Les archives, des gardiennes de la mémoire!

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Vous croyez que le milieu archivistique n’est pas intéressant? Détrompez-vous! Découvrez avec la collaboration du personnel du service central des archives SNJM, le rôle et la nature du travail effectué par cette équipe multidisciplinaire au sein de la congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM).

Vous serez surpris.e par la diversité des tâches à accomplir et l’importance des archives pour une organisation et pour une société. Vous découvrirez comment le service d’archives participe à sa façon à la mission éducative des SNJM.

Dans le cadre de la Semaine internationale des archives, les membres de l’équipe du service central des archives SNJM ont révélé quelques-unes des facettes de leur profession et les défis auxquels elles font face, lors d’une entrevue à bâtons rompus, présentée ici sous la forme de courtes capsules vidéo.

 

Les archives témoignent des activités

Les archives, un rôle important pour la mémoire collective

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Le comité Justice et Paix des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec recherche trois étudiant.e.s pour un poste à temps partiel d’une durée minimale d’un an.

Reconnue pour son rôle dans l’éducation avec une approche axée sur le développement intégral de la personne, la congrégation des SNJM est aussi engagée dans la promotion de la justice sociale, en travaillant notamment en réseau et avec son comité Justice et Paix.

Ce dernier, composé d’une dizaine de personnes, religieuses et laïques, se penche sur plusieurs enjeux sociaux qui concernent les personnes vulnérables, en particulier les femmes. Afin de poursuivre sa démarche, le comité souhaite rallier trois personnes intéressées à travailler à titre de partenaires sur des aspects qui touchent :

  • L’environnement
  • La traite des personnes
  • L’immigration
  • La situation des populations autochtones

La date limite du dépôt de candidature est le 30 juin. L’entrée en fonction est prévue pour septembre 2023 jusqu’en mai prochain, avec une possibilité de reconduction d’une autre année. Consultez l’offre d’emploi pour connaître le profil recherché et les autres détails.

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Les trois membres de l’Équipe de leadership des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec étaient heureuses de participer à la cérémonie d’enfouissement d’une médaille et de reliques de mère Marie-Rose dans les fondations du nouveau pavillon du Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie (PSNM), le 10 mai dernier.

Ce geste a une grande portée symbolique notamment, en offrant une protection aux occupants de l’école. Il s’est répété maintes fois depuis le décès de la fondatrice de la Congrégation des SNJM, la bienheureuse Marie-Rose Durocher. Il se perpétue encore aujourd’hui lors des travaux d’agrandissement et de rénovation d’établissements ayant un lien avec les SNJM.

Soutenir l’épanouissement des jeunes filles

Dans le cas du PSNM, au symbolisme de la cérémonie, s’ajoutent les valeurs SNJM et le rappel de la mission de la Congrégation. Cette dernière est axée sur l’éducation des jeunes filles et le développement intégral de la personne dans toutes ses dimensions : intellectuelle, humaine, spirituelle et sociale.

Cette approche globale inspire toujours la pédagogie du PSNM mise de l’avant par l’équipe éducative afin de soutenir l’épanouissement des jeunes filles et en faire des leaders de demain, chacune à leur façon.

Respect des exigences environnementales

La cérémonie réunissait outre les sœurs Denise Riel, animatrice provinciale et les conseillères provinciales, Claudette Bastien et Lisette Boulé; les membres de la direction de l’école, le président du conseil d’administration, la directrice de la Fondation du PSNM et deux élèves de 1er secondaire.

Rappelons que le projet de construction du nouveau pavillon du PSNM est dans sa dernière phase. Les premières classes ont été ouvertes le 20 mars dernier aux deuxième et troisième étages. L’ouverture complète du pavillon est planifiée pour la fin du mois d’août. Ce projet d’agrandissement permet de proposer un environnement à la fois convivial et capable de répondre aux aspirations en matière de pédagogie, d’innovation et d’éducation.

Ce nouveau pavillon comprend entre autres, une agora avec vue sur le boisé devant l’école, trois laboratoires de sciences, un deuxième toit-jardin et des classes flexibles adaptées à la nouvelle formule FLEX. Soulignons également que la construction du nouveau pavillon s’inscrit dans la démarche de la certification LEED (Leadership in Energy and Environmental Design). Cela implique une série de stratégies pour créer un bâtiment plus sain dans le respect de hauts standards pour la santé des humains et le développement durable.

Le Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie (PSNJM), fondé par les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), est depuis plusieurs années, devenu un établissement laïc.

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Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) de la Maison Jésus-Marie (MJM) ont procédé à un rituel de plantation et de bénédiction de trois rosiers le 10 mai dernier.

Sr Jacqueline Aubry, snjm

Cet événement s’inscrit dans la démarche du processus de changement d’un an des Seuils de transformation. Il constitue une suite symbolique et logique de la première rencontre où l’on a fait référence à « la vie cachée des arbres, à leur vie en communauté dans une culture invisible, inclusive et nourrissante. »

« Nous avons appris que… les arbres sont inconditionnellement là les uns pour les autres. Quelle belle métaphore! » a mentionné Sr Jacqueline Aubry lors de la célébration. Dans le contexte de la Maison Jésus-Marie, les rosiers ont remplacé les arbres. Comme l’a rappelé Sr Jacqueline, ils symbolisent l’engagement personnel et communautaire dans la démarche en cours.

Un rappel symbolique

Pour appuyer cet engagement à vivre une transformation, trois représentantes du pavillon Saint-Charles et les membres du trio de coordination du pavillon Saint-André ont arrosé avec un peu d’eau le rosier lors de la célébration dans la chapelle.

Sr Luce Boyer, snjm

À la fin de celle-ci, une procession a suivi menant les sœurs à l’extérieur, près de la Vierge pour la plantation des trois rosiers autour de la statue. Celles qui ne pouvaient s’y rendre ont pu assister à la scène du haut de la passerelle ou des fenêtres ayant vu sur cet espace de verdure. La statue de la Vierge est un endroit où plusieurs religieuses aiment s’y recueillir pour prier.

En plus d’enjoliver le lieu, la présence de rosiers autour de la statue rappelle cet engagement communautaire dans les étapes de changement à venir et le symbolisme de l’arbre comme l’a d’ailleurs souligné Sr Constance Létourneau, lors de la célébration.

« … L’arbre est un organisme vivant, sans cesse en croissance, en continuelle transformation. Aucun arbre n’est seul. Les arbres forment en quelque sorte une communauté de soins les uns pour les autres et pour tout ce qui les entoure. Pour être transformé.e.s, nous avons besoin les uns, les unes, des autres. 

Nous pouvons associer le symbole de l’arbre à notre communauté SNJM. À travers son histoire, elle a subi des épreuves, elle a vécu des changements. Aujourd’hui encore, notre communauté cherche à se transformer, à s’adapter, à s’ouvrir à du neuf, à créer, à se donner de nouvelles ressources. Des femmes et des hommes collaborent avec nous, s’associent à nous, partagent notre spiritualité et poursuivent la mission SNJM. Tous ces partenaires font grandir notre arbre SNJM et le gardent toujours vivant. »

Reportage photo : Sr Hélène Harvey

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Que diriez-vous de célébrer l’arrivée des fraises dès un 10 mai?

Les résidentes de la Maison Jésus-Marie (MJM) ont célébré le 10 mai dernier, leur première Journée des fraises, en parfait accord avec les sœurs SNJM de la Californie qui en ont fait un événement traditionnel.

Sr Florence Vinet en conversation avec les sœurs SNJM en Californie.

L’atmosphère était à la fête lorsque les sœurs de la MJM ont reçu des bonbons aux fraises lors de la distribution aux étages et dans les pavillons de la résidence. Pour celles qui ne pouvaient y goûter, on a fait preuve d’imagination en offrant de la crème glacée aux fraises. Un pur délice si l’on se fie aux mines réjouies des personnes.

Tout en savourant, ces petits bonbons, les sœurs de Saint-André qui le pouvaient, ont participé à une rencontre virtuelle avec trois SNJM de la Californie. Ces dernières, avec l’aide de Sr Michelle Garlinski, en ont profité pour partager leur expérience de cette fête traditionnelle. Pour la première fois, les sœurs SNJM du Québec ont pu s’unir à leurs consœurs de la Californie et vivre cette journée de fête. C’est une belle façon de compléter leur découverte de la Californie initiée voilà quelque temps par Sr Mary Haupt à l’aide notamment de Google Earth.

La petite histoire

Les fondatrices de la mission à Oakland en Californie.

L’origine de cette Journée des fraises remonte à la création de la mission des SNJM à Oakland en Californie. Arrivées le 10 mai à 5 heures du matin à San Francisco après un périple éreintant de plusieurs jours, les six sœurs SNJM du Québec ont été accueillies par les Sœurs de la Miséricorde à l’hôpital Saint Mary’s à San Francisco.

En après-midi, Sr Baptiste Russell, supérieure de cette congrégation leur prépare une collation spéciale avec des fraises! Une surprise et un réconfort pour les SNJM québécoises qui ont grandement apprécié le geste. Cet événement est à l’origine de la Journée des fraises, célébrée annuellement le 10 mai par les sœurs SNJM de la Californie.

Rappelons que les six sœurs sont parties du Québec en avril 1868 pour se rendre à Oakland dans l’Ouest américain pour ouvrir une école. À cette époque, il s’agissait d’une véritable expédition! Dans les circonstances, mère Thérèse de Jésus et Sr Ignace de Loyola ont accompagné ces missionnaires jusqu’à New York.

Après cette première étape, les six religieuses ont pris le bateau « Ocean Queen ». Ce dernier les a menées à Aspinwall, dans l’isthme de Panama. Elles ont par la suite pris un train en direction de Panama avant d’embarquer sur un plus petit bateau pour poursuivre leur périple jusqu’à San Francisco.

Leur arrêt chez les Sœurs de la Miséricorde dans cette ville a été bénéfique à plusieurs égards. Quelques jours plus tard, elles traversaient la Baie de San Francisco accompagnées de quatre sœurs de la Miséricorde pour atteindre leur destination à Oakland.

Reportage photo : Sr Hélène Harvey

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Lors d’une cérémonie le 17 avril dernier à Paris en France, madame Magda Fares a été honorée dans le cadre du Concours international Europoésie-UNICEF. Elle a gagné le 1er Prix de la Francophonie dans la catégorie « Conte et Nouvelle » pour son conte « Le papillon noir ».

Pendant la cérémonie officielle à la mairie du XIe arrondissement, on reconnaît madame Magda Fares au premier rang.

Dans le cadre de cette cérémonie officielle de remise des prix aux lauréats, à la mairie du XIe arrondissement, madame Fares a également obtenu un diplôme d’honneur pour l’ensemble de ses poèmes du recueil « Un livre pour les yeux du cœur » sous le thème de concours « Protection de l’Enfance ».

Au-delà de ces titres honorifiques, madame Fares a reçu une médaille pour son premier prix, un certificat, une toile magnifique, plusieurs anthologies et recueils de poésie de même que le magazine « Défense de la langue française : promotion et rayonnement ».

En compagnie de Joël Conte-Taillasson, président de l’association Rencontres européennes Europoésie REE et initiateur du Concours international Europoésie-UNICEF, lors de la remise des prix 17 avril dernier à Paris.

« Mon cœur est plein de gratitude surtout que c’est un prix international pour toute la francophonie. J’ose espérer que j’ai contribué un peu au rayonnement de notre belle langue française, ainsi qu’à la protection de l’Enfance avec l’UNICEF. Cela me fait chaud au cœur », a-t-elle souligné après cet événement marquant.

Quelques semaines plus tard, madame Fares a eu une autre belle surprise en recevant la version numérique du magazine Pèlerin en marche (PEM #74) où l’on a publié en page 22, son conte « Le papillon noir », récipiendaire du 1er Prix. « J’ai bien aimé lire ce magazine riche et varié et surtout le dossier “Cursillistes Pèlerins au cœur du monde : en marche par-delà les frontières” de Gilles Baril.

Rappelons que Magda Fares a contribué par ses poèmes et son jeu au piano au projet vidéo de la fête des anniversaires SNJM 2022. C’est par l’entremise de madame Vita Lewis, personne associée SNJM qu’elle a découvert la congrégation. Les deux se connaissent depuis plusieurs années et collaborent mutuellement à des projets. Elle a aussi animé par le passé quelques récitals en musique et en poésie avec ses ami.e.s du cercle des Poètes de la Montérégie à la Maison Jésus-Marie.

Source photo : Magda Fares

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Enseignante de piano aux élèves du Pensionnat Saint-Nom-de-Marie (PSNM) pendant 28 ans, Sr Violette Blais était heureuse de fouler à nouveau le sol de l’École de musique Vincent-d’Indy le 15 avril dernier. Sa présence au concours Inter-élèves lui a permis de vivre un retour aux sources plus que symbolique en plus de pouvoir discuter avec les invité.e.s.

« J’ai aimé les enseignants et les élèves que j’ai côtoyés pendant toutes ces années », admet Sr Violette qui a été responsable de la musique au PSNM.  

On reconnaît de gauche à droite, le conjoint de madame Hélène Garceau, elle-même, Julio Gonzalo, directeur adjoint, Sr Violette Blais, snjm, et Mélissa Faustin, coordonnatrice des projets musicaux.

De nombreux souvenirs lui reviennent à commencer par ces rencontres fortuites d’élèves qui ne craignaient pas de se confier à elle. Lui reconnaissant une grande écoute et son approche humaine, il n’était pas rare pour elle d’accueillir des élèves qui cherchaient une oreille compatissante ou de l’aide.

Cette qualité de relation qu’elle a su bâtir avec les élèves ne se dément pas. Encore aujourd’hui certains élèves et même les parents de ceux-ci viennent la visiter à la Maison Jésus-Marie (MJM) ou vont prendre un repas avec elle. « Je suis vraiment gâtée », souligne celle qui n’hésitait pas à faire une tournée des pensionnaires après le souper pour les saluer ou discuter tout simplement.

En se rendant au concours Inter-élèves comme représentante des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) pour l’hommage posthume rendu à Sr Marie-Paule Provost, Sr Violette a vécu un grand moment de plaisir, autant pour les oreilles que pour le cœur. Elle s’est empressée de déposer les bouquets de fleurs remis lors du concours à la chapelle de la MJM pour les partager avec l’ensemble de ses compagnes vivant dans la résidence.

Source photo : École de musique Vincent-d’Indy et Sr Suzanne Brault

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Le 50e anniversaire du concours Inter-élèves, un événement phare de l’École de musique Vincent-d’Indy (EMVI), a été l’occasion de rendre hommage à des artisanes de ce concours musical. Sr Marie-Paule Provost, snjm a ainsi reçu un hommage posthume, alors que l’on reconnaissait également mesdames Hélène Garceau et Thérèse Marcy. Les responsables de l’événement ont voulu ainsi souligner leur grande contribution au succès de ce concours à la longévité hors du commun.

Julio Gonzalo, directeur adjoint, et Mélissa Faustin, coordinatrice des projets musicaux au moment de rendre un hommage posthume à Sr Marie-Paule Provost, snjm.

Assistant à l’événement, Sr Violette Blais, snjm, était heureuse d’écouter les élèves, de parler avec les personnes présentes et de recevoir l’hommage au nom de sa consœur Marie-Paule Provost. Cette dernière a été responsable des professeurs affiliés pendant 10 ans et directrice pédagogique de l’EMVI pendant sept années. Un trophée Marie-Paule Provost est remis annuellement depuis 1989 à l’élève ayant obtenu la plus haute moyenne au niveau post-lauréat.

Madame Hélène Garceau et son conjoint lors de la 50e édition du concours Inter-élèves de Vincent-d’Indy qui lui rendait hommage.

Les organisateurs ont aussi rendu hommage à madame Hélène Garceau pour son apport à titre de responsable des programmes institutionnels et du concours Inter-élèves de 2004 à 2017 et de la création de la classe des duos et trios au concours. Un trophée à son nom est remis depuis 2017 aux élèves ayant obtenu la plus haute note dans leur catégorie d’instrument en duo ou en trio.

Responsable de l’organisation du concours Inter-élèves de 1988 à 2004, madame Thérèse Marcy a aussi un trophée en son honneur pour récompenser les élèves dans la classe concert, une catégorie qu’elle a créée.

Le concours Inter-élèves réunit quelque 350 participant.e.s annuellement. Ces derniers profitent du programme éducatif de l’établissement par l’entremise de dizaines de professeurs affiliés, par discipline et par niveau (de 1 à 9).

L’événement se déroule sur trois fins de semaine pour se conclure par deux jours de concerts galas. On attribue des récompenses aux gagnant.e.s des trois premières places dans chaque catégorie. Avec le soutien de partenaires, plus de 16 000 $ ont été ainsi remis aux lauréat.e.s sous forme de bourses, cartes-cadeaux, etc. « Le concours Inter-élèves encourage énormément les jeunes musiciens à se dépasser et à persévérer! », a mentionné Julio Gonzalo, directeur adjoint à l’École de musique Vincent-d’Indy.

Comme l’écrivait Sr Marie-Paule lors de la 15e édition du concours tenu en 1988, « Tant qu’il y aura des professeurs affiliés à l’École de musique Vincent-d’Indy désireux d’améliorer leur enseignement, d’aider à comprendre et à aimer davantage la belle musique et tant qu’il y aura des bénévoles, notre Concours apportera toujours un essor au monde musical étudiant. »

Un étudiant lors de sa prestation au concert gala du concours Inter-élèves de l’EMVI.

Reportage photo : École de musique Vincent-d’Indy

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L’expérience de la pandémie a largement démontré la pertinence d’organismes pour venir en aide aux personnes, notamment pour entretenir « notre santé mentale, physique et spirituelle » comme le souligne l’organisme Ninnavita, fondé par madame Vita Lewis, personne associée SNJM avec l’aide d’autres personnes.

Créé par et pour des bénévoles, Ninnavita a pour mission de soutenir les bénévoles où qu’ils soient et, peu importe, leur secteur d’activités. « Nous offrons un lieu pour permettre aux bénévoles de se ressourcer, de faire le plein d’énergie et de s’épanouir dans toutes les dimensions de leur être », souligne Vita Lewis, toujours aussi enthousiaste.

Les activités hebdomadaires sont proposées en mode hybride pour faciliter leur accessibilité et maintenir des liens avec tous les membres, y compris ceux plus âgés qui ne peuvent pas toujours se déplacer. Le programme d’activités est très varié. On retrouve des exercices physiques légers et de motricité, dont la marche. Des séances de yoga du rire, des activités de dessin, de communication, de leadership et même des cours de danse.

Des outils pour nourrir l’esprit et le corps en s’amusant

Madame Lewis espère d’ailleurs que le volet danse pourra apporter des sources de financement utiles pour l’organisation de toutes les autres activités de soutien de l’organisme. Des rencontres de partage sont aussi organisées comme celle en virtuelle « L’aventure de l’Évangile » qui s’inspire de l’approche ignacienne.

La flexibilité de l’organisme dans l’organisation et la tenue de ses activités est très appréciée des participant.e.s. Ainsi, les grands-parents devant s’occuper des petits-enfants pendant une journée pédagogique peuvent malgré tout participer aux rencontres de Ninnavita qui module son programme pour intégrer des éléments intéressants pour les enfants.

L’objectif est toujours le même, fournir aux bénévoles des moyens pour nourrir leur esprit, mais aussi le corps afin de conserver leur vitalité et favoriser les relations intergénérationnelles. Et tout cela en s’amusant, bien entendu, foi de Vita Lewis qui souhaite offrir ces activités au plus grand nombre de personnes possibles.

Source photo : Ninnavita

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À l’aube de ses 77 printemps, Lorraine Prieur, musicienne et professeure réputée, a offert un concert en deux parties retraçant ses 70 ans de carrière au piano, à la Maison Jésus-Marie (MJM), le 16 avril dernier. Présentée comme la digne héritière de Sr Marie-Stéphane, fondatrice de l’École de musique Vincent-d’Indy par Sr Marie-Paule Demarbre, maître de cérémonie pour l’événement, Lorraine Prieur était entourée de son conjoint, chanteur, et d’invités.

Affiche soulignant la prestation de Lorraine Prieur au Carnegie Hall à New York le 21 mars 1966.

Outre ce tour de piste d’une carrière florissante, ce concert se voulait également un juste retour aux Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). « C’est ma famille. Les sœurs m’ont prise en charge depuis l’âge de six ans et m’ont soutenu durant toutes mes études », mentionne celle qui a raflé le Premier Prix au Concours national du centenaire du Canada (1967) à l’âge de 21 ans. Son talent déjà impressionnant à l’époque lui a d’ailleurs valu une attention du compositeur français Pierre Max Dubois. Ce dernier lui a en effet dédié une pièce pour piano « Les fous de Bassan ».

À son premier concours important où les SNJM l’avaient inscrite à l’âge de 12 ans, elle remporte le premier prix. Un succès qui ne se démentira pas tout au long de sa carrière, de chambriste, professeure et accompagnatrice. Elle continue aujourd’hui à faire des concerts, à accompagner et à aider les jeunes, notamment par l’entremise de l’organisme « La Montée des Arts » à Mont-Saint-Hilaire, qu’elle a fondé avec son mari, Luc Saucier.

Des liens étroits avec les SNJM

Cette carrière a été rendue possible grâce à l’intuition et l’initiative de sa mère. Cette dernière a rencontré Sr Paul-de-Jésus pour lui demander si les sœurs pouvaient donner des cours de piano à sa fille Lorraine, âgée de six ans. Issue d’un foyer modeste résidant à LeMoyne, sans automobile, Lorraine admet qu’elle n’aurait jamais eu l’opportunité de développer ses talents de musicienne sans cet appui indéfectible des SNJM.

Reconnaissante de leur apport, elle entretient des liens avec la congrégation en offrant notamment des concerts depuis plusieurs années. Elle maintient aussi des liens avec Sr Maryse Moisan. « J’avais 16-17 ans et j’étais l’accompagnatrice au piano de la chorale du Collège Durocher-Saint-Lambert où Sr Maryse œuvrait. »  Une belle relation entre elles s’est construite au fil du temps.

En effectuant ce rapide survol sur ces 70 ans de carrière, Lorraine Prieur se souvient de nombreux moments touchants vécus avec les SNJM, dont l’un concerne plus particulièrement Sr Lucille Brassard, quelques heures avant son décès. Alors qu’elle s’adonne à ses exercices au piano dans son appartement à Montréal, Lorraine ressent une pensée très forte pour Sr Lucille, alors alitée et dans le coma depuis plusieurs jours. Elle saute dans un taxi pour se rendre au chevet de la malade. « Je mets une main sur son front et dépose l’autre sur son ventre, alors qu’à l’époque, il était rare de toucher une religieuse, et je lui dis : Je vous apporte tout l’amour du monde Sr Lucille. » Pendant un court instant, Sr Lucille ouvre les yeux et lui répond « C’est tellement bon. » Cette séquence de quelques secondes seulement a marqué autant la musicienne que la sœur de Sr Lucille, alors sur place.

Voir fleurir les fleurs de son jardin

Outre ces moments particuliers, l’approche des SNJM l’a inspirée dans son cheminement naturel toute sa vie. Ce fondement et tout le bagage de l’école française du piano l’aident toujours dans son accompagnement des plus jeunes. Son passage comme professeure-accompagnatrice au Conservatoire de musique de Montréal entre 1979-2009 a sans aucun doute eu une influence sur un grand nombre de musiciens qui font carrière tant au Québec qu’à l’étranger de nos jours.

En cette année soulignant ses 70 ans de carrière au piano, l’occasion était belle de proposer un concert où elle exprime son talent tout en y greffant l’apport de ses proches. Ainsi son conjoint Luc a chanté L’air d’Hérode de Berlioz, Neige d’André Gagnon et Embarcadères, des poèmes de Gilles Vigneault mis en musique par Louis-Dominique Roy.

Toujours dans la deuxième partie de son concert intitulé « Les fleurs de mon jardin », une de ses quatre filles, Geneviève Deschamps, soprano a interprété Omio Babbino caro de Puccini et Le Vaisseau d’Or (Nelligan) d’André Gagnon. Un de ses six petits-enfants, la jeune Raphaëlle Mallette a pour sa part chanté L’indifférence (Nelligan) d’André Gagnon accompagnée au piano cette fois-ci par son père, Patrick Mallette. Louis-Dominique Roy, pianiste-compositeur complétait ce groupe d’invités en jouant Chaconne en mi mineur de Buxtehude.

Les moments magiques de ce concert ont été captés sur vidéo. Vous pouvez visionner le tout ci-dessous. Réalisation : Thierry Prieur et Roch Gallant

Consultez le programme du concert. Pour en savoir plus sur sa carrière, consultez la biographie.

On reconnaît sur cette photo prise en 1967, de gauche à droite, Lorraine Prieur, Pierre Max Dubois, Sr Rachel et Claude Deschamps.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

Concert à la Maison Jésus-Marie