Des paroisses rendent hommage à la bienheureuse Marie-Rose Durocher

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La paroisse Saint-Antoine-sur-Richelieu a procédé à un nouvel aménagement du monument dédié à la famille de mère Marie-Rose. Les marguilliers de la paroisse ont jugé à propos de rapprocher le monument à côté de l’église (transept gauche). Il était anciennement situé dans le cimetière, relativement éloigné de l’église.

Les marguilliers voulaient ainsi rendre le monument plus visible et accessible au public. Ce nouvel aménagement comprend bancs, fleurs et affiche rappelant brièvement le parcours de la fondatrice des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM).

Cette initiative permet aux visiteurs et pèlerins de se recueillir et facilitera les déplacements lors des pèlerinages des lieux sacrés SNJM.

Saint-Roch-de-l’Achigan

De l’autre côté du fleuve, dans le diocèse de Joliette, on a aussi rendu hommage à mère Marie-Rose. Lors du regroupement des églises de Saint-Roch-de-l’Achigan et de l’Épiphanie, on a nommé la paroisse : Bienheureuse Marie-Rose Durocher. Ce nom est utilisé pour désigner également l’unité pastorale.

Cette marque de reconnaissance souligne l’apport des SNJM dans la région où elles ont ouvert un couvent en 1848 (Saint-Lin). C’était le troisième couvent qui voyait le jour après ceux de Beloeil et de Saint-Timothée, avant le décès de mère Marie-Rose. Les religieuses de la congrégation ont œuvré dans la région jusque dans les années 2010. Outre le couvent, elles ont œuvré dans les écoles paroissiales, l’école d’arts ménagers et participé à diverses actions paroissiales.

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Le thème choisi donne le ton à cette rencontre communautaire vécue le 11 juin 2022, avant le départ des dernières sœurs résidant à la Maison de la Congrégation pour la Maison Jésus-Marie.

Sr Simone Perras a assumé le rôle de guide au musée du Centre Marie-Rose.

« Il me semblait impossible de quitter les lieux de notre fondation sans inviter les sœurs du Québec et les personnes affiliées SNJM à participer, aussi bien à notre détachement qu’à notre action de grâce », explique sœur Simone Perras, instigatrice de cet événement hautement réussi. Elle rappelle la démarche des pionnières de la congrégation qui ont commencé leur mission à la maison de Fondation, devenue la Maison de la Congrégation, après les rénovations du Couvent de Longueuil dans les années 1980.

Dans une approche « portes ouvertes », les personnes participantes ont pu visiter librement les lieux. Certaines d’entre elles n’étaient jamais revenues sur place depuis la transformation du bâtiment. D’autres se sont attardées à la chapelle réalisée du temps de mère Marie-Rose et aux lieux qui lui étaient familiers : la salle du chapitre, sa chambre et son bureau. D’autres encore ont voulu explorer le service des archives.

Pour l’occasion, les sœurs de la communauté locale assumaient le rôle d’hôtesse et de guide. Elles ont fait découvrir quelques particularités tout en prenant le temps d’échanger des souvenirs mémorables. Certaines d’entre elles sont passées par le Couvent de Longueuil, notamment comme enseignantes.

Une surprise de taille attendait les visiteuses de la Maison de Fondation : sœur Lisette Boulé les accueillait, revêtue du costume d’époque, pour personnifier mère Marie-Rose. Cette présence a suscité quelques commentaires sur les « plaisirs » de porter ce costume, « surtout la coiffe » en été! Mais, comme l’a souligné l’une d’elles avec un brin de nostalgie, « il était bien beau notre costume »! Plusieurs personnes associées, dont une délégation de personnes anglophones, n’ont pas raté l’occasion de multiplier les prises de photos avec le personnage de Marie-Rose!

Sr Lisette Boulé personnifiant mère Marie-Rose avec le costume d’époque.

Œuvre de mémoire

À la chapelle, un rituel émouvant était ainsi proposé : « Aujourd’hui, à la manière de Marie, nous voulons repasser dans nos cœurs, tout ce que nous avons vu et vécu depuis le commencement de notre histoire SNJM. »

Moment de recueillement où monition, poème, psaumes et prières d’intercession éclairent le parcours de foi de mère Marie-Rose. Sœur Denise Riel, animatrice provinciale, invite ensuite l’assemblée à un temps de réflexion : « Mère Marie-Rose voyait Dieu dans tous les événements, disait Mgr Bourget, quel message nous laisserait-elle aujourd’hui alors que nous sommes appelées à faire le deuil de nos lieux de fondation? »  

Un envoi mutuel en mission, suivi du chant préféré de mère Marie-Rose « Je mets ma confiance », viennent clore cette célébration alors qu’en un geste d’adieu, les personnes s’avancent, saluent la Présence eucharistique et posent un regard priant sur la petite croix où mère Marie-Rose aimait s’agenouiller pour prier. 

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La présentation des membres du trio responsable canonique du pavillon Saint-André de la Maison Jésus-Marie (MJM) s’est déroulée dans la joie et la bonne humeur, le 27 juin dernier. Il faut dire que la Sagouine*, personnifiée par Sr Lorraine Beauchamp, a joué son rôle à merveille.

Sr Lorraine Beauchamp personnifie à merveille La Sagouine.

Mandaté pour expliquer la démarche qui a mené à la formation du nouveau trio de responsables, le personnage de la Sagouine y a été de son verbe imagé pour raconter le processus de façon claire et simple. Avec son langage coloré et sa touche d’humour, elle a présenté la petite histoire de chacune des nouvelles responsables en mettant en valeur leurs qualités et leurs expériences.

Sr Marie-Paule Demarbre, coordonnatrice de la Maison Jésus-Marie.

Puis, la coordonnatrice de la MJM et animatrice de la rencontre, Sr Marie-Paule Demarbre a dévoilé le rôle de ce trio de responsables du pavillon. « Ce trio assure, en responsabilité partagée, une présence aux sœurs et l’animation de leur groupe. Elles travaillent en étroite collaboration et se rencontrent régulièrement pour prendre les décisions ensemble », a-t-elle précisé.

Ce nouveau trio a aussi la responsabilité « d’adapter et de mettre en œuvre le projet d’animation communautaire, spirituelle et missionnaire élaboré par les équipes des deux pavillons (Saint-André et Saint-Charles) en collaboration avec la coordonnatrice de la Maison Jésus-Marie. »

Sr Marie-Paule a poursuivi son intervention en officialisant la fonction de chacune. Sr Jacqueline Longtin s’est vu confier la responsabilité de la présence aux sœurs. Sr Jacqueline Aubry a, quant à elle, la responsabilité de l’animation du groupe communautaire.

Tout le volet de la mission à l’extérieur, des activités et des services communautaires est remis dans les mains de madame Marianne Daudelin. C’est la première fois que l’on nomme une personne laïque, responsable canonique au pavillon Saint-André.

La rencontre a pris fin avec la bénédiction de l’Équipe de leadership provincial (ÉLP) des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), composée de l’animatrice provinciale Sr Denise Riel et des conseillères, Srs Claudette Bastien et Lisette Boulé. Outre ces dernières et le trio responsable, cet événement a réuni dans la chapelle, les membres des services administratifs de la Maison Jésus-Marie, les sœurs du pavillon Saint-André et les 17 sœurs de la Maison de la Congrégation qui viendront résider à la MJM en août prochain.

Les membres de l’Équipe de leadership provincial lors de la bénédiction. De gauche à droite, on reconnaît Srs Lisette Boulé, Denise Riel et Claudette Bastien.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault
*La Sagouine : On fait référence ici au personnage de la pièce écrite par Antonine Maillet en 1971. Ce personnage s’inspire d’une Acadienne, représentative de la classe populaire de l’Acadie. Laveuse de planchers, elle partage ses pensées en faisant ressortir les réalités vécues par les siens dans un style, à la fois, haut en couleur et poétique.

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Vous souvenez-vous de l’époque des automobiles nommées « familiales » (station wagon)? Sr Germaine Blouin s’en souvient fort bien. Elle a conduit quelques modèles de ce type de véhicule.

Au cours d’une activité festive, les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) de la Maison Jésus-Marie (MJM) ont souligné le jubilé d’or du ministère de leur consœur, qui au volant d’une panoplie de véhicules différents depuis 50 ans, a mené à bon port, les unes et les autres.

Si les véhicules ont bien changé, les routes aussi, de même que le trafic routier de plus en plus lourd et les nombreux détours occasionnés par les travaux. Peu importe, Sr Germaine sait où elle va. Sa connaissance des lieux lui fournit toujours des options.

Sœurs Yolande Crépeau et Gabrielle Brunet ont rappelé le trésor de patience de Sr Germaine dans l’accomplissement de sa mission. Patience sur la route elle-même et bien entendu, patience dans les moments d’attente aux rendez-vous dans les hôpitaux, cliniques et autres destinations.

Les responsables de cette fête ont également mentionné les petites attentions de Sr Germaine, apportées au quotidien. Dans son intervention, Sr Yolande signale notamment : « La première voiture familiale que tu as conduite avait le siège arrière, dos au chauffeur. Quelle délicatesse pour y installer les plus jeunes et fermer doucement la porte !!! Apporter le petit banc… pour y faire monter ou descendre celles assises au milieu !!! Et surtout attendre, attendre pour un retour en toute sécurité. Et chaque jour, ça recommençait… »

De nature discrète, Sr Germaine accomplit sa mission avec la générosité du cœur, selon Sr Gabrielle. « Une fois que toutes les personnes sont confortablement assises et bien attachées, avec ton œil vigilant et ton bon ange gardien qui te guide, on part doucement, mais sûrement… Et Germaine sait où aller… Avec elle on est confiante et en sécurité. Je pense que tout au long des routes à parcourir, tu es connectée à Celui qui te guide et te sécurise. »

Émue par la gentillesse de ce geste de reconnaissance, Sr Germaine a exprimé ses remerciements. « … un merci du fond du cœur pour la joie reçue à l’occasion de mes 50 ans de service à l’auto. Ce fut une tâche facile pour moi de servir ma communauté, dans la joie et l’écoute de chacune… Je suis très reconnaissante à Dieu de m’avoir protégée sur mes innombrables chemins. C’est avec bonheur et constance que j’ai servi au quotidien. »

Un jubilé d’or ne change pas la personne. Sr Germaine exerce toujours son ministère avec la même vigilance.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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Le rituel d’envoi en mission de Sr Françoise Bernard a été vécu comme un moment « très touchant » par la principale intéressée. Du mot de bienvenue de Sr Denise Riel, animatrice provinciale qui a donné le sens de cette célébration, aux lectures, à l’homélie et aux intentions, tout a été bien préparé avec l’équipe de liturgie pour réaliser un rituel significatif.

L’abbé Fontaine, célébrant, a laissé la place à Sr Françoise qui a livré une réflexion témoignage au moment de l’homélie. Trois intentions soulignant la réponse aux besoins ont remplacé le traditionnel « Je crois en Dieu ». Le moment le plus prenant pour Sr Françoise est sans contredit celui où elle a reçu la bénédiction de toute l’assemblée. « Lorsque les sœurs ont levé la main, ce fut très émouvant. Je ne pars pas seule en mission, je me sens appuyée par toute ma grande famille », évoque-t-elle avec émotion.

« Un appel foudroyant »

Sr Françoise Bernard

Lors de son témoignage, Sr Françoise a rappelé brièvement son parcours à commencer par son OUI à se consacrer au Seigneur comme religieuse, vécu comme « le don total de ma vie. Je remettais ma vie entre ses mains, ouverte et disponible à sa Parole et à son Amour pour témoigner de sa présence aimante et bienveillante au milieu de mes sœurs et de mes frères où je serais appelée à vivre la mission qui me serait confiée. »

Cette mission s’est d’abord concrétisée dans l’enseignement (28 ans) avant de devenir responsable des pensionnaires au Collège Durocher. Puis, répondant à l’appel de Claude Hamelin, alors animateur en pastorale au collège, elle s’investit en pastorale. Au moment où elle complète un certificat en Études bibliques, elle sent un appel pour les pauvres. « En écoutant le commentaire du professeur sur le passage de l’Évangile de Luc où Jésus se rend à la synagogue et y fait un la lecture d’un passage du livre d’Isaïe, je suis ébranlée… J’ai senti un appel foudroyant pour aller en mission avec les pauvres, mais quels pauvres? »

En mission avec les pauvres

C’est une discussion avec Sr Jacqueline Boudreau qui l’amène à réorienter son élan. “Moi, j’en connais des pauvres. J’en ai à te présenter”, lui aurait-elle dit en substance. “Ils sont en Haïti.” Inquiète et ayant malgré tout un peu peur devant tous les aspects inconnus (langue, culture, etc.), Sr Françoise se questionne. L’appel pour aller vers des pauvres même si elle ne les connaît pas est plus fort. “J’ai la chance de commencer quelque chose de nouveau.”

L’aventure pour Haïti commence. L’expérience de six mois s’est transformée en mission pendant huit années. Dans les faits, c’est devenu un coup de cœur dès son arrivée en sol haïtien. “En descendant de l’avion, j’ai senti la chaleur m’envelopper. J’avais le goût de m’agenouiller au sol. J’ai senti que je venais d’arriver dans ma nouvelle famille.”

Après une année sabbatique à son retour et un temps pour accompagner ses parents malades, Sr Françoise se retrouve dans l’équipe de coordination du Secteur Missions. Elle ira au Brésil et en Haïti pour voir et apporter du soutien au projet de relève coordonné désormais par les Petites Sœurs de Sainte-Thérèse.

C’est toutefois en 2008 qu’elle part pour une nouvelle mission, cette fois-ci au Brésil. Arrivée d’abord à Brasília, pour son immersion, elle s’intègrera au projet à São Paulo avant de se rendre, une année plus tard, à Maceió où le Centro Social Madre Maria Rosa (CMMR) prendra forme. Ce centre communautaire s’occupe principalement de l’alphabétisation des adultes selon une approche qui veut répondre aux besoins courants. L’équipe responsable, composée de deux femmes et un homme brésiliens, fait un travail remarquable, selon Sr Françoise. Le Centre offre aussi des activités pour favoriser l’autonomisation des femmes et soutenir les jeunes.

 

La mission n’a pas d’âge

Sr Françoise est consciente qu’il y a eu des changements depuis son départ en 2019. Les attentes sont différentes, le lieu a changé alors que l’équipe compte sur de nouvelles personnes. L’objectif de ce nouvel envoi en mission au Brésil à 78 ans est cependant très clair pour Sr Françoise. “Je m’en vais travailler pour remettre ce projet au peuple brésilien, entreprendre les démarches administratives, créer un conseil d’administration…” Elle apportera bien entendu son soutien aux membres de l’équipe en place avec l’aide de Sr Joanne Pundyk qui a assumé la coordination durant son absence prolongée à cause de la pandémie.

La mission d’un an pourrait se prolonger en tenant compte des impondérables administratifs et de la situation. Pendant sa mission, elle se sentira bien appuyée, même de loin, par ses sœurs de cœur à la Maison Jésus-Marie. “J’ai vécu une expérience merveilleuse avec les sœurs du 3e étage à l’infirmerie ces dernières années. Je sais qu’elles vont prier pour moi.”

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

Rituel d’envoi

Le Seigneur Jésus nous invite à sa suite à donner nous-même à manger aux personnes qui ont faim. Sœur Françoise Bernard veut y répondre de façon spéciale en allant servir au Brésil.

  • Aujourd’hui, Françoise, au nom de Jésus, inspirées par le charisme de mère Marie-Rose et les Actes des chapitres généraux, les sœurs SNJM du Québec t’envoient répondre aux besoins des femmes et des enfants du Brésil.
  • Aujourd’hui, Françoise, dans le sillage du Secteur Missions, ouverte aux besoins de l’Église universelle, nous t’envoyons porter la bonne nouvelle de l’amour à nos sœurs et frères brésiliens.
  • Aujourd’hui, Françoise, en solidarité avec nos sœurs et le personnel de la Maison Jésus-Marie et, plus spécialement celles du 3e étage du pavillon Saint-Charles auxquelles tu as donné temps, énergie et affection, nous t’envoyons soutenir les personnes vulnérables du Nord-Est brésilien.

Refrain :  Au nom de Jésus, allez porter la bonne nouvelle, au nom de Jésus, allez dire au monde qu’Il est aimé.

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Après le potager urbain mis en place depuis quelques années déjà, on retrouve désormais la culture des petits fruits en pots. Sur l’initiative de Sr Hélène Harvey, la mise en pots de trois variétés de framboisiers et de plants de bleuets s’est effectuée voilà quelques semaines. Si la tendance se maintient, les résidentes de la Maison Jésus-Marie pourront savourer les framboises et les bleuets sur le pied au cours de l’été.

Sr Hélène Harvey à l’œuvre pour transplanter les plants de framboises et de bleuets dans les pots.

 

Sr Aline Hébert constate avec plaisir la progression des bleuets. Une bonne récolte s’annonce…

« Mon objectif est de donner la chance aux sœurs de déguster ces petits fruits savoureux en allant se promener à l’extérieur », mentionne avec enthousiasme l’instigatrice de ce volet qui s’intègre bien à l’approche déjà mise en place d’une culture urbaine. On favorise ainsi une autre forme de lien avec la nature et on ajoute une touche spéciale à l’environnement immédiat des sœurs. Voir les petits fruits se former et atteindre la maturité voulue avant de les cueillir est aussi stimulant et cultive la patience…

Il en est de même d’ailleurs avec le potager urbain entretenu depuis quelques années par Sr Léa Dulude et Sr Lise Bernier. Même si cette dernière a remisé son tablier d’horticultrice cette année, Sr Léa a entrepris de faire de nouvelles expériences.

Du nouveau aussi au potager

Elle a intégré les betteraves, le panais, la rhubarbe et les cerises de terre à son éventail de cultures. Cela s’ajoute aux fines herbes variées, aux concombres, carottes, radis et tomates. Encore une fois, Sr Léa a réalisé ses semis de plants de tomates et de quelques autres légumes dans sa chambre et dans un autre lieu de la MJM en vue de la nouvelle saison.

« Sauf pour les petits visiteurs, c’est un bonheur pour moi de jardiner. C’est d’émerveillement en émerveillement chaque jour que je réalise comment la terre nous offre à profusion ses produits de toutes sortes. MERCI au grand Jardinier », proclame Sr Léa.

L’apport du frère de Sr Hélène, venu en renfort pour ameublir la terre de son potager avec un rotoculteur, a donné un solide coup de pouce. « Le sol est vraiment plus facile à travailler. Cela va aider aussi au rendement », mentionne Sr Léa qui respecte les principes d’agriculture en variant le lieu de ses cultures d’une année à l’autre.

Outre l’espace au sol, on retrouve aussi trois bacs, installés au début de la pandémie. Sr Léa y fait pousser la sarriette, le basilic, l’estragon, le persil italien et frisé, les carottes et en nouveauté, le panais!

En parallèle aux soins donnés au potager et aux fleurs en corbeilles sans oublier, l’aménagement autour de la statue de Marie, Sr Léa fait du compost artisanal. Elle récupère tous les petits morceaux d’écorces de fruits et autres légumes, coupés par quelques sœurs de la résidence au quotidien avant de les enfouir à un endroit propice où ils se décomposent rapidement. « C’est une autre belle démonstration des forces de la nature », souligne Sr Léa, issue d’une famille d’agriculteurs.

Alors qu’elle se promène régulièrement dans le potager, Sr Léa vit à chaque fois un petit retour aux sources. Elle se rappelle les habitudes de son père qui aimait aller « voir comment poussent les légumes ». S’il n’y avait pas les attaques incessantes de petits visiteurs pour détruire ses plants cette année, son bonheur serait parfait!

Reportage photos : Sr Hélène Harvey

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Dans sa plus récente infolettre, UNANIMA International dévoile ses nombreuses activités, comme organisme non gouvernemental (ONG). Il signale aussi les plus importants événements à venir. Cette édition revêt un caractère particulier en faisant état du premier voyage, depuis la pandémie, de la directrice générale, Jean Quinn, FDLS, au Brésil.

Au cours de ce périple qui l’a mené à Maceió et à Sao Paulo, elle a procédé à la remise officielle du prix Femme Courage à une Brésilienne au parcours inspirant, toujours impliquée tout en poursuivant sa formation en agroécologie. La directrice générale d’UNANIMA a aussi rencontré de nombreuses personnes et groupes, où la situation des personnes itinérantes a été abordée. Là, comme dans plusieurs régions du monde, on constate la « peur qu’éprouvent les gens à l’égard des sans-abris ». L’éditorial et le reportage font ressortir les défis majeurs auxquels font face les populations appauvries de ce pays.

L’ONG a organisé un événement parallèle au Forum sur les questions autochtones en mai dernier. L’événement qui a réuni des représentants du Paraguay, de la Colombie et du Chili a été enregistré (disponible en anglais). L’infolettre présente aussi les conclusions du Forum sur les migrations internationales.

Des représentants d’UNANIMA International participeront également aux prochains événements des Nations Unies, dont le Sommet mondial de la famille (28-29 juin) et le Forum politique de Haut Niveau. Ce dernier se déroule du 5 au 15 juillet. La première partie est dédiée aux examens nationaux alors que les représentants de 44 pays sont appelés à présenter un portrait de leurs réalisations et progrès en vue de réaliser les Objectifs de développement durable (ODD). Des discussions avec des experts constitueront la deuxième partie de ce rendez-vous dans le but de partager sur les moyens à utiliser pour atteindre les ODD.

On peut lire également des informations sur les préparatifs de la 61e Commission de développement social, le travail du Comité ONG – migrations qui a mis l’accent sur le rôle des gouvernements locaux dans l’intégration des migrants, les célébrations du 25e anniversaire de l’organisme Sophia Housing dédié à l’itinérance en Irlande, les témoignages communautaires et quelques autres détails. L’infolettre se conclut sur un rappel des ressources et dates importantes. Une publication fort pertinente à découvrir sur le Web ou en format PDF.

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Alimenter l’estime de soi des enfants par les arts, offrir soutien et humanité aux femmes victimes de violence familiale ou vivant l’itinérance, appuyer les revendications des femmes et des autochtones, collaborer activement à la lutte contre la traite humaine, dénoncer le racisme et la guerre en Ukraine, voilà quelques-unes des causes appuyées par les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM).

Il y a longtemps déjà que les SNJM poursuivent leur travail d’éducatrices autrement. Inspirées par l’héritage spirituel et l’itinéraire engagé de leur fondatrice, Marie-Rose Durocher, les sœurs ont fait preuve d’ouverture pour répondre aux besoins actuels. Seules ou en collaboration avec d’autres, les SNJM sont engagées dans de nombreuses causes avec un dénominateur commun : favoriser le plein épanouissement de la personne.

Malgré l’âge avancé de plusieurs d’entre elles, il faut voir leur enthousiasme à tricoter des chandails, des tuques, des mitaines et même des petits gilets pour les bébés nés prématurément. Au-delà de leur fierté légitime à présenter leurs réalisations, elles sont encore plus heureuses de voir le fruit de leur travail profiter à divers organismes qui s’occupent de personnes itinérantes, d’enfants et de familles en milieu défavorisé (Entraide chez-nous, Fondation Dr Julien, etc.) Bon an, mal an (comme les années de pandémie), les SNJM donnent plusieurs caisses de tricot et quelques milliers de dollars accumulés lors de leur exposition-vente.

Ce désir ardent de venir en aide aux personnes a pris de nouvelles formes ces derniers mois avec l’Opération boîte à chaussures destinées aux femmes vivant l’itinérance ou victimes de violence conjugale. À leur première participation, les sœurs ont confectionné une soixantaine de boîtes auxquelles se sont ajoutées une trentaine d’autres provenant d’employés.es et de partenaires qu’elles ont su rallier à la cause. Elles ont également répondu présentes à l’opération « cartes pour la fête des Mères », initiée par le même organisme, pour apporter un peu de réconfort aux femmes victimes de violence.

Les SNJM ont confectionné des dizaines de boîtes à chaussures en les remplissant de divers articles utiles pour venir en aide aux femmes vivant l’itinérance.

Engagées en faveur de la justice

Quelque 268 actions, soient sous la forme de prière ou d’éducation, ont été posées par les résidentes de la Maison Jésus-Marie, dont la moyenne d’âge est de 85 ans. Cette campagne spéciale organisée en prélude à la Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des personnes le 8 février dernier, a mobilisé les SNJM de toutes les régions pour franchir le cap des 600 actions en 20 jours. Elle vient appuyer la prise de position collective contre la traite adoptée en 2004. Rappelons également que quelques sœurs œuvrent toujours au sein du Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII), fondé par plusieurs congrégations religieuses du Québec.

Le comité Justice des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie du Québec a travaillé conjointement avec celui du Manitoba pour organiser en février une conférence virtuelle avec des représentantes de trois communautés autochtones. Cet événement avait pour but de sensibiliser les sœurs des deux provinces canadiennes à la réalité des peuples autochtones. Elle a obtenu un franc succès de participation et sert encore à alimenter le travail d’approfondissement en cours par les membres des comités Justice.

Il n’était pas question de passer sous silence la 5e Marche mondiale des femmes en octobre dernier. À défaut de pouvoir participer à la manifestation à Montréal, consignes sanitaires obligent, les sœurs de la Maison Jésus-Marie, accompagnées de personnes associées SNJM, d’employées et de partenaires ont marché sur le site patrimonial. Elles ont exprimé clairement leur appui aux revendications de l’événement. Après avoir chantonné le chant thème tout au long du parcours, elles se sont rassemblées pour un rituel dans la chapelle. Depuis la première édition de la Marche des femmes en 1995, où quelques SNJM ont effectué le parcours de Montréal à Québec, plusieurs sœurs participent aux éditions mondiales organisées aux cinq ans.

Quelques sœurs SNJM ont participé avec d’autres religieuses à la Marche mondiale des femmes à Montréal en octobre 2021 pendant que d’autres ont marché sur le site patrimonial SNJM pour manifester leur solidarité.

Une mission qui s’exprime de plusieurs façons

La mission éducative se vit également dans le soutien d’initiatives porteuses. C’est le cas des programmes de sensibilisation des jeunes à la musique de l’Orchestre symphonique de Longueuil. L’offre d’une salle de concert à des étudiants universitaires, leur permettant de présenter devant un auditoire leur programme avant leurs examens, constitue une autre forme d’engagement significatif.

La Maison des enfants Marie-Rose soutenue par les SNJM propose de nombreuses activités, dont des cours de musique, aux jeunes de la région de Beauharnois.

Parmi les autres initiatives soutenues par les SNJM, il faut souligner le travail effectué par une personne associée SNJM et ses collaborateurs de la Maison des enfants Marie-Rose à Beauharnois. L’approche mise de l’avant autour des arts et d’activités complémentaires pour répondre aux besoins du milieu contribue largement au développement et à la valorisation des jeunes laissés souvent à eux-mêmes.

Au-delà de ces actions et de bien d’autres que nous ne pouvons énumérer ici, l’engagement des SNJM se manifeste aussi par leurs prises de position collectives sur l’eau comme droit humain dans la perspective de l’écologie intégrale avec Laudato Si’, de même que celle en faveur des personnes migrantes et réfugiées. En parallèle, les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie utilisent leur voix collective pour dénoncer ou appuyer des revendications. Les deux plus récentes déclarations concernent le racisme et la guerre en Ukraine.

Alors qu’on célèbre en 2022, le 40e anniversaire de béatification de Marie-Rose Durocher, force est de constater que les SNJM suivent toujours ses traces. Tout comme elle a su le faire en son temps, les SNJM sont sensibles aux besoins actuels et trouvent des façons, seules ou avec d’autres, d’y répondre.

*Cet article a été rédigé initialement pour la publication Rencontre (volume 12, numéro 39-juin 2022, pages 8-9).

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En plus d’être le mois de Marie, le mois de mai est l’occasion de souligner la reconnaissance envers le personnel infirmier et les personnes aînées. Les responsables de la Maison Jésus-Marie (MJM) ont orchestré plusieurs actions pour souligner avec enthousiasme ces deux semaines particulières.

Ainsi, on a décoré et fleuri les étages des deux pavillons pour afficher la reconnaissance de toutes envers le travail effectué par le personnel de soins au début de la semaine du 9 mai, reconnue comme la semaine nationale des soins infirmiers. Au cours de celle-ci, le personnel a aussi été convié à des repas festifs pour tenir compte des horaires. La direction et les sœurs résidentes n’ont pas manqué d’exprimer clairement leur appréciation pour le dévouement du personnel.

À titre d’exemple, les responsables SNJM des sœurs de la résidence ont effectué une livraison de gros ballons à l’hélium avec l’inscription MERCI et de paniers de clémentines à la salle à manger du personnel administratif et aux postes des infirmières sur chacun des étages du pavillon Saint-Charles. Ces derniers ont été alimentés tout au cours de la semaine. Une attention délicate qui a été appréciée par les membres du personnel. Lors de la livraison, les responsables SNJM ont même chanté un bon merci en reconnaissance de la qualité de présence et des soins accordés aux sœurs. 

Dessins d’enfants pour la semaine des personnes aînées

Un mini-concert de violon aux étages du pavillon Saint-Charles et à la cafétéria du pavillon Saint-André de la MJM lors du dîner a ouvert officiellement les activités de la semaine des personnes aînées. Secrétaire administrative à la MJM et musicienne dans l’âme, Émilie Bélanger a partagé sa passion avec un public averti.

Le lendemain, une collation aux saveurs de la cabane à sucre a ravi bien des palais alors que le chef cuisinier a concocté son premier BBQ le jeudi. La chaleur n’étant pas au rendez-vous, le repas s’est tenu à l’intérieur, mais tout a été cuit sur le BBQ. Une façon de donner un avant-goût de l’été!

Une exposition d’œuvres d’enfants des employés.es a clôturé cette semaine d’activités où quelques autres surprises ont agrémenté le quotidien des sœurs résidentes de la Maison Jésus-Marie (MJM).

Reportage photo : Sr Suzanne Brault et Sr Hélène Harvey

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La plus récente publication du CATHII INFO est consacrée en grande partie à l’expérience de CATHII-Université à l’ONU. Ce programme est dédié à la transmission des savoirs sur la traite des personnes à la jeune génération.

Il s’agit de la deuxième édition de cette expérience particulière qui a réuni cette fois-ci une vingtaine d’étudiants.es de trois universités québécoises. Après avoir suivi une démarche préparatoire à leur participation en mode virtuel à la 66Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW), les étudiants.es livrent leur témoignage.

Dans ce même numéro, on retrouve quelques autres nouvelles, dont le rappel des faits entourant la campagne en faveur de l’adoption d’un plan national contre la traite par le Gouvernement du Québec. À lire sur le site du CATHII.