L’héritage toujours vivant de mère Marie-Rose Durocher
Le 6 octobre occupe une place toute particulière dans l’histoire des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). Cette date marque à la fois la naissance, en 1811, et le décès, en 1849, de leur fondatrice, la bienheureuse Marie-Rose Durocher.
Plus de 175 ans après sa disparition, sa vision continue d’inspirer la mission des SNJM. Cette année encore, différents rendez-vous permettront de se souvenir de son parcours, de revisiter des lieux qui lui sont étroitement associés et, surtout, de mesurer l’actualité de son héritage.
À Longueuil, sur les traces de Marie-Rose
La cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue de Longueuil propose de nouveau une neuvaine en préparation à cet anniversaire. Depuis le 27 septembre, les paroissiens sont invités, après la messe de 16 h 30, à poursuivre leur prière à la chapelle Marie-Rose.
Le 6 octobre, la célébration de 16 h 30 rappellera tout particulièrement les liens qui unissent Marie-Rose à Longueuil et à la cocathédrale. Ce lieu a été témoin de plusieurs moments marquants de son histoire et de celle de la Congrégation, dont ses vœux religieux et ses funérailles. Il accueille également son tombeau depuis son retour à Longueuil en 2004.
Se souvenir ensemble à la Maison Jésus-Marie

La journée sera aussi soulignée à la Maison Jésus-Marie (MJM). Mgr Martin Laliberté, évêque du diocèse de Saint-Jean–Longueuil, présidera une messe à la chapelle en présence des religieuses et de personnes affiliées aux SNJM.
Un autre moment chargé de sens suivra en après-midi. L’archiviste des SNJM commentera une captation vidéo réalisée à 360 degrés. Les participantes pourront retourner virtuellement dans des lieux devenus inaccessibles depuis la vente de la Maison de la Congrégation à la Ville de Longueuil. La maison de Fondation, la chapelle et sa fresque ainsi que les pièces fréquentées par mère Marie-Rose se matérialiseront à nouveau.
Une façon de préserver la mémoire des lieux tout en faisant revivre l’histoire qu’ils portent.
Une intuition éducative qui continue de porter ses fruits
En 1843, Marie-Rose Durocher participe à la fondation d’une congrégation féminine canadienne vouée à l’éducation, avec une attention particulière aux filles des campagnes. Son approche est novatrice : encourager plutôt que punir et favoriser le développement du cœur, de l’intelligence et de toutes les dimensions de la personne.
Le programme d’études proposé témoigne de cette ambition. Aux matières usuelles s’ajoutent notamment l’anglais, la chimie, la géographie, les sciences naturelles, les arts, les sports et la calligraphie.
Mais l’héritage de Marie-Rose dépasse aujourd’hui les salles de classe. Fidèles à son désir de répondre aux besoins de leur temps, les SNJM ont progressivement élargi leur action. Alphabétisation, accueil des personnes immigrantes, défense des droits de la personne, accompagnement spirituel et psychologique, lutte contre la traite des personnes, droit à l’eau potable ou solidarité avec les personnes migrantes et réfugiées : les formes d’engagement ont évolué, mais une même conviction demeure.
Éduquer, accompagner et agir pour la dignité de chaque personne : voilà une part de l’héritage de Marie-Rose qui continue de prendre vie aujourd’hui.