Saint-Timothée : reconnaissance de l’héritage de la bienheureuse Marie-Rose

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Dans le cadre des Journées du patrimoine religieux, la paroisse Saint-Timothée du diocèse de Valleyfield a organisé le 10 septembre dernier, une célébration et une présentation sur la vie de la bienheureuse Marie-Rose Durocher. Cet événement a rassemblé des paroissien.ne.s et quelques anciennes élèves du couvent de Saint-Timothée.

L’initiative de cette activité revient au curé de la paroisse, André Lafleur, un ami de la famille de Sr Gabrielle Brunet, snjm, bien connue à Saint-Louis-de Gonzague, paroisse située à proximité. Reconnaissant le rôle important de la congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) dans sa communauté, le curé Lafleur a souhaité rappeler et garder bien vivant, l’héritage de la bienheureuse Marie-Rose Durocher.

Sœur Gabrielle Brunet, snjm

C’est à Sr Gabrielle qu’est revenue la délicate tâche d’exposer brièvement le parcours de mère Marie-Rose, béatifiée en 1982. Après avoir raconté son enfance dans les grandes lignes, Sr Gabrielle a fait ressortir sa grande piété et son habileté à accueillir et écouter petits et grands. Agente de pastorale bien avant que l’on définisse le terme, mère Marie-Rose a été engagée de plusieurs façons dans la région de Beloeil, comme l’a signalé la conférencière.

« Vers 1835, la région du Richelieu vit une période difficile… Eulalie visite les familles, apporte des provisions, encourage les plus démunis. Elle s’associe des enfants et de jeunes femmes dans cette mission. On voit alors les signes concrets de son zèle et de son action concertée… »

Avant de conclure son exposé, Sr Gabrielle a rappelé la détermination de mère Marie-Rose à privilégier une éducation pleine et entière des jeunes filles pour qu’elles puissent assumer le rôle pivot au sein de la famille.

Petite histoire de la fondation de Saint-Timothée

Cette vision de la fondatrice des SNJM l’a amenée à déployer de multiples efforts malgré la faiblesse des moyens de la jeune congrégation, fondée en 1843. Elle a elle-même accompagné les quatre premières religieuses appelées à fonder le couvent de Saint-Timothée en septembre 1848.

La demande était venue de l’abbé Joseph Olivier Archambault, un cousin de mère Marie-Rose. Avant de les accueillir, l’abbé a fait agrandir la chapelle construite en 1819. Ce couvent a été remplacé par une nouvelle construction en 1885. Les SNJM y ont œuvré jusqu’au 31 juillet 1968.

Premier couvent à Saint-Timothée, fondé par mère Marie-Rose

Durant ces 120 années de présence, les SNJM ont accueilli au couvent des élèves du primaire et du secondaire, des pensionnaires, des externes et des élèves de l’école paroissiale. Dès 1955, des religieuses ont enseigné à l’école Marie-Rose, puis en 1965, à l’école secondaire Saint-André.

Retrouvailles et dons

Au cours de cette présentation, outre les interventions du curé Lafleur et de Sr Gabrielle, on a procédé à la remise d’une statue ainsi que d’une relique de la bienheureuse Marie-Rose Durocher. Des objets précieux qui serviront à rappeler l’importance des SNJM à la communauté paroissiale.

Un léger goûter a suivi où les personnes présentes ont pu partager des souvenirs et des anecdotes dans la bonne humeur. Soulignons en terminant que Sr Gabrielle Brunet était accompagnée des sœurs Lisette Boulé, conseillère provinciale et Thérèse Laplante, responsable jusqu’à tout récemment du Centre Marie-Rose.

Quelques anciennes élèves du couvent Saint-Timothée avec les religieuses SNJM et les membres de l’équipe qui ont organisé l’événement.

Source photo : Paroisse Saint-Timothée, diocèse de Valleyfield et Service central des archives SNJM

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Dans une atmosphère solennelle et sobre, les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) ont procédé au transfert de la présence eucharistique (saintes espèces) de la chapelle de la Maison de la Congrégation vers celle de la Maison Jésus-Marie (MJM), le 15 septembre dernier.

Cet événement rare rassemblait plusieurs des religieuses qui ont vécu à la Maison de la Congrégation et les membres du personnel laïque. Dans sa brève allocution, Sr Denise Riel, animatrice provinciale, a souligné avec une grande sensibilité, le sentiment des sœurs présentes.

« On peut vivre ce moment avec nostalgie, avec un peu de peine, mais sûrement avec des souvenirs. Des souvenirs parce que nous sommes dans cette chapelle depuis 180 ans. Nous avons prié, nous avons célébré, nous nous sommes rencontrées, tout cela à la suite de nos fondatrices. Nous pouvons rendre grâce au Seigneur et vivre ce moment dans la joie et l’espérance. »

Après avoir écouté le chant « Ave Maria », Sr Simone Perras a pris la parole pour souligner cette dernière étape de la vie religieuse dans cet édifice qui a vu croître la Congrégation des SNJM en modifiant sa vocation au fil du temps.

« Aujourd’hui, c’est un autre moment de foi que nous sommes appelées à vivre, celui du transfert de la présence eucharistique, à la Maison Jésus-Marie tout en nous souvenant que Jésus nous a toujours accompagnées, que Dieu est fidèle éternellement, et qu’il nous invite constamment à passer d’une rive à l’autre aux sources de l’Esprit. »

Puis, Sr Linda Haydock, supérieure générale, a pris la parole en exprimant un message au nom de mère Marie-Rose invitant les sœurs à vivre ce passage dans la foi. Le cérémonial officiel s’est amorcé lorsque Sr Lucille Potvin est allée chercher la présence eucharistique dans le tabernacle de l’autel de la chapelle.

Entourée des sœurs Florence Vinet et Constance Létourneau, elle a entrepris la marche vers la chapelle de la MJM suivie du cortège formé par les religieuses présentes et du personnel laïque. En quittant la chapelle, les religieuses ont pris une rose pour l’apporter avant de la remettre dans un vase à la chapelle de la Maison Jésus-Marie (MJM) près de la statue de la bienheureuse Marie-Rose Durocher.

À l’arrivée à la MJM, sœur Michelle Gouin, responsable de la liturgie, a pris les saintes espèces pour les déposer dans le tabernacle de la chapelle.

S’adressant à l’assistance et aux sœurs suivant la cérémonie en circuit fermé, Sr Denise Riel a rappelé que ce pèlerinage se révélait être un passage qui confirmait en quelque sorte le rôle de maison-mère à la MJM pour les religieuses du Québec. Du même souffle, elle a insisté sur le fait que la présence de Dieu se poursuivrait à la Maison de la Congrégation par la mission qui y est vécue par les personnes présentes et futures.

Sr Simone Perras a présenté une dernière prière avant que toute l’assistance soit invitée à entonner le chant bien aimé dans toute la Congrégation « Je mets ma confiance », pour clore ce rituel.

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C’est sous le thème « Vivre l’égalité aujourd’hui » que se tiendra le Synode des femmes les 13 et 14 octobre à Montréal. Cet événement est organisé conjointement par la Collective des femmes féministes et chrétiennes L’autre Parole et le réseau Femmes et Ministères.

L’idée est de favoriser une rencontre entre toutes les personnes qui souhaitent vivre une « Ekklésia (Église) égalitaire, où les divisions et les hiérarchies entre femmes et hommes, clercs et laïques sont abolies, où se vit et se célèbrent l’amour et l’espérance de l’Évangile de Jésus-Christ. »

Le programme sur deux jours propose un panel de femmes qui expérimentent des Ekklésias nouvelles au Québec avec pour thème « Comment une Église égalitaire peut-elle mieux remplir sa mission? ». Un panel de jeunes leur offrira l’occasion de témoigner de la spiritualité qui les fait vivre.

Un troisième panel, celui-là composé d’invitées internationales, déjà engagées dans des Ekklésias de disciples égales, abordera entre autres la question : « Que signifie la démarche synodale pour les femmes et pour l’égalité dans l’église? »

L’invitation est lancée pour vivre un synode parallèle au synode romain dans un esprit d’égalité et de justice tout en favorisant une participation égale de toutes et tous. Le coût est de 75 $. Il inclut le souper du vendredi, le dîner et le cocktail du samedi. Le montant est de 20 $ pour les jeunes de moins de 35 ans. Les responsables soulignent que le prix ne doit pas empêcher les personnes d’y participer. Il faut s’inscrire avant le 10 octobre.

Consultez l’invitation officielle pour les détails du lieu et de l’inscription.

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C’était jour de fête le 15 septembre dernier à la chapelle de la Maison Jésus-Marie (MJM) où l’on célébrait les jubilaires des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) et des personnes associées. Sous le thème « Dieu fidèle éternellement », la célébration présidée par l’abbé Gilles Fontaine, très heureux d’y participer, s’est déroulée dans une atmosphère de joie et de reconnaissance.

Après le mot de bienvenue de Sr Denise Riel, animatrice provinciale, et une salutation du célébrant, Sr Lisette Boulé, responsable du comité organisateur de cet événement a repris les mots de Robert Lebel pour souligner les jubilés SNJM. « Dieu a mis dans le cœur de chacune l’ensemble du temps. Et chacune dans le temps qui convient remplit son destin. »

Poursuivant sur cette lancée, Sr Lisette a ajouté « C’est cette réalité qui a marqué la vie et les engagements des jubilaires et des personnes associées SNJM que nous célébrons aujourd’hui. »

Elle a alors commencé la présentation des jubilaires par les plus anciennes en rappelant qu’il y a 80 ans, la Congrégation des SNJM soulignait son centenaire (1943). C’était l’année où les sœurs Jacqueline Desaulniers et Yolande Laberge ont prononcé leurs vœux temporaires.

Après leur avoir rendu hommage, l’assistance a entonné le refrain « Dieu fidèle à tes promesses ». Refrain qui a été repris après la présentation de chacun des groupes de jubilaires des 75, 70 et 60 ans de profession religieuse et les 25 années d’engagement des personnes associées.

La cérémonie a rassemblé bon nombre de sœurs et quelques personnes associées dans la chapelle alors que plusieurs autres ont suivi avec intérêt sur le circuit fermé dans leur chambre. Tout le monde était convié par la suite à la cafétéria pour un goûter festif. Les personnes présentes en ont profité pour échanger avec les jubilaires et les résidentes dans une atmosphère chaleureuse. On sentait le plaisir bien réel de se retrouver dans ces moments d’allégresse.

Consultez la liste des jubilaires SNJM 2023 ici.

Quelques-unes des personnes jubilaires SNJM 2023.

Soulignons que cette fête des jubilaires 2023 est le fruit du travail d’un comité composé des sœurs Jacqueline Aubry, Lise Gendron, Jeanne Dagenais, Simone Perras et de Lisette Boulé.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault et madame Julie Tétreault, personne affiliée SNJM

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Les Journées du patrimoine religieux ont permis de vivre de beaux moments de découvertes, de partage et de retrouvailles chez les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). Près de 60 personnes se sont déplacées sur les deux jours pour participer, soit au volet pèlerinage, soit à la visite historique de ce site patrimonial unique à Longueuil.

Lieu de fondation de la Congrégation internationale des SNJM, l’espace muséal connu sous le nom de Centre Marie-Rose a beaucoup à offrir, comme ont pu le constater les visiteurs. Pour certains d’entre eux, le temps leur a manqué pour faire le tour complet ou parfaire leurs connaissances.

Il faut mentionner que la visite historique comprend la chapelle d’origine, les pièces historiques où la bienheureuse Marie-Rose Durocher a vécu, le musée dédié aux pionnières, le cimetière et la cour intérieure, la salle d’exposition d’archives ainsi que la maison de Fondation. Tout au long de ce parcours complet, de nombreuses informations complémentaires se greffent au fil des arrêts, comme pour les œuvres peintes sur porcelaine, la présence dans les écoles de Longueuil, l’évolution du bâtiment et les anecdotes autour du ruisseau Saint-Antoine et de ses crues printanières!

C’était très stimulant, tant pour les religieuses que pour les membres du personnel laïque, de fournir des réponses à des questions, parfois très pointues, des visiteurs. Ces derniers n’ont pas manqué de manifester leur satisfaction de voir ce site patrimonial si bien conservé et leur intérêt à ce qu’il reste accessible au public.

À sa troisième participation en présence aux Journées du patrimoine religieux, le Centre Marie-Rose a accueilli des personnes de Victoriaville, de Sorel, de Sherbrooke et de Montréal, en plus des résidents de Longueuil.

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D’une année à l’autre, Sr Léa Dulude ne cesse d’étonner par son enthousiasme à travailler la terre pour alimenter un potager et un jardin qui sauront d’abord ravir les yeux avant de faire plaisir au palais.

Poursuivant la tradition familiale de conserver les semences de certaines espèces comme les tomates d’une année à l’autre, Sr Léa prend un immense plaisir à innover. Après les graines de tomates et de concombres, elle ajoute les fines herbes et les carottes. Puis, cette année, elle plante du kale, reçu d’une amie, et sème des betteraves dont la récolte est abondante, des navets et des pommes de terre. Ces dernières l’ont d’ailleurs bien étonnée!

En effet, ayant planté des pommes de terre grelots, Sr Léa s’attendait à récolter la même chose. Certes, elle a bien cueilli quelques grelots, mais surtout de bonnes grosses pommes de terre bien en chair. « Ce fut la surprise de ma vie », s’exclame-t-elle en riant.

La pluie abondante de cet été a été bénéfique pour plusieurs plants, notamment pour les concombres, récoltés en grande quantité et fort savoureux. Toutefois, les plants de tomates tardent à mûrir. Elle espère néanmoins obtenir une bonne récolte avec les jours de chaleur de septembre.

Une nature qui se transforme

Pour apporter une touche de couleur à ce grand jardin de la cour intérieure de la Maison Jésus-Marie (MJM), Sr Léa s’occupe aussi de fleurir les espaces. Cela contribue à favoriser la pollinisation des plants du potager bien sûr. C’est toutefois une belle façon de susciter l’émerveillement des résidentes et d’apprécier la beauté de la nature qui ne cesse de se transformer d’une semaine à l’autre sous leurs yeux.

D’ailleurs, dans son groupe des Seuils de transformation, Sr Léa a distribué des graines de cosmos à chacune des membres pour en semer dans un pot. Elles ont été invitées à entretenir leur semence dans leur chambre tout le printemps avant de planter leur fleur dans le jardin. Depuis plusieurs semaines, elles peuvent admirer la beauté de leur fleur et celles des autres qui ne cessent de se transformer.

Semer la joie par les fleurs

Cet effet de transformation de la nature a un effet « wow » chez les résidentes. Plusieurs d’entre elles émettent des commentaires élogieux sur la beauté de leur environnement. Certaines sont particulièrement ébahies par la diversité des couleurs et des floraisons. D’autres se laissent simplement touchées par ce qu’elles voient.

« Chaque fois que je m’installe pour déjeuner ou dîner en regardant le jardin, je ne peux que rendre grâce à Dieu. C’est un pur bonheur! », raconte Sr Léa qui ne craint pas de se plier ou de travailler à genoux pour semer, désherber et bientôt dégager les plants qui viendront nourrir le compost. « Mon travail entretient l’énergie que j’ai. J’ai aussi la chance de le faire à mon rythme », souligne-t-elle.

Si elle s’affaire souvent seule pour semer, planter et entretenir avec cœur ce beau jardin de la Maison Jésus-Marie, Sr Léa rappelle la contribution de plusieurs de ses consœurs. Par leur simple geste de couper leurs pelures d’orange, de pommes, de concombres et de les déposer dans des petits seaux réservés à cet effet à la cafétéria, elles participent à la production d’un compost très fertile, si l’on en juge les résultats de la récolte chaque année.

Bref, le jardin Jésus-Marie est une pure merveille pour les résidentes.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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Dans sa plus récente édition, le magazine Rencontre du Centre culturel chrétien de Montréal présente un dossier au thème évocateur « Spiritualité et culture ». Il présente plusieurs sujets qui illustrent bien les interrelations multiples.

On y retrouve notamment un article de Francine Vincent. Elle aborde le rapport entre les cultures et la foi. Le retour sur la récente participation de la délégation diocésaine de Saint-Jean–Longueuil aux Journées mondiales de la jeunesse au Portugal est révélateur. Des moments de contraste parfois très frappants si l’on en juge le témoignage du coordonnateur qui dit avoir vu « des cultures qui s’entrechoquent… et une foi qui réunit. » C’est aussi l’occasion de souligner les 20 ans de la Semaine de la Parole, lancée en 2004 à Brossard.

Peuples autochtones

Dans une entrevue accordée à Louise-Édith Tétreault, rédactrice en chef, Mathieu Lavigne parle de la démarche de réconciliation avec les peuples autochtones. Connu pour son travail en justice réparatrice et pour son rôle d’animateur à plusieurs émissions à Radio Ville-Marie, le directeur de l’organisme Mission chez nous lève le voile sur cet organisme fondé en 1993 par l’Assemblée des évêques du Québec.

Après la visite du pape François en 2022, il fait part de ce qu’il apprend au contact des autochtones. Il admet que la démarche de réconciliation en est une à long terme et qu’elle implique tout le monde. « Les autochtones me disent qu’ils ne sont pas assez nombreux pour passer leur temps à nous instruire. Nous devons le faire nous-mêmes, en les écoutant, en nous renseignant, en sensibilisant les gens autour de nous et en rectifiant les faits. » 

Le tourisme religieux et spirituel a le vent dans les voiles

Toujours dans le cadre du dossier, un article sur le patrimoine religieux et spirituel fait ressortir l’essor de ce secteur en Montérégie et au Québec. On parle bien entendu des Sanctuaires du fleuve, premier circuit de tourisme religieux structuré dans la province, créé en 2016. Le Centre Marie-Rose fait d’ailleurs partie des membres fondateurs. Depuis, de nouvelles initiatives ont vu le jour notamment avec la création de l’Association de tourisme religieux et spirituel du Québec (ATRSQ).

L’engouement pour le « produit de tourisme religieux » partout dans le monde, est de plus en plus ressenti également au Québec. Il a accéléré la sensibilisation des associations régionales de tourisme. Cela s’est finalement matérialisé par la mise en place à l’été 2023 de circuits de tourisme religieux dans quelques régions touristiques, dont la Montérégie, Québec, l’Estrie et le Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Le magazine aborde plusieurs autres sujets parmi lesquels on retrouve un article sur le dialogue interreligieux aux Philippines et une entrevue sur la crise en Israël et les contre-pouvoirs. Ne vous surprenez pas de voir apparaître un message des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) en lien avec le thème du dossier. C’est l’une des manifestations d’appui des SNJM au Centre culturel chrétien de Montréal (page 19).

Bonne lecture! 

Consultez le fichier pdf ou la publication en ligne.

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Une activité spéciale de reconnaissance s’est tenue à la Maison de la Congrégation le 25 août dernier pour souligner officiellement la retraite des sœurs Thérèse Laplante et Simone Perras du Centre Marie-Rose (CMR). En présence de l’Équipe de leadership du Québec et du personnel de l’Administration générale, les membres de l’Équipe de leadership de la Congrégation (ELC) ont tenu à remercier chaleureusement les deux retraitées pour leur « présence aimante » pendant plus de 20 ans au CMR.

« Nous vous rendons hommage pour votre service auprès d’innombrables personnes, ici au Québec et dans le monde entier », s’est exprimée sœur Mary Haupt, conseillère générale. « Nous prions pour que la bienheureuse Marie-Rose continue de vous inspirer et de vous guider, comme elle l’a fait si fidèlement au cours de votre ministère au Centre Marie-Rose. »

Un dîner rassembleur vécu dans une atmosphère conviviale a permis à chacun.e de prendre conscience de l’apport des sœurs Thérèse et Simone. Après avoir entendu des témoignages touchants accompagnés de généreux cadeaux, sœur Simone remercie toutes les personnes pour leur présence et leurs marques d’appréciation. Elle souligne également l’harmonie naturelle qui s’est vite tissée entre elle et sa complice sœur Thérèse : « Très spontanément, nous avons conjugué nos aspirations et nos dons personnels ».

On reconnait de gauche à droite, les sœurs Claudette Bastien, conseillère provinciale, Thérèse Laplante, Suzanne Brault (debout), Simone Perras, Susan Wells, conseillère générale (debout) et Denise Riel, animatrice provinciale.

Des moments inspirants

Après le repas, les deux « fêtées » ont partagé quelques impressions et souvenirs. « J’ai surtout aimé rencontrer des petits groupes de visiteurs, se rappelle sœur Simone. Le climat était plus chaleureux, et même favorable aux confidences. Certaines personnes racontaient que leur grand-mère ou leur mère avaient étudié dans nos couvents, qu’elles avaient apprécié l’éducation reçue et qu’elles leur avaient parlé de mère Marie-Rose. »  Des noms de religieuses étaient parfois évoqués.

Et sœur Thérèse d’approuver : « J’ai aimé rencontrer les gens.  J’ai toujours préféré les rencontres directes avec les visiteurs, pas les « conférences« , mais les petits moments d’échanges privilégiés avec autant les adultes que les enfants. Ce qui me frappe le plus, c’est la confiance des gens, leur amour pour mère Marie-Rose.  C’était beau de voir l’exclamation des gens quand ils entraient dans la chapelle ou dans le musée », conclura-t-elle.

Une source d’apprentissage

Les deux nouvelles « retraitées », sœurs Thérèse Laplante et Simone Perras.

Le passage au Centre Marie-Rose a été formateur également pour celles qui en ont assuré la permanence pendant toutes ces années. Sœur Simone souligne que l’informatique n’était pas encore implantée à leur arrivée. Au-delà des visites de l’espace muséal, il y eut aussi la gérance quotidienne à établir, la correspondance avec les ami.e.s de mère Marie-Rose, le recensement des témoignages et faveurs obtenues, sans oublier la participation à certains événements commémoratifs dans des paroisses et la collaboration avec les sociétés historiques et culturelles du milieu. Il va sans dire que toutes les deux ont apprécié leur bonheur de connaître et d’aimer davantage leur fondatrice et sa spiritualité.

Après avoir entendu sœur Susan Wells, conseillère générale, leur dire : « Vous avez été les phares de la communauté », sœurs Simone et Thérèse reconnaissent que le Centre Marie-Rose est au cœur de la vie de la Congrégation. « Nous avons entretenu des liens avec les sœurs de partout, notamment nos sœurs américaines, en les accueillant ou en leur envoyant de la documentation. Je me souviens avec admiration des visites des éducatrices laïques manitobaines. Elles avaient vraiment l’esprit de mère Marie-Rose », affirme sœur Simone.

Des projets tout simples de retraite

Conscientes qu’elles franchissent une nouvelle étape de vie, les deux retraitées nourrissent tout de même quelques aspirations. « En ce qui me concerne », dira sœur Simone, « j’espère un avenir paisible, ouvert sur le monde et sur l’Éternité… J’aime écrire, je continue à me rendre utile en répondant aux demandes communautaires qui me sont adressées. »

Sœur Thérèse entend s’adonner à la lecture avec grand plaisir. « J’aimerais développer davantage mon goût pour les arts; il se fait de belles choses aujourd’hui. Je souhaite voir du monde, me garder active. » Les deux compagnes s’entendent pour exprimer leur gratitude envers la Vie : « Malgré nos fragilités, nous sommes chanceuses d’avoir accès à tout ce que l’on nous offre ici : la beauté de notre environnement, la présence communautaire et la richesse des biens spirituels qui nous font vivre. »

Depuis plus de 10 ans, sœur Lisette Boulé apporte sa précieuse collaboration à l’équipe. C’est elle qui prend la relève du Centre Marie-Rose, pour le moment.

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Talitha Kum, le réseau mondial de sœurs, d’allié.e.s et de partenaires créé par l’Union Internationale des Supérieures Générales (UISG), a dévoilé au début de l’été son rapport annuel pour l’année 2022.

Cette année a été marquée par de nombreuses crises interdépendantes que l’on songe aux impacts de la COVID-19, aux catastrophes naturelles provoquées par les changements climatiques, l’existence de conflits dans plusieurs pays (Sri Lanka, Burkina Faso, Venezuela, Myanmar…) et la guerre en Ukraine. « Toutes ces crises ont un impact direct sur la traite des personnes dans le monde », a affirmé Sr Abby Avelino, MM, coordinatrice internationale de Talitha Kum.

« Malgré les défis auxquels nous avons dû faire face, les membres continuent de répondre à l’Appel à l’Action de Talitha Kum en soignant, en guérissant, en autonomisant et en s’impliquant dans la vie des victimes et des survivants, ainsi que dans celle des populations exposées au risque de traite et d’exploitation », a-t-elle ajouté.

Riche en données, histoires, témoignages et analyses critiques, le rapport annuel brosse un tour d’horizon des actions prises dans le monde contre la traite. Il se veut également un outil de travail pour aider toutes les personnes engagées dans la lutte contre la traite des personnes.

 « L’engagement infatigable et prophétique de Talitha Kum dans la sensibilisation et la lutte contre la traite des personnes, en collaboration synergique avec des milliers de personnes dans le monde, rend sa mission significative et adaptée aux défis de chaque époque et de chaque réalité », mentionne pour sa part Sr Nadia Coppa, ASC, présidente de l’UISG.

Rappelons que Talitha Kum est un réseau constitué de réseaux organisés au niveau national, régional et continental. Chaque réseau conserve son identité et son autonomie et en même temps profite de l’expérience et des connaissances de tous par le travail de coordination de Talitha Kum. Ce dernier facilite ce partage de ressources et soutient le développement et la formation des réseaux.

Le rapport annuel est disponible en anglais, en espagnol, en français et en portugais. Une présentation en ligne a été faite. On peut accéder à la présentation vidéo en anglais et en français.

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Les résident.e.s de Mont-Carmel sont toujours aussi résolu.e.s à faire respecter leurs droits. « Notre détermination à poursuivre nos démarches pour faire valoir nos droits est toujours aussi énergique, d’autant que nous pouvons compter sur le soutien indéfectible d’un grand nombre de personnes qui nous ont jusqu’ici accompagné.e.s tout au long des procédures judiciaires », a déclaré Constance Vaudrin, membre du comité Sauvons le Mont-Carmel.

Après le jugement de la Cour supérieure du Québec en juillet dernier confirmant les compétences du Tribunal administratif du logement (TAL) pour juger le litige opposant l’entreprise dirigée par Henry Zavriyev et les résident.e.s de Mont-Carmel, ces derniers décèlent des éléments positifs. « Cette décision vient clarifier la question de la compétence du TAL et trace la voie pour les étapes à venir dans le dossier portant sur le changement d’affectation de l’immeuble auquel nous nous opposons », précise Normand Breault, aussi membre du comité Sauvons le Mont-Carmel.

Rappelons également que ce jugement ne concerne pas les deux autres dossiers présentés à cette Cour. Une audience est en effet prévue au cours du mois pour étudier la poursuite en dommages-intérêts pour non-respect des baux. Les audiences de la seconde cause, à propos de l’accusation d’outrage au tribunal, ont pris fin le 11 juillet dernier. Les résident.e.s de Mont-Carmel sont en attente de la décision de la Cour supérieure.

En parallèle, plusieurs groupes se mobilisent pour défendre les droits des locataires. Le comité des résident.e.s de Mont-Carmel invitent d’ailleurs les personnes intéressées à participer aux manifestations organisées par le Regroupement des Comités de logement et associations des locataires du Québec (RCLALQ). Les deux auront lieu simultanément à Montréal et à Québec, le samedi 16 septembre pour s’opposer au projet de loi 31 portant entre autres sur la cession de bail.  

Pour suivre les activités du comité des résident.e.s de Mont-Carmel, consultez la page Facebook.