Une mini-retraite des personnes affiliées SNJM axée sur la spiritualité de mère Marie-Rose

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Bénissons la divine Providence qui prend un soin tout particulier de nous. 

- Eulalie Durocher, 18 oct. 18...

Les notes, les pensées et les lettres de mère Marie-Rose ont été au cœur de l’animation d’une mini-retraite pour les personnes affiliées francophones SNJM.

Familière avec l’animation de rencontres de formation des personnes associées au Pérou où elle utilisait couramment ce matériel, Sr Marjorie Moffatt souhaitait faire ressortir la spiritualité de la fondatrice des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). « Je voulais montrer comment mère Marie-Rose a franchi les obstacles et passé au travers des difficultés », souligne-t-elle.

Accueillies tout d’abord par Diane Corbeil, personne associée et Sr Claudette Bastien, conseillère provinciale, les personnes participantes ont entamé leur démarche avec le chant « Jésus et Marie, ma force et ma gloire ». Une lecture d’un premier extrait d’une note de la fondatrice de la congrégation a lancé une courte période de réflexion.

Puis, elles ont été amenées à lire quelques extraits des écrits d’Eulalie Durocher afin de découvrir davantage son parcours spirituel. Ces textes portaient sur les thèmes suivants :

 

Prière, dévotion, présence à Dieu

Zèle pour le charisme de l’éducation

Patience et compassion face à l’adversité

Leadership dans la bonté

Discernement pour connaitre la volonté de Dieu

Un cœur reconnaissant

Union avec Dieu

Ce moment de ressourcement a tenu compte des expériences des personnes participantes. Ces dernières ont donc été appelées à choisir des extraits qui résonnent davantage pour elles.

Au-delà de la lecture et des moments d’intériorité qui s’imposent, la rencontre a privilégié les moments de partage. La rencontre virtuelle a en effet permis la tenue de périodes de partage en petits groupes avant de revenir en plénière. La pleine participation des personnes participantes a démontré une identification et une relation étroite et intime avec mère Marie-Rose.

Cette mini-retraite s’est terminée par une lecture méditative de quelques lettres de mère Marie-Rose avec commentaires. Si l’on en juge les réactions des personnes présentes, ce fut une rencontre énergisante qui a permis de mieux connaître la spiritualité de la bienheureuse Marie-Rose Durocher, dont voici un autre extrait :

« Quand la responsabilité qui pèse sur nous est grande, faut-il s’en plaindre ? Dieu nous a conduits ». (Déc. 1844)

L’espérance des organisatrices est d’avoir permis à chacune d’entre elles, d’identifier des éléments susceptibles de les aider dans leur quotidien et lors de moments d’adversité.

Rappelons en terminant qu’une rencontre similaire a eu lieu plus tôt dans l’année, avec le groupe des personnes associées anglophones SNJM.

Une mini-retraite des personnes affiliées SNJM axée sur la spiritualité de mère Marie-Rose

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Dans un récent article publié dans un journal régional et disponible sur le portail Web G1-Globo.com, la journaliste Paula Salati retrace l’histoire d’une coopérative agricole et de l’autonomisation d’une région rurale au Brésil.

Sa rencontre avec quelques personnes clés lui permet de remonter à la source de cette prise en charge et du changement de mentalités. On découvre ainsi l’influence et l’apport de trois sœurs SNJM du Québec arrivées au Brésil en 1986. Nous vous présentons une synthèse de l’article publié en portugais.

Une coopérative fondée par des femmes produit des sucreries en préservant la caatinga

La coopérative agricole a été fondée officiellement en 2004. Ses fondements remontent à la fin de années 80 à l’arrivée de trois religieuses des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) du Québec. Ces dernières ont encouragé les femmes et les agriculteurs de la région semi-aride de Bahia et plus particulièrement de Uauá, Canudos et Curaçá à créer leur propre revenu.

Des travailleurs agricoles lors de la récolte de l’imbu. | Source : Coopercuc

La Cooperativa Agropecuaria Familiar de Canudos, Uauá et Curaçá (Coopercuc) s’est imposée depuis pour devenir une référence en matière de production biologique de fruits originaires de la caatinga* dont les fruits de la passion et l’imbu. Ce dernier est un produit phare de la coopérative. Outre le succès commercial de ce fruit charnu, il faut souligner le travail des communautés rurales de Coopercuc, dans la préservation et la multiplication de l’arbre fruitier umbezeiro, ce prunier du Brésil en voie d’extinction voilà quelques années.

La coopérative transforme les fruits de la récolte en bonbons, confitures et pulpes qui font le bonheur du marché brésilien. Depuis sa participation à l’exposition agroalimentaire Slow Food en Italie, la coopérative a percé le marché européen dont la France, l’Autriche, l’Italie et plus récemment, l’Allemagne.

Encourager l’émancipation des femmes

Denise Cardoso, présidente de Coopercuc | Source : Coopercuc

70 % des 270 membres agricoles familiaux de Coopercuc sont des femmes. En 2016, Denise Cardoso, alors âgée de 26 ans, prend la direction de la coopérative, devenant la première femme dirigeante. Elle relate l’histoire de la coopérative en lien avec l’évolution des mentalités de sa région et l’influence des religieuses québécoises.

« Dans notre région semi-aride, au milieu des communautés, les hommes agissaient comme les maîtres absolus. Les femmes ne pouvaient pas aller étudier parce que leurs maris ne les laissaient pas faire. Elles ne pouvaient pas davantage travailler parce qu’à ce moment-là, elles quittaient la maison », raconte Denise.

De gauche à droite, on reconnaît Sr Monique Fortier, Grâce Leblanc, Sr Martha D’Aoust et Sr Jacqueline Aubry en 1987 | Source : Archives SNJM

Le changement s’est opéré avec l’arrivée des trois religieuses catholiques canadiennes dans la municipalité de Bahia à Uauá, en 1986. Les sœurs Monique Fortier, Martha D’Aoust et Jacqueline Aubry faisaient partie du mouvement des Communautés ecclésiales de base (CEB), une branche de l’Église catholique qui avait à cœur l’organisation sociale et politique des populations les plus pauvres, particulièrement pendant la dictature militaire.

Elles ont su tisser des relations étroites avec les femmes et les hommes de Uauá, puis à Canudos et Curaçá. Puis, les sœurs Monique, Martha et Jacqueline ont commencé à encourager les femmes d’Uauá à gagner leur vie, à participer aux décisions de la communauté locale, à une époque où la présence féminine au sein des associations rurales et des mouvements sociaux étaient inexistante.

Sr Martha D’Aoust (à droite) avec d’autres sœurs lors d’une réunion de femmes dans une église en 1990. | Source : Archives personnelles Jussara Dantas

« Les sœurs ont dit aux femmes “regardez, même à la maison, élevez des poulets, faites votre jardin, récoltez l’umbu, ayez votre gagne-pain, pour ne pas dépendre uniquement de vos maris”, » souligne Denise Cardoso. Les sœurs ont aussi organisé des rencontres à l’église. « Les hommes pensaient que les femmes allaient étudier la Bible. Plus que cela, les sœurs effectuaient une transformation sociale dans l’esprit des femmes. »

Nourrir les rêves de liberté

Ce travail de fond a ouvert la porte à l’histoire remarquable de la coopérative, croit-elle. « En ce sens, lorsque nous avons fondé Coopercuc, tout le monde comprenait déjà ce qu’était le socio-activisme et comment les décisions collectives fonctionnaient. »

Sr Monique Fortier avec une famille d’agriculteurs. 1993 | Source : Archives SNJM

L’actuelle présidente de la coopérative avait deux ans lorsque les SNJM sont arrivées dans sa région. Elle en garde un souvenir indélibile même si ces dernières ont quitté en 1997. La présence d’autres missionnaires poursuivant dans la même veine a contribué à nourrir le rêve d’une plus grande liberté d’action et d’avoir une vie différente de celle de sa mère. « Ma mère qui a côtoyé les sœurs m’a souvent répété : “Ma fille ne te marie pas aussitôt que moi. Tu auras un avenir, des études, du travail”, » ajoute Denise.

Motivée à ne pas vivre les mêmes difficultés que sa mère, Denise a poursuivi ses études. À 30 ans, elle n’est pas mariée et n’a pas encore d’enfants alors que sa « mère était mariée à 16 ans, parce que mon grand-père ne voulait pas qu’elle “se perde dans la vie”. »

Visite de Sr Monique Fortier en 2009 dans une des communautés d’Uauá. On reconnaît Jussara Dantas, à droite (en bleu). Source : Archives personnelles Jussara Dantas

La trajectoire d’une autre partenaire de Coopercuc, Jussara Dantas, 39 ans, a aussi été transformée par les sœurs SNJM. À la tête aujourd’hui du Secrétariat municipal de l’éducation d’Uauá, elle est géographe, psychopédagogue et titulaire d’une maîtrise en développement semi-aride. « Les sœurs m’ont permis de rêver à autre chose », souligne Jussara dont l’horizon s’est peuplé de possibilités.

Une contribution inestimable

De l’avis de Denise Cardoso, la présence des religieuses n’a pas seulement transformé la vie des femmes dans la région. « Les sœurs ont également travaillé dur pour sensibiliser les jeunes garçons. Beaucoup d’entre eux pensaient quitter leur communauté pour aller travailler à l’étranger. Ils ont plutôt appris à valoriser leur environnement semi-aride. »

Les deux jeunes femmes ne manquent pas de signaler un autre fait remarquable au crédit des sœurs SNJM. Avant de quitter pour une nouvelle mission en 1997, les sœurs SNJM qui avaient réussi à donner une solide impulsion aux trois communautés bahianaises, ont préparé la venue d’institutions capables de les aider dans la production des fruits et la préservation de la caatinga.

Lors d’un pèlerinage diocésain à Romaria de Canudos, on retrouve Sr Jacqueline, Cristina, personne associée SNJM, Sr Monique et Sr Ana Maria V. Mamani, en visite à Uauá. | Source : Archives SNJM

C’est ainsi qu’une ONG (Instituto Regional da Pequena Agropecuária Apropriada – IRPAA) s’est installée dans la région pour travailler avec des techniques de gestion adaptées à la végétation et au climat de la région semi-aride. Dès 1997, des femmes des trois communautés ont reçu une formation de cette ONG sur la transformation des fruits de la région.

Cette formation a été bénéfique comme le raconte Denise. « Mes tantes et ma mère ont participé et appris à faire des confitures et des bonbons. Après ce cours, mes parents ont commencé à faire des bobons à la maison, à les mettre dans les bocaux pour les emporter aux marchés de la rue. C’était le tout début de la coopérative. »

Valorisation d’un milieu semi-aride et perspectives d’avenir

Même si la production et la commercialisation de bonbons par des agricultrices et des agriculteurs sous une forme coopérative ont commencé en 1997, ce n’est qu’en 2004 que la coopérative a été officialisée. Au cours de ces années, les associés ont construit de petites unités de transformation dans les 13 communautés rurales de l’organisation.

Les agriculteurs de Coopercuc travaillant sur la récolte d’imbu. L’umbuzeiro reconnu comme « l’arbre sacré de l’arrière-pays ». | Sources photos : Coopercuc et archives personnelles Adilson Ribeiro

La coopérative ne bénéficie plus des programmes publics depuis 2016, qui favorisaient l’achat de ses produits pour une redistribution aux personnes en situation d’insécurité alimentaire et aux écoles publiques. Elle doit développer de nouveaux marchés dans le secteur privé dont les chaînes de supermarchés par exemple, et maintenir ses partenariats avec des ONG et les gouvernements.

En août 2020, Coopercuc a exporté la banane douce aux fruits de la passion en Allemagne en partenariat avec une entreprise européenne (Toda Vida) qui soutient des projets d’agriculture durable au Brésil. De plus, des ressources ont été investies dans le projet Agrocaatinga pour venir en aide principalement aux exploitations agricoles familiales dégradées et favoriser la préservation et la valorisation du biome.

Les membres de la coopérative sont également encouragés à diversifier leur jardin en plantant diverses espèces et à préserver la caatinga et par le fait même, à valoriser l’imbu. Ce dernier a d’ailleurs connu une augmentation de sa valeur marchande passant de 3 R $ pour le 60 kg en 2003, à plus de 150 R $ aujourd’hui.

Sœurs Jacqueline et Monique lors d’une rencontre avec des responsables de la communauté à Uauá. | Source : Archives SNJM

Selon Denise, les sœurs SNJM sont étroitement associées à Coopercuc même si elles n’ont pas participé à toute la construction de la coopérative. « Ce sont elles qui nous ont donné les bases de la formation sociale, la notion de participation politique et nous ont appris à vivre avec notre environnement semi-aride…

Sr Martha D’Aoust en compagnie d’une jeune confirmée. 199 | Source : Archives SNJM

Nous avons d’anciens membres qui, même à la retraite, ne perdent pas une réunion de la coopérative. Les religieuses ont beaucoup marqué notre histoire » conclut la directrice de la coopérative.

Soulignons que les sœurs Monique Fortier et Jacqueline Aubry vivent désormais au Québec alors que Sr Martha est décédée en 2008.

 

 
*La caatinga fait référence à un type particulier de végétation, en l’occurrence de petits arbres épineux vivant de manière saisonnière dans un écosystème appartenant lui-même au biome** des déserts et brousses de l’écozone néotropicale. (Source Wikipedia)
**Un biome, appelé aussi macroécosystème, aire biotique, écozone ou encore écorégion, est un ensemble d’écosystèmes caractéristique d’une aire biogéographique et nommé à partir de la végétation et des espèces animales qui y prédominent et y sont adaptées. (Source Wikipedia)

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Dans le cadre d’une conférence virtuelle destinées aux membres du Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) et à des personnes invitées, Nadine Lanctôt, Ph.D,* a présenté le résultat d’une étude menée en 2016 « La face cachée de la prostitution »,** permettant de mieux comprendre l’exploitation sexuelle des mineures. Elle a aussi fait état des conséquences de cette exploitation sexuelle à travers la notion du trauma complexe, le modèle théorique utilisé pour cette recherche.

D’entrée de jeu, elle a souligné un changement implanté depuis juin 2019 qui a un effet direct sur la perception et la gestion des cas au sein de l’appareil administratif de la protection de la jeunesse au Québec. Ainsi, au lieu d’étiqueter une personne ayant subi l’exploitation sexuelle au sein du système prostitutionnel comme délinquante (troubles de comportements sérieux), on parle désormais d’une victime d’agression sexuelle.

Même si le changement est officiel cela ne veut pas dire pour autant que tout le monde a bien intégré cette distinction majeure. Il y a donc énormément de travail de sensibilisation à effectuer. C’est d’autant plus pertinent, comme le rappelle Madame Lanctôt, que les résultats de ses recherches auprès de 125 adolescentes et femmes, révèlent des blessures profondes qui méritent une approche particulière et du temps pour aider ces victimes à se reconstruire.

« Vivre avec… »

La conférencière a dévoilé des données troublantes et présenté des témoignages poignants qui traduisent la vulnérabilité des personnes victimes d’exploitation sexuelle. Ainsi dans le groupe de jeunes filles en Centre Jeunesse ayant vécu l’exploitation sexuelle, 44 % d’entre elles ont reconnu avoir vécu une agression sexuelle avant l’âge de 12 ans. Ce pourcentage tombe à 26 % dans le second groupe de jeunes filles placées en Centre jeunesse, mais sans avoir vécu dans cet univers de l’exploitation sexuelle.

Dans certains cas, les blessures sont tellement grandes que même prendre une douche devient difficile tellement le rapport à son propre corps est altéré. Que penser encore de ce cri du cœur d’une fille qui a subi un viol collectif commis par huit gars et qui souhaitait « être tuée » plutôt que de devoir « vivre avec… »

Les conséquences sont multiples et touchent plusieurs aspects de la vie de la victime. « Cette personne se définit par son parcours de victimisation », mentionne Madame Lanctôt. De la détresse psychologique considérable, à la colère vive en passant par une coupure émotive et un mal de vivre, les victimes sont souvent aux prises avec des symptômes de stress post-traumatique.

Réintégration sociale

Nadine Lanctôt,Ph.D. en criminologie

Dans de telles circonstances, la conférencière a parlé d’un long processus pour favoriser une réintégration sociale des victimes de l’exploitation sexuelle. Malgré les difficultés bien réelles pour relever ce défi, elle demeure optimiste. « Les connaissances nous mènent de plus en plus vers une approche positive de la réadaptation, en se centrant sur les besoins, les forces et les ressources des victimes d’exploitation sexuelle plus que sur leurs risques et déficits. Le Québec peut ainsi s’inspirer d’innovations scientifiques et sociales issues de partenariats recherche-pratique. »

Cela ouvre à d’autres pistes d’investigation pour approfondir certaines questions qui touchent davantage le travail sur le terrain afin de pouvoir mieux soutenir les victimes d’exploitation sexuelle dont : Quelles sont les pratiques prometteuses?  Quelles sont les approches d’intervention à privilégier? Quels sont les facteurs facilitants et les facteurs entravant le maintien de la sortie?

Pour les membres du CATHII, les résultats de la recherche menée par Nadine Lanctôt, mettent en lumière les conséquences graves et durables affectant les jeunes femmes ayant subi l’exploitation sexuelle dans le système prostitutionnel. Ils viennent valider la position néo- abolitionniste adoptée par l’organisme.

Rappelons que cette approche milite pour l’abolition du système prostitueur dans une perspective de droits humains des personnes prostituées et de lutte féministe. Elle milite pour la criminalisation des prostitueurs (proxénètes et clients) et pour la non-criminalisation des personnes captives du système en place.

Découvrez la websérie « Les faces cachées de la prostitution »

*Nadine Lanctôt, Ph.D. en criminologie | Professeur titulaire – Département de psychoéducation, Université de Sherbrooke | Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur le placement et la réadaptation des filles en difficultés
**Le titre complet de l’étude de 2016 : La face cachée de la prostitution : une étude des conséquences de la prostitution sur le développement et le bien-être des filles et des femmes

 

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Le projet de rénovation du Manoir Ellice piloté par la Maison des enfants Marie-Rose est désormais terminé. L’organisme a réussi le tour de force de réaliser ces travaux d’envergure sur ce bâtiment historique (1,4M $) sans contracter de dette. Si l’endroit est devenu « la plus belle place de Beauharnois » aujourd’hui, il reste maintenant son aménagement. « C’est une coquille très belle mais vide », mentionne Janine Lefebvre, codirectrice générale et cofondatrice de l’organisme.

Au fur et à mesure de l’acquisition ou de dons d’équipements, les responsables s’occupent d’aménager les divers espaces, de la cuisine à la salle de concert. « Nous sommes à la recherche entre autres d’équipements et de matériel pour les salles d’arts et de peinture tout comme de bancs et de chaises ainsi que de l’équipement pour notre boulangerie solidaire : Le pain des enfants », précise Madame Lefebvre.

Les consignes sanitaires en ce temps de pandémie imposent des restrictions pour la tenue d’une cérémonie d’ouverture officielle ouverte au public. Malgré le désir de partager rapidement cette bonne nouvelle avec les enfants et les familles du milieu, Janine Lefebvre admet que cela leur donne un peu plus de temps pour se consacrer à l’aménagement du Manoir et à sa nouvelle programmation.

Un espace culturel multidisciplinaire pour toute la population

Cela vaut d’autant plus la peine qu’elle souhaite ardemment créer cette étincelle de magie lors de ce premier contact du public. « Nous avons toujours souhaité rénover cet édifice seigneurial de 1852 pour le transformer en un lieu de culture pour les enfants, les familles et les citoyens de Beauharnois et de la région. Nous voulons offrir un espace culturel accessible à toute la population. Habité pendant 10 ans par les religieuses SNJM, les pierres du manoir sont imprégnées de leurs prières et nous ont porté bonheur. »

Avec cette rénovation du Manoir Ellice, la Maison des enfants proposera désormais des locaux insonorisés, des locaux d’aide aux devoirs adaptés, une salle multifonctionnelle, des salles de locations et un café culturel ainsi qu’une boulangerie solidaire. Cet agrandissement de ses locaux lui permettra également de doubler sa capacité d’accueil pour répondre à une forte demande d’activités culturelles pour les enfants de 5 à 12 ans et leurs familles.

La directrice tient par ailleurs à aménager un espace mémorial pour rendre hommage à la fondatrice des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). La congrégation a été présente dans le milieu pendant 173 ans en assumant un rôle majeur dans l’éducation des jeunes.

Une approche qui donne des résultats

L’organisme se distingue par sa philosophie basée sur la résilience par les arts et la musique. L’approche d’apprentissage des arts et de la musique accompagne l’enfant dans une démarche de création non compétitive et non violente par la valorisation et l’estime de soi.

Avec l’aide de travailleurs sociaux et d’éducateurs, on encourage le développement de l’enfant pour l’amener vers la réussite. Fait à souligner, trois des enfants de la cohorte 2007-2008 (début de l’organisme) terminent actuellement leur cursus universitaire. Parmi les autres objectifs de l’organisme, il faut souligner le développement du goût des arts et l’encouragement à respecter les autres et la différence.

La réalisation de ce projet un peu « fou » de rénovation du Manoir Ellice pour lui donner une nouvelle vocation est le résultat d’une grande ténacité de la part de l’équipe de direction de la Maison des enfants Marie-Rose composée de Janine Lefebvre et de Rodolphe Demers ainsi que du conseil d’administration très engagé dans la cause des enfants.

C’est aussi le fruit d’une belle complicité avec le milieu et de l’appui financier de nombreux partenaires : Patrimoine Canada | MRC Beauharnois Salaberry | Ministère des Affaires municipales et du territoire | Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie | Mouvement Desjardins | Mission inclusion (L’œuvre Léger) | Fondation Jeunesse Vie | Agriculture Canada | Fondation de l’Orchestre symphonique de Montréal | Frères des Écoles chrétiennes.

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Une conférence de presse organisée par la Coalition québécoise de la Marche mondiale des femmes (CQMMF) aura lieu le 17 octobre 2020 pour annoncer le calendrier des actions, officialiser le lancement de la campagne d’appui aux cinq revendications et le chant de rassemblement.

À défaut de pouvoir tenir un rassemblement en présence à Terrebonne le 17 octobre pour les raisons que l’on connaît, les membres de la CQMMF ont confirmé une feuille de route qui planifie des actions durant toute l’année jusqu’au 17 octobre 2021.

Pour faire valoir spécifiquement chaque revendication, le comité organisateur a prévu une présentation de chacune au cours de l’année. Ces présentations seront accompagnées d’outils d’éducation populaire pour favoriser une meilleure connaissance de la problématique et encourager des actions.

Pleins feux sur la 1ère revendication : la pauvreté

La pauvreté est au centre de la première revendication annoncée le 17 octobre. Un guide d’animation d’atelier déjà disponible (fichier PDF) permet d’aborder plusieurs aspects, notamment d’être capables d’identifier les visages de la précarité, ici comme ailleurs. On aborde aussi les questions de la sécurité économique et des actions à poser pour contrer la pauvreté. Le guide comprend également des fiches statistiques fort éclairantes sur la situation.

Les autres revendications profiteront d’une présentation similaire, accompagnée d’un guide d’animation selon le calendrier suivant :

6 décembre 2020

Violence

21 mars 2021

Femmes immigrantes, migrantes, racisées

22 avril 2021

Justice climatique

21 juin 2021 ou 4 octobre 2021

Femmes autochtones

Le rassemblement en présence est maintenu pour le 17 octobre 2021, à Terrebonne, avec toutefois des restrictions concernant le nombre de personnes participantes pour des raisons de sécurité sur les lieux.

Soulignons que la semaine de clôture de la 5e action internationale de la MMF se terminera par une action de solidarité féministe de 24 heures, le 17 octobre.

Comme on a pu lire dans un document de travail de la CQMMF, « Ce n’est pas parce que nous ne marchons pas que nous n’existons pas. »

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Lors de la Journée de la relance de la vie consacrée tenue le 19 septembre dernier, Sr Denise Riel, animatrice provinciale des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie du Québec, brosse un portrait de sa congrégation et des mesures prises en cette période de pandémie. Elle aborde les défis relevés pour protéger les membres de la congrégation.

Elle livre également un message d’espérance en appui au thème mis de l’avant par Mgr Claude Hamelin, évêque du diocèse Saint-Jean-Longueuil. Elle parle des initiatives pour créer un milieu de vie et enrichir l’esprit communautaire. Elle soulève des pistes de réflexion pour mettre à profit cette expérience particulière de confinement.

Pour en savoir davantage sur cette journée, cliquez ici.

Découvrez son message dans cette vidéo.

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Dans le cadre de la Journée internationale de la non-violence, une manifestation internationale se tiendra dans plusieurs grandes villes dont Montréal et Los Angeles, le 2 octobre, de 11 h à 14 h. La manifestation vise à réclamer que le site Pornhub/MindGeek « soit fermé pour avoir prétendument permis et tiré profit du trafic sexuel et du viol des femmes et des enfants. »

Soulignons que plus de 2 millions de signataires provenant de 192 pays ont appuyé la pétition    « Traffickinghub » de l’expert anti-trafic Laila Mickelwait pour fermer Pornhub. La campagne repose sur de nombreux exemples de vidéos réelles d’abus sexuels sur des enfants, de trafic d’adultes, d’agressions et de viols, qui seraient tous monétisés sur Pornhub. Une vidéo virale du mouvement non religieux et non partisan a accumulé plus de 33 millions de vues. 

Un sénateur américain (Ben Sasse) a écrit au procureur général des États-Unis pour demander au ministère américain de la Justice d’ouvrir une enquête sur Pornhub et sa société mère MindGeek.  Une demande similaire d’enquête au gouvernement du Canada a été adressée au premier ministre Justin Trudeau par un groupe multipartite de députés canadiens.

Pour en savoir davantage sur cette manifestation internationale où l’on entend mettre en œuvre des mesures de distanciation physique, consultez le site.

Découvrez l’histoire complète de cette campagne et une façon de signer la pétition toujours en cours en vous rendant sur le site disponible en plusieurs langues : Anglais | Français | Espagnol | Portugais

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Les employés de la Maison Jésus-Marie (MJM) profitent désormais d’un programme de reconnaissance officiel, voué à se perpétuer dans le temps. Son dévoilement s’est fait de façon très conviviale à l’extérieur, sous chapiteau, au moment des repas sur le BBQ et par petits groupe, pour rencontrer tout le monde, selon l’horaire de travail.

Le programme de reconnaissance du personnel de la MJM s’inscrit dans une démarche entreprise l’an dernier et entérinée par les membres du conseil d’administration en décembre 2019. La pandémie est toutefois venue bouleverser les préparatifs finaux de ce dévoilement et en retarder sa présentation.

La démarche a d’abord permis de mettre à jour et structurer l’ensemble des diverses politiques (ressources humaines, éthique, équité, etc.). Elle intègre également un volet saluant l’ancienneté des membres du personnel.

Reconnaître l’engagement des employés

« Nous avons des employés qui ont 42 et 40 années de service avec nous », souligne Geneviève Grégoire, directrice générale de la MJM. Le cumul des années de service auprès des religieuses des quelque 90 employés à temps plein ou à temps partiel œuvrant à diverses fonctions au sein de la Maison, atteint pas moins 750 années.

Le programme mis en place veut souligner l’ancienneté et entretenir la culture de reconnaissance, déjà manifestée par de multiples petits gestes de remerciements de façon régulière et parfois spontanée, comme ce fut le cas durant tout le confinement du printemps. Le programme souligne ainsi les années d’ancienneté par tranches de cinq ans (5, 10, 15, 20, 25 ans et plus) par la remise d’une carte cadeau.

Madame Geneviève Grégoire, directrice générale avec Sr Monique Gendron, en arrière-plan dans un moment de détente après le dévoilement officiel du programme.

En ce dévoilement officiel du programme, tous les employés ont reçu une pochette d’information contenant tous les documents et politiques mis à jour. Ceux qui soulignaient leur 5e, 10e, 15e, 20e, 25e, 30e et plus, ont reçu une carte cadeau. « Nous avons inclus également ceux qui allaient franchir dans quelques mois, le cap d’une année anniversaire », précise madame Grégoire. L’an prochain et dans le futur, les années anniversaire des employés seront soulignées par la remise d’une carte cadeau et les vœux de circonstance.

Les sœurs résidentes de la Maison Jésus-Marie ont pu assister à l’un ou l’autre de ces petits moments conviviaux et profité d’une petite « gâterie » puisque les organisatrices avaient prévu la présence d’une crèmerie sur le terrain.

À en juger par les mines réjouies des participantes et membres du personnel, ce dévoilement et ces « à-côtés » ont été bien appréciés!

Reportage photos : Sr Suzanne Brault et madame Geneviève Grégoire

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Dans son plus récent numéro, le magazine Rencontre, publié par le Centre culturel chrétien de Montréal, rappelle que la pandémie touche tout le monde, mais pas de la même manière pour tous. Elle agit plutôt comme un révélateur des inégalités sociales, thème que ce numéro aborde sous divers angles.

On y parle entre autres des droits de la personne, de l’importance de prioriser les plus démunis et des racines des inégalités sociales au Brésil. Parmi les articles, on retrouve un reportage qui brosse le portrait des actions posées par quelques Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) un peu partout dans le monde.

Sans vouloir être exhaustif, ce texte met en lumière des réalités difficiles et très préoccupantes, vécues au jour le jour par des sœurs au Brésil, au Pérou, aux États-Unis et au Canada.  On retrouve des témoignages de sœurs engagées auprès de familles et personnes vulnérables. On traite également des phénomènes de la violence et de la traite des personnes.

Vous pouvez consulter la publication en entier en cliquant ici.

Vous pouvez imprimer l’article sur les actions SNJM, disponible en format PDF ici.  

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Un plan de travail et un plan d’actions seront présentés le 9 septembre aux membres de la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes (CQMMF) pour mettre à l’avant-plan les revendications défendues par cette manifestation d’envergure, malgré son report.

« Ce n’est pas parce que nous ne marchons pas que nous n’existons pas », peut-on lire dans un document de travail pour souligner l’importance de se mobiliser et de faire connaître les cinq revendications retenues pour cette 5e édition de la Marche mondiale des femmes (MMF). Rappelons que cet événement était prévu le 17 octobre, dans Lanaudière. On y attendait quelque 10 000 participants. En raison de la pandémie, les membres de l’organisation ont choisi de reporter le tout à une date ultérieure.

Au-delà des ajustements apportés aux divers outils d’éducation populaire, il faut s’attendre à diverses actions publiques dont sans aucun doute, une campagne d’appui national et de nombreuses activités locales et régionales reflétant la réalité des divers milieux. Pandémie oblige, on peut s’attendre à une quantité d’activités virtuelles.

Des activités internationales

De son côté, le Comité international de la Marche mondiale des femmes, rassemblant des représentants de toutes les régions, a opté pour organiser une activité virtuelle d’envergure, étant incapable de garantir la tenue d’un événement « en présence » en toute sécurité.  

En s’appuyant sur le travail d’analyse effectué depuis plusieurs années, on prévoit dénoncer les sociétés transnationales et intégrer les questions de migrations dans le programme. Quelques actions devraient se tenir durant toute la semaine du 12 au 17 octobre dont la présentation d’un projet pilote de l’école féministe en format virtuel et la diffusion de documents et vidéos d’analyse de diverses situations avec la proposition d’alternatives.

Une action de solidarité féministe de 24 heures est également prévue pour le 17 octobre. Elle sera virtuelle et dans les rues, si cela est possible, afin de mettre l’accent sur le programme de la MMF sur la durabilité de la vie en s’appuyant sur les analyses d’économie féministe.

Une série de vidéos en ligne

Dans le cadre de cette 5e édition de la Marche mondiale des femmes ayant pour thème « Nous résistons pour vivre, nous marchons pour transformer », un livre et une série de trois vidéos ont été réalisés et lancés tout récemment.

Disponible gratuitement en ligne en portugais et en espagnol pour le moment, le livre fait ressortir le rôle des entreprises transnationales dans le travail précaire et numérisé. Il aborde divers thèmes dont l’exploitation de la nature, la mercantilisation du féminisme et l’intensification de la division internationale, sexuelle et raciale du travail.

Les capsules vidéos ont le mérite de démystifier le fonctionnement du pouvoir des entreprises dans trois secteurs particuliers tout en présentant les propositions féministes alternatives. Elles sont disponibles en français, en anglais, en portugais et en espagnol.

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