La Journée des fraises célébrée à l’unisson avec les sœurs californiennes

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Que diriez-vous de célébrer l’arrivée des fraises dès un 10 mai?

Les résidentes de la Maison Jésus-Marie (MJM) ont célébré le 10 mai dernier, leur première Journée des fraises, en parfait accord avec les sœurs SNJM de la Californie qui en ont fait un événement traditionnel.

Sr Florence Vinet en conversation avec les sœurs SNJM en Californie.

L’atmosphère était à la fête lorsque les sœurs de la MJM ont reçu des bonbons aux fraises lors de la distribution aux étages et dans les pavillons de la résidence. Pour celles qui ne pouvaient y goûter, on a fait preuve d’imagination en offrant de la crème glacée aux fraises. Un pur délice si l’on se fie aux mines réjouies des personnes.

Tout en savourant, ces petits bonbons, les sœurs de Saint-André qui le pouvaient, ont participé à une rencontre virtuelle avec trois SNJM de la Californie. Ces dernières, avec l’aide de Sr Michelle Garlinski, en ont profité pour partager leur expérience de cette fête traditionnelle. Pour la première fois, les sœurs SNJM du Québec ont pu s’unir à leurs consœurs de la Californie et vivre cette journée de fête. C’est une belle façon de compléter leur découverte de la Californie initiée voilà quelque temps par Sr Mary Haupt à l’aide notamment de Google Earth.

La petite histoire

Les fondatrices de la mission à Oakland en Californie.

L’origine de cette Journée des fraises remonte à la création de la mission des SNJM à Oakland en Californie. Arrivées le 10 mai à 5 heures du matin à San Francisco après un périple éreintant de plusieurs jours, les six sœurs SNJM du Québec ont été accueillies par les Sœurs de la Miséricorde à l’hôpital Saint Mary’s à San Francisco.

En après-midi, Sr Baptiste Russell, supérieure de cette congrégation leur prépare une collation spéciale avec des fraises! Une surprise et un réconfort pour les SNJM québécoises qui ont grandement apprécié le geste. Cet événement est à l’origine de la Journée des fraises, célébrée annuellement le 10 mai par les sœurs SNJM de la Californie.

Rappelons que les six sœurs sont parties du Québec en avril 1868 pour se rendre à Oakland dans l’Ouest américain pour ouvrir une école. À cette époque, il s’agissait d’une véritable expédition! Dans les circonstances, mère Thérèse de Jésus et Sr Ignace de Loyola ont accompagné ces missionnaires jusqu’à New York.

Après cette première étape, les six religieuses ont pris le bateau « Ocean Queen ». Ce dernier les a menées à Aspinwall, dans l’isthme de Panama. Elles ont par la suite pris un train en direction de Panama avant d’embarquer sur un plus petit bateau pour poursuivre leur périple jusqu’à San Francisco.

Leur arrêt chez les Sœurs de la Miséricorde dans cette ville a été bénéfique à plusieurs égards. Quelques jours plus tard, elles traversaient la Baie de San Francisco accompagnées de quatre sœurs de la Miséricorde pour atteindre leur destination à Oakland.

Reportage photo : Sr Hélène Harvey

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Lors d’une cérémonie le 17 avril dernier à Paris en France, madame Magda Fares a été honorée dans le cadre du Concours international Europoésie-UNICEF. Elle a gagné le 1er Prix de la Francophonie dans la catégorie « Conte et Nouvelle » pour son conte « Le papillon noir ».

Pendant la cérémonie officielle à la mairie du XIe arrondissement, on reconnaît madame Magda Fares au premier rang.

Dans le cadre de cette cérémonie officielle de remise des prix aux lauréats, à la mairie du XIe arrondissement, madame Fares a également obtenu un diplôme d’honneur pour l’ensemble de ses poèmes du recueil « Un livre pour les yeux du cœur » sous le thème de concours « Protection de l’Enfance ».

Au-delà de ces titres honorifiques, madame Fares a reçu une médaille pour son premier prix, un certificat, une toile magnifique, plusieurs anthologies et recueils de poésie de même que le magazine « Défense de la langue française : promotion et rayonnement ».

En compagnie de Joël Conte-Taillasson, président de l’association Rencontres européennes Europoésie REE et initiateur du Concours international Europoésie-UNICEF, lors de la remise des prix 17 avril dernier à Paris.

« Mon cœur est plein de gratitude surtout que c’est un prix international pour toute la francophonie. J’ose espérer que j’ai contribué un peu au rayonnement de notre belle langue française, ainsi qu’à la protection de l’Enfance avec l’UNICEF. Cela me fait chaud au cœur », a-t-elle souligné après cet événement marquant.

Quelques semaines plus tard, madame Fares a eu une autre belle surprise en recevant la version numérique du magazine Pèlerin en marche (PEM #74) où l’on a publié en page 22, son conte « Le papillon noir », récipiendaire du 1er Prix. « J’ai bien aimé lire ce magazine riche et varié et surtout le dossier “Cursillistes Pèlerins au cœur du monde : en marche par-delà les frontières” de Gilles Baril.

Rappelons que Magda Fares a contribué par ses poèmes et son jeu au piano au projet vidéo de la fête des anniversaires SNJM 2022. C’est par l’entremise de madame Vita Lewis, personne associée SNJM qu’elle a découvert la congrégation. Les deux se connaissent depuis plusieurs années et collaborent mutuellement à des projets. Elle a aussi animé par le passé quelques récitals en musique et en poésie avec ses ami.e.s du cercle des Poètes de la Montérégie à la Maison Jésus-Marie.

Source photo : Magda Fares

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Enseignante de piano aux élèves du Pensionnat Saint-Nom-de-Marie (PSNM) pendant 28 ans, Sr Violette Blais était heureuse de fouler à nouveau le sol de l’École de musique Vincent-d’Indy le 15 avril dernier. Sa présence au concours Inter-élèves lui a permis de vivre un retour aux sources plus que symbolique en plus de pouvoir discuter avec les invité.e.s.

« J’ai aimé les enseignants et les élèves que j’ai côtoyés pendant toutes ces années », admet Sr Violette qui a été responsable de la musique au PSNM.  

On reconnaît de gauche à droite, le conjoint de madame Hélène Garceau, elle-même, Julio Gonzalo, directeur adjoint, Sr Violette Blais, snjm, et Mélissa Faustin, coordonnatrice des projets musicaux.

De nombreux souvenirs lui reviennent à commencer par ces rencontres fortuites d’élèves qui ne craignaient pas de se confier à elle. Lui reconnaissant une grande écoute et son approche humaine, il n’était pas rare pour elle d’accueillir des élèves qui cherchaient une oreille compatissante ou de l’aide.

Cette qualité de relation qu’elle a su bâtir avec les élèves ne se dément pas. Encore aujourd’hui certains élèves et même les parents de ceux-ci viennent la visiter à la Maison Jésus-Marie (MJM) ou vont prendre un repas avec elle. « Je suis vraiment gâtée », souligne celle qui n’hésitait pas à faire une tournée des pensionnaires après le souper pour les saluer ou discuter tout simplement.

En se rendant au concours Inter-élèves comme représentante des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) pour l’hommage posthume rendu à Sr Marie-Paule Provost, Sr Violette a vécu un grand moment de plaisir, autant pour les oreilles que pour le cœur. Elle s’est empressée de déposer les bouquets de fleurs remis lors du concours à la chapelle de la MJM pour les partager avec l’ensemble de ses compagnes vivant dans la résidence.

Source photo : École de musique Vincent-d’Indy et Sr Suzanne Brault

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Le 50e anniversaire du concours Inter-élèves, un événement phare de l’École de musique Vincent-d’Indy (EMVI), a été l’occasion de rendre hommage à des artisanes de ce concours musical. Sr Marie-Paule Provost, snjm a ainsi reçu un hommage posthume, alors que l’on reconnaissait également mesdames Hélène Garceau et Thérèse Marcy. Les responsables de l’événement ont voulu ainsi souligner leur grande contribution au succès de ce concours à la longévité hors du commun.

Julio Gonzalo, directeur adjoint, et Mélissa Faustin, coordinatrice des projets musicaux au moment de rendre un hommage posthume à Sr Marie-Paule Provost, snjm.

Assistant à l’événement, Sr Violette Blais, snjm, était heureuse d’écouter les élèves, de parler avec les personnes présentes et de recevoir l’hommage au nom de sa consœur Marie-Paule Provost. Cette dernière a été responsable des professeurs affiliés pendant 10 ans et directrice pédagogique de l’EMVI pendant sept années. Un trophée Marie-Paule Provost est remis annuellement depuis 1989 à l’élève ayant obtenu la plus haute moyenne au niveau post-lauréat.

Madame Hélène Garceau et son conjoint lors de la 50e édition du concours Inter-élèves de Vincent-d’Indy qui lui rendait hommage.

Les organisateurs ont aussi rendu hommage à madame Hélène Garceau pour son apport à titre de responsable des programmes institutionnels et du concours Inter-élèves de 2004 à 2017 et de la création de la classe des duos et trios au concours. Un trophée à son nom est remis depuis 2017 aux élèves ayant obtenu la plus haute note dans leur catégorie d’instrument en duo ou en trio.

Responsable de l’organisation du concours Inter-élèves de 1988 à 2004, madame Thérèse Marcy a aussi un trophée en son honneur pour récompenser les élèves dans la classe concert, une catégorie qu’elle a créée.

Le concours Inter-élèves réunit quelque 350 participant.e.s annuellement. Ces derniers profitent du programme éducatif de l’établissement par l’entremise de dizaines de professeurs affiliés, par discipline et par niveau (de 1 à 9).

L’événement se déroule sur trois fins de semaine pour se conclure par deux jours de concerts galas. On attribue des récompenses aux gagnant.e.s des trois premières places dans chaque catégorie. Avec le soutien de partenaires, plus de 16 000 $ ont été ainsi remis aux lauréat.e.s sous forme de bourses, cartes-cadeaux, etc. « Le concours Inter-élèves encourage énormément les jeunes musiciens à se dépasser et à persévérer! », a mentionné Julio Gonzalo, directeur adjoint à l’École de musique Vincent-d’Indy.

Comme l’écrivait Sr Marie-Paule lors de la 15e édition du concours tenu en 1988, « Tant qu’il y aura des professeurs affiliés à l’École de musique Vincent-d’Indy désireux d’améliorer leur enseignement, d’aider à comprendre et à aimer davantage la belle musique et tant qu’il y aura des bénévoles, notre Concours apportera toujours un essor au monde musical étudiant. »

Un étudiant lors de sa prestation au concert gala du concours Inter-élèves de l’EMVI.

Reportage photo : École de musique Vincent-d’Indy

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L’expérience de la pandémie a largement démontré la pertinence d’organismes pour venir en aide aux personnes, notamment pour entretenir « notre santé mentale, physique et spirituelle » comme le souligne l’organisme Ninnavita, fondé par madame Vita Lewis, personne associée SNJM avec l’aide d’autres personnes.

Créé par et pour des bénévoles, Ninnavita a pour mission de soutenir les bénévoles où qu’ils soient et, peu importe, leur secteur d’activités. « Nous offrons un lieu pour permettre aux bénévoles de se ressourcer, de faire le plein d’énergie et de s’épanouir dans toutes les dimensions de leur être », souligne Vita Lewis, toujours aussi enthousiaste.

Les activités hebdomadaires sont proposées en mode hybride pour faciliter leur accessibilité et maintenir des liens avec tous les membres, y compris ceux plus âgés qui ne peuvent pas toujours se déplacer. Le programme d’activités est très varié. On retrouve des exercices physiques légers et de motricité, dont la marche. Des séances de yoga du rire, des activités de dessin, de communication, de leadership et même des cours de danse.

Des outils pour nourrir l’esprit et le corps en s’amusant

Madame Lewis espère d’ailleurs que le volet danse pourra apporter des sources de financement utiles pour l’organisation de toutes les autres activités de soutien de l’organisme. Des rencontres de partage sont aussi organisées comme celle en virtuelle « L’aventure de l’Évangile » qui s’inspire de l’approche ignacienne.

La flexibilité de l’organisme dans l’organisation et la tenue de ses activités est très appréciée des participant.e.s. Ainsi, les grands-parents devant s’occuper des petits-enfants pendant une journée pédagogique peuvent malgré tout participer aux rencontres de Ninnavita qui module son programme pour intégrer des éléments intéressants pour les enfants.

L’objectif est toujours le même, fournir aux bénévoles des moyens pour nourrir leur esprit, mais aussi le corps afin de conserver leur vitalité et favoriser les relations intergénérationnelles. Et tout cela en s’amusant, bien entendu, foi de Vita Lewis qui souhaite offrir ces activités au plus grand nombre de personnes possibles.

Source photo : Ninnavita

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À l’aube de ses 77 printemps, Lorraine Prieur, musicienne et professeure réputée, a offert un concert en deux parties retraçant ses 70 ans de carrière au piano, à la Maison Jésus-Marie (MJM), le 16 avril dernier. Présentée comme la digne héritière de Sr Marie-Stéphane, fondatrice de l’École de musique Vincent-d’Indy par Sr Marie-Paule Demarbre, maître de cérémonie pour l’événement, Lorraine Prieur était entourée de son conjoint, chanteur, et d’invités.

Affiche soulignant la prestation de Lorraine Prieur au Carnegie Hall à New York le 21 mars 1966.

Outre ce tour de piste d’une carrière florissante, ce concert se voulait également un juste retour aux Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). « C’est ma famille. Les sœurs m’ont prise en charge depuis l’âge de six ans et m’ont soutenu durant toutes mes études », mentionne celle qui a raflé le Premier Prix au Concours national du centenaire du Canada (1967) à l’âge de 21 ans. Son talent déjà impressionnant à l’époque lui a d’ailleurs valu une attention du compositeur français Pierre Max Dubois. Ce dernier lui a en effet dédié une pièce pour piano « Les fous de Bassan ».

À son premier concours important où les SNJM l’avaient inscrite à l’âge de 12 ans, elle remporte le premier prix. Un succès qui ne se démentira pas tout au long de sa carrière, de chambriste, professeure et accompagnatrice. Elle continue aujourd’hui à faire des concerts, à accompagner et à aider les jeunes, notamment par l’entremise de l’organisme « La Montée des Arts » à Mont-Saint-Hilaire, qu’elle a fondé avec son mari, Luc Saucier.

Des liens étroits avec les SNJM

Cette carrière a été rendue possible grâce à l’intuition et l’initiative de sa mère. Cette dernière a rencontré Sr Paul-de-Jésus pour lui demander si les sœurs pouvaient donner des cours de piano à sa fille Lorraine, âgée de six ans. Issue d’un foyer modeste résidant à LeMoyne, sans automobile, Lorraine admet qu’elle n’aurait jamais eu l’opportunité de développer ses talents de musicienne sans cet appui indéfectible des SNJM.

Reconnaissante de leur apport, elle entretient des liens avec la congrégation en offrant notamment des concerts depuis plusieurs années. Elle maintient aussi des liens avec Sr Maryse Moisan. « J’avais 16-17 ans et j’étais l’accompagnatrice au piano de la chorale du Collège Durocher-Saint-Lambert où Sr Maryse œuvrait. »  Une belle relation entre elles s’est construite au fil du temps.

En effectuant ce rapide survol sur ces 70 ans de carrière, Lorraine Prieur se souvient de nombreux moments touchants vécus avec les SNJM, dont l’un concerne plus particulièrement Sr Lucille Brassard, quelques heures avant son décès. Alors qu’elle s’adonne à ses exercices au piano dans son appartement à Montréal, Lorraine ressent une pensée très forte pour Sr Lucille, alors alitée et dans le coma depuis plusieurs jours. Elle saute dans un taxi pour se rendre au chevet de la malade. « Je mets une main sur son front et dépose l’autre sur son ventre, alors qu’à l’époque, il était rare de toucher une religieuse, et je lui dis : Je vous apporte tout l’amour du monde Sr Lucille. » Pendant un court instant, Sr Lucille ouvre les yeux et lui répond « C’est tellement bon. » Cette séquence de quelques secondes seulement a marqué autant la musicienne que la sœur de Sr Lucille, alors sur place.

Voir fleurir les fleurs de son jardin

Outre ces moments particuliers, l’approche des SNJM l’a inspirée dans son cheminement naturel toute sa vie. Ce fondement et tout le bagage de l’école française du piano l’aident toujours dans son accompagnement des plus jeunes. Son passage comme professeure-accompagnatrice au Conservatoire de musique de Montréal entre 1979-2009 a sans aucun doute eu une influence sur un grand nombre de musiciens qui font carrière tant au Québec qu’à l’étranger de nos jours.

En cette année soulignant ses 70 ans de carrière au piano, l’occasion était belle de proposer un concert où elle exprime son talent tout en y greffant l’apport de ses proches. Ainsi son conjoint Luc a chanté L’air d’Hérode de Berlioz, Neige d’André Gagnon et Embarcadères, des poèmes de Gilles Vigneault mis en musique par Louis-Dominique Roy.

Toujours dans la deuxième partie de son concert intitulé « Les fleurs de mon jardin », une de ses quatre filles, Geneviève Deschamps, soprano a interprété Omio Babbino caro de Puccini et Le Vaisseau d’Or (Nelligan) d’André Gagnon. Un de ses six petits-enfants, la jeune Raphaëlle Mallette a pour sa part chanté L’indifférence (Nelligan) d’André Gagnon accompagnée au piano cette fois-ci par son père, Patrick Mallette. Louis-Dominique Roy, pianiste-compositeur complétait ce groupe d’invités en jouant Chaconne en mi mineur de Buxtehude.

Les moments magiques de ce concert ont été captés sur vidéo. Vous pouvez visionner le tout ci-dessous. Réalisation : Thierry Prieur et Roch Gallant

Consultez le programme du concert. Pour en savoir plus sur sa carrière, consultez la biographie.

On reconnaît sur cette photo prise en 1967, de gauche à droite, Lorraine Prieur, Pierre Max Dubois, Sr Rachel et Claude Deschamps.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

Concert à la Maison Jésus-Marie

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Le projet FAR (Fondation des archives religieuses) du Grand Montréal se matérialise davantage avec le lancement récent de son site Web et l’annonce à la fin mars de l’arrivée de Jean-Louis Roy, comme ambassadeur.

Le mandat de ce dernier l’amènera d’ailleurs à faire découvrir au grand public, aux chercheurs en histoire et aux diverses instances institutionnelles la vocation de la FAR. « Les communautés religieuses… ont eu l’extraordinaire intelligence et sensibilité… de créer ce pôle de ressources communes, qui va permettre le développement d’un très grand centre des archives religieuses de la région de Montréal », a déclaré monsieur Roy, ancien directeur de Bibliothèques et archives nationales du Québec (BAnQ).

Projet unique à Longueuil

Rappelons que le projet FAR est situé sur un terrain ayant appartenu à la Congrégation Notre-Dame dans le Vieux-Longueuil. Le projet prévoit l’utilisation du bâtiment historique, un agrandissement et une mise à niveau pour tenir compte des normes archivistiques actuelles. Il nécessite des investissements de 20 millions $ entièrement financés par les fonds privés des communautés religieuses. On estime que ce centre d’archives religieuses, le plus grand au Canada, sera fonctionnel au début de l’année 2025.

Ce projet ambitieux regroupe 14 communautés religieuses féminines et masculines. Selon les volontés de chacun des membres, la Fondation rassemblera les archives historiques de chacune des congrégations. C’est du moins le cas pour les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) qui cédera toutes ses archives des administrations générale et provinciales au Québec et de l’Ontario, de même que les documents liés aux couvents créés dans ces deux provinces.

Les SNJM planifient également y laisser les éléments textes, plans, photos et toute documentation originale de même qu’un certain nombre d’objets — artefacts. La sélection de toutes ces ressources repose sur le désir de « témoigner le mieux possible de la mission et de l’apostolat de la congrégation », précise madame Geneviève Noël, responsable du Service central des archives SNJM.

Des perles d’histoire…

Le site Web de la FAR donne déjà un aperçu de ce que l’on pourra y retrouver au fil du temps. En plus des nouvelles d’actualité comme celle qui présente le parcours de la directrice de la conservation et du traitement, madame Céline Widmer, on retrouve également un court article sur une particularité historique intitulée « Photographie ou peinture? »

Alimentée par les éléments historiques conservés par les SNJM, cette capsule nous permet de découvrir quelques-unes des perles d’histoire qui ne manqueront pas d’être signalées dans le futur, en se fiant à la richesse et la grande diversité du matériel d’archives accumulé par chacune des congrégations religieuses. 

C’est une référence à conserver et à consulter plus régulièrement lorsque le Centre d’archives sera fonctionnel.

 

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La présence à la CSW67* à New York fait consensus. Toutes les personnes ont adoré leur expérience aux Nations Unies. Elles la considèrent comme mémorable dans leur vie et leur parcours futur. C’est ce qui dégage de la rencontre bilan en mode virtuel du programme CATHII — Université à l’ONU, tenue à la fin du mois de mars.

L’accessibilité aux témoins invités à partager leur expérience sur des situations diverses, comme une Ukrainienne combattante et une chanteuse kurde torturée et violée, a impressionné la majorité des participants.es.

Il en est de même avec plusieurs autres conférencières venues partager leur expérience sur des réalisations. Selon Eva-Victoria, ces « récits personnels complètent bien les faits et les statistiques et augmentent la possibilité de s’identifier. Cela nous marque davantage. »

Des retombées dans leur vie quotidienne

Déjà impliquée à l’Université de Montréal, cette dernière entend mettre à profit les trucs dévoilés par la conférencière de l’Université Saint-Louis à Washington qui lui a permis de réaliser un projet de distribution de produits hygiéniques (Period Poverty) dans plusieurs milieux où les femmes en situation de pauvreté sont particulièrement démunies. Cette conférence a permis à Eva-Victoria de « ramener cela à mon milieu de vie à Montréal » et de compter sur des références pour aller de l’avant.

Pour sa part, Alexander relève sa participation à un panel sur le Moyen-Orient portant sur les droits reproductifs et droits sexuels dans ces pays, en particulier au Liban. « Nous étions six ou sept participants provenant de ce pays sur dix à ce panel. Les échanges ont été fructueux. Ils m’ont permis de mieux saisir la réalité de mon pays d’origine où l’on recense 40 % moins d’enfants inscrits à l’école. »

La participation aux ateliers et diverses activités organisées en parallèle à la CSW67 facilite grandement l’établissement de relations. Juliette a elle aussi aimé pouvoir parler avec les personnes sur place. Elle a aussi découvert diverses approches dans les présentations comme celle utilisée à l’Université de New York. « J’ai pris conscience du privilège d’être une femme blanche vivant dans un monde occidental et de la diversité des situations pour les autres femmes. »

Démystifier l’aura de l’ONU

Pour Gabrielle, sa présence à New York lui a permis « d’enlever un certain idéalisme autour de l’ONU ». Elle a été étonnée par les impacts pernicieux de la pornographie et cette « hypersexualisation de la femme dans tous les types de médias, films et vidéos. » Les conférences présentées sur ce sujet ont été révélatrices à plus d’un titre, notamment sur les approches différentes pour contrer ce phénomène. « Cela a aussi illustré les dérives de l’utilisation des médias sociaux qui ont été créés pour répondre à d’autres fins que celles-là, » a ajouté Eva-Victoria.

Cette expérience à l’ONU a aussi révélé certaines de ses limites. Ainsi Bianca soulève le manque de confiance des instances internationales à l’égard des organismes sur le terrain qui luttent contre les injustices et les inégalités avec très peu de moyens financiers et la problématique de l’imputabilité. « Comment amener l’ONU et les organisations internationales à être redevables et à mettre en place des mécanismes de financement efficaces? »

Parmi les nombreuses autres remarques mises de l’avant lors de cette rencontre, il faut noter la surprise de constater la présence d’organismes conservateurs en recherche de légitimité. « Je ne m’attendais pas à entendre des discours de droite lors de ces rencontres », mentionne Jill. Si son expérience à New York lui a permis de démystifier la structure et le fonctionnement de l’ONU, Jill souligne aussi l’importance « de développer notre esprit critique. » « Il ne faut pas être naïves. Il nous faut voir les dessous de la représentativité des groupes présents et connaître leurs orientations. »

Devant l’abondance des thèmes et la richesse des contenus d’ateliers, Chairman a exprimé le souhait de prendre le temps de digérer tout ce qu’elle a appris sur place. Cela ne l’a pas empêchée d’affirmer « cela a allumé quelque chose en moi pour appuyer davantage ma démarche dans la défense des droits des personnes. »

Un programme unique et enrichissant

Admettant que le thème de la CSW67 axé sur la technologie n’était pas le plus évident pour parler de la traite des personnes, l’ensemble des participants.es a admis avoir enrichi leurs connaissances. Les ateliers et conférences organisés en parallèle y ont été pour beaucoup. La question de la traite et les liens avec l’industrie de la restauration et de l’hôtellerie où les conditions des personnes ne s’améliorent pas ont été abordés et jugés particulièrement troublants.

En lien avec la thématique de la CSW67 « Innovation et évolution technologique, et éducation à l’ère du numérique aux fins de la réalisation de l’égalité des sexes et de l’autonomisation de toutes les femmes et de toutes les filles », Eva-Victoria s’est dite d’ailleurs choquée « du décalage avec la réalité ». Le discours d’une Écossaise sur la technologie a fait prendre conscience que l’accès aux technologies et aux réseaux sociaux n’était pas égal pour toutes et tous, et ce, même dans des pays occidentaux, comme en Écosse où il y a des régions qui n’ont aucun accès à l’Internet.

La présence à l’ONU de la cohorte 2023 constitue la dernière étape du programme de formation à la traite des personnes CATHII — Université à l’ONU. Les participants.es doivent compléter des éléments d’évaluation et de bilan pour clore leur contribution.

Dans l’esprit de toutes et tous, ce programme CATHII – Université à l’ONU est très formateur et gagne à être connu. Déjà, certaines participantes entendent en parler à leurs collègues étudiants.es pour les inciter à s’inscrire à la prochaine cohorte. C’est bon signe!

*CSW – Commission sur le statut des femmes

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La résistance des aînés locataires de la résidence Mont-Carmel fait l’objet d’un documentaire sur la dure réalité des rénovictions. La journaliste Noémi Mercier de la chaîne Noovo entraine le public dans les coulisses de la lutte de ces personnes âgées bien décidées à faire valoir leurs droits. On nous promet un portrait intimiste et attachant, pour ne pas dire émouvant, de la situation dans laquelle sont plongées des personnes de plus de 80 ans.

Reconnue comme une résidence privée pour aîné.e.s (RPA), la résidence Mont-Carmel à Montréal a été achetée par Henry Zavriyev, un promoteur immobilier. Ce dernier est reconnu pour utiliser de nombreux stratagèmes afin d’évincer les locataires. Son but est de rénover l’immeuble pour le relouer ou le vendre plus cher. C’est dans cet esprit que ce nouveau propriétaire a décidé de retirer la certification RPA pour cet immeuble, privant ainsi tous les locataires des divers services rattachés à cette certification.

Depuis, le Comité des résident.e.s de Mont-Carmel a obtenu une ordonnance de maintien du statut RPA Mont-Carmel. Cette ordonnance a été renouvelée le 20 mars dernier et prolonge la certification jusqu’au 18 septembre 2023. Une autre victoire pour les résistant.e.s qui doivent malheureusement poursuivre leur lutte pour faire respecter les besoins élémentaires, notamment en matière de sécurité.

C’est ainsi que le Comité a dû à nouveau transmettre le 28 février dernier, une mise en demeure pour faire respecter les normes prévues au Règlement des RPA comme l’étanchéité des portes coupe-feu et la disposition d’un système d’appel à l’aide pour chaque résident.e. Cette nouvelle action s’inscrit dans les suites de l’ordonnance du 10 février en lien avec le dossier de poursuite en dommages-intérêts pour non-respect des baux.

C’est sans compter les démarches auprès du Tribunal administratif du logement (TAL) et les audiences sur divers aspects à la Cour supérieure prévues en mai. Bref, le Comité des résident.e.s de Mont-Carmel est toujours obligé de se battre pour faire obstacle aux mesures prises par le propriétaire. Pour suivre les péripéties de cette saga, consultez la page Facebook du Comité.

Rappelons que le documentaire sera diffusé tout d’abord sur Crave dès le 3 mai. Une diffusion le 12 mai à 21 h est planifiée sur Noovo pour être ensuite disponible sur Noovo.ca et Noovo.info

Visionnez la bande-annonce du documentaire.

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La visite récente de Mireille (Miray Alfreeh) Allaham et de ses deux enfants Mewra et Michou à la Maison Jésus-Marie a permis de vivre de beaux moments de retrouvailles avec les sœurs. Première famille de réfugiés syriens parrainés par un groupe du diocèse de Longueuil, dont les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), la jeune famille s’est bien intégrée à son pays d’adoption.

Photo récente de la famille Allaham, Mewra, Mireille, Mousa et Michou.

Désormais, tous citoyens canadiens, le père Mousa, ébéniste de profession, a lancé sa propre entreprise dans ce domaine. Il œuvre dans la fabrication de mobiliers de bureau, de cuisine et autres. La jeune famille a acheté sa maison et vit maintenant à Boisbriand. La mère de famille, Mireille travaille à temps partiel, pour lui donner le temps de s’occuper des enfants, âgés de 11 et 6 ans (le 30 juin prochain). Le petit dernier est d’ailleurs né au Québec.

Avec l’aide du groupe de parrainage de Longueuil, coordonné par Jacques Morin, une démarche pour faire venir la famille de la sœur de Mireille, est en cours. Cette dernière est composée de quatre personnes, dont la sœur nommée Pascal.

La famille Alhanout. On reconnaît Michel, Marcel, Antoinette et Élyas.

La situation est toute aussi positive pour la seconde famille de réfugiés syriens, devenus citoyens canadiens et résidant toujours à Longueuil. Le père Élyas Alhanout travaille à la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue depuis le début. Sa femme, Antoinette travaille dans un restaurant de la ville tandis que l’un des fils, Michel (Majed) poursuit ses études en médecine. Le second fils Marcel (Marvel) est sur le marché du travail dans l’industrie numérique. Une demande de parrainage est en cours également pour accueillir la famille de Mirna, fille d’Élyas et d’Antoinette. Le comité de parrainage de Longueuil accueillera ainsi au total, huit personnes avec ces deux nouvelles familles.

« La question de la langue se règle plus facilement lorsque les familles ont des enfants qui vont à l’école », soutient Jacques Morin, fier du parcours de ces deux familles qui ont démontré beaucoup de résilience.

L’apport du milieu est important pour faciliter l’intégration

Revenant sur cette expérience auprès des réfugiés syriens, Jacques Morin n’hésite pas à souligner que « l’apport des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) a énormément simplifié les choses dans les démarches de parrainage des deux familles syriennes. »

Cette contribution a pris diverses formes, du matériel aux encouragements, à l’accueil et à un soutien financier.  « J’ai toujours senti que toutes les sœurs, des plus jeunes aux plus âgées, des plus alertes aux plus limitées par la maladie, étaient impliquées et fières de ce projet.  Les familles et le groupe parrain, leur doivent beaucoup », ajoute-t-il. Cet appui est encore bien concret dans les démarches de parrainage en cours. 

Jacques Morin, coordonnateur du comité de parrainage des réfugiés à Longueuil lors d’une rencontre officialisant la prise de position collective en faveur des migrants des SNJM en octobre 2017.

Depuis l’arrivée des familles de réfugiés en 2016-2017, quelques-unes des personnes du groupe de parrainage restent en lien étroit avec elles. « Ce sont devenus des amis », admet Jacques Morin qui reste très engagé auprès des migrants. Il anime d’ailleurs un groupe de francisation de huit étudiants au Carrefour Le Moutier.

Pour favoriser l’intégration de ces personnes aux parcours différents, il a mis sur pied un projet interculturel et intergénérationnel en collaboration avec les personnes de la résidence Paul-Pratt, à Longueuil. « Ça prend un milieu pour accueillir et favoriser des rencontres communautaires plus personnelles avec les migrants », affirme-t-il. Son projet vient répondre à la quasi-absence d’occasions pour ces migrants de rencontrer des Québécois francophones et tisser des liens.

Lors d’une récente rencontre entre les étudiants et les personnes de la Résidence Paul-Pratt, il a été particulièrement ému par la scène où les participants.es échangeaient de gros câlins à la fin de l’activité. Cela illustrait bien comment des rencontres de ce genre sont importantes autant pour les migrants que pour les citoyens d’ici.