Le chœur de l’Arthémuse offre un concert de Noël enchanteur

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Le traditionnel concert de Noël du chœur de l’Arthémuse a donné lieu à de nombreux moments de réjouissance à la Maison Jésus-Marie, dimanche dernier. Le plaisir était palpable dans l’assistance et pour les membres de cet ensemble vocal, créé en 1993 au Collège Durocher Saint-Lambert.

Rémi St-Jacques, chef de chœur et d’orchestre

Sous le thème « Un Noël enchanteur », les membres de ce chœur ont proposé tout un programme. La chorale a commencé avec une pièce de Mathieu Gaudet « On sort au grand air » avant de poursuivre avec « Chanson pour les mois d’hiver » de l’interprète et compositrice Isabelle Boulay. Des œuvres de Damien Robitaille (« Bientôt ce sera Noël), de Lionel Daunais (« La tourtière ») s’entremêlaient aux « Suite for Strings Myt » de John Rutter, « Ubi Caritas » (Ola Gjeilo) et « The armed man—Sanctus » (Karl Jenkins).

Ce savant mélange de genres et de rythme a contribué à créer une ambiance festive malgré le temps maussade de la journée. Les sœurs de la résidence pouvaient visionner le concert dans le confort de leur chambre (circuit fermé) ou dans la chapelle qui a accueilli les sœurs de l’extérieur et de nombreux visiteurs.

Madame Geneviève Grégoire

L’ensemble vocal dont fait partie incidemment la directrice générale de la MJM, madame Geneviève Grégoire, est sous la direction du chef de chœur et d’orchestre, Rémi St-Jacques. La chorale était accompagnée de Johanne Ratté, pianiste-répétitrice. Le chœur à voix mixtes rassemble une soixantaine de choristes. Il profite de ses représentations publiques pour inviter des personnes à joindre leurs rangs pour vivre l’univers passionnant du chant choral.

Le chœur de l’Arthémuse a profité du soutien de quelques-unes des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) au moment de sa fondation voilà 30 ans au collège Durocher Saint-Lambert et dans son développement.

Reportage photo et vidéo : Sr Suzanne Brault

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Les personnes associées francophones et anglophones SNJM ont vécu leur cérémonie d’engagement toutes ensemble pour la première fois. L’idée de rassembler les groupes francophones et anglophones s’est en effet concrétisée de belle façon avec cette célébration bilingue, le 2 décembre dernier, préparée par le trio responsable des personnes associées anglophones. Par le passé, les deux groupes ont généralement renouvelé leur engagement à des dates et dans des lieux différents.

« Nous avons vécu de beaux moments précieux », mentionne Sr Claudette Bastien, personne-lien avec les personnes associées francophones. « Notre peine du jour a été de ne pouvoir se réunir en présence à la Maison Jésus-Marie (MJM) », a-t-elle ajouté, faisant ainsi allusion aux consignes sanitaires en vigueur à la suite d’éclosion de virus respiratoires à la MJM.

Cela n’a pas empêché de vivre avec beaucoup d’intensité et d’émotion cette cérémonie d’engagement. Le chant d’ouverture a donné le ton alors que la trentaine de personnes participantes pouvait suivre le programme bilingue soigneusement élaboré. Malgré la formule virtuelle, les personnes présentes pouvaient ressentir l’émotion de chacune lors du renouvellement de leur engagement.

« Le côté solennel était bien présent à ce moment rassembleur », souligne Yasmine Matar, personne associée SNJM. Cette dernière a été agréablement surprise d’assister également au renouvellement des vœux des sœurs SNJM présentes. Précédé d’explications, ce volet a été vu comme un « moment de communion étroite entre les sœurs et les personnes associées », selon elle.

Au cours de cette cérémonie où l’on retrouvait des lectures et des invocations à l’Esprit Saint, il y a eu également un moment d’ouverture sur le monde. On a ainsi pris un temps d’arrêt pour offrir un soutien priant aux victimes, particulièrement les femmes et les enfants, des conflits en cours en Ukraine, à Gaza et ailleurs. « Cela allait dans la pure tradition de justice sociale des SNJM », avoue Yasmine Matar, sensible aux idéaux défendus par la congrégation comme les autres personnes associées.

La réussite de l’événement a confirmé la pertinence de cette idée de rassembler les deux groupes lors de la cérémonie de renouvellement des engagements qui s’effectuera aux deux ans désormais.

Chaque groupe suivra son programme de rencontres de l’année d’activités en cours. Alors que le groupe anglophone explore davantage le matériel de la démarche des Seuils de transformation, les francophones se réunissent également mensuellement en abordant des thèmes distincts. On espère pouvoir tenir en présence le prochain rassemblement du genre.

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Pour souligner ses 20 années d’existence, le Centre culturel chrétien de Montréal a invité le pianiste Matt Herskowitz à donner un récital. Ce dernier a contribué à l’ambiance chaleureuse en prenant le temps de présenter chacune des œuvres. Il a conclu son concert par une interprétation magistrale de Rhapsody in Blue de George Gershwin.

Matt Herskowitz, pianiste

Ce moment festif a réuni les anciens présidents du Centre culturel, les partenaires et de nombreux autres invités. C’était un premier contact de l’artiste avec cet organisme à but non lucratif (OBNL) fondé en 2003. Si l’on en juge les commentaires émis par ce dernier, il a bien aimé son expérience et la réception du public à son concert.

C’est à l’instigation des Dominicains du Canada et des organismes rassemblés au sein de leur bâtiment sur chemin de la Côte-Sainte-Catherine qu’est né le Centre culturel chrétien de Montréal, afin de proposer un lieu de rencontre entre la foi et la culture. Depuis, l’OBNL a mis en place de nombreux moyens pour faire en sorte d’assumer pleinement sa mission « de comprendre et d’actualiser l’Évangile et l’héritage chrétien dans la société québécoise. »

Plus de 100 événements ont été ainsi organisés pour « favoriser l’intelligence critique de la tradition chrétienne, valoriser le dialogue entre science et foi, ouvrir des débats sur des questions d’actualité religieuse et sociale québécoises et établir des ponts entre les courants religieux et philosophiques. »

Le site Web, l’émission à Radio Ville-Marie (RVM) intitulée Foi et turbulences et la publication du magazine Rencontre, quatre fois par année, participent également à nourrir ce carrefour où convergent des points de vue différents et des analyses approfondies sur plusieurs défis contemporains.

Quelques-uns des membres du conseil d’administration présents lors de l’événement.

Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec font partie des nombreux partenaires qui soutiennent le Centre culturel chrétien de Montréal. Au-delà de l’aspect financier, les SNJM contribuent ponctuellement en proposant un article dans le magazine et publient, à chaque numéro, un message en lien avec la thématique de la publication (voir quelques-uns des messages dans la galerie d’images).

Voici un lien de l’une des interprétations de la pièce de Gershwin offerte voilà quelques années par l’artiste. Source vidéo YouTube : pianiste Matt Herskowitz

Source photo : Lan Lephan, photographe du Centre culturel chrétien de Montréal

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La Fondation Eulalie-Rose lance officiellement son site Web cette semaine. Les administrateurs de l’organisme de bienfaisance souhaitent ainsi mieux faire connaître la mission et les orientations de la fondation. Leur aspiration? Favoriser et centraliser la collecte de demandes de don répondant aux critères de sélection.

Les Sœurs des Sains Noms de Jésus et de Marie du Québec (SNJM) ont choisi la voie d’une fondation pour plusieurs raisons, explique Sr Claudette Bastien, membre du conseil d’administration de l’organisme. La première est « d’assurer une continuité de la vision qui a guidé notre congrégation religieuse depuis sa fondation voilà 180 ans », précise-t-elle.

En effet, avant la création de la Fondation Eulalie-Rose, les SNJM du Québec apportaient déjà leur soutien à divers organismes de plusieurs façons. Aujourd’hui, la Fondation Eulalie-Rose prend la relève en explicitant ses orientations, ses valeurs et ses critères de sélection. « Nous entendons favoriser le développement intégral de la personne dans toutes ses dimensions avec un souci particulier pour les personnes en situation de pauvreté et d’exclusion », ajoute Sr Claudette.

Soutenir davantage d’organismes pour créer un monde juste

Maintenant toujours vivant l’esprit et la mission de leur fondatrice, la bienheureuse Marie-Rose Durocher, les SNJM du Québec veulent apporter leur contribution à la construction d’un monde juste, solidaire et inclusif en lien direct avec les réalités québécoises.

Parmi les autres raisons de la création de cette fondation en janvier 2022, il faut souligner le souci de se faire connaître auprès des organismes à but non lucratif, tout particulièrement, des territoires où les SNJM ont œuvré (des diocèses de Sherbrooke à Joliette en passant par ceux de Saint-Hyacinthe, Saint-Jean–Longueuil, Montréal et Valleyfield). La fondation vise en particulier ceux qui œuvrent en éducation, soutien pédagogique, essor des arts, croissance humaine et spirituelle, dans le plein développement de la personne et en justice sociale. Elle reste ouverte pour soutenir des projets émanant d’organismes œuvrant au Québec, au Canada et à l’international dans le respect des critères énoncés.

Avec ce lancement officiel, les membres du conseil d’administration entendent faire rayonner la Fondation Eulalie-Rose auprès d’un plus large public. D’ailleurs, tous les membres du réseau SNJM sont invités à faire circuler le lien du site Web de la Fondation Eulalie-Rose à leurs contacts pour retrouver tous les détails pertinents et le formulaire de demande d’aide financière.

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Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec ont à nouveau démontré leur volonté de contribuer à la mission jusqu’au bout. Les résidentes de la Maison Jésus-Marie (MJM) avec la collaboration des membres du personnel de la MJM et des administrations provinciale et générale ont participé avec enthousiasme à la campagne de Noël afin d’offrir des cadeaux accompagnés de cartes de vœux à des jeunes fréquentant L’Envol.

Mesdames Marianne Daudelin, animatrice responsable des activités et des services communautaires à la MJM et Josée Livernoche, directrice générale de l’organisme L’Envol.

Cet organisme de Longueuil vient en aide aux jeunes mères et à leur famille de multiples façons, notamment pour favoriser le développement optimal des enfants dans un environnement « sain, aimant, sécurisant et stimulant. » Lors d’une présentation de l’organisme le 8 novembre dernier, la directrice générale, madame Josée Livernoche a brossé un portrait actuel de la situation. Elle a expliqué la nécessité de diversifier les programmes et les services en partenariat avec les réseaux publics et communautaires afin de relever les défis auxquels ces jeunes sont confrontés.

« L’Envol, ça te montre qu’un enfant, ce n’est pas un handicap. Au contraire, un enfant t’offre l’opportunité de voir la vie à travers ses yeux. Quand je viens à L’Envol, je prends soin de moi », témoigne une jeune mère. L’organisme couvre désormais bon nombre de besoins. On y retrouve un centre de jour, un projet de retour aux études, un centre de pédiatrie sociale certifié par la Fondation Dr Julien, des visites à domicile et des visites supervisées, des logements sociaux, une halte-garderie et une garderie. Cela a bien changé depuis l’implication de quelques religieuses lors des premiers pas de l’organisme voilà plusieurs années.

Succès de la campagne de Noël à la MJM

La fête de Noël pour L’Envol s’avère un moment privilégié pour contribuer à bâtir un lieu et des liens d’appartenance. Outre les jeunes mères, on y accueille les papas et les membres de la famille. Il arrive souvent que des invités se joignent à la dernière minute à cette fête toujours attrayante.

Le succès de l’opération effectuée à la MJM aura ainsi le mérite de fournir des cadeaux à tout un groupe de jeunes, filles et garçons, âgés de plus de 10 ans, en plus de pouvoir en remettre à des personnes supplémentaires. « Nous avons recueilli davantage d’argent que nous l’avions estimé », mentionne madame Marianne Daudelin, animatrice responsable des activités et des services communautaires et maître d’œuvre de ce projet. Ainsi, en plus des cadeaux prévus au départ pour une trentaine de jeunes ados, d’autres ont été ajoutés ainsi que des cartes cadeaux.

L’opération de cette année s’est matérialisée par la présentation de la directrice générale de L’Envol au début du mois de novembre, la collecte de fonds parmi les religieuses et le personnel, et la recherche et l’achat d’articles avant de procéder à l’emballage. Ce volet « emballage » a été confié à quelques religieuses pour tenir compte entre autres des consignes reliées aux éclosions de grippe et de COVID. La livraison de ces nombreux cadeaux s’effectuera le 1er décembre, une semaine avant la fête de Noël de L’Envol qui aura lieu le 9 décembre.

Rappelons que les années précédentes, les SNJM du Québec ont participé à des campagnes similaires pour apporter un peu de joie et de bonheur aux personnes en situation d’itinérance. Cette fois-ci, leur générosité réchauffera le cœur de jeunes vivant des situations difficiles.

Reportage photo : Srs Suzanne Brault et Hélène Harvey

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Depuis quelques semaines, les responsables du stage du Comité d’action contre la traite humaine interne et international (CATHII) ont entrepris leur campagne de recrutement d’une nouvelle cohorte d’étudiants universitaires.

L’objectif est de recruter des étudiants de diverses disciplines pour les sensibiliser en leur faisant vivre un stage complété par une participation aux séances des ONG de la Commission de la condition de la femme (CSW) à l’ONU à New York en mars prochain.

Avec la collaboration de la chercheure et professeure à l’école de service social à l’Université McGill, Dr Jill Hanley, le CATHII a élaboré un programme de formation sur la traite humaine en quatre rencontres. L’idée est de sensibiliser les étudiants aux enjeux et aux effets systémiques de ce fléau sur les enfants, les femmes et les personnes en situation de travail précaire.

Une trentaine d’étudiant.e.s ont déjà profité de ce stage

L’intuition de départ s’est confirmée depuis son lancement en 2021. Il s’agit de favoriser la transmission des connaissances acquises sur la traite humaine par le CATHII aux nouvelles générations. Reconnu pour son expertise dans le domaine au Canada, le CATHII est bien outillé pour proposer ce type de formation qui ouvre les horizons aux universitaires, peu importe leur champ d’études. Outre la formation théorique, le stage se complète par une participation aux sessions et activités parallèles organisées lors de la CSW à New York au mois de mars.

Une des activités organisées dans le cadre de la Commission de la condition de la femme (CSW) à l’ONU.

Depuis trois ans, plus de 30 étudiantes et étudiants, de différents programmes et domaines ont participé à ce stage. Seuls les membres de la cohorte 2023 ont pu se rendre à l’ONU à cause de la pandémie. Le fait de compter sur la présence d’étudiants en médecine, en droit, en travail social, en journalisme, en sciences politiques et autres disciplines s’avère important pour Sr Lise Gagnon, membre du comité responsable de cette formation. « Cela favorise l’ouverture à d’autres horizons et fait réaliser comment la traite humaine a des répercussions dans toutes les sphères de nos vies. »

« Alors que je pensais que c’était banal et un peu innocent, je réalise qu’au final, il y a de vraies raisons pour lesquelles nos parents nous disent de ne pas parler à des inconnus lorsque nous sommes plus jeunes… Ce n’est pas si lointain pour moi. C’est vraiment à la porte de chacun. Et encore plus aujourd’hui avec les téléphones portables, les médias sociaux, cela va encore plus vite et c’est encore moins contrôlé », mentionne Éva-Victoria, l’une des participantes.

Un impact positif dans leur future carrière

Au-delà des répercussions dans la vie personnelle, les impacts sont aussi marquants dans leur future carrière professionnelle. Dans certains cas, cette formation a même amené des étudiant.e.s à changer de discipline d’études. Pour d’autres, ce stage est venu enrichir leur parcours d’études.

« C’est une expérience qui va t’aider premièrement à comprendre ce qu’est une vraie violation des droits de la personne, pourquoi c’est important d’en parler… Il faut se le dire, on n’a pas cet aspect pratique dans nos formations en droit, c’est important d’avoir accès aux cas pratiques », affirme Alexandre, un autre participant.

Les responsables de cette formation souhaitent constituer un groupe à échelle humaine pour favoriser le partage et faciliter les échanges.

N’hésitez pas à faire circuler l’information auprès d’étudiants dans les universités du Québec. Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae et une lettre expliquant leurs motivations avant le 2 décembre au courriel suivant : projetonu@cathii.org.

Les personnes participantes doivent être disponibles pour quatre sessions de formation entre janvier et mars et du 10 au 14 mars pour participer aux sessions des ONG lors de la CSW à New York.

Découvrez en plus en visionnant ces capsules vidéo.

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La plus récente rencontre des coopérantes SNJM au début du mois de novembre leur a permis de se mêler davantage aux religieuses SNJM. « C’est la première fois que nous avions l’occasion d’établir des contacts directs avec les sœurs résidentes à la Maison Jésus-Marie (MJM) », souligne Julie Tétreault, coopérante SNJM.

Le fait de tenir leur rencontre ponctuelle à l’intérieur des murs de la Maison Jésus-Marie et d’y être hébergées a facilité l’établissement de ces relations brèves et enrichissantes, malgré tout. La tenue des funérailles de Sr Denise Girard, qui a déjà fait partie du groupe des coopérantes, a aussi fourni une occasion de vivre ce moment en communion avec les religieuses et de participer aux échanges lors de la collation qui a suivi.

En vue de la rencontre des coopérantes, Julie Tétreault et Sr Hélène Harvey ont mis la main à la pâte pour préparer une croustade aux pommes. Elles voulaient ainsi appuyer la thématique centrale de leur rencontre axée sur la transformation en faisant un lien entre la transformation d’ingrédients et l’invitation à « se transformer nous-mêmes ».

« Par le passé, nous n’avions pas vraiment l’opportunité de rencontrer et d’échanger avec les religieuses », rappelle madame Tétreault. La dernière réunion en mai s’est tenue à la maison de Fondation, un lieu distinct du milieu de vie des sœurs.

Outre l’accueil chaleureux de Sr Jacqueline Longtin, animatrice et responsable de ce volet à la MJM, Julie Tétreault a souligné l’environnement propice aux échanges. « On nous a assigné la petite salle à côté de la chapelle au deuxième étage. C’est un lieu lumineux et beau, parfait pour le type de réunion que nous tenons. »

Réfléchir sur des enjeux d’actualité avec les mêmes valeurs

Le groupe des coopérantes SNJM est composé d’une dizaine de personnes laïques et religieuses. Lors de leurs rencontres ponctuelles de deux jours, deux fois par année, elles réservent un temps de partage sur ce « qu’il y a de neuf » dans la vie de chacune avant de se pencher sur un thème spécifique. L’animation de cette première partie a été confiée à Sr Lise Gagnon.

Puis, les coopérantes ont choisi de s’attarder à une portion d’un texte de la démarche des Seuils de transformation portant particulièrement sur la vie cachée des arbres. Ces moments de partage aiguillonnés par quelques questions constituent le cœur de ce type de réunion.

Sur cette photo prise par Sr Lise Gagnon, on reconnaît Annie Bergeron, Chantal Therrien, Micheline Jobin, Sr Hélène Harvey, Josée Desrosiers, Isabelle Ouimet et Julie Tétreault. Deux autres membres du groupe n’ont pu participer à ce rendez-vous.

Les co-animatrices de cette rencontre, Julie Tétreault et Sr Hélène Harvey, avaient planifié également un moment d’échange sur le plan d’action de la Congrégation des SNJM en lien avec la plateforme Laudato Si’. Ce volet a finalement été reporté à la prochaine rencontre pour tenir compte du changement de programme afin d’assister aux funérailles qui avaient lieu le samedi après-midi.

Ces circonstances ont d’ailleurs fourni l’occasion de rendre hommage autant à Sr Denise Girard qu’à Sr Denise Cloutier au début de la matinée de samedi. Décédée récemment, Sr Denise Cloutier a assumé le rôle d’hôtesse lors des précédentes rencontres à la Maison de la Congrégation en y apportant sa touche de bonne humeur.

Rappelons que le groupe des coopérantes a été constitué en 2006 pour donner vie à une idée lancée par Sr Hélène Harvey. Il rassemble des personnes qui ont vécu des expériences de coopération dans plusieurs pays, principalement en Amérique latine et en Afrique.  

Le projet est d’offrir un lieu de partage pour échanger sur des thèmes en lien avec leurs valeurs et se soutenir mutuellement. C’est une source d’enrichissement et alimente une autre forme de relation avec la Congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM).

Quelques-unes des participantes, Isabelle Ouimet, Annie Bergeron, Chantal Therrien, Micheline Jobin et les sœurs Lise Gagnon et Hélène Harvey.

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Participant au synode des femmes les 13 et 14 octobre derniers à Montréal, Sr Claudette Bastien s’est dite impressionnée par la qualité des interventions et la pertinence des propos entendus. Une centaine de personnes de tout horizon s’est réunie pour discuter du thème de ce synode Vivre l’égalité aujourd’hui, tenu en parallèle à celui des évêques à Rome.

La formule panels et cercles de parole du synode des femmes a donné lieu à de nombreux échanges constructifs. Parmi les messages répétés, on retrouve le « désir d’avoir des relations égalitaires et de pouvoir agir dans des lieux de décision », mentionne Sr Claudette. Si dans de nombreux écrits, y compris ceux du pape François, on parle beaucoup du respect de la dignité des personnes, Sr Claudette retient « que dignité ne veut pas dire égalité. »  

Entrevue en virtuel avec Catherine Clifford, théologienne et participante au synode romain.

L’entrevue avec Catherine Clifford, théologienne à l’Université Saint-Paul et participante avec droit de vote au synode romain a constitué un moment marquant (voir l’article dans Présence Info) à plusieurs égards, notamment par « l’espérance dans sa parole », précise Denise Couture, théologienne membre de la collective féministe L’autre Parole. Au cours de son entretien, madame Clifford a bien fait ressortir un changement d’attitude et même une certaine ouverture au diaconat des femmes provoquant quelques surprises dans l’auditoire.

Des propos forts et stimulants

Organisé conjointement par les organismes Femmes et Ministères et L’autre Parole, le synode des femmes tenu à Montréal avait pour but de « vivre un synode parallèle fondé sur des principes d’égalité, de justice et de participation de toutes et tous. »  L’objectif a été atteint estime Denise Couture notamment par la diversité et la richesse des propos. Ce fut le cas lors du premier panel avec la présentation de diverses formes de disciples égales déjà existantes, mais peu visibles et connues.

 

Participantes au premier panel du synode des femmes.

Les témoignages de jeunes lors du second panel ont bouleversé les personnes participantes selon Denise Couture. « Il fallait entendre plusieurs jeunes parler de leur isolement en Église, de leur tentative de trouver des moyens pour vivre une spiritualité de groupe et de leur prise de distance par rapport à l’Église institutionnelle. Une a dit que l’Église est toxique et dangereuse de sorte qu’elle évite d’y amener sa fille de trois ans. C’était émouvant. »

Le panel international des théologiennes a constitué un autre moment fort pour la théologienne universitaire. « Ces femmes montraient l’injustice vécue dans l’Église présentement et les possibilités d’actions diverses pour surmonter cette injustice. Leurs paroles étaient fortes et pertinentes à mon avis. »

Des stratégies bien identifiées

La portée de ce synode des femmes est importante selon elle pour avoir « clarifié qui nous sommes et où nous allons. » Et surtout pour avoir identifié les quatre stratégies qui ont cours actuellement et nécessaires. « Il faut nous redire que nous avons besoin de ces stratégies et réexprimer la solidarité entre nous. »

Ces quatre stratégies s’articulent autour de ces éléments :

  • Une démarche de revendication de l’égalité hommes-femmes dans tous les ministères de l’Église soutenue par le groupe Femmes et Ministères.
  • L’approche mise de l’avant par la collective L’autre Parole consiste à créer et bâtir des communautés alternatives de disciples égales.
  • Une autre stratégie incite à l’action dès maintenant même si on doit en subir les conséquences. C’est le cas d’un groupe de 300 femmes prêtres catholiques dans le monde.
  • L’autre stratégie s’applique plutôt à dénoncer la discrimination de l’Église par le droit civil.

Pour Denise Couture, « les différentes stratégies sont nécessaires et des personnes peuvent en adopter plusieurs en même temps. » C’est d’ailleurs le cas, selon elle, des femmes religieuses « qui sont à la fois dans l’institution et libres de construire des communautés de disciples égales, de justice et d’égalité. Elles font les deux en même temps. »

Agir en solidarité

Rappelons que le synode des femmes s’inscrit dans le mouvement mondial lancé par Catholic Women Council — CWC durant tout le processus du synode romain. Lors de cette deuxième étape, plusieurs groupes ont posé des actions diverses pour appuyer le thème du mouvement « Ecclésia pour l’égalité » (Ecclesia for Equality). Le fichier PDF recense une liste de liens vers des groupes et des détails sur certaines activités dans le cadre de cette campagne.

En terminant, mentionnons qu’un deuxième événement est prévu le 8 décembre prochain à Québec. Il s’inscrit dans cet esprit de nourrir des solidarités multiples en l’occurrence celle avec les féministes sociales. Il s’agit d’un colloque portant sur le thème Femmes et gouvernance : des rapports à changer entre l’État et l’Église? qui se penche sur la remise en question du patriarcat de l’Église.

Vue générale au moment de la célébration.

Reportage photo : madame Jo-Ann Lévesque

 

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Deux nouveaux organismes profiteront de la réussite de l’expo-vente d’objets d’artisanat tenue du 19 au 23 octobre dernier à la Maison Jésus-Marie dans le cadre de la Semaine mondiale des missions. « Cette dernière édition a été un franc succès », se réjouit Sr Suzanne Lavallée, responsable de cet événement annuel.

Après les années difficiles reliées aux contraintes imposées par la pandémie, l’édition 2023 a permis de renouer avec un succès éclatant. Il faut souligner que le talent de la trentaine de religieuses des deux pavillons et de personnes laïques ne se dément pas, bien au contraire.

À l’œuvre durant toute l’année, seule ou en groupe, ces doigts de fée réalisent de nombreuses pièces qui vont du traditionnel foulard aux mitaines, tuques, chandails sans oublier des articles pour nourrissons dont le petit bonnet pour les prématurés. À cela s’ajoutent les pièces en céramique réalisées par une autre religieuse.

Un succès fruit d’une belle collaboration

Le tirage de quelques-unes des pièces remarquables a fait le bonheur des gagnantes et permis de gonfler les revenus de cette exposition qui a attiré de nombreux visiteurs. Les profits de cette activité sont remis aux divers organismes en plus des nombreuses boîtes d’articles. « Nous avons reçu deux nouvelles demandes cette année de l’Accueil Bonneau et de l’organisme L’Envol », précise Sr Suzanne, bien heureuse de pouvoir répondre à leurs besoins.

Sr Suzanne Lavallée

Les autres bénéficiaires sont la Fondation du Dr Julien, l’Entraide Chez Nous, la Société Saint-Vincent de Paul, des organismes œuvrant auprès des sans-abri et l’unité des prématurés de l’hôpital Sainte-Justine.

Le succès de cet événement est le fruit bien sûr des artisanes et de la réponse du public, qui est fidèle au rendez-vous. Cependant, sans l’apport de son « équipe du tonnerre », Sr Suzanne qui ne peut plus se déplacer facilement ne pourrait réaliser un tel projet. « Cette équipe est vraiment formidable. Chacune des membres s’occupe de placer les articles sur leur table, de la gérer et de voir aux petits détails. Lorsque tout est terminé, elles rangent les articles non vendus en les identifiant clairement. Cela me facilite beaucoup la tâche lorsque vient le temps de préparer les boîtes pour tenir compte des attentes de chaque organisme », souligne Sr Suzanne.

En plus de profiter de l’apport enthousiaste de son bras droit en la personne de Sr Monique Gendron, Sr Suzanne bénéficie du soutien indéfectible des sœurs Marielle Beaudoin, Monique Pomerleau, Pierrette Panneton, Lorraine Bouffard, Marielle Lemay, Madeleine Marchand et Suzanne Morin. « Je veux les remercier sincèrement. Sans elles, cette activité ne pourrait se réaliser. »

Reportage photo : Srs Hélène Harvey et Suzanne Brault

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Plusieurs religieuses et membres du personnel des administrations provinciale et générale des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) ont participé à la vigile de la Nuit des sans-abri à Longueuil et à Montréal, le 20 octobre dernier.

Une vue des installations à Montréal.

Cet événement est une manifestation de solidarité et de sensibilisation aux réalités vécues par les personnes en situation d’itinérance. C’est aussi une occasion de partager un moment chaleureux avec les personnes aidées ou aidantes. Sr Claudette Bastien, une habituée de ses rendez-vous annuels à Montréal (34e édition) en a fait l’expérience en allant faire la conversation à un homme itinérant assis sur un banc en face d’un des étals de nourriture.

Dès que cette dernière lui a adressé la parole, il est revenu dans le moment présent, a cessé de crier que les hot-dog n’étaient pas bons pour la santé, et tenu une conversation logique et sensée. Cet immigrant de longue date s’est épanché notamment sur la perte de ses racines (langue, culture) et sur les difficultés à reprendre pied dans le contexte actuel.

S’ouvrir à d’autres réalités

Au parc St. Mark dans le Vieux-Longueuil, Sr Denise Riel, animatrice provinciale, également participante de longue date à ce type d’événement accompagnait avec Sr Lisette Boulé, plusieurs membres du personnel des deux administrations. « En ce qui me concerne, les objectifs de nous sensibiliser et de diminuer les préjugés ont été atteints pour ma petite famille et moi », mentionne Geneviève Noël, mère de deux filles présentes ainsi que son conjoint.

Dans leurs déplacements en transport en commun, il n’est pas rare qu’elles croisent des personnes en situation d’itinérance. « La difficulté est d’entrer en relation. »  Touchée par l’événement, sa petite de six ans et demi a pensé apporter à l’avenir une barre tendre dans ses poches pour la remettre à une personne itinérante. « Cet événement nous a permis d’aller plus loin dans notre conversation avec les filles », ajoute Geneviève Noël.

Soutien concret

Tant à Montréal qu’à Longueuil, la Nuit des sans-abri s’est déroulée dans une atmosphère conviviale avec spectacles, stands de nourriture et d’informations pour faire connaître les ressources disponibles. Malgré la présence de plusieurs organismes, les besoins sont énormes pour répondre à la situation de plusieurs milliers de personnes en situation d’itinérance dans la région. On estime d’ailleurs le nombre à 2000 uniquement sur la Rive-Sud.

La participation de cette délégation SNJM à la vigile était aussi une belle façon de clore l’opération cueillette de vêtements chauds pour l’hiver et de bottes lancée au début du mois d’octobre. Pas moins de 25 gros sacs ont été remis récemment à l’organisme Abri Rive-Sud pour soutenir les efforts de cet organisme d’aide aux personnes en situation d’itinérance. Pour en savoir davantage sur ce sujet, visionnez le documentaire Les visages de l’itinérance présenté par Jean-Marie Lapointe lors du Sommet municipal sur l’itinérance.

Le groupe de participant.e.s à Longueuil.