Dialogue interreligieux : Qui est Dieu selon la foi musulmane?

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Membre du Barreau de Montréal, médiatrice familiale et musulmane, Madame Samia Amor était la conférencière invitée à la troisième rencontre « dialogue interreligieux » tenue le 30 mars dernier à la Résidence Marie-Rose Durocher. Quelque 25 sœurs et personnes associées des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) ont participé à cette journée leur permettant de faire la découverte d’Allah dans le Coran, dans la doctrine religieuse et dans la pensée féministe. Elle a terminé son intervention en parlant d’Allah dans sa vie.

Allah dans le Coran

Dès le début de son intervention, la conférencière fait une mise en situation claire. Le mot Allah signifie « l’unique ».

Le Coran contient 12 chapitres (sourates) avec versets. On y trouve des dialogues et des récits où Dieu se raconte.  Ce n’est pas un récit linéaire. On parle plutôt d’une logique transversale.

Dans l’une des sourates, Allah est la lumière des cieux et de la terre. Il n’a pas de forme, pas de corps. Ses principaux attributs sont: miséricordieux et compatissant. Tous les chapitres du Coran ont cette formule. On l’évoque dans chaque prière.

Allah est un nom générique. Il est singulier, unique et sans genre. Il est Seigneur (puissant) et Maître (enseignant). On lui attribue les plus beaux noms. Il en a 99! En voici quelques-uns : l’unique, le très miséricordieux, le TOUT miséricordieux, la paix, la sécurité, le salut, le fidèle, le sécurisant, le tout-puissant qui contrôle tout…

Dans la religion musulmane, on reconnaît cinq temps de prière : matin, l’avant-midi, l’après-midi, le soir et avant le coucher. Chaque prière est précédée d’une ablution. Cependant le Coran ne dit pas comment prier.

Allah dans la doctrine religieuse

Samia Amor poursuit ses explications avec un bref survol de l’histoire de l’islam en abordant également les deux courants, apparus aux VIIIe et IXe siècles de l’ère chrétienne. Deux éléments attirent l’attention. Tout d’abord, la signification du mot « islam », soit « soumission » dans le sens de « se confier à Dieu ».  

Le second insiste sur le fait que tout est basé sur une relation de confiance. Il n’y a pas de théologie dans l’islam telle qu’on le conçoit en Occident. L’existence de Dieu dans l’islam est un postulat. On ne le questionne pas.

C’est sur la question de la diffusion du message que l’on verra naître deux courants identifiés comme « courants des sciences de la Parole ».

Le  mu’tazilime (rationalistes)

Le XIIIe siècle voit naître l’école spéculative et l’établissement d’une doctrine califale. Le mu’tazilisme se caractérise par l’introduction d’une approche rationnelle dans la compréhension du phénomène religieux. Cette pensée promeut la raison et l’existence d’une volonté humaine libre et autonome. On affirme la liberté individuelle et la justice divine (compassion et pardon).

L’a’shrarisme

Ce deuxième courant forge, en opposition au rationalisme des mu’tazilites, une doctrine de la toute-puissance divine.  Il affirme la primauté de la Révélation sur la raison. La raison est au service de la Révélation et se porte à sa défense. Dans cette perspective, l’être humain est déterminé dans ses actes, c’est-à-dire que la volonté divine est à l’origine de toute chose, y compris de l’acte humain.

Ce courant a stimulé entre autres, des écoles juridiques classiques sunnites et le mouvement contemporain wahabite. Ces écoles ont créé un dogmatisme.

Scission sunnites – chiites

Comment expliquer tout cela? S’agit-il d’une succession califale dans un cas de message prophétique? La conférencière nous signale qu’il n’y a pas de succession du prophète. Ce prophète avait quatre filles et un gendre, Ali.

Les compagnons du prophète se sont proclamé « califes ». La transmission du pouvoir califal s’est faite par cooptation. Les compagnons ont désigné un premier successeur.  Ce dernier a régné deux ans avant de désigner le deuxième calife, qui a lui-même choisi le troisième.

De l’autre côté, il y avait les filles et le gendre.  Ils ont nommé le gendre, puis ils l’ont assassiné.  De là, il y a eu une scission: les sunnites et les chiites.  Cette division politique et territoriale est venue de l’a’shrarisme, où s’est formée une branche: le wahabisme (Arabie saoudite opposée à l’Iran).  Dans sa dimension politique, cette branche représente l’islam conservateur et littéraliste. Ce mouvement essaie de conquérir des territoires entre autres, ceux des chiites.  Le terrorisme est, en partie, lié à cette dynamique.

Allah chez les féministes islamiques

Samia Amor aborde rapidement la question du courant féministe jugé pragmatique. Né en Iran, en opposition à l’ayatollah Khomeini, ce courant ne fait pas d’Allah, un objet de discussion. Il porte davantage sur des préoccupations plus concrètes, telles que :

  • Promotion de l’égalité des sexes et de la justice sociale
  • L’imamat des femmes
  • L’incursion dans l’interprétation par les femmes et fissure dans le monopole masculin

Témoignage

Dans la dernière partie de sa conférence, Samia Amor a parlé de la présence d’Allah dans sa vie. « Pour moi, Dieu est un guide et je suis l’enseignée. Le Coran est un mode de vie, un ensemble de balises et de comportements. Dieu me guide à travers le Coran, il est le maître. »

Elle explique que les commandements dans le Coran, se rapportent à Dieu et aux autres. On adore Dieu à travers la prière et les invocations. La religion se vit à travers cinq piliers où l’on reconnait Dieu et son prophète. L’un de ces piliers est celui de la prière.

« À chaque heure, on doit faire 10 à 20 minutes de lecture du Coran ou d’invocations. « C’est une façon, tout au long de la journée, de rester en relation avec Dieu », souligne-t-elle. « Dieu est présent dans ma vie à travers la prière.  C’est un rendez-vous qui me permet de me questionner sur mon agir.  Ce moment permet un recul par rapport à ce qui s’est passé. La prière est un guide justement parce qu’elle permet cette distance sur l’événement pour le comprendre. »  

Elle a parlé également de la zakat, cette obligation religieuse, liée à la justice sociale qui consiste à distribuer aux pauvres, 10 % de ses revenus. En ce qui concerne le jeûne, autre pilier de l’islam, Samia Amor précise que le Ramadan est une obligation relative. Dans les cas où on ne peut jeûner, on donne à autrui. Quant au pèlerinage à La Mecque, ce n’est pas une obligation, sauf si la personne a les moyens et la santé pour le faire.  

 « Pour moi ma vie a un sens et c’est capital. Chacun de mes gestes, qu’il soit négatif ou positif a un sens. Cette façon de faire est rattachée à un principe du Coran: pas seulement de la bienveillance mais de la bienséance, c’est une obligation. »

La conférencière reconnait que toutes les religions ont une facette du visage de Dieu. Pour elle, Marie est une figure fondamentale, axiale, prophétesse et Jésus est son fils. Chez les musulmans, Marie est un modèle de croyante parce que, même étonnée par l’Annonciation, elle a accepté de s’abandonner à Dieu.

Qu’est-ce que la charia?

À la fin de sa conférence, une des questions posées portait sur la charia. Madame Amor a affirmé que cela n’existait pas dans le Coran. Insistant sur le fait qu’il n’y a aucun code appelé « charia », elle a expliqué son origine par une doctrine construite à partir des opinions des uns et des autres. Ces éléments auraient été inclus dans la formation des imams à un moment donné. Elle a insisté sur le fait qu’on parle d’éthique en ce qui concerne la femme et le mariage dans le Coran, sans avoir de loi.

La journée, organisée par le Comité d’animation spirituelle des SNJM du Québec, s’est poursuivie avec un moment de prière à la chapelle. Les participantes ont pu communier à la spiritualité de l’islam par des prières réunissant la perception de Dieu de l’islam à celle des chrétiens. Des moments précieux et très enrichissants pour l’ensemble des participantes.

         Source : Sr Constance Létourneau

         Reportage photos : Sr Yolande Dufresne

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Au cours du Carême, Développement et Paix a choisi comme thème de sa campagne : « Partagez le chemin ».

Dans le monde, 68,5 millions de personnes ont été forcées de quitter leurs maisons, et même leurs pays, pour plusieurs d’entre elles. C’est un contraste avec le Canada qui compte une population de 37 millions de personnes.

Développement et Paix se joint au pape François et aux Nations Unies pour nous demander d’accueillir ces gens en migration. Il nous presse de développer une « culture de la rencontre ». Il nous rappelle que quand nous accueillons une personne étrangère, c’est Jésus que nous accueillons.

Visionnez une capsule vidéo ici.

Durant le Carême, nous avons partagé l’expérience de nos premières rencontres avec des individus d’une autre culture, soulignant combien nous avions été bénies et enrichies par ces rencontres. Une dame venue du Ghana nous a confié que les premiers mots qu’elle a entendus étaient : « Bienvenue, mon pays est maintenant ton pays. » Cette femme travaille désormais avec des réfugié.es. Elle les invite dans son pays et continue de partager son expérience.

Tous et toutes, nous sommes invités-es à nous solidariser avec nos frères et sœurs par la prière, la participation aux campagnes de financement par des marches, des dons; et s’il nous arrivait de rencontrer, face à face, une personne déplacée venue au Canada, disons-lui: « Bienvenue! » 

Source : Madame Dorothy Guha

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Quel a été l’impact du Concile Vatican II sur la vie consacrée au Québec? Dans quel contexte historique ce renouvellement de l’Église a-t-il eu lieu? Comment les communautés religieuses québécoises ont-elles reçu ces nouvelles orientations de l’Église catholique?

Dominique Laperle, historien et Violaine Paradis, cnd tenteront d’apporter des réponses à ces questions lors de l’émission La vie religieuse, aujourd’hui et demain, diffusée sur les ondes de Radio Ville-Marie, en première partie, ce vendredi 12 avril à 20 h (91,3 FM). La seconde partie sera présentée vendredi, le 19 avril, à la même heure. Nul doute que ces émissions animées par Mathieu Lavigne sauront apporter quelques réponses significatives et de nombreuses pistes de réflexion.

Auteur du livre « Entre conseil et révolution tranquille. Les religieuses au Québec, une loyauté créative »,  publié aux Éditions Médiaspaul, Dominique Laperle est également enseignant au Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie et à l’Institut de pastorale des Dominicains. Il s’est inspiré principalement de l’histoire des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) pour déceler les effets du Concile Vatican II et découvrir l’essor du féminisme chez cette congrégation.

Pour sa part, Violaine Paradis a fait son entrée dans le postulat de la Congrégation de Notre-Dame (CND) en 2009. Elle a prononcé ses premiers vœux en 2012. Elle a une formation en théâtre.

L’émission est produite par la Conférence religieuse canadienne avec le soutien financier de la FCVR. Il est possible d’écouter l’émission au 91,3 FM ou sur le Web, à cette adresse : www.radiovm.com.

Crédit photo : Conférence religieuse canadienne – Jean-Michel Bigou

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Lancé officiellement en septembre 2018 en Europe, cette nouvelle publication des Éditions Labor et Fides a suscité beaucoup d’intérêt. Le titre « Une Bible des femmes » donne la visée du livre. La Bible que l’on connaît est écrite par des hommes avec leur perspective propre.

S’appuyant sur des découvertes en sciences bibliques, des théologiennes protestantes, luthériennes, méthodistes et catholiques, européennes, africaines et québécoises (cinq), ont voulu relire la bible dans une perspective féministe en ce XXIe siècle.

Elles ont cherché de plus près la présence et l’apport des femmes dans la bible. Elles ont ainsi revisité certains passages dans le contexte des réalités vécues aujourd’hui. « Il est important de faire connaître le point de vue des femmes », a souligné l’une des auteures et co-directrices, Sr Pierrette Daviau, FDLS qui ne craint pas de s’affirmer féministe. « Être féministe ne veut pas dire être contre les hommes. »

Cette dernière insiste sur la diversité des approches et sensibilités féminines dans ce travail collectif. Les vingt théologiennes sont de générations différentes (27 à 77 ans). Elles ont partagé une expérience de travail collectif hors de l’ordinaire, selon elle.

Ces vingt théologiennes mettent en lumière une dizaine de thématiques liées à des femmes connues, étrangères ou sans nom. Elles révèlent leurs qualités de sagesse, de courage, d’enracinement dans la vie de leur peuple, etc.

Il est vrai qu’une interprétation porte souvent la marque de convictions personnelles et subjectives. Des éléments neufs éveillent cependant la curiosité, la réflexion, l’esprit critique. Notre vision en est ainsi élargie. Pour plusieurs, la lecture apporte une vision éclairante et encourageante.

Une Bible des femmes a obtenu le Prix du livre religieux de France en décembre 2018. Il a obtenu un grand rayonnement en Europe et en Afrique. Il est d’ailleurs à une deuxième réimpression. Jusqu’à maintenant, les commentaires reçus sont tous positifs, a mentionné Sr Daviau, à l’exception d’un, provenant d’un évangéliste américain qui n’a pas lu le livre!

L’initiative de l’Équipe provinciale du Québec d’offrir ce livre aux sœurs et aux personnes associées pour Noël a été grandement appréciée. De beaux moments de réflexion et de partage potentiels à venir…

Bonne lecture!

Simone Perras, snjm

Une bible des femmes. Vingt théologiennes relisent des textes controversés.

Elisabeth Parmentier, Pierrette Daviau, Laurianne Savoy (dir.) Ed. Labor et Fides, 2018. 281 pages

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Plusieurs projets ont été mis de l’avant ces dernières années par le comité Uni-Vert du Pensionnat Saint-Nom-de-Marie (PSNM).

Le plus récent est celui concernant le « Pacte pour la transition », initié par Dominic Champagne en novembre 2018. Parmi les nombreux élèves et membres du personnel signataires, on retrouve Mathilde Galipeau-Bitsch et Olivia Ruge du comité Uni-Vert. Ces dernières ont parlé de leurs engagements et de ceux de l’école en matière d’environnement en direct à RDI Matin. 

Constitué d’un enseignant et d’une dizaine d’élèves, le comité Uni-Vert a une mission de sensibilisation et de mobilisation des élèves pour un environnement plus écologique. Il organise des activités tout au cours de l’année pour inciter les élèves à s’engager personnellement afin d’améliorer la situation de la planète.

Plantation d’arbres et participation à la corvée du Mont-Royal font partie des activités annuelles du comité qui est aussi l’initiateur de nouvelles pratiques à l’école avec le support de la direction. Le compostage et la réduction des déchets illustrent bien les gestes posés tout comme le bannissement des bouteilles d’eau en plastique à usage unique et les pailles, à la cafétéria de l’école.

Enfin, il faut souligner l’existence d’un projet de toit-jardin biologique depuis 2014 auquel s’est greffé celui de la présence des ruches d’abeilles. Ce projet du Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie favorise la production d’aliments locaux, l’éducation au jardinage, le verdissement urbain et la réduction des îlots de chaleur. Un sujet passionnant sur lequel nous reviendrons notamment pour parler du maillage avec un organisme communautaire en alimentation.

Une étude sur la présence de métaux lourds

Les préoccupations environnementales ne sont pas l’apanage du seul comité Uni-Vert au PSNM comme en fait foi une étude sur la présence de métaux lourds aux abords des autoroutes.

Ce projet, initié par un groupe d’élèves du PSNM, les a amenées à se rendre au Centre canadien de rayonnement synchrotron, situé à Saskatoon. Leur recherche leur a permis de découvrir l’existence d’un taux élevé de métaux  lourds dans leurs échantillons prélevés aux abords des autoroutes aux alentours de Montréal. Pour en savoir davantage sur ce projet spécifique, voici deux liens qui font référence à un article dans La Presse + et une entrevue à Radio-Canada.

Source : Manon Lanoue, directrice adjointe PSNM

Ces dernières ont parlé de leurs engagements et de ceux de l’école en matière d’environnement en direct à RDI Matin.             https://www.facebook.com/rdimatin/videos/714351108939322/

un article dans La Presse +                     https://www.lapresse.ca/sciences/en-vrac/201902/01/01-5213161-des-eleves-montrealaises-a-saskatoon-pour-leurs-recherches-sur-les-metaux-lourds.php

 une entrevue à Radio-Canada.        inaccessible

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L’augmentation du nombre de catastrophes naturelles et les déclarations de nombreux scientifiques réclamant des changements importants nous font prendre conscience qu’il est urgent d’agir pour sauver la planète.

Plus près de nous, des personnalités québécoises dont plusieurs artistes ont pris une initiative « Pacte pour la transition » écologique et invité les citoyens à s’engager.

Ce projet poursuit deux objectifs :

  • Nous encourager à réduire notre empreinte environnementale par des petits gestes quotidiens.
  • Faire pression sur le gouvernement pour qu’il agisse de manière concrète contre les changements climatiques.

 Il est minuit moins une pour la planète

Au début de l’année, Radio-Canada contribuait au débat et à la réflexion en présentant une émission rappelant la nécessité de passer à l’action rapidement parce qu’il est « minuit moins une pour la planète ».

D’entrée de jeu, une question était posée : « Quel comportement êtes-vous prêts à changer pour la planète? »Question lourde de sens qui fait appel à notre responsabilité en tant que citoyen de la terre.

Un engagement concret pour les SNJM

Les membres de l’Équipe de leadership des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie du Québec n’ont pas attendu ces appels pour passer à l’action. Elles ont invité les sœurs individuellement, les groupes communautaires et les personnes associés SNJM à choisir un projet concret d’engagement au quotidien à partir des 5 R : réduire, réutiliser, recycler, réinventer, réparer.

Un appel à l’engagement qui s’inscrit dans un cheminement SNJM qui ne date pas d’hier. Il faut rappeler que nous avons adopté en 2008, une prise de position collective en faveur d’un accès à une eau de qualité et à des installations sanitaires. Parmi les autres moyens privilégiés, nous soutenons des organismes environnementaux comme Eau Secours et nous participons à des événements de sensibilisation et d’action environnementales.

À la suite de l’invitation lancée par l’Équipe de leadership de la province, plusieurs groupes se sont activés. Ce dossier « Semer l’espérance pour la planète » présente des initiatives de deux institutions scolaires associées aux SNJM. Découvrez les initiatives du comité Uni-Vert du Pensionnat Saint-Nom-de-Marie (PSNM) et les actions du comité 100 % écolo du Collège Durocher-Saint-Lambert.

*Titre utilisé par l’Union des Supérieures Majeures, UISG

 « Pacte pour la transition »                https://www.lepacte.ca/

st « minuit moins une pour la planète »    lien en erreur

du comité Uni-Vert du Pensionnat Saint-Nom-de-Marie (PSNM)             https://snjm.qc.ca/cms/article-1-1868-des-initiatives-concrtes-pour-amliorer-la-situation-de-la-plante-au-psnm.html   Voir document dans même répertoire :   Des initiatives concrètes pour améliorer la situation de la planète au PSNM

comité 100 % écolo du Collège Durocher-Saint-Lambert.         https://snjm.qc.ca/cms/article-1-1867-deux-projets-ecolo-au-college-durocher-saint-lambert.html     Voir document dans même répertoire : Deux projets écolo au Collège Durocher-Saint-Lambert

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Deux nouveaux projets du comité 100 % écolo ont vu le jour au Collège Durocher-Saint-Lambert, cette année.

La première action a permis de répondre à l’invitation de signer le « Pacte pour la transition » écologique, initié par Dominic Champagne, metteur en scène. Les membres du comité ont sensibilisé les élèves et le personnel qui ont été nombreux à s’engager.

Les élèves des 3e, 4e et 5e secondaire ont pu signer la pétition en ligne. Ceux du 1er et 2e secondaire ont manifesté leur engagement en signant leur nom sur des banderoles préparées par le comité. Cette campagne a servi du même coup à rappeler l’importance des petits gestes quotidiens pour préserver notre planète.

L’équipe du comité 100 % écolo a réalisé une tournée des classes pour poursuivre la sensibilisation auprès des élèves.

Collaboration avec le service de cafétéria

Le deuxième projet élaboré par le comité est le fruit d’une belle ouverture et collaboration du service de cafétéria du collège. La proposition du comité visait à réduire à la source l’empreinte écologique. L’entreprise Laberge service alimentaire a participé au projet en acceptant de retirer les articles suivants dès le 4 février 2019 :

  • Pailles
  • Ustensiles de plastique
  • Verres cartonnés pour le café

Rappelons que le comité 100 % écolo existe depuis plus de vingt ans au Collège Durocher-Saint-Lambert.  Durant toutes ces années, les membres du comité ont sensibilisé élèves et personnel à l’importance de poser des gestes concrets pour sauvegarder la planète : sensibilisation régulière, recyclage, compostage, etc. Plusieurs initiatives ont pris la forme d’actions concrètes et permanentes.

Sources : Maryse Blanchette et Johanne Tremblay – Collège Durocher-Saint-Lambert

Les membres du comité ont sensibilisé les élèves et le personnel qui ont été nombreux à s’engager.    Site externe    https://www.lepacte.ca/je-signe/individu/

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Dans leur quête d’approfondissement du dialogue interreligieux, une trentaine de sœurs et de personnes associées SNJM a plongé dans l’univers de la foi orthodoxe en compagnie de Denitsa Tsvetkova. Organisée par le comité d’animation spirituelle des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), cette deuxième rencontre de récollection a eu lieu le 9 février dernier, à la Résidence Marie-Rose Durocher.

Doctorante en théologie pratique, Denitsa Tsvetkova est en charge de la coordination du Forum interreligieux pour la paix au Centre canadien d’œcuménisme et éditrice de la revue Œcuménisme. Son exposé a permis à l’assemblée de découvrir les caractéristiques de la religion orthodoxe, les principales différences avec la religion catholique et les raisons du schisme.

Qu’est-ce que l’orthodoxie?

Pour bien comprendre ce qu’est l’orthodoxie, la conférencière a fait un retour dans le passé. L’Église orthodoxe est l’Église des sept premiers conciles, a-t-elle souligné.  Ces sept conciles sont : Nicée en 325; Constantinople en 381; Éphèse en 431; Chalcédoine en 451 (les Églises orientales se séparent alors des Églises orthodoxes); Constantinople en 553 (concile sur les icônes, fondation de l’Église orthodoxe); Constantinople en 680 et Nicée en 787.

Elle a expliqué que l’Église orthodoxe se « définit comme une assemblée, une réunion, une communauté. » Dans cette perspective, l’Église est constituée de « l’assemblée des croyants qui confessent Jésus-Christ en tant que sauveur et fondateur de l’Église. » Cette Église se veut mystique. Elle considère le corps du Christ, la mariée de Jésus. Elle est une, sainte, catholique et apostolique. Elle est à la fois terrestre et céleste.

L’une des distinctions de ce culte est la pratique stricte des dogmes religieux. Les orthodoxes, en particulier les Églises grecque et latine, opposent une certaine résistance à la modernisation et à la science. Très influencés culturellement par l’Orient, les orthodoxes utilisent beaucoup les icônes et les symboles pour louer et glorifier Dieu.

Dans l’esprit des orthodoxes, l’Église est synonyme de communauté, de famille, d’amis. C’est un lieu d’échanges et d’engagement. Une façon de voir qui contribue à bien accueillir les immigrants. Pour la communauté bulgare, l’Église est l’endroit où l’on prie, là où l’on trouve la paix et la sérénité.

Structure distinctive

Une autre des principales caractéristiques de la religion orthodoxe est sans aucun doute, son organisation structurelle. L’Église locale représente l’organisation ecclésiale dans une ville, présidée par un évêque et unie par l’Eucharistie.

L’Église nationale est la résultante de l’autocéphalie* accordé à un état indépendant sous le principe, explique Madame Tsvetkova, « d’une Église autocéphale dans un état indépendant », ce qui signifie que cette Église n’est pas soumise à la juridiction d’un patriarche.

C’est donc dire que l’Église locale s’inscrit dans l’Église nationale. Toutes les Églises nationales unies constituent l’Église terrestre universelle. Toutefois, en diaspora, l’ecclésiologie est renversée.  Ainsi, les Bulgares au Canada ont quatre évêques, appartenant à différentes Églises.

Soulignons qu’il existe 15 Églises orthodoxes dans le monde. La plus importante est celle que l’on retrouve en Russie avec plus de 90 millions de fidèles. La plus petite est constituée de 100 000 fidèles en Tchécoslovaquie. En Amérique du Nord, on compte un million de fidèles.

Principales différences

Poursuivant son exposé, Denitsa Tsvetkova aborde les principales différences avec le catholicisme. Le premier aspect qui saute aux yeux est l’esprit rationnel de la religion catholique où l’on reconnaît 21 conciles. L’harmonie relative face à la science et à la modernité est une autre distinction majeure.

En ce qui concerne le volet liturgique, la conférencière souligne ces éléments spécifiques :

  • Utilisation du pain azyme pour l’eucharistie
  • La confession est personnelle (discrète)
  • La première communion s’effectue avant la confirmation
  • Utilisation de statues ou d’images pour représenter la Trinité, les saints et les saintes

Du côté de l’orthodoxie, les dogmes sont inchangeables. Seuls les sept premiers conciles sont reconnus. Il y a disharmonie relative avec la science et la réalité moderne. Il n’y a pas de purgatoire chez les orthodoxes, c’est la tribulation. Les mariages interreligieux sont interdits.

En matière de liturgie, on constate :

  • Utilisation du pain avec levain, trempé dans le vin
  • La confession est ouverte (communautaire)
  • On reçoit la confirmation avant la communion (il n’y a pas de première communion précédée de la confession)
  • Utilisation des icônes pour représenter la divinité, les saints et les saintes

Sources du schisme

Dans son intervention, Madame Tsvetkova explique le schisme en s’appuyant sur les différences culturelles, les spécificités nationales, les luttes de pouvoir et les disputes d’ordre théologique et dogmatique.

Lorsque les luttes de pouvoir entre le pape de Rome et le patriarche de Constantinople se sont intensifiées sous le règne du pape Léon III, le schisme s’est concrétisé. Selon Posnov, les populations des croyants étaient déjà séparées à cette époque, sur les plans ethnographique, géographique et politique.

Témoignage personnel

Au cours de son témoignage personnel, Madame Tsvetkova avoue « voir Dieu comme un grand-père aimant, autoritaire qui pardonne et aime sans limite ». Si les icônes l’aident à prier, elle a mentionné avoir commencé à prier devant une statue de la Vierge lorsqu’elle est allée à l’Oratoire Saint-Joseph. « C’était la première fois qu’une statue m’inspirait », a-t-elle mentionné.

Elle croit à la dormition** de la Sainte-Vierge et non en l’assomption. Le Saint-Esprit vient du Père. Elle ressent le besoin de prier dans une église où l’on peut faire une iconostase. Lorsque les orthodoxes partagent une église avec les catholiques, on monte une iconostase pour la célébration. La consécration s’effectue derrière l’iconostase. C’est pour cette raison que l’on dit que c’est mystique.

Racontant une anecdote survenue lors des funérailles d’une personne qu’elle avait bien connue, Denitsa Tsvetkova a mentionné son désir de communier. Toutefois, elle s’est abstenue, respectant ainsi l’interdit de sa religion de communier dans une Église catholique.

Elle constate le même vide spirituel au Québec que dans son pays natal. Elle a vu cependant que des belles choses de l’Église catholique d’ici. Elle considère avoir été bien accueillie et remarque les avancées réalisées.

Après l’exposé de la conférencière invitée, la rencontre s’est poursuivie à la chapelle pour prier ensemble le même Dieu. La célébration de la Parole, animée par Sr Jacqueline Boudreau, était composée principalement de textes et de prières orthodoxes pour favoriser ce moment de communion profonde. De magnifiques chants orthodoxes russes ont complèté cette célébration et contribué à prier dans la beauté.

Cette deuxième récollection provinciale préparée par Sr Lise Bluteau, s’est terminée avec une collation qui a fourni une belle occasion de fraterniser et d’échanger dans le respect mutuel.  

Source : Sr Constance Létourneau

Reportage photos : Sr Yolande Dufresne

*Autocéphalie : « Qui ne dépend que de soi-même, qui a sa propre hiérarchie… Chaque groupe est distinct et indépendant des autres… » (Source :Centre national de ressources textuelles et lexicales)

**Dormition : « La différence est d’abord sémantique », explique le théologien orthodoxe Olivier Clément. Le terme passif d’Assomption traduit l’idée que la Vierge Marie ne s’élève pas d’elle-même au ciel mais qu’elle y est élevée, « assumée ». La tradition orthodoxe, elle, insiste sur la douceur de la mort de Marie, tel un endormissement. D’où ce terme de Dormition… ».(Source)

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Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) ont reçu une autre marque de reconnaissance de la part, cette fois-ci, de l’organisme Chemins de vie, à l’occasion des 175 ans de la congrégation.

Profitant de leur visite du Centre Marie-Rose, la délégation de l’organisme a procédé à la remise officielle d’une plaque honorifique à Sr Denise Riel, animatrice provinciale.

« Nous considérons primordial de souligner la généreuse et constante participation de la congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie à ce jour », a mentionné Madame Monique Rhéaume, présidente du conseil d’administration de Chemins de vie.

« Cette participation s’est concrétisée non seulement par un support financier, mais aussi beaucoup par la contribution dynamique de plusieurs religieuses qui ont su donner à Chemins de vie un essor continu, fiable, fortifiant, voire essentiel qui a aidé à bâtir une base solide au fil des années. »

Les connivences entre la mission d’éducation des SNJM et celle de Chemins de vie sont bien présentes. L’organisme situé à Longueuil apporte un soutien aux personnes qui souhaitent amorcer ou continuer, dans une perspective neuve, une démarche de recherche et de croissance spirituelles.

L’organisme inscrit sa démarche dans la ligne de la spiritualité chrétienne. Il est ouvert à accueillir, sans visée de prosélytisme, les personnes de toute croyance ou appartenance. En somme, Chemins de vie se veut un lieu d’accueil et d’accompagnement spirituel pour toute personne en quête de vie, de sens et de solidarité.

L’organisme a vu le jour en 2003. Sr Denise Riel a été d’ailleurs la cofondatrice de Chemins de vie. Elle y a œuvré dix ans comme directrice et y reste toujours attachée. Encore aujourd’hui, Chemins de vie profite de l’apport des sœurs Françoise Lanthier, Constance Létourneau et Marie-Paule Demarbre.

« Merci infiniment pour l’accomplissement de votre œuvre dans Chemins de vie, nous vous en sommes très reconnaissants », a spécifié Madame Rhéaume lors de la remise.

 En somme, Chemins de vie se veut un lieu d’accueil et d’accompagnement spirituel   lien externe  https://cheminsdevie.ca/

Dialogue interreligieux : Qui est Dieu selon la foi musulmane?

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Nouvelles d’une famille réfugiée syrienne

Arrivée à Montréal en juillet 2017, la famille Alrayes est la troisième famille de réfugiés syriens soutenue par un comité de parrainage auquel les sœurs et les personnes associées des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) font partie.

Toujours marquée par les atrocités subies en Syrie et préoccupée du sort de leurs proches laissés sur place, la famille de six personnes a d’importants défis à relever pour s’adapter à la société d’accueil québécoise. Au-delà de la langue et de l’alphabet, elle a vécu le choc climatique avec nos hivers rigoureux sans oublier toutes ses petites façons de faire les choses dans la vie quotidienne (marché d’alimentation, système bancaire, règles civiques, etc.)

L’une des grandes chances de la famille Alrayes a été de pouvoir compter sur le soutien indéfectible des membres du comité de parrainage de la paroisse St. Monica. Dès leur arrivée, la famille a profité de la présence de bénévoles exceptionnels et de l’accompagnement de tuteurs cinq fois par semaine. Les enfants ont été inscrits dans les classes d’accueil et les parents ont suivi des cours de français, financés par le gouvernement.

Une phase d’intégration positive

Dès septembre 2018, Ziad, le père de famille a déniché un emploi en maintenance dans une résidence pour personnes âgées. Même s’il a dû délaisser les cours de français sans encore vraiment maîtrisé le français et l’anglais, Ziad est très apprécié par les résidents. Son patron fait preuve d’une grande bienveillance à son égard ce qui facilite grandement son adaptation.

De son côté, Eman, la mère, poursuit ses cours de français. Elle souhaite pouvoir s’inscrire à un programme spécial pour les réfugiés afin de lui permettre de se préparer à travailler en cuisine ou devenir cheffe pâtissière. Elle est très motivée. Le comité est confiant qu’elle va réussir puisqu’elle est déjà reconnue pour ses talents de cuisinière qui ne manque pas de créativité.

Pour leur part, les quatre enfants s’intègrent bien. Ils espèrent pouvoir joindre les classes régulières prochainement. Abeer, l’aînée des filles, âgée de 17 ans, souhaite terminer son secondaire en 2020. Elle aspire poursuivre ses études au Cegep par la suite. Le plus âgé des fils, Ziad-Mohamed, 15 ans, fréquente l’école secondaire Saint-Henri. Il travaille déjà à temps partiel dans un établissement de restauration rapide. Les deux plus jeunes enfants, Mariam, 11 ans et Yousef, 7 ans, vont à l’école Les enfants du Monde.

Un repas festif

Les membres du comité de parrainage et les tuteurs ont été invités récemment par la famille Alrayes à un repas festif fait maison. Les convives ont pu apprécier la bonne nourriture préparée par Eman.

Ce fut un moment de rencontre inoubliable – une expérience d’hospitalité musulmane avec le partage d’anecdotes et bien des rires… Ce fut également une belle occasion de prendre conscience à nouveau de leur courage, de leur générosité, de leur foi et de leur ouverture.

Toute la famille ne cesse d’impressionner les membres du comité. À leur contact, chacun se rappelle comment la relation de parrainage est une expérience enrichissante mutuelle. Une expérience qui est vécue comme un beau cadeau de la vie.

Source : Sr Beverley Wattling