Mois du patrimoine asiatique : Sur les traces de la mission des SNJM au Japon
À l’occasion du Mois du patrimoine asiatique, célébré chaque année en mai au Canada, il est opportun de revisiter une page méconnue de l’histoire des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). Partons à la découverte de leur mission au Japon au 20e siècle.
Une mission née d’un élan missionnaire

Dès 1926, l’idée de fonder une mission SNJM au Japon prend forme, notamment à la demande de missionnaires franciscains déjà présents sur le territoire. En 1930, lors de l’Exposition missionnaire de Montréal, des démarches officielles sont entreprises pour établir une présence éducative à Kagoshima, sur une île du Japon.
Le projet se concrétise en 1931, lorsque quatre religieuses quittent la maison-mère d’Outremont pour un long voyage vers l’Asie. Après un périple de près d’un mois — en train jusqu’à Vancouver, puis en bateau jusqu’à Yokohama —, elles atteignent leur destination en décembre.
Une mission d’éducation et de rencontre interculturelle
À leur arrivée, les sœurs s’engagent dans l’apprentissage de la langue et des coutumes locales, une étape essentielle à leur intégration. Fidèles à la mission éducative des SNJM, elles s’impliquent activement dans la communauté et participent à la vie paroissiale.
Dès avril 1932, elles ouvrent des classes de musique et d’anglais, contribuant ainsi à l’éducation des jeunes et à l’échange culturel entre les communautés.

Classe d’élèves — Japon — 193
Un héritage marqué par l’ouverture au monde
La mission SNJM au Japon se poursuit jusqu’en 1940, interrompue par le contexte de la Seconde Guerre mondiale. Par la suite, certaines sœurs y retourneront pour continuer l’œuvre éducative.
Aujourd’hui encore, cette expérience témoigne de l’ouverture internationale des SNJM et de leur engagement à bâtir des ponts entre les cultures.

Leçon de chant — Kaseda — 1935
Célébrer la diversité et les contributions des communautés asiatiques
Le Mois du patrimoine asiatique, reconnu au Canada depuis les années 1990, vise à mieux faire connaître la richesse des cultures asiatiques et à souligner leur apport à la collectivité.
Comme le rappelle le gouvernement canadien, il s’agit d’une occasion de « célébrer leurs contributions à la croissance et à la prospérité de notre société ».
En mettant en lumière cette mission au Japon, les SNJM participent à cette reconnaissance et rappellent l’importance du dialogue, de l’éducation et du respect des cultures dans la construction d’un monde plus ouvert et solidaire.