Un souffle de gaieté avec la chorale « Les joyeux retraités »

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La bonne humeur était au rendez-vous lors du passage de la chorale « Les joyeux retraités » à la chapelle de la Maison Jésus-Marie (MJM) le 21 avril dernier. Autant l’assistance que les artisans de cette chorale ont eu du plaisir.

Madame Lise Pelletier

La succession de chants invitant les personnes à taper des mains et à chantonner, jumelée parfois à des mises en scène amusantes, a donné un rythme endiablé à ce concert, chassant du même coup la grisaille du printemps.

Encore une fois, cette chorale reconnue pour apporter un souffle de gaieté et de plaisir a rempli sa mission avec succès. Depuis sa création en 1990, cette chorale issue de l’association Les joyeux retraités de Longueuil fait honneur à sa réputation, de concert en concert. Rappelons que cette prestation musicale à la MJM était sous la direction de madame Lise Pelletier. La chorale était accompagnée au piano par madame Hélène Carrière.

Après ce spectacle, les personnes sont retournées à leurs occupations le sourire aux lèvres en fredonnant quelques-uns des airs offerts par la chorale.

Reportage photo et vidéo : Sr Suzanne Brault et madame Ingrid Lefort

 

Un souffle de gaieté avec la chorale « Les joyeux retraités »

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Phénomène rarissime, l’éclipse solaire totale du 8 avril a ravi des millions de personnes en Amérique du Nord. Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) à la Maison Jésus-Marie (MJM) n’ont pas raté ce moment historique.

« Oh! Seigneur que c’est beau ! » se sont exclamées plusieurs d’entre elles en admirant ce phénomène pour le moins spectaculaire. Voir se dérouler sous ses yeux ce ballet de précision des deux astres de minute en minute pour en arriver à une noirceur différente de celle que l’on connaît en a étonné plus d’une. Que dire aussi de celles qui étaient à l’écoute des sons ambiants alors que les oiseaux se sont mis à croasser bruyamment avant de s’arrêter brusquement pour imposer un silence total avant l’éclipse totale ?

Un moment magique qui a même retardé la diffusion du chapelet à la Maison Jésus-Marie avant que les religieuses s’en retournent et rendent grâce pour cet événement naturel hors de l’ordinaire.

Rappelons que la dernière éclipse solaire totale au Québec remontait en 1972 alors que la prochaine est prévue en 2106! Évidemment, comme le rappellent les scientifiques, nous aurons l’occasion d’apercevoir plusieurs éclipses solaires partielles et des éclipses lunaires totales et partielles ces prochaines années.

Pour comprendre le phénomène et voir des simulations, consultez le site de l’agence spatiale canadienne.

Reportage photo : Sr Hélène Harvey

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Voilà déjà 20 ans s’est produit un événement hors de l’ordinaire pour la grande communauté chrétienne de Longueuil et pour les membres de la Congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM).

Peinture de sœur Rose-du-Sacré-Cœur représentant la procession tenue lors de la transition de la maison de Fondation au Couvent de Longueuil, nouvelle demeure des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) en 1844.

On a procédé le 1er mai 2004 au transfert du tombeau de la bienheureuse Marie-Rose Durocher, de la maison-mère à Outremont à la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue, dans le diocèse Saint-Jean–Longueuil. Un retour aux sources pour la fondatrice des SNJM qui a prononcé ses vœux dans cette église qui l’a aussi accueillie pour ses funérailles le 6 octobre 1849.

Ce nouveau déplacement du tombeau de mère Marie-Rose dans une chapelle dédiée (transept droit) à la cocathédrale facilitait désormais l’accès aux fidèles pour qu’ils puissent la prier et lui demander des faveurs. C’était aussi une réponse concrète au message de Mgr Bernard Hubert, émis au moment des célébrations d’action de grâce à Rome lors de sa béatification en 1982 où il a parlé d’une figure inspirante pour toute l’Église. « Son exemple éclaire notre route, stimule notre courage et soutient notre espérance. »

L’événement en 2004 s’est étendu sur trois jours, comme un triduum pascal. Il a permis aux religieuses de la maison-mère à Outremont de vivre des rituel, vigile et pèlerinage. Après l’arrivée des restes au couvent de Longueuil le lendemain, les sœurs présentes ont vécu à leur tour un rituel de bienvenue et une vigile de prière.

Des moments d’émotion

Au matin du 1er mai, les membres de l’Équipe de leadership de la Congrégation, suivies par les religieuses, ont transporté le reliquaire vers la cocathédrale. Des enfants ont ouvert la procession en ayant une rose à la main. Ces derniers ont formé une haie d’honneur sur le parvis de l’église où se sont rassemblées des centaines de fidèles.

Grands moments d’émotion pour toutes et tous lors de cette célébration simple et joyeuse. La supérieure générale, sœur Mary Pat LeRoy exprime le souhait à l’assemblée que les restes humains de la fondatrice des SNJM « soient conservés et vénérés par les fidèles. » L’évêque du diocèse, Mgr Jacques Berthelet accepte officiellement le don offert à la paroisse avant que l’on procède à la déposition des restes au tombeau.

« J’ai porté le coffret des restes de mère Marie-Rose au cœur de l’assemblée pour aller le déposer au tombeau. Comme il m’est apparu lourd, rempli de toutes les intentions et prières des nombreuses personnes de l’assistance qui le touchaient semblaient y déposer sur mon passage », a témoigné le curé de paroisse, Raymond Poisson.

En ce 1er mai 2024, les religieuses soulignent ce 20e anniversaire en toute simplicité avec une célébration. Cet anniversaire est une occasion de rappeler la présence du tombeau de mère Marie-Rose à la cocathédrale et une invitation à se rendre dans cette chapelle aménagée pour favoriser le recueillement et découvrir le parcours et l’apport de la congrégation des SNJM, toujours présente au Canada, aux États-Unis, au Brésil, au Pérou et au Lesotho.

« La grande voyageuse »

Le dernier déplacement du tombeau de mère Marie-Rose en 2004 fait suite à la vente de la maison-mère des SNJM à Outremont. Après réflexion et les démarches appropriées, l’Équipe de leadership de la Congrégation confirme le choix de rapatrier le tombeau au sein de la paroisse où elle a fondé son œuvre. L’annonce faite lors de la fête patronale de saint Antoine à la cocathédrale le 13 juin 2003 a été accueillie sous les applaudissements nourris de l’assemblée. « C’est un beau cadeau offert à la paroisse » a d’ailleurs déclaré avec enthousiasme, le curé Raymond Poisson.

Rappelons que mère Marie-Rose, surnommée la « grande voyageuse » a eu droit à plusieurs « voyages » après sa mort. Au moment de son décès, elle a d’abord été enterrée sous la chapelle du couvent en 1849. Puis en 1853, ses restes ont été transportés dans le cimetière près du jardin à l’arrière du couvent. En 1925, on a procédé à un nouveau déplacement vers la maison-mère d’Outremont non sans s’être d’abord arrêté pour quelques heures au couvent d’Hochelaga (ancienne maison-mère). Avec la vente du bâtiment d’Outremont, un nouveau déplacement était nécessaire.

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Une vingtaine de Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec célèbrent cette année leur 60e, 70e, 75e ou 80e anniversaire de vie religieuse alors que deux personnes associées soulignent leur 25e anniversaire d’engagement.

Les SNJM du Québec organisent annuellement une fête des jubilaires pour reconnaître et remercier les religieuses et les personnes associées pour leurs dons et leur parcours. L’événement festif est planifié pour le 13 septembre prochain à la Maison Jésus-Marie (MJM). Les détails seront dévoilés plus tard.

En attendant, découvrez la liste des jubilaires et profitez-en pour leur adresser un petit mot de remerciement, les saluer lorsque vous croiserez leur route et pourquoi pas, prendre un moment pour aller à leur rencontre et échanger sur la richesse de leur vie.

« La gratitude est la musique de l’âme. » – Marie-Antoinette Grégoire-Coupal

Dans son message adressé aux religieuses et aux religieux à l’occasion de la Journée de la vie consacrée, le pape François soulignait cette année :

« Frères et sœurs, l’attente de Dieu est également importante pour nous, pour notre chemin de foi. Chaque jour, le Seigneur nous visite, Il nous parle, Il se révèle de manière inattendue et, à la fin de la vie et du temps, Il viendra. C’est pourquoi Lui-même nous exhorte à rester éveillés, à veiller, à persévérer dans l’attente. La pire chose qui puisse nous arriver serait de tomber dans le “sommeil de l’esprit” : l’endormissement du cœur, l’anesthésie de l’âme, le rangement de l’espérance dans les coins sombres de la déception et de la résignation. »

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Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) ont eu droit à un nouveau concert de Lorraine Prieur, ancienne élève et pianiste réputée. Sous le thème « Pèlerinage musical » permettant de découvrir ou redécouvrir des auteurs classiques et québécois, elle a joué six pièces musicales, de Jean-Sébastien Bach, à Franz Liszt, Frédéric Chopin jusqu’à Pierre-Max Dubois et Alain Lefèvre.

Les artistes venus proposer leur « Pèlerinage musical » à la MJM, Lorraine Prieur, sa fille, Geneviève Deschamps, soprano et Luc Saucier, basse et conjoint de Lorraine.

Luc Saucier, basse

Le concert s’est poursuivi avec la participation de sa fille Geneviève Deschamps, soprano et de son conjoint Luc Saucier, basse et poète. Elle les a accompagnés au piano dans leur tour de chant qui a fait honneur à Charles Gounod, Samuel Barber, Andrew L. Webber, Gabriel Fauré, Gian Carlo Menotti, Renaldo Hahn, André Mathieu, Richard Desjardins et Félix Leclerc.

Le compositeur et pianiste québécois Anthony Rozankovik était également présent à ce concert. Il a composé un chant intitulé « Regretter », qu’il a dédié à Lorraine Prieur et interprété lors de cette représentation musicale de haut calibre.

Un moment magique qui a fait du bien au cœur et à l’âme de toutes les personnes présentes à la Maison Jésus-Marie (MJM) le 24 mars dernier.

Lorraine Prieur, pianiste renommée, est une ancienne élève de Sr Maryse Moisan. Elle ne manque jamais de la saluer tendrement lors de ses visites à la Maison Jésus-Marie.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

 

 

 

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Au cours de sa présentation précédant le repas de la faim, madame Julie Tétreault, coopérante et membre du comité Justice et Paix SNJM Québec, s’est inspirée d’un extrait de Saint-Jean (12, 20-33) et d’un texte d’une jeune Ontarienne intitulé « La nécessité de cultiver et de nourrir la solidarité dans nos vies ».

Julie Tétreault lors de sa présentation.

Au-delà des enjeux de la faim dans le monde, elle a parlé de l’importance de « semer des grains de justice et de dignité pour soutenir les droits des paysan.e.s en contribuant à créer un environnement » propice à leur prospérité familiale et collective.

Elle a aussi invité son auditoire à s’interroger sur les façons de répondre aux appels reçus quotidiennement. « La solidarité est une invitation à agir en faveur des personnes les plus démunies, à donner de nos ressources, notre amour et à prier pour elles. » L’expression de cette solidarité peut prendre plusieurs formes en tenant compte des réalités de chacun.e. « Quels sont les gestes de bienveillance et de solidarité vus autour de vous, dans cette résidence, dans votre entourage? »

Rappelant que « cultiver la solidarité, c’est contribuer à édifier une communauté où les droits de toutes et tous sont respectés », Julie Tétreault a réitéré son invitation à contribuer à la campagne de levée de fonds de Développement et Paix — Caritas Canada pour soutenir les communautés vulnérables dans le monde, en particulier celles du Nigéria, de la Bolivie et de l’Indonésie.

Le traditionnel souper de la faim chez les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) a eu lieu le 21 mars dernier à la Maison Jésus-Marie (SNJM). Organisé dans le cadre de la campagne printanière de Développement et Paix, ce repas frugal (soupe, pain et fromages) est une façon de communier en geste et en esprit avec des millions de personnes souffrant de la faim et de la pauvreté et d’exprimer sa solidarité.

Reportage photo : Sr Hélène Harvey

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L’atmosphère était à la fête le 10 mars dernier alors que l’on a organisé une journée de célébration pour marquer les 100 ans de Sr Rachel Leclerc. Entourée des résidentes du 3e étage du pavillon Saint-Charles, des sœurs et des personnes laïques qui y travaillent, Sr Rachel a vécu en toute simplicité de beaux moments remplis de joie.

Cette journée a débuté par une bénédiction appropriée de l’abbé Serge Bélanger. Au début de la messe, il y a eu une brève présentation du parcours de vie de Sr Rachel. Un parcours teinté d’une très grande disponibilité pour servir dans de nombreuses fonctions. Outre sa carrière dans le monde de l’éducation pendant 25 ans, Sr Rachel a occupé tour à tour des postes de trésorière, comptable, secrétaire, responsable de l’imprimerie et conductrice-accompagnatrice…

Sr Rachel Leclerc avec Sr Beverley Wattling

Même si cette dernière fonction s’avère très exigeante puisqu’il lui fallait respecter les horaires des autres, Sr Rachel affectionnait particulièrement cette tâche. De nature sensible et généreuse, elle savait être à l’écoute et deviner les besoins. Il n’était pas rare pour elle de s’offrir à conduire une compagne dans sa famille avant même que celle-ci lui en fasse la demande.

Au cours des dernières années, la surdité l’a grandement empêché de communiquer avec son entourage. Cela ne lui a pas fait perdre son sourire charmant et accueillant. Il fallait voir d’ailleurs les petites étincelles dans ses yeux et son sourire taquin lorsqu’on l’a fêté et lu quelques messages reçus.

Bref, les personnes présentes avaient le sentiment de vivre « un beau cadeau de la vie » dans tous les sens du terme. 

Celle qui aimait tant Marie et le chant « J’irai la voir un jour » tout en souhaitant que ce jour advienne rapidement a été exaucée. Le 18 mars, Sr Rachel s’est éteinte après avoir reçu à l’occasion de son centenaire de nombreux témoignages de gratitude et d’amour.

La nouvelle centenaire est entourée de Laurette Conombo, accompagnatrice au 3e étage, et des sœurs Luce Boyer, Gabrielle Brunet et Beverley Wattling.

Reportage photo : Sr Hélène Harvey

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La fête de Saint-Patrick est toujours soulignée dans la joie et l’allégresse par les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). En cette journée particulière, le vert est à l’honneur partout dans la maison alors que plusieurs religieuses arborent de façons diverses une touche de vert.

Une petite touche décorative.

Le 17 mars dernier, on a poursuivi la tradition à la Maison Jésus-Marie (MJM). À la messe de 11 heures, les sœurs étaient en communion de prières, de pensées et de cœur avec toutes leurs compagnes d’origine irlandaise. Puis, les célébrations festives ont commencé lors du repas.

Quoi de mieux que d’y ajouter une touche de musique pour insuffler cette gaieté proverbiale irlandaise! Les sœurs du pavillon Saint-André réunies à la cafétéria ont chanté un bénédicité sur l’air d’Edelweiss, issu d’un texte original composé par Sr Suzanne Lavallée pour l’occasion.

Au moment d’un toast à l’irlandaise où les participantes ont levé bien haut leur verre, elles ont souhaité en langue gaélique un heureux « SLÁINTE MHAITH » (à votre santé!). Le repas était aussi à saveur irlandaise avec un succulent « Irish Stew » sans oublier le dessert tout aussi coloré que cette fête.

Et le dessert!

On a maintenu l’ambiance festive en participant à un jeu-questionnaire pour mettre à l’épreuve les connaissances sur la culture irlandaise avant de compléter cette fête par un chant traditionnel « When Irish Eye are Smiling ».

Les sourires et les éclats dans les yeux étaient nombreux sur tous les visages, y compris ceux des « Irlandaises » d’un jour!

On reconnaît les sœurs Rita Brière, Phyllis Douillard, une « pure » Irlandaise et Béatrice Landry, dont la mère était également Irlandaise.

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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La migration forcée est le lien qui unit les trois prises de position collective des SNJM. C’est ce qu’ont fait découvrir les trois jeunes partenaires du comité Justice et Paix SNJM du Québec lors de leur présentation devant les sœurs missionnaires SNJM et les coopérantes, le 2 mars dernier à la Maison Jésus-Marie (MJM).

Simon Lantz

Lors de leurs préparatifs avant de donner leur mini conférence, les trois universitaires Simon, Sofia-Elena et Héloïse ont en effet réalisé que la migration forcée était toujours en trame de fond que ce soit en lien avec les changements climatiques, avec l’immigration, les réfugiés, l’itinérance autochtone et bien entendu, avec la traite. C’était la première fois que les sœurs SNJM et les coopérantes se réunissaient pour s’attarder à l’ensemble de ces préoccupations sous cet aspect.

Appelé.e.s à brosser un portrait de leur dossier chacun.e à leur tour, les trois étudiant.e.s ont démontré une maîtrise de leur sujet. Un portrait réaliste qui peut parfois mener au découragement des auditrices lorsqu’on examine les constats toujours aussi dévastateurs. Malgré tout, les coopérantes et les sœurs missionnaires ayant œuvré pour la plupart en Haïti et au Brésil, avec une incursion dans le Grand Nord canadien pour une d’entre elles, ont pris conscience de la portée de leur présence à cette rencontre.

Demande pour un Bureau contre la traite au Québec

Déjà prendre le temps de continuer à s’informer et à comprendre les méandres de ces trois grandes préoccupations de l’heure constitue une étape majeure pour identifier des solutions et passer à l’action. Une action du Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) qui se matérialisera tout d’abord par la signature d’une lettre adressée au ministre délégué à la santé et aux services sociaux, Lionel Carmant.

Cette missive demande au gouvernement du Québec de se préoccuper du sort des victimes de la traite en mettant en place un Bureau contre la traite. Même si la traite des personnes est de juridiction fédérale, le Québec peut se doter d’une infrastructure pouvant venir en aide aux survivant.e.s de cette forme d’esclavage moderne qui sévit au Québec et partout dans le monde.

Les SNJM du Québec et les coopérantes recueillent des signatures à cette lettre qui sera livrée en main propre au ministre ou à son attaché politique au début du printemps.

Des moments d’échanges précieux

Héloïse Vincent-Ozell

Après les mini conférences, les trois étudiant.e.s et les coopérantes se sont répartis en raison d’un.e par table pour partager un repas avec les résidentes de la Maison Jésus-Marie (MJM). Une autre belle occasion de tisser des liens.

Sofia-Elena Ranke-Farro

Le lendemain, Héloïse et Sofia-Elena sont venues rencontrer plus d’une vingtaine de sœurs du pavillon Saint-André de la MJM. La première a abordé la situation des autochtones et des liens avec la migration. La seconde a partagé son expérience avec les « jeunes ambassadeurs » de Talitha Kum à Rome. À l’invitation du pape François, ces jeunes ont participé à une semaine de mise en réseau et de formation contre la traite des personnes qui se tenait durant la semaine où l’on a célébré le 8 février, la fête de sainte Joséphine Bakitha et le 10e anniversaire de Talitha Kum.

Dans tous les cas, les sœurs ont été impressionnées par les connaissances des trois partenaires et leur facilité à communiquer sur des sujets aussi complexes. Ces moments d’échanges sont précieux et démontrent la pertinence de sortir des sentiers battus en intégrant des jeunes dans les démarches du comité Justice et Paix SNJM du Québec.

Reportage photo : Sr Hélène Harvey

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Entourée de quelques membres de sa famille et de quelques personnes qui ont croisé sa route, Sr Charlotte Leduc (en religion Paul-de-la-Trinité) a célébré son 100e anniversaire, le 27 février dernier à la Maison Jésus-Marie (MJM).

La journée a débuté avec la messe à la chapelle de la MJM aux intentions de Sr Charlotte. Célébrée par l’abbé Gilles Fontaine, cette messe a donné le ton avec le mot d’introduction de Sr Beverley Wattling rappelant le parcours de cette « éducatrice dynamique et enthousiaste… » dévouée au bien-être et à la réussite de tous ses élèves.

Cette « citoyenne du monde » a fait honneur à son nom religieux, a mentionné Sr Beverley « elle ressemblait à Paul : un disciple qui ne restait pas à la maison, mais qui allait partout où il y avait un besoin, un disciple prêt à se soumettre à toutes sortes d’épreuves et de difficultés pour bâtir le royaume de Dieu. »

Le groupe restreint d’invités, dont ses sœurs (Sr Carmen et madame Michelle Leduc), le fils de cette dernière, deux nièces, madame Charlotte Baillargeon et une intervenante de la Maison de Jonathan, madame France Houle au moment où Sr Charlotte y œuvrait comme bénévole auprès des jeunes décrocheurs, s’est rassemblé à la salle communautaire du rez-de-chaussée pour le dîner.

Un parcours aux horizons multiples

Puis la fête a continué en compagnie des résidentes de l’étage et d’autres religieuses invitées. Sr Carmen Leduc, sœur de la centenaire, lui a rendu hommage (voir quelques extraits ci-dessous).

Les sœurs Beverley et Hélène ont enchainé avec un bref récapitulatif du parcours « de la vie de foi, de courage et de sincérité, d’ouverture au monde et de détermination » de Sr Charlotte.

Ainsi, après avoir enseigné au Québec, entre 1944 et 1951, notamment à l’école des Saints-Anges, Sr Charlotte réalise son rêve de partir en mission. Elle se dirige vers le Basutoland, devenu par la suite, le Lesotho. Que de défis à relever, à commencer par la langue à maîtriser, le sesuto, les habitudes de vie totalement différentes, les pannes de courant constantes…! Comme elle l’a si bien décrit elle-même : « Ici, c’est la vie commune : poules, vaches, bœufs, canards, chiens, lézards, etc., nous vivons ensemble et nous nous aimons bien. »

Revenue au Québec après 10 ans au Lesotho, Sr Charlotte poursuit sa carrière en enseignant notamment l’anglais ou le français, langue seconde dans de nombreuses écoles pendant neuf ans. C’est au cours de cette période qu’elle fait la rencontre de l’abbé Fontaine, à l’école Curé-Lequin. Ce dernier, alors jeune vicaire, visitait les classes régulièrement. Sr Charlotte parlait souvent avec lui des difficultés rencontrées par certaines de ses élèves pour tenter de trouver des solutions.

Nouvelles destinations : Cameroun et Haïti

En 1970, en réponse à l’appel du cardinal Léger, Sr Charlotte part avec deux compagnes au Cameroun, dans le diocèse de Mgr Zoa, pour aider la sœur camerounaise, directrice de l’école. Alors que ses compagnes repartent au bout de deux ans, Sr Charlotte s’engage dans un autre diocèse pour enseigner l’anglais comme langue seconde aux garçons de 12 à 20 ans au Séminaire Saint Paul de Lyon à Douala. « Mes plus belles années sont celles où j’ai enseigné au Séminaire de Nylon au Cameroun », souligne-t-elle dans ses notes biographiques.

Au cours de son séjour de huit années au Cameroun, Sr Charlotte a agi comme directrice suppléante au Collège Chevreuil et même, comme gardienne d’un jeune prisonnier, prénommé Thomas!

Revenue au Québec, Sr Charlotte s’est occupée de la traduction des textes lors de la rédaction des nouvelles constitutions de la congrégation. Après un voyage en Terre sainte, un « cadeau de la vie », Sr Charlotte qui souhaite repartir pour le Cameroun, se voit plutôt inviter à répondre aux besoins importants en Haïti où sa sœur Carmen est déjà à pied d’œuvre. Charmée par le peuple qualifié d’accueillant et sympathique, Sr Charlotte dirige une école primaire à Gros Morne et fonde une école ménagère — le Centre Durocher —, pour les filles et les jeunes dames.

Femme engagée

Son travail missionnaire à l’extérieur prend fin en 1988, mais pas son action apostolique! Elle multiplie ses engagements en donnant des cours de francisation aux immigrant.e.s. Elle s’active en pastorale paroissiale, prend une formation pastorale pour répondre aux besoins des malades à St. Mary’s Hospital et ailleurs. Elle s’engage dans un ministère qui lui tient particulièrement à cœur, soit l’aide aux jeunes décrocheurs avec la Maison de Jonathan, et ce, entre 1991 et 2000.

Elle quitte Montréal en 2011 pour vivre à la Maison Jésus-Marie. Elle se tient au courant des nouvelles du monde, continue de soutenir des causes et des organismes et prie pour les pauvres. Après avoir célébré ses 25, 50, 60, 70 et 75 ans de vie religieuse, Sr Charlotte franchit le cap des 80 ans de profession religieuse au sein de la congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) en cette année 2024.

Une vie engagée bien remplie, mais « c’est toujours la même Charlotte : une femme passionnée de Dieu et de justice, une femme d’action pour les pauvres, les peuples opprimés et les femmes, une femme de courage et de sincérité », ont conclu les présentatrices.

La fête s’est poursuivie avec des échanges de souvenirs et de souhaits, la remise d’un cadeau au nom des sœurs de l’étage et une collation. Reportage photo : Sr Hélène Harvey

 

Témoignage de Sr Carmen Leduc à sa sœur Charlotte (extraits)

« La vie c’est comme un tricot…

Dieu nous donne la laine et les aiguilles…

Il nous dit : tricote de ton mieux une maille à la fois.

Une maille, c’est une journée sur l’aiguille du temps…

Sœur Charlotte, tu es rendue à combien de mailles?

Combien de journées : 365 x 100 = 36 500 journées…! »

« Sœur Charlotte est une citoyenne du monde. Elle s’intéresse aux grandes causes politiques et religieuses. La lutte à la pauvreté. La cause des femmes, la mondialisation et ses conséquences pour le Tiers-Monde, la situation des peuples opprimés, la quête de sens chez les jeunes, etc. »

« J’ai toujours voulu, dit-elle, être la louange pour l’Éternel. L’Eucharistie m’a permis des actions et des gestes privilégiés. »

« Ce qui la caractérise : aider les démunis, faire des marches, signer des pétitions… L’environnement la réjouissait : l’eau… les oiseaux… la planète. »

« Le courage, la persévérance, la patience, la sincérité, le respect de tous, la joie de vivre habitent constamment cette femme exceptionnelle.

Modèle de positivisme, c’est avant tout une femme possédant une foi absolue à travers le partage, la générosité et l’amour traduits au quotidien.

Bref, c’est en voyageant sur l’internet que Sr Charlotte élargit ses champs de connaissances et d’engagements. Sa soif de connaître, son dynamisme, son intérêt pour la croissance des personnes révèlent encore chez elle une éducatrice dont l’esprit et le cœur n’ont pas vieilli.

Aujourd’hui 100 ans!

Dieu seul sait quelle sera la longueur du foulard de sa vie! »