’esprit de groupe est très fort, chacun et chacune a effectué le parcours à son rythme, en prenant le temps de prier et de réfléchir à chaque arrêt. La surprise de rencontrer « mère Marie-Rose » à la maison de Fondation a ravi tous les visiteurs qui se sont empressés de se faire photographier avec elle. L’accueil chaleureux d’une sœur responsable de chaque lieu à la Maison de la Congrégation a favorisé quelques belles découvertes.

Selon madame Brisebois, l’un des moments forts de cette visite a été le rituel significatif dans la chapelle. « Il s’est conclu par un geste touchant alors que chaque personne a été invitée à passer un moment devant la croix encastrée dans le plancher où se tenait mère Marie-Rose pour prier. »

Le groupe des personnes associées et sœurs anglophones a profité pleinement de ce rassemblement dans la plus pure tradition SNJM, en dégustant biscuits faits maison, des jus et des liqueurs douces, tout en partageant les souvenirs de tous ces beaux moments de rencontre en ce lieu pour des célébrations, des réunions, des retraites et les célébrations de la Saint-Patrick.

« Ce rite de passage nous a donné l’occasion de nous souvenir, de rendre grâce pour tout ce qui a commencé dans ce lieu sacré, d’avancer dans la paix, enracinée et fondée dans le Christ Jésus et l’esprit SNJM », a conclu Brenda Brisebois.

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Le Manoir seigneurial de Beauharnois a été officiellement inauguré le mercredi 5 octobre en présence de quelque 75 personnes, dont plusieurs personnalités publiques. Les sœurs Lisette Boulé et Thérèse Laplante accompagnées de deux personnes représentaient les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). Cet événement concrétisait une quinzaine d’années d’efforts pour doter la Maison des enfants Marie-Rose d’un lieu plus vaste et convivial, ouvert à la communauté beauharlinoise.

Janine Lefebvre, fondatrice, Sr Thérèse Laplante, Sr Lisette Boulé, Gisèle Provost, associée SNJM et Rodolphe Demers, directeur général.

Tour à tour, les intervenants appelés à s’exprimer, ont salué la persévérance, la ténacité, voire même l’entêtement de la fondatrice de la Maison des enfants, Janine Lefebvre, également personne associée SNJM, pour expliquer la concrétisation de ce rêve devenu réalité. Humble face à ce concert d’éloges, madame Lefebvre a insisté plutôt sur l’importance « d’écouter les besoins des enfants et leurs désirs » pour expliquer sa détermination à mener à terme ce projet de rénovation du manoir au coût de 1,7 M $, entièrement payé.

Rappelant affectueusement les mots d’encouragement de Sr Rachel Fréchette, snjm, membre du Conseil provincial à l’époque et une de ces professeures au collège de Saint-Lambert, Janine Lefebvre a poursuivi inlassablement sa recherche de financement. Comme certains acteurs du milieu l’ont souligné, elle a su s’entourer et réseauter afin de profiter de toutes les petites ouvertures offertes par les personnes rencontrées pour aller chercher de l’argent ou des services et des conseils.

Son objectif était clair : offrir un lieu avec une capacité d’accueil plus grande pour poursuivre la mission d’accompagner les jeunes dans leur développement et leur estime de soi par les arts et la culture. S’est greffé en cours de route, le désir de créer un lieu de rencontre avec la population de la région et de servir de lieu de diffusion de la culture. En outre, c’était une belle façon de mettre en valeur un joyau du patrimoine de la région. Bref, comme l’a mentionné une autre intervenante, partenaire du projet, le Manoir permet de « prendre soin des enfants, de la culture et de l’identité. »

Sr Lisette Boulé, snjm

Au cours de son intervention, Sr Lisette Boulé, snjm, a souligné la présence des SNJM à Beauharnois dès 1853 et la mission de la congrégation. « Notre but était que les enfants reçoivent une formation complète pour que tous les jeunes soient égaux devant le savoir et la connaissance. »  Lorsqu’est venue la demande d’aide financière de Janine pour son projet au Conseil provincial, voilà 15 ans, « nous avons ressenti qu’elle continuait notre œuvre ici, qu’elle est la personne qui incarne le charisme de la congrégation d’une nouvelle manière… » De là, naissent « d’autres choses qui font vivre le charisme de la fondatrice Marie-Rose Durocher. » Elle a conclu en mentionnant « Je souhaite longue vie au projet. Je sais que Janine a beaucoup semé… Elle a préparé une belle récolte. »

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Julie Tétreault, coopérante

Coopérante, Julie Tétreault a accepté de relever un nouveau défi cette année en prenant la relève de sœur Phyllis Douillard comme personne-lien à Développement et Paix. Elle fera équipe avec Dorothy Guha, associée SNJM pour organiser deux activités de sensibilisation dans le cadre de la campagne semestrielle de l’ONG.

Son arrivée coïncide avec un moment important pour Développement et Paix qui a tenu une assemblée d’orientation en juin dernier. L’organisme a alors retenu trois grandes orientations :

  1. Renouveler le mouvement en recrutant des membres de plusieurs horizons et plus jeunes
  2. Vivre la synodalité (favoriser les rencontres et l’écoute)
  3. Créer des communautés intégrales dans le contexte de l’écologie intégrale (justice, leadership féminin, participation accrue des femmes, autonomisation…)

Tout en reprenant le thème « Les gens et la planète avant tout » lancé plus tôt dans l’année, Développement et Paix, espère dans le cadre de sa campagne automnale, augmenter et diversifier le nombre de membres. « La campagne met l’accent sur l’adhésion sans perdre de vue la collecte de fonds pour soutenir quelque 70 projets dans 29 pays différents », signale Julie Tétreault.

Rappelons que cette dernière est également du comité Justice et Paix SNJM Québec. Elle participe au comité d’orientation ad hoc de la congrégation lié au plan de sept ans de la mise en application de Laudato Si’. Ce comité réunit actuellement des représentantes des provinces du Manitoba et celle de U.S.— Ontario.

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Lors d’un cocktail festif le 8 septembre dernier, le Pavillon d’éducation communautaire Hochelaga-Maisonneuve (PEC-HM) a souligné ses 50 années d’existence. L’organisme, fondé en 1972 par et pour les citoyens du quartier, s’est donné comme mission de répondre aux besoins en éducation des adultes en pleine crise économique et sociale.

Les responsables du PEC-HM ont rappelé l’appui de la congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) qui, à l’époque, s’était associée à un groupe de citoyens pour favoriser la naissance de ce centre communautaire. « Nous ne pouvons pas passer sous silence votre apport à ce projet, car nous connaissons la qualité de votre présence au sein du quartier Hochelaga-Maisonneuve », a souligné Martha Ortiz, directrice générale.

Le PEC-HM a su au fil du temps défendre la place de l’éducation populaire et contribuer à donner confiance aux participants et à leur redonner le goût d’apprendre. « L’éducation ne se fait pas juste à l’école », souligne Sr Claudette Bastien, membre de l’Équipe de leadership du Québec, en saluant les initiatives mises de l’avant notamment par le truchement de la technologie et des arts. « C’est inspirant de constater comment la vision de mère Marie-Rose en faveur d’une éducation sous toutes ses formes pour favoriser le plein développement de la personne, se matérialise encore aujourd’hui. »

Des propos qui rejoignent ceux de la directrice générale qui reconnaît que « l’intuition de départ a fait son chemin, elle a évolué au fil des ans, mais ne s’est jamais démentie. » De nos jours, l’organisme offre une panoplie d’activités à des personnes de tous les âges. L’événement a rassemblé de nombreuses personnalités publiques, dont Louise Harel, présidente d’honneur, et les bénévoles et partenaires de l’organisme.  

« Saluons l’implication de tous ceux et de toutes celles qui au fil des ans ont enrichi la vie de milliers d’Hochelagais et d’Hochelagaises en leur donnant confiance dans leur capacité d’agir concrètement pour améliorer leur qualité de vie », a conclu Sabrina Fauteux, présidente du conseil d’administration du PEC-HM.

Source photo : PEC-HM

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Un grand souffle de joie s’est répandu dans la chapelle de la Maison Jésus-Marie (MJM) lors de la célébration en hommage aux jubilaires des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), le 17 septembre dernier. C’était la première fois depuis deux ans et demi que les sœurs et les personnes affiliées vivaient un tel rassemblement pour souligner les 60, 70 et 75 ans de vie religieuse d’une vingtaine de sœurs.

C’était aussi jour de « première » puisque toutes les personnes présentes ont pu se réunir enfin à la cafétéria pour manger ensemble. « Ce fut un moment précieux où l’on a pu se raconter nos histoires vécues durant cette bien longue pause », a mentionné une des religieuses. « C’était comme une grande fête de famille », a ajouté Sr Lisette Boulé, responsable de cette activité.

La cérémonie présidée par le curé de la paroisse, le père Charles Mangongo, s’est déroulée sous le thème « Sur les routes de l’Alliance… Ta lumière nous conduit. » Dans son homélie, le père Mangongo a rejoint l’assistance de plusieurs façons, notamment lorsqu’il s’est dit impressionné par les nombreuses années de vie religieuse des sœurs jubilaires alors qu’il n’a que 18 ans de prêtrise.

Dès le début de la célébration, on a respecté un moment de silence afin de faire mémoire aux sœurs Juliette Messier, Jeannine Thiffault et Candide Rodrigue, décédées récemment alors qu’elles avaient 85, 80 et 75 ans de vie religieuse. Puis, à chaque tranche des 75, 70 et 60 ans de vie religieuse, on a présenté les jubilaires pour leur rendre hommage en récitant « Entendez Dieu dire à votre cœur : “Je t’ai fiancée à moi pour toujours dans la tendresse et dans l’amour”. » (Osée2,2)

La lecture contemporaine reprenait une adaptation de Sr Simone Perras, d’une lettre de Sr Hermance Baril, écrite en 1977, intitulée « Consécration et mission ». Le texte de cette lecture a apporté un autre moment d’émotion à la cérémonie. « … Aller aux racines de notre consécration, c’est retrouver le “oui initial” qui a été un événement de foi, une réponse à la fidélité de Dieu. C’est reconnaître et accepter que nous avons été saisies par le Christ dans la profondeur de notre être… Le “vœu de tout notre être” que notre consécration nous invite à refaire chaque jour trouve son accomplissement dans la Mission qui nous a été donnée. » 

La chorale, composée des sœurs Lorna Cooney, Constance Létourneau, Monique Gendron et Lisette Boulé, a entonné plusieurs chants au cours de la célébration dont Sur les routes de l’alliance, le Magnificat et Dieu nous invite à son festin.

Pour connaître les noms des jubilaires SNJM 2022, cliquez sur l’onglet « Félicitations aux jubilaires 2022 » dans cette page Web. La fête des jubilaires 2022 a été organisée par un comité composé des sœurs Jacqueline Aubry, Lisette Boulé, Lise Gendron, Jeanne Dagenais et Simone Perras.

Source photo : Julie Tétreault, personne affiliée SNJM

 

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La paroisse Saint-Antoine-sur-Richelieu a procédé à un nouvel aménagement du monument dédié à la famille de mère Marie-Rose. Les marguilliers de la paroisse ont jugé à propos de rapprocher le monument à côté de l’église (transept gauche). Il était anciennement situé dans le cimetière, relativement éloigné de l’église.

Les marguilliers voulaient ainsi rendre le monument plus visible et accessible au public. Ce nouvel aménagement comprend bancs, fleurs et affiche rappelant brièvement le parcours de la fondatrice des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM).

Cette initiative permet aux visiteurs et pèlerins de se recueillir et facilitera les déplacements lors des pèlerinages des lieux sacrés SNJM.

Saint-Roch-de-l’Achigan

De l’autre côté du fleuve, dans le diocèse de Joliette, on a aussi rendu hommage à mère Marie-Rose. Lors du regroupement des églises de Saint-Roch-de-l’Achigan et de l’Épiphanie, on a nommé la paroisse : Bienheureuse Marie-Rose Durocher. Ce nom est utilisé pour désigner également l’unité pastorale.

Cette marque de reconnaissance souligne l’apport des SNJM dans la région où elles ont ouvert un couvent en 1848 (Saint-Lin). C’était le troisième couvent qui voyait le jour après ceux de Beloeil et de Saint-Timothée, avant le décès de mère Marie-Rose. Les religieuses de la congrégation ont œuvré dans la région jusque dans les années 2010. Outre le couvent, elles ont œuvré dans les écoles paroissiales, l’école d’arts ménagers et participé à diverses actions paroissiales.

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Le thème choisi donne le ton à cette rencontre communautaire vécue le 11 juin 2022, avant le départ des dernières sœurs résidant à la Maison de la Congrégation pour la Maison Jésus-Marie.

Sr Simone Perras a assumé le rôle de guide au musée du Centre Marie-Rose.

« Il me semblait impossible de quitter les lieux de notre fondation sans inviter les sœurs du Québec et les personnes affiliées SNJM à participer, aussi bien à notre détachement qu’à notre action de grâce », explique sœur Simone Perras, instigatrice de cet événement hautement réussi. Elle rappelle la démarche des pionnières de la congrégation qui ont commencé leur mission à la maison de Fondation, devenue la Maison de la Congrégation, après les rénovations du Couvent de Longueuil dans les années 1980.

Dans une approche « portes ouvertes », les personnes participantes ont pu visiter librement les lieux. Certaines d’entre elles n’étaient jamais revenues sur place depuis la transformation du bâtiment. D’autres se sont attardées à la chapelle réalisée du temps de mère Marie-Rose et aux lieux qui lui étaient familiers : la salle du chapitre, sa chambre et son bureau. D’autres encore ont voulu explorer le service des archives.

Pour l’occasion, les sœurs de la communauté locale assumaient le rôle d’hôtesse et de guide. Elles ont fait découvrir quelques particularités tout en prenant le temps d’échanger des souvenirs mémorables. Certaines d’entre elles sont passées par le Couvent de Longueuil, notamment comme enseignantes.

Une surprise de taille attendait les visiteuses de la Maison de Fondation : sœur Lisette Boulé les accueillait, revêtue du costume d’époque, pour personnifier mère Marie-Rose. Cette présence a suscité quelques commentaires sur les « plaisirs » de porter ce costume, « surtout la coiffe » en été! Mais, comme l’a souligné l’une d’elles avec un brin de nostalgie, « il était bien beau notre costume »! Plusieurs personnes associées, dont une délégation de personnes anglophones, n’ont pas raté l’occasion de multiplier les prises de photos avec le personnage de Marie-Rose!

Sr Lisette Boulé personnifiant mère Marie-Rose avec le costume d’époque.

Œuvre de mémoire

À la chapelle, un rituel émouvant était ainsi proposé : « Aujourd’hui, à la manière de Marie, nous voulons repasser dans nos cœurs, tout ce que nous avons vu et vécu depuis le commencement de notre histoire SNJM. »

Moment de recueillement où monition, poème, psaumes et prières d’intercession éclairent le parcours de foi de mère Marie-Rose. Sœur Denise Riel, animatrice provinciale, invite ensuite l’assemblée à un temps de réflexion : « Mère Marie-Rose voyait Dieu dans tous les événements, disait Mgr Bourget, quel message nous laisserait-elle aujourd’hui alors que nous sommes appelées à faire le deuil de nos lieux de fondation? »  

Un envoi mutuel en mission, suivi du chant préféré de mère Marie-Rose « Je mets ma confiance », viennent clore cette célébration alors qu’en un geste d’adieu, les personnes s’avancent, saluent la Présence eucharistique et posent un regard priant sur la petite croix où mère Marie-Rose aimait s’agenouiller pour prier. 

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La présentation des membres du trio responsable canonique du pavillon Saint-André de la Maison Jésus-Marie (MJM) s’est déroulée dans la joie et la bonne humeur, le 27 juin dernier. Il faut dire que la Sagouine*, personnifiée par Sr Lorraine Beauchamp, a joué son rôle à merveille.

Sr Lorraine Beauchamp personnifie à merveille La Sagouine.

Mandaté pour expliquer la démarche qui a mené à la formation du nouveau trio de responsables, le personnage de la Sagouine y a été de son verbe imagé pour raconter le processus de façon claire et simple. Avec son langage coloré et sa touche d’humour, elle a présenté la petite histoire de chacune des nouvelles responsables en mettant en valeur leurs qualités et leurs expériences.

Sr Marie-Paule Demarbre, coordonnatrice de la Maison Jésus-Marie.

Puis, la coordonnatrice de la MJM et animatrice de la rencontre, Sr Marie-Paule Demarbre a dévoilé le rôle de ce trio de responsables du pavillon. « Ce trio assure, en responsabilité partagée, une présence aux sœurs et l’animation de leur groupe. Elles travaillent en étroite collaboration et se rencontrent régulièrement pour prendre les décisions ensemble », a-t-elle précisé.

Ce nouveau trio a aussi la responsabilité « d’adapter et de mettre en œuvre le projet d’animation communautaire, spirituelle et missionnaire élaboré par les équipes des deux pavillons (Saint-André et Saint-Charles) en collaboration avec la coordonnatrice de la Maison Jésus-Marie. »

Sr Marie-Paule a poursuivi son intervention en officialisant la fonction de chacune. Sr Jacqueline Longtin s’est vu confier la responsabilité de la présence aux sœurs. Sr Jacqueline Aubry a, quant à elle, la responsabilité de l’animation du groupe communautaire.

Tout le volet de la mission à l’extérieur, des activités et des services communautaires est remis dans les mains de madame Marianne Daudelin. C’est la première fois que l’on nomme une personne laïque, responsable canonique au pavillon Saint-André.

La rencontre a pris fin avec la bénédiction de l’Équipe de leadership provincial (ÉLP) des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), composée de l’animatrice provinciale Sr Denise Riel et des conseillères, Srs Claudette Bastien et Lisette Boulé. Outre ces dernières et le trio responsable, cet événement a réuni dans la chapelle, les membres des services administratifs de la Maison Jésus-Marie, les sœurs du pavillon Saint-André et les 17 sœurs de la Maison de la Congrégation qui viendront résider à la MJM en août prochain.

Les membres de l’Équipe de leadership provincial lors de la bénédiction. De gauche à droite, on reconnaît Srs Lisette Boulé, Denise Riel et Claudette Bastien.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault
*La Sagouine : On fait référence ici au personnage de la pièce écrite par Antonine Maillet en 1971. Ce personnage s’inspire d’une Acadienne, représentative de la classe populaire de l’Acadie. Laveuse de planchers, elle partage ses pensées en faisant ressortir les réalités vécues par les siens dans un style, à la fois, haut en couleur et poétique.

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Vous souvenez-vous de l’époque des automobiles nommées « familiales » (station wagon)? Sr Germaine Blouin s’en souvient fort bien. Elle a conduit quelques modèles de ce type de véhicule.

Au cours d’une activité festive, les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) de la Maison Jésus-Marie (MJM) ont souligné le jubilé d’or du ministère de leur consœur, qui au volant d’une panoplie de véhicules différents depuis 50 ans, a mené à bon port, les unes et les autres.

Si les véhicules ont bien changé, les routes aussi, de même que le trafic routier de plus en plus lourd et les nombreux détours occasionnés par les travaux. Peu importe, Sr Germaine sait où elle va. Sa connaissance des lieux lui fournit toujours des options.

Sœurs Yolande Crépeau et Gabrielle Brunet ont rappelé le trésor de patience de Sr Germaine dans l’accomplissement de sa mission. Patience sur la route elle-même et bien entendu, patience dans les moments d’attente aux rendez-vous dans les hôpitaux, cliniques et autres destinations.

Les responsables de cette fête ont également mentionné les petites attentions de Sr Germaine, apportées au quotidien. Dans son intervention, Sr Yolande signale notamment : « La première voiture familiale que tu as conduite avait le siège arrière, dos au chauffeur. Quelle délicatesse pour y installer les plus jeunes et fermer doucement la porte !!! Apporter le petit banc… pour y faire monter ou descendre celles assises au milieu !!! Et surtout attendre, attendre pour un retour en toute sécurité. Et chaque jour, ça recommençait… »

De nature discrète, Sr Germaine accomplit sa mission avec la générosité du cœur, selon Sr Gabrielle. « Une fois que toutes les personnes sont confortablement assises et bien attachées, avec ton œil vigilant et ton bon ange gardien qui te guide, on part doucement, mais sûrement… Et Germaine sait où aller… Avec elle on est confiante et en sécurité. Je pense que tout au long des routes à parcourir, tu es connectée à Celui qui te guide et te sécurise. »

Émue par la gentillesse de ce geste de reconnaissance, Sr Germaine a exprimé ses remerciements. « … un merci du fond du cœur pour la joie reçue à l’occasion de mes 50 ans de service à l’auto. Ce fut une tâche facile pour moi de servir ma communauté, dans la joie et l’écoute de chacune… Je suis très reconnaissante à Dieu de m’avoir protégée sur mes innombrables chemins. C’est avec bonheur et constance que j’ai servi au quotidien. »

Un jubilé d’or ne change pas la personne. Sr Germaine exerce toujours son ministère avec la même vigilance.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault