UNANIMA International : un plaidoyer mondial en faveur de la justice sociale

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Alors que l’ONG UNANIMA International (UI) s’apprête à mettre fin à ses activités à la fin de l’année 2025 (voir autre article), son plus récent bulletin d’information témoigne avec force de la richesse et de la diversité de ses engagements. Au-delà de l’annonce de sa fermeture (voir autre texte), cette édition met en lumière des enjeux actuels majeurs, portés avec conviction par l’équipe d’UI dans une perspective de justice sociale, de dignité humaine et d’équité.

Justice climatique et justice de genre : agir ensemble

Le bulletin revient notamment sur la participation active d’UI à la 69e session de la Commission de la condition de la femme (CCF69) tenue à New York. À cette occasion, Jean Quinn (directrice générale) et Liana Almony (directrice adjointe) ont pris part à plusieurs événements parallèles, dont une conférence phare intitulée « Women of Faith Leading Change: Going Further, Faster, Together for Climate and Gender Justice ». Liana y a présenté l’approche d’UI sur les déplacements climatiques, en lien avec l’écologie intégrale et l’écoféminisme. Un enregistrement est disponible dans la publication.

Politiques inclusives et lutte contre le sans-abrisme

Un autre événement parallèle a abordé les politiques sociales inclusives comme levier pour atteindre l’égalité de genre et mettre fin au sans-abrisme, en insistant sur la féminisation de la pauvreté. Dans la même lignée, Jean Quinn a également pris la parole lors d’une conférence intitulée « Advancing Gender Equality and Women’s Empowerment: Key to Ending Violence Against Women », soulignant la nécessité d’une approche intersectionnelle pour mettre en place des services et des solutions politiques efficaces publiques.

En route vers le Sommet social mondial

UNANIMA International prépare également sa participation au deuxième Sommet mondial pour le développement social, prévu au Qatar en novembre 2025. En tant que membre actif du Working Group to End Homelessness, UI plaide pour que le sans-abrisme soit explicitement inclus dans la déclaration finale, dans la continuité des engagements de la Déclaration de Copenhague et de l’Agenda 2030.

Hommage à un parcours visionnaire

Le bulletin rend également hommage à Jean Quinn pour son rôle fondateur dans Sophia Housing, une organisation qu’elle a créée en 1997 pour offrir des solutions de logement durable en Irlande. Nommée marraine officielle en avril 2025, Jean est saluée comme une pionnière ayant compris que les personnes sans-abri ne veulent pas « qu’un lit pour la nuit, mais un foyer pour la vie. »

Une présence solidaire en Haïti

Enfin, un témoignage fort des Sœurs de la Providence à Port-au-Prince évoque leur action auprès des populations vulnérables du quartier Bicentenaire, une zone affectée par l’instabilité et l’insécurité, où leur présence se veut signe d’espérance et de solidarité active.

👉 Un bulletin à lire dans son intégralité pour mesurer l’impact profond de cette organisation en français, en anglais et en espagnol.

Source photo : UNANIMA International

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Après plus de 20 ans d’engagement au service de la justice et de la dignité humaine

C’est avec un profond sentiment de mission accomplie qu’UNANIMA International (UI) annonce la fin de ses activités à la fin de l’année 2025, après près de 25 années d’engagement auprès des Nations Unies et dans le monde entier. Cette décision, bien que difficile, a été prise de manière réfléchie et collective, à l’issue d’un processus de discernement impliquant les 23 congrégations religieuses membres de l’organisme non gouvernemental (ONG).

Fondée à l’initiative de Catherine Ferguson, SNJM, UI a vu le jour à la suite d’un appel lancé lors de la Conférence des leaders religieuses (LCWR) aux États-Unis en 2000. Dès le départ, l’objectif était clair : porter la voix des femmes, des enfants, des réfugiés et de la planète au sein des instances internationales, notamment auprès des Nations Unies. Le nom « UNANIMA » — contraction de UN pour « United Nations » (Nations unies) et anima, le « souffle » féminin en latin — incarne bien cette vision d’un engagement collectif et solidaire, d’un seul cœur et d’un seul esprit.

Semer des graines de transformation

Depuis sa création, UI a su tisser des liens durables entre les congrégations religieuses et les acteurs de la société civile, développant un réseau influent de collaboration internationale. Son impact s’est fait sentir dans des domaines clés : lutte contre la traite des personnes, accès à l’eau, éthique environnementale, justice climatique et, au cours de la dernière décennie, reconnaissance du sans-abrisme comme enjeu mondial majeur.

Jean Quinn, directrice générale UI

Dans son message dans le plus récent bulletin, Jean Quinn, directrice générale d’UI, rappelle que cette fin de parcours n’est pas une fermeture, mais l’achèvement d’un cheminement enraciné dans la foi, la compassion et le service. « Chaque initiative, chaque voix portée, chaque action entreprise aura semé des graines de transformation », écrit-elle, confiante que l’héritage d’UI vivra dans les cœurs, les projets et les communautés touchées par sa mission.

Gillian D’Souza Nazareth, présidente du Comité des ONG sur le développement social témoigne d’ailleurs de l’influence d’UI. « UNANIMA International a été un rayon de lumière dans la défense de la justice sociale au siège des Nations Unies à New York. » Elle ajoute « … je tiens à remercier UNANIMA International pour avoir fourni une vision, exécuté une mission et guidé le programme de plaidoyer des Comités des ONG pendant de nombreuses années. UNANIMA a invariablement contribué au Comité de plusieurs façons, notamment avec son leadership impartial, ses ressources humaines, son temps, ses efforts et son expertise. » 

Mission fondatrice accomplie

La décision a été précédée d’une période de discernement, amorcée en janvier 2025 lors d’une réunion avec les dirigeantes des congrégations membres. Face à une diminution des ressources humaines et financières, et à l’évolution des réalités institutionnelles, la question s’est posée : sommes-nous dans un moment de transition ou d’achèvement? La réponse s’est précisée en février 2025, lors d’une assemblée du Conseil de direction : UI a accompli sa mission fondatrice et il est temps de clore ce chapitre avec gratitude.

Jusqu’à la fin de l’année, l’organisation poursuivra ses activités et une rencontre spéciale aura lieu en septembre 2025 pour célébrer ses réalisations et rendre hommage à ses partenaires et collaborateurs. Le Conseil de direction réfléchit également à des pistes permettant aux membres de poursuivre certains volets du travail initié par UI, dans de nouvelles formes de solidarité.

Ainsi s’achève l’histoire d’UNANIMA International, non pas dans le silence, mais dans la conviction profonde que les actions entreprises au nom de la justice, de la paix et de la dignité humaine ont une portée durable.

Rappelons en terminant que tout au cours de parcours, plusieurs Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) et des partenaires laïques ont bénéficié de cette appartenance à l’ONG UNANIMA International. Ces personnes ont ainsi pu participer ou intervenir lors d’événements ou commissions des Nations unies à New York et apporter une contribution significative.

Source photo : UNANIMA International

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La plus récente édition des Brèves de L’autre Parole, collective féministe et chrétienne, se distingue par la richesse de son contenu et la diversité des sujets abordés. Véritable carrefour d’idées, de références et d’actualités, cette publication propose une série de réflexions qui ont le mérite d’informer et d’éveiller les consciences.

Parmi les éléments phares, on retrouve un retour sur le 30e anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing. Le rapport produit par ONU-Femmes dresse un bilan préoccupant : dans un pays sur quatre, les droits des femmes ont reculé en 2024. L’affaiblissement des institutions démocratiques, les nouvelles technologies et les changements climatiques sont identifiés comme des menaces majeures. Ce portrait global, illustré en seulement 29 pages avec graphiques et textes clairs, révèle aussi que :

  • 59 millions d’adolescentes n’ont toujours pas accès à l’éducation
  • 2 milliards de femmes et filles ne bénéficient d’aucune protection sociale
  • Près des trois quarts des parlementaires dans le monde sont des hommes.

En écho à ces constats, rappelons la récente publication d’UNANIMA International qui souligne son engagement lors de plusieurs événements parallèles à la 69e session de la Commission de la condition de la femme (CCF69). On y fait mention entre autres du webinaire sur les projets communautaires qui visent à mettre fin à la violence basée sur le genre, en partenariat avec plusieurs organismes et gouvernements. 

Le bulletin de L’autre Parole recommande également un film percutant et accessible gratuitement, Le deuxième sexe. Sur les traces de Simone de Beauvoir, un documentaire qui revisite la pensée toujours actuelle de la philosophe française à travers les témoignages de figures féministes contemporaines telles que Judith Butler et Silvia Federici.

D’autres articles méritent l’attention :

  • Le rôle des « Mères au front », mobilisées au Québec et aussi dans le monde pour la paix de l’Ukraine à l’Argentine.
  • Une réflexion sur le mot « autrice » et les enjeux linguistiques liés à la reconnaissance des femmes dans l’espace public.
  • La Marche mondiale des femmes, dont la prochaine édition aura lieu en octobre.
  • Un regard stimulant sur la théologie de la libération, et son influence au Québec depuis les années 1950, avec la référence au Bulletin d’histoire politique.

La publication se clôt avec des suggestions de lectures, d’expositions, de documents vidéo. Pour apporter une touche d’humour à ce numéro estival, on retrouve en page couverture une caricature savoureuse du journal Le Devoir.

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Le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) a rendu hommage à six personnes, dont deux SNJM, qui ont marqué à leur façon le parcours de l’organisme fondé voilà 20 ans.

Sr IsaBelle Couillard, sgm

Cet hommage a permis de découvrir quelques éléments clés de l’histoire de la fondation de cet organisme reconnu dans le monde. Ainsi, la présidente du CATHII, Sr IsaBelle Couillard, sgm, a rappelé comment l’invitation de l’Union internationale des Supérieures majeures (UISG) en 2001 avait allumé une étincelle auprès des réseaux de justice sociale de plusieurs congrégations religieuses engagées avec les femmes.

Comment aller plus loin?

Déjà impliquées au sein de communautés de base dans le quartier Saint-Michel à Montréal, Lise Gagnon, snjm et Céline Dubé, cnd, ont élaboré une session de sensibilisation d’une journée sur la traite humaine.

Pour rejoindre plus de personnes, l’idée de créer une pièce de théâtre au titre évocateur « Perdues dans le trafic » a germé. Traduite en anglais tout comme la session d’information, cette pièce a été jouée un peu partout au Québec, en Ontario et dans d’autres régions du Canada, notamment avec l’aide de la Conférence religieuse canadienne (CRC).

Ces actions ont provoqué des réactions positives et des réflexions. « Est-ce qu’on arrête là ou on continue? Et si on continue, comment aller plus loin? »  Ce fut le point de départ de la mise sur pied du CATHII par Céline Dubé et Lise Gagnon en septembre 2004.

« À l’époque, nous voulions un petit comité axé sur l’action », rappelle Sr Lise Gagnon. « Nous avons poursuivi nos efforts sur la sensibilisation pour contrer la perception erronée que ce phénomène était vécu à l’extérieur de notre pays. Nous avons ajouté la dimension plaidoyer pour amener un changement dans les lois. » 

Ce travail et l’éveil des mentalités ont ouvert la voie en 2016 à la création de la Coalition québécoise contre la traite des personnes (CQCTP) par le CATHII afin de favoriser la concertation des actions auprès des victimes par les divers intervenants (maisons d’hébergement, travailleurs de rue, groupes communautaires, services policiers…).

Reconnaissance pour leur engagement constant

Sœurs Lise Gagnon et Claudette Bastien, snjm

La présidente a d’ailleurs souligné « l’intuition, la capacité d’interpeller, de rassembler et de motiver les communautés religieuses et les autres groupes communautaires auprès desquels les deux co-fondatrices», Céline et Lise œuvraient.

La marque de reconnaissance à Sr Lise Gagnon rend hommage non seulement à ce travail en amont, mais aussi à celui toujours actuel, notamment avec la création du programme CATHII — Université à l’ONU, dont on a célébré le 5e anniversaire au printemps 2025.

La lecture d’un écrit daté de septembre 2014 a révélé l’impact de l’adoption de la prise de position collective contre la traite humaine par la Congrégation des SNJM pour Sr Claudette Bastien. « C’est alors que s’offrait à moi une occasion unique de m’investir dans cette cause à travers la mise sur pied du CATHII à la fin septembre 2004… Depuis ce jour, mon engagement au CATHII ne cesse de se nourrir de cette solidarité qui nous unit et qui nous aide à aller de l’avant dans la certitude que nous avons posé des fondations solides et que de nombreux défis restent à relever pour aider efficacement les victimes de la traite des personnes ici et ailleurs. »

Son engagement dès le début de la fondation du CATHI l’a amené, comme l’a déclaré Sr Couillard, à « sortir dans la rue, à porter l’affiche du CATHII à la marche Freedom Relay, à la marche mondiale des femmes et lors des commémorations du 8 mars et en mémoire des femmes autochtones. »

Sr IsaBelle Couillard a signalé ces nombreuses représentations et son rôle de présidente du CATHII pendant plusieurs années pour terminer son intervention avec ce message. « En reconnaissance de celle qui est toujours là quand on doit faire avancer une action, Claudette Bastien, des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie. »

Des reconnaissances à d’autres acteurs clés

Au cours de la rencontre tenue à Montréal le 24 avril dernier, quatre autres personnes ont reçu des hommages bien mérités. On retrouve ainsi madame Francine Cabana, présente depuis les débuts du CATHII et membre du CA, Sr Pierrette Bertrand, également membre depuis le début de la fondation et Nicole Rivard, première représentante à Talitha Kum.

L’apport particulier de la Congrégation des Sœurs de Sainte-Anne a fait l’objet d’une mention à cette rencontre qui s’est déroulée dans une ambiance conviviale.

En terminant, rappelons la disponibilité du tout nouveau bulletin du CATHII (en français seulement).

Prise de vue lors de la rencontre le 24 avril dernier. Photo Renaude Grégoire  

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Cette année, la fête des anniversaires a offert un parcours éclaté aux religieuses et aux personnes affiliées SNJM. Organisé à la Maison Jésus-Marie (MJM), l’événement s’est déroulé tant à l’intérieur sur trois étages qu’à l’extérieur.

Le thème « Traverser le temps » a donné le ton à ce rendez-vous annuel qui a ravi toutes les personnes présentes. Après le chant « Il y a le temps », Sr Lisette Boulé a fourni les explications sur le thème et le déroulement des activités sous la forme de cinq kiosques d’exposition animés par des jeunes du Collège Durocher-Saint-Lambert (CDSL).

Avant de commencer l’exploration des diverses haltes aménagées dans la chapelle et le hall d’entrée, les archivistes Yvonne Painchaud et Joëlle Gagnon ont ramené les sœurs au siècle dernier alors que l’on célébrait la Reine de mai! Cette présentation d’une quinzaine de minutes a ravivé des souvenirs d’une autre époque aux personnes présentes. Parmi celles-ci, certaines avaient déjà mérité le titre de « Reine de mai ». Le port d’un des costumes de l’époque et la présentation de photographies ont suscité bien des commentaires.

Puis, les participantes ont pu circuler d’un kiosque à l’autre pour découvrir la diversité des champs d’intérêt des jeunes et même se donner un aperçu de ce que signifie la « réalité virtuelle ». Nombreuses ont été les sœurs à essayer le casque virtuel et ainsi visiter une grande ville du monde. C’est une façon de voyager sans tracas et surtout d’apprivoiser cette technologie déjà bien présente aujourd’hui et appelée à se développer dans le futur.

Les autres arrêts ont été l’occasion de redécouvrir des techniques en calcul, de parler de l’horticulture avec la création de semences, sans oublier d’apprécier diverses formes artistiques.

En parallèle, un groupe d’étudiants a offert une prestation musicale à la chapelle et à l’extérieur où les sœurs pouvaient se détendre et profiter du beau temps. Un autre groupe de musiciens a animé la salle de repos où se trouvait également la collation. Plusieurs ont dansé et chanté dans la bonne humeur.

Le pouvoir de la musique a eu des effets magiques chez les religieuses aux étages. Certaines ont même tapé du pied au rythme des pièces jouées. Une visite éclair des archivistes et une période d’échange avec les jeunes sont venues égayer les résidentes du deuxième étage.

La contribution à l’animation de la vingtaine de jeunes, accompagnés de deux animatrices du Collège, a démontré clairement la pertinence et la portée du thème en plus d’attester comment la transmission entre générations est enrichissante.

Les sœurs Lorraine Mongeon et Hélène Harvey ont apporté leur soutien à Lisette Boulé dans l’organisation de cette magnifique fête des anniversaires.

 

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Des fragments du passé ont refait surface en mai dernier sur le terrain de la Congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), à Longueuil.

Pièces de monnaie et bouton font partie des artefacts trouvés sur le site.

À l’occasion de fouilles archéologiques en mai dernier menées à la demande de la Ville de Longueuil, plusieurs objets anciens ont été découverts : pièces de monnaie, fragments de céramique, verre, clous, ossements… Ces artefacts, datés du milieu du 18e au 19e siècle, témoignent de l’occupation ancienne du site, notamment près de la maison de Fondation.

Dans son processus pour mener à bien son projet d’acquisition du terrain, la Ville a commandé une étude de potentiel archéologique. L’étude a révélé un fort potentiel archéologique historique autour de la Maison de fondation et de la Maison Notre-Dame, et un potentiel autochtone sur les zones proches de l’ancien ruisseau Saint-Antoine. Dans ce contexte, la recommandation signale la pertinence de procéder à un inventaire archéologique avant tout travail d’excavation.

Toujours en lien avec la transaction immobilière, la Ville a dû demander une étude des sols, identifiée « caractérisation environnementale ». Ce type d’étude exige des tranchées et des forages dans les zones identifiées comme à potentiel archéologique. C’est dans ce contexte que la Ville a fait une pierre deux coups. Elle a profité des tranchées de la caractérisation environnementale pour entreprendre l’inventaire archéologique. Lors des forages, un archéologue a surveillé les travaux.

Les premiers constats des archéologues sur les trois tranchées révèlent que la tranchée 1A, près du 90 rue Saint-Charles Est, a été la plus riche en découvertes. La tranchée 1C, située sur le parterre avant du couvent, a permis de documenter des sols liés au débordement historique du ruisseau. En revanche, la tranchée 1B et les forages n’ont révélé aucun élément archéologique significatif.

Bien que les résultats ne justifient pas la création d’un site archéologique protégé, ces fouilles préliminaires confirment la richesse historique du lieu. Il est recommandé de poursuivre l’inventaire dans le cadre de futurs travaux d’excavation.

Les artefacts découverts demeurent la propriété des SNJM, propriétaires du terrain. Le rapport final sera remis au ministère de la Culture d’ici un an.

La partie en rose souligne la zone à fort potentiel historique tandis que la portion plus pâle à gauche identifie la zone à potentiel historique moyen.

Source plans et artefacts : ville de Longueuil
Source photo : Archives SNJM

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Vous souvenez-vous de la marche Du pain et des roses? Cette initiative de la Fédération des Femmes du Québec (FFQ) avec la collaboration de plusieurs organismes a marqué l’histoire québécoise.

Elle a aussi ouvert la porte à la création de la Marche mondiale des femmes en 2000 comme le souligne Sylvie St-Amand, présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) et co-porte-parole des actions de « Marchons pour Du pain et des roses, encore et plus que jamais. »

Les luttes contre la pauvreté, pour l’égalité et la dignité…

À l’époque, la marche Du pain et des roses avait rassemblé plus de 850 femmes qui ont marché du 26 mai au 4 juin 1995 en direction de l’Assemblée nationale où les attendaient 18 000 personnes. Sr Lise Gagnon a réalisé tout le parcours alors que quelques compagnes des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) se sont jointes à elle pendant une ou deux journées. Retrouvez son témoignage dans la capsule vidéo ci-dessous.

«En ces temps troublés et inquiétants, les femmes ressentent plus que jamais le désir de se mobiliser avec tous ceux qui les appuient dans le combat pour leurs droits. Les actions de mai et juin 2025 seront des moments de retrouvailles, mais aussi de réaffirmation de la nécessité de revendiquer ensemble un Québec juste et égalitaire. Un prélude au grand rassemblement du 18 octobre prochain, organisé par la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes» souligne Françoise David, co-porte-parole et présidente de la FFQ au moment de la marche de 1995.

Une commémoration inspirante

Des organisations aux multiples horizons (féministes, syndicales, communautaires, mixtes et non mixtes) planifient des dizaines de marches dans les régions entre le 26 mai et le 4 juin. À ce programme se grefferont des marches symboliques réalisées par des citoyennes et citoyens dans leurs milieux respectifs.

L’objectif est d’alimenter cette adhésion populaire autour de valeurs et revendications en matière de justice et mener à un point culminant avec une marche à Québec, le 7 juin 2025, de 13 h à 16 h. Les marcheuses et marcheurs partiront du Musée national des beaux-arts de Québec pour s’arrêter symboliquement devant l’Assemblée nationale avant de se rendre au Parc de la Francophonie.

Pour en savoir davantage sur les événements organisés, consultez le site Web de la FFQ et le compte Facebook. Durant les activités, le port de vêtements de couleur mauve est privilégié.

Les revendications de la marche Du pain et des roses en 1995

  1. Un programme d’infrastructures sociales avec des emplois accessibles dès maintenant aux femmes.
  2. Une loi proactive sur l’équité salariale.
  3. L’augmentation du salaire minimum au-dessus du seuil de la pauvreté (8,15 $ de l’heure).
  4. L’application de la loi des normes minimales du travail à toutes les personnes participant à des mesures d’employabilité.
  5. Un système de perception automatique des pensions alimentaires avec retenue à la source.
  6. La création d’au moins 1 500 nouvelles unités de logement social par année.
  7. L’accès aux services et aux programmes existants de formation générale et professionnelle, avec soutien financier adéquat, pour toutes les personnes qui ne sont pas prestataires de l’assurance-chômage ou de la sécurité du revenu, en vue de leur insertion ou de réinsertion au travail.
  8. L’application rétroactive de la réduction du parrainage de 10 ans à 3 ans pour les femmes immigrantes parrainées par leur mari ainsi que la mise sur pied d’un mécanisme d’accès aux droits sociaux pour les femmes parrainées victimes de violence conjugale et familiale.
  9. Le gel des frais de scolarité et l’augmentation des bourses aux étudiant.e.s.

NOTE : Les revendications de 1995 sont rassemblées dans les objectifs de celles portées par la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes (CQMMF) en 2025.

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Une trentaine de jeunes élèves de l’Externat du Mont-Jésus-Marie (EMJM) ont présenté leur concert annuel aux sœurs résidentes à la Maison Jésus-Marie (MJM).

Sous la direction musicale de madame Carmen Turcotte, cette rencontre traditionnelle permet aux jeunes de vivre l’expérience d’offrir une prestation en dehors des murs de l’établissement d’enseignement primaire. L’aspect intimidant est vite relayé aux oubliettes devant un public aussi attentif et déjà sous leur charme.

Directrice musicale, madame Carmen Turcotte (à gauche) est une ancienne élève de piano de Sr Suzanne Lavallée (à droite).

En effet, nombreuses sont les sœurs qui ont enseigné la musique et comprennent les efforts déployés par les élèves pour chanter et maîtriser un instrument de musique.

Cette année encore, le concert s’est déroulé en deux parties. La première a pris son envol avec la prestation de la chorale dirigée par madame Karine Marois. Les jeunes ont entonné plusieurs chants connus et de nature joyeuse. Difficile de ne pas sourire et se laisser entraîner par le rythme de ces airs populaires. Monsieur Julien Girard a assumé le rôle d’accompagnateur au piano.

Puis, une dizaine de pianistes en herbe ont présenté en solo leur pièce musicale. Les morceaux choisis proviennent généralement du répertoire classique.

Reportage photo : Sr Hélène Harvey

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Le trio responsable a organisé une journée bilan et prospectives sur la traite humaine pour souligner les cinq années du programme CATHII — Université à l’ONU. Cette rencontre tenue à Montréal le 5 avril dernier était structurée en deux temps.

La première partie a permis de dresser un bilan de la formation sur la traite humaine et de la participation d’une quinzaine de jeunes à l’ONU.

Des connaissances pertinentes

Réparti.e.s en trois groupes, les étudiant.e.s ont abordé à tour de rôle au cours d’une période d’une dizaine de minutes, trois questions clés pour faire le point sur leur apprentissage.

Sur la question des apprentissages sur la traite, les jeunes ont souligné le manque d’études sur la traite masculine, l’exploitation des personnes migrantes, notamment avec l’imposition de permis fermés pour les travailleurs.euses agricoles.

La surreprésentation des personnes racisées et autochtones et la vulnérabilité des membres de la communauté LGBTQ sont au nombre des éléments relevés pour la deuxième question. Les universitaires devaient identifier leurs découvertes à la suite de leur participation à la Commission de la condition de la femme (CSW69) en mode hybride, soit une partie en ligne et l’autre sur place à New York.

Pour ce volet, ils ont aussi mentionné le manque et la méconnaissance des services offerts, le caractère systémique du phénomène qui n’épargne aucune société et la nécessité de donner davantage de place aux survivant.e.s.

Concernant la question sur les notions apprises et susceptibles d’être utilisées dans leurs carrières futures, les universitaires ont souligné l’importance d’agir en réalisant des microactions pour changer les choses. Ils ont aussi exprimé leur souhait en faveur de modifications aux structures actuelles (juridique, administratif, politique…)

Fait intéressant, l’une des participantes a bien défini l’action préventive en soulignant la pertinence de « repérer les obstacles », de dénicher les bonnes ressources. Un autre, se dirigeant vers le milieu administratif, a signalé la nécessité dans tous les milieux, de sensibiliser à coup d’affiches, même dans les salles de toilettes des immeubles de bureaux.

La synthèse tenue en fin d’avant-midi a aussi signalé une meilleure connaissance des signes de l’exploitation sexuelle et du travail forcé. On a aussi convenu que les véritables experts en matière de traite humaine, ce sont les personnes survivantes elles-mêmes.

Démarré durant l’année de la pandémie, le programme CATHII – Université à l’ONU célèbre ses cinq années d’existence. Pour souligner cet anniversaire, les participant.e.s ont partagé un gâteau.

Découvrir les réalités de l’intervention

Le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) est reconnu pour son travail en plaidoyer et en formation. Pour marquer le cinquième anniversaire du programme et le passage de 74 universitaires issus d’une dizaine de facultés, le trio responsable a ajouté un volet « intervention » à cette journée. Cette dimension s’est concrétisée avec la tenue d’un panel qui a rassemblé quatre personnes directement impliquées sur le terrain.

Mesdames Maria Paredes (intervenante et organisatrice communautaire à la CLES), Jasmin de la Calzada (PINAY) en virtuel, Susana Ponte (Comité femmes du CTTI) et Jenny Charest, ancienne directrice du CAVAC composaient le panel pour aborder les réalités vécues sur le terrain.

Les panélistes ont partagé leurs expériences personnelles et expliqué la nature de leur travail. Elles ont aussi discuté de la nécessité de tisser des liens entre les divers intervenants pour améliorer leur intervention.

Au-delà de l’obligation morale, toutes ressentent la nécessité de ne laisser aucune victime sans soutien. Compte tenu des moyens relativement modestes mis à la disposition des organismes, l’assistance a facilement constaté l’ampleur du défi.

La diversité des présentations a permis aux jeunes présents de mieux saisir les diverses réalités vécues dans le milieu et l’importance de leurs nouvelles connaissances. Rappelons que le trio responsable est composé de mesdames Kavitha Culam, Élodie Ekobena et de Sr Lise Gagnon, snjm.

La galerie photo illustre quelques moments de cette journée réussie.

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Le plus récent bulletin de l’organisme non gouvernemental (ONG) UNANIMA International nous rappelle à sa façon que le proverbe « l’espoir fait vivre » est toujours d’actualité. Dans son mot d’introduction, la directrice générale Jean Quinn, fdls, mentionne d’ailleurs la répartie de Desmond Tutu à une question d’un journaliste sur les raisons de son optimisme. « Non, je ne suis pas optimiste, je suis prisonnier de l’espoir. »

La discussion avec les experts a été animée par Liana Almony, directrice adjointe en présence de la directrice générale, Jean Quinn, fdls, d’UI. Elles sont en compagnie d’une participante.

Et les motifs d’espérance sont nombreux à la lecture du bulletin qui souligne le lancement de la nouvelle publication sur le sans-abrisme. L’événement tenu lors de la journée mondiale de la justice, le 20 mars dernier, a permis de rassembler plusieurs experts pour aborder trois thèmes distincts.

Renforcer la solidarité, l’inclusion et la cohésion sociales…

Nouvelle publication d’UI

La publication Les visages cachés du sans-abrisme : perspectives globales et voies d’avenir disponible en anglais seulement, expose des réflexions sur la situation actuelle du sans-abrisme dans le monde, en s’attardant particulièrement au point de vue des femmes et des filles. Elle présente des études de cas au Canada, aux États-Unis, au Kenya, en Irlande, etc. pour illustrer les expériences de l’itinérance et les interdépendances entre divers problèmes et ce phénomène.

Comme d’habitude, le bulletin recense les nombreuses participations d’UI aux sessions tenues aux Nations unies. On retrouve des précisions sur la 63e session de la Commission du développement social (CDS63) et certains événements parallèles. Il s’attarde sur le Forum de la société civile avec ses deux sessions. Il offre des liens pour voir les discussions et lire notamment un document sur les leçons clés du Comité des ONG.

Dans la section dédiée aux Témoignages communautaires, on découvre un exemple de solidarité déployée à Nicolet, au Québec par une Sœur de l’Assomption de la Sainte-Vierge (SASV). L’article souligne la contribution de Sr Lise à une banque alimentaire pour « apporter de la solidarité et de l’espoir là où ils sont vraiment nécessaires. »

Le bulletin recense quelques autres activités, présente les nouveaux stagiaires et transmet ses vœux pour Pâques. Il est disponible en français, en anglais, en espagnol et en portugais.

Source photo : UNANIMA International (UI)