Sœur Monique Thériault
Le 11 janvier 2026, sœur Monique Thériault
(sœur Claude-de-l’Immaculée)
est décédée à la Maison Jésus-Marie à Longueuil.
Elle était la quatrième enfant de six enfants
d’Adélard Thériault, journalier et de Dolosa Houle, enseignante.
Elle était âgée de 94 ans, dont 71 ans de profession religieuse.
Sœur Monique Thériault, femme engagée et visionnaire, a vraiment contribué à la transformation postconciliaire de notre Congrégation SNJM.
Famille et enfance
Monique est née le 24 mai 1931 dans le quartier Hochelaga à Montréal. Elle fréquente des écoles des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie durant tout son parcours scolaire, du primaire à Montréal jusqu’à son diplôme de l’École Normale à Valleyfield. Parallèlement, elle complète neuf ans d’études en musique.
Vocation
Le milieu familial favorable et le témoignage des religieuses qui ont accompagné son parcours scolaire suscitent en elle le désir de s’engager à son tour. Une expérience de trois ans dans l’enseignement lui permet d’approfondir et de confirmer son attrait pour la vie religieuse. Elle entre au noviciat en 1953 et dès sa première profession en 1955, elle enseigne la musique pendant quinze ans dans les écoles de la communauté puis à Vincent d’Indy tout en poursuivant une maîtrise en orgue et une licence en musique de l’Université de Montréal.
Un point décisif
Un grand vent de changement souffle sur les communautés religieuses au moment du Concile Vatican II. C’est un point charnière dans la vie de sœur Monique, femme progressiste, déterminée et enthousiaste malgré les changements sociaux liés à la Révolution tranquille. Dès lors, elle n’hésite pas à se donner des temps de formation pour s’engager pleinement partout où la mission l’appelle.
En 1971, elle est corédactrice de nos Constitutions renouvelées. Elle devient ensuite la première archiviste générale qualifiée de la congrégation et en fait un modèle pour d’autres communautés. À partir de 1976, elle ne cesse d’exercer son leadership, soit comme supérieure provinciale, animatrice des chapitres dans diverses communautés, autrice et animatrice de sessions sur « L’avenir de la vie religieuse » tant au Canada qu’à l’étranger. En plus de ces mandats, elle coordonne la démarche de restructuration des provinces du Québec, accepte de s’engager au niveau de la Conférence religieuse canadienne et à la direction de la revue « La Vie des Communautés religieuses ». Dans une époque de turbulences parfois, sa contribution aidante est reconnue par de nombreuses congrégations.
Tournée vers l’avenir
Toujours intéressée par l’avenir, tant religieux que social et scientifique, les années 2000 lui permettent de nous aider à prendre le tournant technologique.
Elle voit les avantages des nouveaux moyens de communication et devient édimestre du site Web de la province du Québec. Elle continue également d’assurer les communications écrites du journal de la province et de publier de nombreux articles tout en assumant des responsabilités d’animation de résidences locales. Elle conclut toute sa vie d’engagement en disant : « La vie religieuse est appelée à vivre dans l’avenir, je n’ai aucun doute là-dessus, car Dieu appelle encore et toujours des personnes à vivre un appel particulier… un autre type est en train de se dessiner. »
Sœur Monique est accueillie à la Maison Jésus-Marie en 2022 et continue de rester ouverte aux changements en gestation dans la communauté comme dans le monde jusqu’à la fin de sa vie. La liturgie d’action de grâce a eu lieu le 21 janvier 2026. Ses restes reposeront au cimetière Saint-Antoine-de-Padoue, à Longueuil.