Les SNJM au Lesotho : une mission qui se poursuit depuis 1931
Le 29 août 1931, six Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) quittent Trois-Rivières à bord du Calumet. Leur destination : le Basutoland, petit territoire montagneux enclavé en Afrique du Sud qui prendra le nom de Lesotho lors de son indépendance en 1966.
Ce long voyage marque le début de la première mission des SNJM en Afrique et d’une présence qui, près d’un siècle plus tard, se poursuit toujours.
Six pionnières au départ
Cette nouvelle fondation répond aux demandes répétées des Oblats de Marie-Immaculée, déjà présents au Basutoland. Après de longs préparatifs, six SNJM prennent la route : S. M.-André-Avellin (Maximilienne Pigeon), S. Marie-Léonius (Antoinette Sauvé), S. Maurice-Marie (Azilda Fortier), S. Marie-Malvina (Laura Gaudreault), S. Marie-Camille (Laurence Desroches) et S. Marie-Léa (Marie-Blanche Lemieux). Elles voyagent en compagnie de cinq Sœurs Grises.
Découvrez la petite histoire de cette fondation et le parcours de ces pionnières dans nos ressources historiques.

Une mission qui se diversifie
Au fil des décennies, l’engagement des SNJM s’adapte aux besoins de la population. À leur mission d’éducation s’ajoutent des initiatives en santé, en formation et en développement communautaire. Les sœurs participent notamment à la création de dispensaires, de cliniques de maternité et d’infirmeries ainsi qu’à la formation de personnel médical.
Avec différents partenaires, elles contribuent également à des projets d’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires, de forage de puits et de développement d’activités génératrices de revenus, notamment en agriculture et en couture.
Une présence SNJM toujours vivante au Lesotho
L’œuvre amorcée par les fondatrices a aussi favorisé l’émergence de vocations religieuses locales. Aujourd’hui, des sœurs du Lesotho poursuivent la mission et l’enrichissent de leur propre culture, de leurs traditions et de leur expérience.
En collaboration avec d’autres congrégations et organismes, elles s’engagent notamment pour la paix et la justice, la lutte contre la traite des personnes et la recherche de solutions durables face aux changements climatiques, dont les effets sur l’eau et l’agriculture fragilisent les communautés.
Cette présence témoigne d’une mission qui a évolué : un engagement fondé sur l’éducation, la solidarité et la dignité humaine, mais aussi sur la rencontre et le partage entre les cultures.