Page d’histoire | Naissance de Mélodie Dufresne (mère Marie-Agnès) – 1809

Mélodie Dufresne : une pionnière au talent artistique remarquable

Née le 9 novembre 1809 à Beloeil, Mélodie Dufresne, devenue mère Marie-Agnès, a joué un rôle déterminant dans la fondation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). Fidèle compagne d’Eulalie Durocher, elle s’est également distinguée par ses talents artistiques et sa contribution à l’enseignement des arts.

Une fidèle compagne d’Eulalie Durocher

Pendant une dizaine d’années, Mélodie partage le quotidien d’Eulalie Durocher au presbytère de Beloeil. Cette longue complicité, nourrie par des valeurs et des aspirations communes, les prépare à entreprendre ensemble une aventure qui marquera l’histoire de l’éducation au Québec.

En octobre 1843, lorsque Mgr Ignace Bourget invite Eulalie à fonder une congrégation religieuse enseignante à Longueuil, Mélodie accepte sans hésiter de se joindre au projet.

Avec Henriette Céré, déjà enseignante à l’École de la Fabrique de Longueuil, elles deviennent les trois pionnières de la Congrégation fondée le 28 octobre 1843.

Le 8 décembre 1844, Mélodie prononce ses vœux avec ses deux compagnes et prend le nom religieux de sœur Marie-Agnès.

L’art et la créativité au service de l’éducation

Les ornements de cette chasuble blanche ont été réalisés par mère Marie-Agnès. Source S0003 — Service des archives SNJM

Dotée d’une grande sensibilité artistique et d’un souci du beau, mère Marie-Agnès contribue à enrichir l’enseignement offert aux élèves, notamment dans les domaines des arts ménagers et des arts d’agrément.

Ses talents s’expriment également dans ses propres créations. On lui doit de nombreux ouvrages, dont des ornements sacerdotaux, des compositions florales et divers objets décoratifs.

Plusieurs de ses réalisations ont été conservées aux archives des SNJM, tandis que d’autres ont longtemps été présentées au Centre Marie-Rose, témoignant de la richesse de son savoir-faire.

 

Une présence fidèle à l’esprit de la fondatrice

Le décès prématuré de mère Marie-Rose, en 1849, l’affecte profondément. Malgré cette épreuve, mère Marie-Agnès poursuit son engagement et contribue à préserver l’esprit de la fondatrice au sein de la jeune Congrégation.

Elle s’éteint le 22 décembre 1881, à l’âge de 72 ans, laissant le souvenir d’une femme dont la fidélité, la créativité et le dévouement ont marqué les premières décennies des SNJM.

Pour en apprendre davantage, consultez sa biographie dans la section consacrée aux pionnières de la Congrégation.