Des présentations révélatrices sur les trois prises de position collective SNJM

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La migration forcée est le lien qui unit les trois prises de position collective des SNJM. C’est ce qu’ont fait découvrir les trois jeunes partenaires du comité Justice et Paix SNJM du Québec lors de leur présentation devant les sœurs missionnaires SNJM et les coopérantes, le 2 mars dernier à la Maison Jésus-Marie (MJM).

Simon Lantz

Lors de leurs préparatifs avant de donner leur mini conférence, les trois universitaires Simon, Sofia-Elena et Héloïse ont en effet réalisé que la migration forcée était toujours en trame de fond que ce soit en lien avec les changements climatiques, avec l’immigration, les réfugiés, l’itinérance autochtone et bien entendu, avec la traite. C’était la première fois que les sœurs SNJM et les coopérantes se réunissaient pour s’attarder à l’ensemble de ces préoccupations sous cet aspect.

Appelé.e.s à brosser un portrait de leur dossier chacun.e à leur tour, les trois étudiant.e.s ont démontré une maîtrise de leur sujet. Un portrait réaliste qui peut parfois mener au découragement des auditrices lorsqu’on examine les constats toujours aussi dévastateurs. Malgré tout, les coopérantes et les sœurs missionnaires ayant œuvré pour la plupart en Haïti et au Brésil, avec une incursion dans le Grand Nord canadien pour une d’entre elles, ont pris conscience de la portée de leur présence à cette rencontre.

Demande pour un Bureau contre la traite au Québec

Déjà prendre le temps de continuer à s’informer et à comprendre les méandres de ces trois grandes préoccupations de l’heure constitue une étape majeure pour identifier des solutions et passer à l’action. Une action du Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) qui se matérialisera tout d’abord par la signature d’une lettre adressée au ministre délégué à la santé et aux services sociaux, Lionel Carmant.

Cette missive demande au gouvernement du Québec de se préoccuper du sort des victimes de la traite en mettant en place un Bureau contre la traite. Même si la traite des personnes est de juridiction fédérale, le Québec peut se doter d’une infrastructure pouvant venir en aide aux survivant.e.s de cette forme d’esclavage moderne qui sévit au Québec et partout dans le monde.

Les SNJM du Québec et les coopérantes recueillent des signatures à cette lettre qui sera livrée en main propre au ministre ou à son attaché politique au début du printemps.

Des moments d’échanges précieux

Héloïse Vincent-Ozell

Après les mini conférences, les trois étudiant.e.s et les coopérantes se sont répartis en raison d’un.e par table pour partager un repas avec les résidentes de la Maison Jésus-Marie (MJM). Une autre belle occasion de tisser des liens.

Sofia-Elena Ranke-Farro

Le lendemain, Héloïse et Sofia-Elena sont venues rencontrer plus d’une vingtaine de sœurs du pavillon Saint-André de la MJM. La première a abordé la situation des autochtones et des liens avec la migration. La seconde a partagé son expérience avec les « jeunes ambassadeurs » de Talitha Kum à Rome. À l’invitation du pape François, ces jeunes ont participé à une semaine de mise en réseau et de formation contre la traite des personnes qui se tenait durant la semaine où l’on a célébré le 8 février, la fête de sainte Joséphine Bakitha et le 10e anniversaire de Talitha Kum.

Dans tous les cas, les sœurs ont été impressionnées par les connaissances des trois partenaires et leur facilité à communiquer sur des sujets aussi complexes. Ces moments d’échanges sont précieux et démontrent la pertinence de sortir des sentiers battus en intégrant des jeunes dans les démarches du comité Justice et Paix SNJM du Québec.

Reportage photo : Sr Hélène Harvey

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Entourée de quelques membres de sa famille et de quelques personnes qui ont croisé sa route, Sr Charlotte Leduc (en religion Paul-de-la-Trinité) a célébré son 100e anniversaire, le 27 février dernier à la Maison Jésus-Marie (MJM).

La journée a débuté avec la messe à la chapelle de la MJM aux intentions de Sr Charlotte. Célébrée par l’abbé Gilles Fontaine, cette messe a donné le ton avec le mot d’introduction de Sr Beverley Wattling rappelant le parcours de cette « éducatrice dynamique et enthousiaste… » dévouée au bien-être et à la réussite de tous ses élèves.

Cette « citoyenne du monde » a fait honneur à son nom religieux, a mentionné Sr Beverley « elle ressemblait à Paul : un disciple qui ne restait pas à la maison, mais qui allait partout où il y avait un besoin, un disciple prêt à se soumettre à toutes sortes d’épreuves et de difficultés pour bâtir le royaume de Dieu. »

Le groupe restreint d’invités, dont ses sœurs (Sr Carmen et madame Michelle Leduc), le fils de cette dernière, deux nièces, madame Charlotte Baillargeon et une intervenante de la Maison de Jonathan, madame France Houle au moment où Sr Charlotte y œuvrait comme bénévole auprès des jeunes décrocheurs, s’est rassemblé à la salle communautaire du rez-de-chaussée pour le dîner.

Un parcours aux horizons multiples

Puis la fête a continué en compagnie des résidentes de l’étage et d’autres religieuses invitées. Sr Carmen Leduc, sœur de la centenaire, lui a rendu hommage (voir quelques extraits ci-dessous).

Les sœurs Beverley et Hélène ont enchainé avec un bref récapitulatif du parcours « de la vie de foi, de courage et de sincérité, d’ouverture au monde et de détermination » de Sr Charlotte.

Ainsi, après avoir enseigné au Québec, entre 1944 et 1951, notamment à l’école des Saints-Anges, Sr Charlotte réalise son rêve de partir en mission. Elle se dirige vers le Basutoland, devenu par la suite, le Lesotho. Que de défis à relever, à commencer par la langue à maîtriser, le sesuto, les habitudes de vie totalement différentes, les pannes de courant constantes…! Comme elle l’a si bien décrit elle-même : « Ici, c’est la vie commune : poules, vaches, bœufs, canards, chiens, lézards, etc., nous vivons ensemble et nous nous aimons bien. »

Revenue au Québec après 10 ans au Lesotho, Sr Charlotte poursuit sa carrière en enseignant notamment l’anglais ou le français, langue seconde dans de nombreuses écoles pendant neuf ans. C’est au cours de cette période qu’elle fait la rencontre de l’abbé Fontaine, à l’école Curé-Lequin. Ce dernier, alors jeune vicaire, visitait les classes régulièrement. Sr Charlotte parlait souvent avec lui des difficultés rencontrées par certaines de ses élèves pour tenter de trouver des solutions.

Nouvelles destinations : Cameroun et Haïti

En 1970, en réponse à l’appel du cardinal Léger, Sr Charlotte part avec deux compagnes au Cameroun, dans le diocèse de Mgr Zoa, pour aider la sœur camerounaise, directrice de l’école. Alors que ses compagnes repartent au bout de deux ans, Sr Charlotte s’engage dans un autre diocèse pour enseigner l’anglais comme langue seconde aux garçons de 12 à 20 ans au Séminaire Saint Paul de Lyon à Douala. « Mes plus belles années sont celles où j’ai enseigné au Séminaire de Nylon au Cameroun », souligne-t-elle dans ses notes biographiques.

Au cours de son séjour de huit années au Cameroun, Sr Charlotte a agi comme directrice suppléante au Collège Chevreuil et même, comme gardienne d’un jeune prisonnier, prénommé Thomas!

Revenue au Québec, Sr Charlotte s’est occupée de la traduction des textes lors de la rédaction des nouvelles constitutions de la congrégation. Après un voyage en Terre sainte, un « cadeau de la vie », Sr Charlotte qui souhaite repartir pour le Cameroun, se voit plutôt inviter à répondre aux besoins importants en Haïti où sa sœur Carmen est déjà à pied d’œuvre. Charmée par le peuple qualifié d’accueillant et sympathique, Sr Charlotte dirige une école primaire à Gros Morne et fonde une école ménagère — le Centre Durocher —, pour les filles et les jeunes dames.

Femme engagée

Son travail missionnaire à l’extérieur prend fin en 1988, mais pas son action apostolique! Elle multiplie ses engagements en donnant des cours de francisation aux immigrant.e.s. Elle s’active en pastorale paroissiale, prend une formation pastorale pour répondre aux besoins des malades à St. Mary’s Hospital et ailleurs. Elle s’engage dans un ministère qui lui tient particulièrement à cœur, soit l’aide aux jeunes décrocheurs avec la Maison de Jonathan, et ce, entre 1991 et 2000.

Elle quitte Montréal en 2011 pour vivre à la Maison Jésus-Marie. Elle se tient au courant des nouvelles du monde, continue de soutenir des causes et des organismes et prie pour les pauvres. Après avoir célébré ses 25, 50, 60, 70 et 75 ans de vie religieuse, Sr Charlotte franchit le cap des 80 ans de profession religieuse au sein de la congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) en cette année 2024.

Une vie engagée bien remplie, mais « c’est toujours la même Charlotte : une femme passionnée de Dieu et de justice, une femme d’action pour les pauvres, les peuples opprimés et les femmes, une femme de courage et de sincérité », ont conclu les présentatrices.

La fête s’est poursuivie avec des échanges de souvenirs et de souhaits, la remise d’un cadeau au nom des sœurs de l’étage et une collation. Reportage photo : Sr Hélène Harvey

 

Témoignage de Sr Carmen Leduc à sa sœur Charlotte (extraits)

« La vie c’est comme un tricot…

Dieu nous donne la laine et les aiguilles…

Il nous dit : tricote de ton mieux une maille à la fois.

Une maille, c’est une journée sur l’aiguille du temps…

Sœur Charlotte, tu es rendue à combien de mailles?

Combien de journées : 365 x 100 = 36 500 journées…! »

« Sœur Charlotte est une citoyenne du monde. Elle s’intéresse aux grandes causes politiques et religieuses. La lutte à la pauvreté. La cause des femmes, la mondialisation et ses conséquences pour le Tiers-Monde, la situation des peuples opprimés, la quête de sens chez les jeunes, etc. »

« J’ai toujours voulu, dit-elle, être la louange pour l’Éternel. L’Eucharistie m’a permis des actions et des gestes privilégiés. »

« Ce qui la caractérise : aider les démunis, faire des marches, signer des pétitions… L’environnement la réjouissait : l’eau… les oiseaux… la planète. »

« Le courage, la persévérance, la patience, la sincérité, le respect de tous, la joie de vivre habitent constamment cette femme exceptionnelle.

Modèle de positivisme, c’est avant tout une femme possédant une foi absolue à travers le partage, la générosité et l’amour traduits au quotidien.

Bref, c’est en voyageant sur l’internet que Sr Charlotte élargit ses champs de connaissances et d’engagements. Sa soif de connaître, son dynamisme, son intérêt pour la croissance des personnes révèlent encore chez elle une éducatrice dont l’esprit et le cœur n’ont pas vieilli.

Aujourd’hui 100 ans!

Dieu seul sait quelle sera la longueur du foulard de sa vie! »

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Pas moins de 21 étudiant.e.s. participent à la 4e édition du programme CATHII — Université à l’ONU en 2024. Après avoir suivi un programme de formation depuis janvier, les participant.e.s. se rendront à New York du 10 au 14 mars pour assister aux activités organisées en marge de la Commission de la condition de la femme (CSW68).

Les étudiant.e.s proviennent des universités de Montréal, McGill, Concordia et même de l’ENAP (École nationale d’administration publique), une première dans le cadre de ce programme de transmission de connaissances. Huit de ces participant.e.s sont en maîtrise ce qui apporte une touche d’expérience additionnelle, notamment par l’entremise de leurs stages, constate Sr Lise Gagnon, snjm, membre du trio responsable de ce programme. Ce dernier comprend également Kavitha Culasingam, chargée de projet et un autre membre du CATHII, Élodie Ekobena du Centre Justice et Foi.

Déjà sensibilisé.e.s aux questions de justice

Les constats de Sr Lise s’étendent à d’autres considérations comme la diversité des facultés d’enseignement et des bagages interculturels, sans oublier l’ouverture d’esprit déjà bien assumée envers les questions d’inégalités et de justice. « Nos participant.e.s ont déjà bien intégré ces notions. En fait, je suis émue par leur réceptivité. Nous n’avons à convaincre personne. Tous les membres du groupe portent déjà un regard bienveillant sur les personnes vulnérables. »

Cette sensibilité, jumelée aux expériences et connaissances de chacun.e, alimente les discussions, d’où émerge des questions pertinentes et des réflexions qui amènent tout le monde à aller plus loin, selon Sr Lise. « Cela peut paraître curieux, mais pour moi, je constate qu’ils partagent déjà des valeurs évangéliques. Cela m’amène à réfléchir spirituellement en les regardant. »

Les membres de cette 4e cohorte seront accompagnés par Kavitha et Sofia-Elena Ranke-Farro, partenaire du comité Justice et Paix SNJM du Québec. En plus de la visite des installations de l’ONU, ils pourront participer à des activités parallèles en fonction de leurs champs d’intérêt sans perdre de vue la condition des femmes et les questions de la traite des personnes.

Préparer une relève

Soulignons que le thème de cette 68e édition de la CSW fait ressortir l’urgence d’agir : « Accélérer la réalisation de l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation de toutes les femmes et les filles en s’attaquant à la pauvreté et en renforçant les institutions et le financement dans une perspective d’égalité entre les hommes et les femmes ».

Les étudiant.e.s. de cette cohorte 2024 participeront à une ultime rencontre bilan à la mi-avril pour faire part de leurs découvertes, partager leurs expériences et fournir des pistes pour améliorer le programme et contribuer à créer une relève tous azimuts sur les questions de la traite des personnes.

Rappelons en effet que la création de ce programme du Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) a toujours pour but de sensibiliser davantage de jeunes à cette problématique. C’est une façon de préparer une relève de jeunes susceptibles de transmettre leurs connaissances dans leur secteur d’intervention et dans leur entourage. L’objectif ultime est de contrer la traite des personnes dans tous les milieux et mieux soutenir les victimes.

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Une présentation de la campagne Carême de partage de Développement et Paix — Caritas Canada a eu lieu le dimanche 25 février dernier à la Maison Jésus-Marie (MJM). Responsable de ce volet au sein du comité Justice et Paix du Québec des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), madame Julie Tétreault a fourni des explications sur le choix des trois causes retenues dans le cadre de cette campagne sous le thème « Cultivons nos droits ».

Trois projets

Ainsi, elle a rappelé le dur combat de l’organisme nigérien Home of Mother Earth Foundation  (Fondation santé de la Terre mère) qui rejoint quelque 3000 personnes aux prises avec des problèmes de pauvreté et d’insécurité alimentaire. Reconnu pour être la plus grande économie d’Afrique avec une production de pétrole dont les exportations se chiffrent en milliards de dollars, le Nigéria peine à régir l’industrie pétrolière qui affecte les sols ruinant les récoltes de manioc. Ce dernier est considéré comme un produit d’avenir. Il se distingue par sa capacité à pousser dans des sols appauvris ce qui le rend plus durable que les céréales.

En Indonésie, le secteur de l’agriculture est aussi menacé cette fois-ci par l’exode des jeunes qui cherchent du travail en ville. À terme, cette situation pourrait menacer la souveraineté alimentaire du pays. L’organisme Payopayo (mot qui désigne un symbole d’amitié avec les communautés paysannes protecteur des récoltes) consacre ses efforts à l’éducation d’une nouvelle génération d’agriculteurs-trices aux techniques d’écologie responsable. Avec l’aide de 250 jeunes organisateurs-trices communautaires, il touche quelque 55 000 personnes dans 25 villages ruraux.

Le troisième projet soutenu par cette campagne touche la Bolivie avec l’organisme Nuna qui signifie « conscience ». La fondation soutient les communautés autochtones et paysannes dans leurs efforts pour développer une souveraineté alimentaire et préserver l’environnement. L’aide touche spécifiquement 779 personnes en encourageant la participation des femmes, en enseignant des techniques agricoles pour produire de manière durable et en soutenant les initiatives de transformation alimentaire pour varier l’alimentation axée sur les pommes de terre et le maïs, sans la présence de fruits et légumes.

Faire connaître les luttes

Au cours de cette présentation agrémentée d’un jeu-questionnaire et d’interactions, madame Tétreault a rappelé l’importance de ces séances d’information pour les organismes soutenus par Développement et Paix.

« Lors du lancement officiel le 17 février dernier, à la question que pouvons nous faire pour mieux vous aider, les membres soutenus par Caritas Canada ont répondu “aidez-nous à nous faire connaître dans nos luttes, car nous sommes ignorés lors de nos revendications. Votre solidarité est importante” », a mentionné la conférencière.

Dans le cadre de la présente campagne, un repas de la faim est planifié à la MJM le jeudi 21 mars, précédé d’une réflexion à 16 h 30.

Soulignons en terminant que la campagne automnale Solidaires pour la terre se conclura par la remise le 17 avril prochain de la pétition de 32 000 signatures, remise alors à l’ambassadrice du Honduras au Canada. Cette pétition réclame entre autres justice pour la mort de trois défenseurs de la rivière Guapinol et des mesures pour limiter les droits des minières de la région.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

 

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Désireuses de célébrer la vie et les 180 ans d’histoire de la congrégation, les membres de l’Équipe de leadership de la province du Québec (ÉLP) ont invité les sœurs lors de leur visite annuelle à partager les moments marquants dans leur vie de religieuse.

Ce fut l’occasion de beaux moments d’échanges et de reconnaissance pour tout le chemin parcouru depuis la fondation de la congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) en 1843, par Eulalie Durocher (mère Marie-Rose).

Pour les unes, le transfert du tombeau de mère Marie-Rose de la maison-mère d’Outremont à la chapelle Marie-Rose au sein de la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue constitue un moment exceptionnel. Ce moment est significatif à plusieurs égards : notamment par le retour de la fondatrice dans le lieu où elle a prononcé ses vœux (église) et où est née (Longueuil) la congrégation vouée à l’éducation des jeunes filles axée sur le plein développement de la personne.

Les plus âgées se sont rappelé les festivités entourant le 150e anniversaire de fondation. D’autres ont mentionné leur départ de la maison-mère d’Outremont pour venir vivre à Longueuil avec ce que cela implique comme renoncement et changement. D’autres encore ont parlé des anniversaires de vie religieuse (50e, 60e,…), des moments réjouissants partagés avec les membres de leur famille et leurs compagnes de vie.

Parmi les autres faits, il était difficile d’oublier les plus récents événements comme les rituels entourant le départ des sœurs de la Maison de la Congrégation et la désacralisation de la chapelle avec le transfert des saintes espèces.

Plusieurs motifs d’espérance

La rencontre s’est poursuivie en invitant à nouveau les religieuses des deux pavillons à exprimer leurs espoirs pour l’avenir. Spontanément, plusieurs ont souligné la présence de jeunes partenaires au sein du comité Justice et Paix SNJM du Québec. La rencontre récente avec ces trois étudiants universitaires a soulevé de l’enthousiasme chez les religieuses prenant conscience que le travail effectué autour des trois prises de position collective pouvait se poursuivre en tenant compte des réalités d’aujourd’hui.

Les réalisations des corporations privées responsables des anciennes écoles SNJM sont aussi révélatrices. Non seulement elles ont repris le flambeau, elles le portent bien haut pour l’amener encore plus loin.

D’autres religieuses n’ont pas manqué de souligner comme motifs d’espérance, la création récente de la fondation Eulalie-Rose et les actions de plusieurs organismes, dont certains, portent fièrement le nom de la fondatrice.

Malgré les défis, les membres de l’Équipe de leadership de la province du Québec (ÉLP), les sœurs Claudette Bastien, Denise Riel et Lisette Boulé, ont répondu positivement à l’appel de prolonger leur mandat de deux ans. On les voit ici lors de leur visite annuelle à la Maison Jésus-Marie.

Prolongation de mandat

Cette visite annuelle qui a eu lieu les 13 et 15 février derniers, entre la journée de la Saint-Valentin, suivait de près une autre rencontre importante tenue celle-là le 9 février.

Convoquée par le Groupe de coresponsabilité du Québec (GCQ), cette dernière a permis de faire le point sur le modèle de changement progressif et d’échanger sur la recommandation de l’Équipe de leadership de la Congrégation (ÉLC) suggérant la prolongation du mandat des membres de l’ÉLP de deux ans, soit jusqu’en 2026.

« Dans un élan unanime, l’assemblée confirmait l’appui à cette prolongation de mandat… » Les applaudissements nourris ont témoigné « de l’engagement et de la réponse de chaque sœur présente, chacune selon sa mesure… » tout en démontrant « la richesse de notre âme collective comme province », a souligné Sr Jacqueline Aubry dans son rapport de l’événement.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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Comme par les années passées, le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) a contribué à la réalisation du pèlerinage en ligne de prière et de réflexion contre la traite des personnes. Sr IsaBelle Couillard, présidente du CATHII, a coordonné le volet de l’Amérique du Nord comprenant les États-Unis et le Canada, représenté par le CATHII.

Cette portion venait clore le pèlerinage amorcé à 3 h 30 (à notre heure) par les représentants des réseaux de Talitha Kum essaimés en Asie — Océanie, Moyen-Orient, Afrique, Europe et de l’Amérique latine.

Dans le volet du Canada, Sr Couillard a souligné la visite du Rapporteur spécial sur les formes contemporaines de l’esclavage au pays qui lui a permis de prendre le pouls de la situation et de rencontrer des organismes. La présentation d’une capsule vidéo a fait ressortir ses constats et les enjeux de la traite et ses multiples visages au pays, notamment ceux des travailleurs migrants. Cette capsule ainsi que la prière qui clôturaient la partie de l’Amérique du Nord sont l’œuvre de madame Renaude Grégoire, agente de développement au CATHII.

Organisé dans le cadre de la Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des personnes, ce pèlerinage permet de brosser un portrait des nombreux engagements pour contrer le phénomène de la traite et venir en aide aux victimes, un peu partout dans le monde. On y greffe des moments de prière et de réflexion aux couleurs des participant.e.s en lien avec le thème de l’année : « Cheminer en dignité : Écouter, Rêver, Agir ».

Le pèlerinage complet est accessible en se rendant ici. Des informations complémentaires se retrouvent sur le site de la Journée.

Ci-dessous, vous retrouverez la capsule vidéo qui concerne uniquement l’Amérique du Nord, extraite de ce pèlerinage. À noter qu’il y a un léger décalage entre l’image et le son à certains moments des présentations.

Rappelons que cette Journée mondiale, qui en est à sa 10e édition, rend hommage à sainte Joséphine Bakhita, victime de la traite humaine dès son enfance. Elle a joint une congrégation religieuse après avoir émigré en Italie. Soulignons également que la coordination de ce pèlerinage virtuel a été confiée à Talitha Kum (un réseau d’organisations religieuses militant contre la traite). La promotion est assurée par Unions internationales des Supérieures (UISG) et des Supérieurs généraux (USG).

Des présentations révélatrices sur les trois prises de position collective SNJM

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À l’occasion de la journée mondiale de la vie consacrée, quelque 70 religieuses et les religieux ont participé à un moment de ressourcement le 2 février dernier. Ils ont répondu ainsi à l’invitation de l’évêque Mgr Claude Hamelin du diocèse Saint-Jean–Longueuil.

Alors que le Québec se classe au premier rang mondial pour l’aide médicale à mourir (AMM), le soutien aux soins palliatifs obtient moins de soutien financier. Aucune somme n’est d’ailleurs allouée à la construction de nouvelles maisons de soins palliatifs depuis l’entrée en vigueur de la loi sur l’AMM. C’est ce qu’ont appris les membres des communautés religieuses conviés à réfléchir sur ces questions sous le thème « Prendre sa dignité dans ses mains ou la remettre dans les siennes. »

Le docteur Patrick Vinay, chercheur et médecin de renom, a consacré les dix dernières années de sa carrière médicale aux soins palliatifs. Il apporte toujours sa contribution au conseil d’administration de l’organisme Albatros en Montérégie. Dans sa présentation, il a abordé plusieurs dimensions de la « précieuse fin de vie » en apportant tout d’abord des éclaircissements entre les soins palliatifs et l’aide médicale à mourir.

« Mourir à son heure… »

Docteur Patrick Vinay

Dans le cas des soins palliatifs en fin de vie, il parle « d’alléger et de soulager les personnes » pour leur permettre de vivre sereinement les derniers instants de leur vie. Selon lui, l’aide médicale à mourir est plutôt une façon « d’abréger la vie. » La distinction est encore plus marquante lorsqu’il fait mention du choix offert à toutes et tous en affirmant que « les soins palliatifs, c’est mourir à son heure alors que l’AMM, c’est mourir à l’heure dite. »

Tout en soulignant les obligations légales à offrir le choix entre ces deux options, le conférencier a rappelé la mission de la médecine palliative. Cette dernière est axée sur le traitement du malade pour lui éviter des souffrances tout en l’accompagnant, lui et ses proches, dans cette dernière phase de la vie. Un état de fait diamétralement opposé avec l’AMM, plus rapide et moins coûteux.

Dr Vinay a également souligné le manque de personnel soignant en soins palliatifs ainsi que la faiblesse des soins à domicile. Il a alerté son auditoire sur les risques que l’euthanasie devienne de plus en plus désirable devant l’absence de soins palliatifs et de choix thérapeutiques alternatifs.

Réclamer la disponibilité d’un choix véritable

« On ne voit pas toujours l’importance de vivre sa vie jusqu’au bout et l’importance de bons soins de confort efficaces pour le malade comme pour l’entourage. Ceux-ci ouvrent à des changements intérieurs possibles et à une fin de vie précieuse. » Homme de foi, le médecin souhaite que l’on exige la disponibilité d’un choix réel, tout en prônant que les soins palliatifs soient universellement disponibles partout au Québec, comme la Loi le reconnaît.

La rencontre du diocèse a été organisée conjointement par madame Francine Vincent et Sr Nicole Alarie. Elle a été présidée par le vicaire général Jean Roudy.

Les participants ont été invités à examiner une question distincte pour chaque groupe et en discuter. La rencontre s’est poursuivie avec une célébration eucharistique et une collation. Aux commentaires entendus, les religieuses et les religieux étaient content.e.s de se retrouver à ce moment de ressourcement même si le sujet exige des réflexions approfondies.

 

Pour en savoir davantage, consultez les rapports récents déposés à Québec et à Ottawa.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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La première prise de contact entre les trois universitaires recrutés par le comité Justice et Paix SNJM du Québec et les religieuses à la Maison Jésus-Marie (MJM) a été motivante de part et d’autre. Autant les trois jeunes ont été stimulés par les questions des sœurs présentes, autant ces dernières ont aimé découvrir les nouvelles perspectives de leur mission et l’enthousiasme des jeunes.

Sr Lise Gagnon expliquant le déroulement de la rencontre avec les jeunes partenaires en compagnie de Sr Jacqueline Aubry. Elles sont toutes les deux membres du comité Justice et Paix SNJM du Québec.

La première rencontre a eu lieu à la cafétéria de la MJM le dimanche 14 janvier dernier. Les trois étudiants universitaires se sont présentés en réponse à un canevas de quelques questions préparées par les membres du comité Justice et Paix. Les étudiants ont parlé de leur parcours respectif et des motivations à s’engager dans le projet « partenaires au comité Justice et Paix ». Ils ont même été invités à s’exprimer sur leur façon de voir leur implication auprès d’un groupe de personnes bien plus âgées qu’eux.

Simon Lantz

Leurs façons de s’exprimer naturellement en toute simplicité et leur ouverture à ces relations intergénérationnelles ont conquis l’auditoire. « Cela m’a émerveillé. J’en ai encore la chair de poule quand je pense que ma communauté a osé faire ce pas de plus pour faire vivre notre mission », mentionne avec entrain, Sr Pierrette Désilets. « Je suis prête à faire quelque chose pour les aider à poursuivre la route », ajoute la religieuse de 93 ans.

Des échanges motivants

Lors de la période d’échanges qui a suivi les présentations, les sœurs ont manifesté leurs préoccupations à rester dans l’action. Interrogée, Sr Marie-Paule Demarbre se demande « Qu’est-ce que nous pouvons faire pour les aider? Comment peuvent-ils nous garder dans l’action? »

Sofia-Elena Ranke-Farro

Cette rencontre exploratoire n’a pas fourni toutes les réponses. Elle a eu néanmoins le mérite d’établir une première base d’échanges et de faire découvrir diverses pistes à explorer très concrètes dans la région de Longueuil. Elles ont soulevé entre autres les problèmes reliés à la protection des rainettes et au phénomène des gangs de rue en lien avec la traite au métro Longueuil.

Par la suite, les jeunes étudiants, accompagnés de trois des membres du comité Justice et Paix, les sœurs Lise Gagnon, Claudette Bastien et Jacqueline Aubry, ont complété leur visite en se rendant à l’étage de l’infirmerie où les attendait un autre groupe de religieuses.

Un projet porteur

Un consensus se dégage quant à l’ouverture aux autres des jeunes et quant à l’avenir de cette initiative du comité qui offre « des perspectives nouvelles pour que les prises de position SNJM ne tombent pas dans le néant », confie Sr Hélène Harvey.

Héloïse Vincent-Ozell

Rappelons que dans le cadre de leur engagement, les étudiants Sofia-Elena Ranke-Farro (traite des personnes), Héloïse Vincent-Ozell (Itinérance et itinérance autochtone) et Simon Lantz (environnement) rencontrent mensuellement des personnes du comité Justice et Paix pour faire le point sur l’évolution de leurs dossiers respectifs. Ils en profitent pour mieux connaître les valeurs SNJM véhiculées par les trois prises de position SNJM.

Le projet « partenaires au comité Justice et Paix » est une réponse à l’objectif de « partager notre mission avec des personnes plus jeunes et de vivre un échange intergénérationnel, particulièrement auprès d’étudiants universitaires », a expliqué Sr Claudette Bastien lors de son intervention.

Dans le processus, d’autres rencontres devraient avoir lieu entre les jeunes et les SNJM à la MJM. En attendant, les étudiants se préparent à rencontrer le groupe des coopérantes le 2 mars prochain. Ce sera une autre occasion pour les résidentes de les saluer lors de la période du repas.

Reportage photo et vidéo : Sr Suzanne Brault

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Récemment, une délégation de quelques enfants de la Maison des enfants Marie-Rose (MDEMR) s’est rendue à la mairie de Beauharnois pour apporter une chaise spécialement décorée au maire, Alain Dubuc. 

Ce dernier avait lancé l’invitation voilà plusieurs mois à l’équipe de la MDEMR afin d’assurer une présence symbolique des enfants aux séances du conseil municipal. Par cette présence, le maire Dubuc souhaite ainsi rappeler à toutes et tous que les décisions prises doivent l’être en prenant conscience du présent et du futur des enfants de Beauharnois.

La demande s’est transformée en projet pédagogique. Avec l’aide de Janine Lefebvre, fondatrice de l’organisme à but non lucratif et de bénévoles, les jeunes ont vu leurs efforts couronner de succès. Ils étaient bien fiers de leur réussite tout en espérant que la présence de cette chaise constitue plus qu’un symbole.

Des jeunes affamés

Car la majorité des jeunes, bénéficiant du soutien de la MDEMR, ont faim! Plusieurs souffrent de détresse, à la fois alimentaire, affective et financière.

La réalité frappe l’imaginaire des adultes de la MDEMR en ces temps difficiles. Que dire à une enfant qui n’a rien à manger le matin ou un autre qui a réussi à trouver un oignon pour son petit déjeuner! On comprend mieux pourquoi la trentaine d’enfants qui viennent dîner à la Maison des enfants Marie-Rose dévorent littéralement leur repas en plus de manger les douzaines d’œufs, un aliment jugé trop cher pour bien des parents, selon les dires de quelques enfants.

La situation est d’autant plus difficile que le milieu scolaire n’offre plus depuis quelques années, le service des « petits déjeuners ». Cet arrêt, jumelé à la situation économique actuelle, ajoute une pression supplémentaire aux parents qui n’arrivent plus à nourrir leur famille. À la fin des classes, une quinzaine de jeunes se retrouve à la MDEMR pour des activités artistiques et éducatives et une collation qui leur sert souvent de repas. Une certaine discipline est imposée aux participants des ateliers d’arts et de musique limitant le nombre de participants à un maximum de 20.

Un rôle essentiel

Dans un tel contexte, la Maison des enfants Marie-Rose réussit à combler les besoins de certains jeunes avec son offre de services complète. Outre les dîners et les collations après les classes, l’organisme propose de nombreuses activités culturelles et artistiques qui favorisent le développement des jeunes. Les enfants bénéficient du soutien indéfectible de toute l’équipe composée de bénévoles, de personnes immigrantes provenant de l’Afrique qui possèdent des compétences comme institutrices.

Ces dernières sont en phase d’intégration à la société québécoise. Certaines d’entre elles profitent du partenariat avec Service Québec qui subventionne leur salaire. Il faut également souligner la présence de deux travailleuses sociales qui apportent leur aide de façon ponctuelle. Lorsque des enfants affirment spontanément « ici, on se sent toujours respecté », on comprend le rôle primordial de cette ressource à la population beauharlinoise.

« Nous aimerions accueillir plus d’enfants, mais nous n’avons pas les fonds nécessaires pour embaucher du personnel qualifié et offrir des services de qualité », mentionne Janine Lefebvre, personne associée SNJM, qui poursuit son travail bénévolement après avoir cédé la direction à Fanny de Roussan.

Développement de sources de financement

Au-delà de la réussite éclatante de ce projet de rénovation de plus d’un million de dollars sans déficit du manoir Ellice, il y a bien des défis à relever pour le maintien de ce nouveau lieu de création et de diffusion des arts dont toute la communauté de Beauharnois bénéficie désormais. Outre les frais d’entretien et les salaires de quelques personnes, il y a ceux reliés directement aux besoins alimentaires. Les frais de ceux-ci ont augmenté considérablement ces dernières années.

Des activités sont organisées régulièrement comme les soupers-conférences 5 à 7, les Marchés de Noël et du printemps ouvert aux artisans locaux et régionaux et les soirées jazz pour financer les activités courantes. Des initiatives personnelles de la part d’individus ou d’entreprises de Beauharnois sont à saluer. Ainsi une citoyenne a pris en charge l’organisation d’une journée spaghetti, fort réussie. De son côté, l’entreprise Automobiles Bégin a décidé de recueillir des fonds lors de sa campagne annuelle de lumières de Noël en décembre dernier. Elle a ainsi versé 4000 $ à la MDEMR.

En parallèle, la directrice Fanny de Roussan a multiplié les contacts pour mousser la location des locaux du manoir qui constitue l’un des plus beaux lieux de Beauharnois. C’est une source de revenus non négligeables qu’elle espère doubler dans les prochaines années. En attendant, il lui faut reprendre le bâton de pèlerin pour solliciter des dons et des subventions dans l’espoir d’obtenir une aide récurrente qui viendrait consolider les assises de l’organisme.

À la recherche d’un soutien récurrent

La particularité de la mission de la MDEMR, à vocation éducative, sociale et culturelle, semble la disqualifier de nombreux programmes de subventions actuels. Sans se décourager, la directrice espère pouvoir influencer les décideurs à revoir leurs critères restrictifs qui exclut une ressource, tout aussi précieuse, que certaines autres largement subventionnées en pédiatrie sociale.

Alors que tout le monde s’accorde pour affirmer l’importance du bien-être des enfants, l’équipe de la MDEMR souhaite que la communauté de Beauharnois, sous le leadership de la mairie déjà convaincue par la cause, se mobilise pour soutenir financièrement l’organisme. À l’heure actuelle, la MDEMR constitue une oasis de paix précieuse pour les enfants et un exemple pour plusieurs autres régions.

Source photo : Maison des enfants Marie-Rose

 

Des présentations révélatrices sur les trois prises de position collective SNJM

Retour aux Nouvelles

Le plus récent bulletin de nouvelles du Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) révèle une concertation accrue pour lutter contre les formes d’esclavage moderne.

Dans ce numéro, on fait mention de la tenue de plusieurs rencontres stimulantes. L’une d’entre elles, est celle à laquelle le co-fondateur et ancien directeur général du Réseau d’aide aux travailleurs et travailleurs migrants agricoles du Québec (RATTMAQ), Michel Pilon était conférencier. Partageant son expérience, il a fourni de nombreux renseignements pertinents sur les enjeux actuels, notamment en ce qui a trait au recrutement des travailleurs migrants, aux méthodes d’interaction à l’aéroport et aux défis des personnes confrontées quotidiennement à ces drames humains.

À la fin de l’automne, la présidente du conseil d’administration du CATHII, IsaBelle Couillard, sgm., a participé à trois rencontres importantes. Tenues à Edmonton et Calgary, elles portaient sur les questions de la traite des personnes et en particulier sur les conditions inhumaines dans lesquelles vivent bon nombre de travailleurs migrants, personnes migrantes et réfugiées.

Visite du Rapporteur officiel de l’ONU

On rapporte également les grandes lignes du colloque organisé par la RATTMAQ lors de la Journée internationale des migrants. Outre la quarantaine d’organisations et de syndicats du Canada, du Mexique et du Guatemala, on nous souligne la présence du Rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines de l’esclavage. Monsieur Tomoya Obokata a profité de son allocution d’ouverture pour dénoncer les régimes de permis de travail fermés utilisés au Canada et invité le gouvernement canadien à offrir un meilleur accès à la résidence permanente à ces personnes.

De gauche à droite, on reconnait Sofia Farro Ranke, étudiante en maîtrise en criminologie, Tomoya Obokata, Rapporteur spécial sur les formes contemporaines d’esclavages pour les Nations Unies, Sr Lise Gagnon, snjm, représentante de Talitha Kum des 3 Amériques, Sr IsaBelle Couillard, sgm, Kavitha Culum, chargée de projet au CATHII et Renaude Grégoire, agente de développement et de plaidoyer pour TK.

Dans le même numéro, on apprend également l’existence et le rôle des Jeunes Ambassadrices de Talitha Kum, on souligne l’arrivée d’un nouveau venu et rappelle les activités liées à la Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des personnes le 8 février prochain.

Soulignons également que sur la page d’accueil du site du CATHII, on retrouve des liens sur quelques articles intéressants, dont un plus détaillé, sur la visite du Rapporteur spécial à Montréal. On fait mention de la présence de Sr Lise Gagnon, snjm et du rôle de madame Renaude Grégoire dans la venue du Rapporteur spécial chez nous.

Légende photo en médaillon
Lors du colloque de la RATTMAQ, le CATHII était représenté entre autres par Catherine Laure Juste, membre des Jeunes Ambassadeurs Talitha Kum et Sr IsaBelle Couillard, sgm.