Une démarche de solidarité en faveur des sinistrés de la Turquie et de la Syrie

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Des actions de solidarité ont été mises de l’avant chez les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) pour recueillir des dons afin de venir en aide aux personnes affectées par le séisme en Turquie et en Syrie. Toutes les sommes seront versées à Développement et Paix — Caritas Canada, une organisation non gouvernementale (ONG), qui répond aux appels de la Coalition humanitaire dans les cas de séismes.  

Cette collecte de fonds s’inscrit dans la présente campagne Carême de partage de l’ONG. Les membres du personnel laïque de l’Administration générale des SNJM se sont mobilisés pour participer à l’opération mise en place par l’Administration provinciale (Québec) impliquant les sœurs et les personnes affiliées pour recueillir une somme substantielle. À elles seules, les personnes affiliées anglophones aux SNJM ont ramassé 450 $ par une action ponctuelle lors du samedi 11 mars dernier.

Activités de sensibilisation

En parallèle, des activités d’information sur la campagne annuelle de Développement et Paix (D&P) sont en cours. Mesdames Julie Tétreault et Marianne Daudelin de même que Sr Jeanne Dagenais, ont fait connaître les détails de la campagne aux membres du comité Justice et Paix SNJM Québec. Elles poursuivront leur travail de sensibilisation auprès des résidentes de la Maison Jésus-Marie (MJM), le 21 mars prochain.

Il faut également souligner le repas traditionnel de la faim qui se tiendra le 29 mars à la MJM au cours duquel est prévu un moment de réflexion. Lors de cette activité, on rassemblera toutes les sommes recueillies pour D&P.

Rappelons que l’ONG s’est engagée dès les premiers jours du séisme en Turquie et en Syrie en versant 75 000 $. D&P travaille en collaboration avec Caritas Syrie afin d’acheminer toute l’aide possible aux populations touchées à Alep et à Lattakia. L’ONG est aussi en lien avec les organisations humanitaires en Turquie qui coordonnent les actions avec le gouvernement turc.

Les SNJM soutiennent depuis longtemps Développement et Paix dans ses campagnes successives pour venir en aide aux populations marginalisées ou victimes de séismes.

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La plus récente infolettre de l’organisation non gouvernementale (ONG) UNANIMA International brosse un portrait des actions posées dans le cadre de plusieurs comités et commissions de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Elle met en lumière les défis nombreux auxquels nos sociétés sont confrontées. Même si les constats sont parfois inquiétants, la directrice générale Jean Quinn, fdls, met l’accent sur les signes encourageants tout en affirmant que « nous sommes des personnes d’espoir ».

Dans ce survol des activités récentes, l’infolettre souligne la tenue de la 61e Commission du développement social (CSocD61) ayant pour thème « Plein emploi productif et travail décent pour toutes et tous : surmonter les inégalités pour accélérer la reprise après la pandémie de COVID-19 et la mise en œuvre intégrale du Programme de développement durable à l’horizon 2030 ». On y apprend que l’ONG a été particulièrement impliquée dans cet événement, notamment avec la présentation du discours au panel d’ouverture et celle sur la Déclaration de la société civile. Le texte de la Déclaration est disponible sur le Web. On fournit également des liens sur les enregistrements des panels et sur d’autres documents pertinents.

Les participants à la 61e Commission du développement social (CSocD61) aux Nations Unies qui avait lieu du 6 au 15 février 2023.

On recense aussi des liens pour en savoir davantage sur la première Conférence de l’ONU sur l’eau qui se déroule du 22 au 24 mars (voir le programme complet en anglais seulement).

Nouvelle publication

Dans les nouveautés, il faut souligner la publication récente de l’International Presentation Association (IPA). Ce réseau de la congrégation des Sœurs de la Présentation, présentes dans une vingtaine de pays, a été fondé en 1988. Tout en travaillant en partenariat avec d’autres organisations, ce réseau a choisi de cibler comme thème de plaidoyer à l’ONU « l’élimination de la violence à l’encontre des femmes et des enfants ».

Il vient de diffuser une deuxième publication en anglais seulement ayant pour titre « Policies for Gender Justice; Practices in addressing domestic violence and gender stereotypes » (Politiques pour la justice de genre, pratiques pour faire face à la violence domestique et aux stéréotypes sexospécifiques). La publication fait état des synergies et des collaborations entre les gouvernements et les organisations de la société civile pour résoudre les problèmes.

Cette édition du mois de mars présente un nouveau témoignage. Cette fois-ci, on parle de l’engagement d’une religieuse auprès des immigrants à Sudbury en Ontario (Canada). Les éléments habituels, dont la liste des ressources, complètent cette publication disponible en anglais, en espagnol, en français et en portugais.

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En lien avec la Journée internationale des femmes, le Catholic Women’S Council (CWC) organise un événement virtuel afin d’échanger des points de vue sur le processus en cours du synode sur la synodalité. Le thème de cette rencontre est : Le processus de synodalité élargit ou limite l’espace de la tente pour les femmes?

L’événement sur la plateforme Zoom se tient à 7 h (heure de l’Est), le jeudi 9 mars 2023. La majorité des présentations s’effectueront en anglais. Des interprétations dans plusieurs langues, dont le français, seront offertes. Tous les détails pour la connexion se retrouvent en bas de la page Web en cliquant ici

Faire entendre la voix des femmes catholiques

Outre cet événement ponctuel, il faut souligner l’initiative du CWC qui a entrepris une enquête sur quatre continents afin de sonder la réalité des femmes engagées dans l’Église catholique. L’analyse démontre clairement leur marginalisation au sein de l’institution et signale les conséquences de cet état de fait.

Le document signale également les efforts des femmes, leur résistance et leur « espoir dans un réveil spirituel ». Les recommandations de ce rapport méritent amplement leur méditation selon certains groupes. Il a d’ailleurs été déposé à Rome à l’automne 2022. Fondé en 2019, le CWC regroupe des réseaux catholiques romains en faveur d’une « pleine reconnaissance de la dignité et de l’égalité des femmes dans l’Église. »

Dans la même ligne de pensée, soulignons qu’au Québec, des groupes connus comme L’autre Parole, Femmes et Ministères et Groupe Femmes, Politique et Démocratie (GFPD travaillent conjointement en vue de préparer un synode de femmes chrétiennes dans le but de faire entendre leurs paroles à l’occasion d’un événement prévu à l’automne 2023.

Rencontre virtuelle – 9 mars – 7 h (ET)

Zoom Meeting
Meeting-ID: 850 0781 8212
Kenncode: 939696

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Lors d’un événement célébrant le 40e anniversaire de l’organisme Tel-Aide région du Suroît, le 4 novembre dernier, la direction a tenu à rendre hommage à Sr Thérèse Soucy pour son idée novatrice et son engagement dans le milieu.

L’animatrice de la soirée, madame Francine Douaire, a entre autres souligné les aptitudes innées de Sr Thérèse « pour l’organisation de projets, pour le travail en équipe, et l’animation de groupes. Inventive, elle sait comment dépister des solutions. Disposant de qualité de rassembleuse, elle saura mettre à contribution des personnes clés qui seront animées par ce même souffle et qui auront favorisé la naissance de Tel-Aide. Le projet amène la création de quatre premiers groupes de 10 personnes. »

Un besoin toujours d’actualité

Sr Thérèse Soucy

Sr Thérèse Soucy a œuvré comme enseignante en pastorale à l’école secondaire de Valleyfield pendant de nombreuses années avant de prendre sa retraite. Très sensible aux réalités de sa communauté, elle met sur pied en 1982, en collaboration avec les gens de Salaberry-de-Valleyfield, un centre d’écoute. Elle souhaite ainsi venir en aide aux personnes vivant toutes sortes de situations difficiles et aux prises avec des problématiques de santé mentale.

Cette idée novatrice de Sr Thérèse s’avère aujourd’hui plus actuelle que jamais. L’organisme fait en effet face à un besoin de plus en plus criant depuis la pandémie. L’événement a aussi permis de saluer l’approche collaborative et surtout l’esprit de Sr Thérèse qu’elle a partagés avec les bénévoles-écoutants.es.

Des hommages touchants

La députée fédérale de la circonscription Salaberry-Suroît, Claude DeBellefeuille a rendu un témoignage vibrant soulignant l’apport de Sr Thérèse dans son parcours.

La députée fédérale de la circonscription Salaberry-Suroît, madame Claude DeBellefeuille a livré un témoignage poignant selon les dires des personnes présentes. « Sr Thérèse a transformé ma vie. Elle a éclairé mon chemin et m’a montré à prendre soin des plus mal pris. » « Cela a marqué toute ma vie », a-t-elle indiqué dans une intervention empreinte de sincérité dans le ton et les propos. Cette dernière a d’ailleurs été une bénévole-écoutante à Tel-Aide pendant quelques années. D’autres personnes ont témoigné de l’impact significatif de Sr Thérèse dans leur parcours.

L’activité a permis d’entendre également les interventions du représentant du conseil d’administration de l’organisme, Henri-Paul Munger, du député provincial de Beauharnois, Claude Reid et du maire de Salaberry-de-Valleyfield, Miguel Lemieux. La direction de Tel-Aide a aussi dévoilé une plaque commémorative en hommage à Sr Thérèse Soucy et nommé une pièce des installations de l’organisme « Salon sœur Thérèse Soucy ». Elle en a profité pour remercier tous ses partenaires et plus particulièrement ses bénévoles-écoutants.es.

Mentionnons en terminant que les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) étaient représentées par Sr Lise Gendron et madame Janine Lefebvre, personne associée SNJM.

Sr Lise Gendron, snjm, en compagnie de bénévoles-écoutantes de Tel-Aide région du Suroît.

Source photo : Tel-Aide région du Suroît

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Pour la première fois depuis le lancement du programme CATHII — Université à l’ONU, les participants.es pourront se rendre à New York pour assister à la 67e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW).

Les dix étudiants.es assisteront aux sessions sur place du 4 au 8 mars. Cette délégation profitera de sa présence pour faire du réseautage avec les ONG (organisations non gouvernementales) réunies à la CSW, visiter les Nations Unies et faire quelques sorties en plus d’assister aux sessions portant sur la traite des personnes.

Les membres de cette cohorte pourront suivre les autres sessions en mode virtuel jusqu’à la fin de la 67e édition qui se termine le 17 mars. Par la suite, les personnes prépareront un rapport pour relater leurs expériences et découvertes. Les conclusions de toute la démarche seront présentées dans une édition spéciale du bulletin du Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) planifiée au mois mai prochain.

Quelques particularités

Cette troisième édition est particulière à bien des égards comme le souligne Sr Lise Gagnon, membre du trio responsable de ce programme, avec la chargée de projet Kavitha Culasingam, et un autre membre du CATHII, Élodie Ekobena du Centre Justice et Foi.

Outre une participation en présence à l’ONU, c’est la première fois que le programme accueille deux personnes sur le marché du travail qui sont retournées aux études. Ces personnes dans la trentaine ont de l’expérience en milieu médical et dans un Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC).

L’autre élément à souligner est le retour à un groupe à échelle humaine. « La première année, nous avons accueilli huit personnes. La seconde, nous en comptions 27. C’était plus difficile de favoriser une bonne intégration de tout le monde », soutient Sr Lise. À 10 membres, la troisième cohorte favorise des relations plus étroites et facilite les éléments logistiques à New York.

Mission accomplie

Même si le CATHII n’est pas encore à l’heure du bilan de son programme, force est de constater qu’il répond bien à la mission de départ, soit celle de former une relève. « Nous avions à cœur de sensibiliser des jeunes à la situation de la traite des personnes sous toutes ses formes sans trop savoir qui nous pourrions atteindre avec notre programme », rappelle-t-elle.

Jusqu’à maintenant, le programme mis en place en 2020 a rejoint 45 étudiants provenant de 13 facultés universitaires différentes de six établissements distincts. Parmi ces facultés, notons la criminologie, le travail social, le journalisme, les affaires publiques, les sciences politiques, le milieu médical, l’anthropologie et le droit! « C’est une agréable surprise en plus de favoriser l’ouverture à d’autres horizons », confie Sr Lise.

Sr Lise Gagnon, snjm

Les dix étudiant.es de cette troisième cohorte ont participé à quatre sessions préparatoires animées par une équipe composée notamment d’une chercheure et professeure à l’École de service social de l’Université McGill qui se préoccupe de la situation des migrants, d’une personne de l’organisme la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLÉS), dont le travail est reconnu auprès des personnes victimes d’exploitation sexuelle et de traite interne. Une personne de la Coalition québécoise contre la traite des personnes et une membre du CATHII habituée aux sessions des Nations Unies complètent le groupe de formateurs.

« C’est très touchant de réaliser le travail accompli en si peu de temps et avec tous les écueils de la pandémie. Le fait de nous retrouver aujourd’hui avec une cohorte intergénérationnelle qui pourra se rendre sur place est perçu par toute notre équipe comme un cadeau de la vie », s’exclame Sr Lise.

Rappelons en terminant que les dix participants.es de cette année proviennent des universités de McGill, Sherbrooke, Laval et de Montréal. Le thème de la 67e session de la Commission de la condition de la femme est « Innovation et évolution technologique, et éducation à l’ère du numérique aux fins de la réalisation de l’égalité des sexes et de l’autonomisation de toutes les femmes et de toutes les filles ».

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Le Réseau œcuménique de l’eau (ROE) revient avec sa campagne « Sept semaines pour l’eau » en cette période du Carême 2023. Après avoir proposé un pèlerinage de la justice de l’eau sur le Moyen-Orient, l’Afrique, l’Amérique latine, l’Asie, le Pacifique, l’Amérique du Nord et l’Europe, le ROE privilégie cette fois-ci une approche mondiale. L’organisme invite les lecteurs.trices à profiter du Carême pour revoir certains textes bibliques des campagnes des années précédentes.

Rappelant que l’eau a une « forte signification spirituelle dans la tradition chrétienne en tant que don de Dieu », le ROE souhaite faire prendre conscience que des millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, source de vie.

Cette campagne du ROE est soutenue par le Conseil œcuménique des Églises œcuméniques (COE). Sous la forme de textes de réflexions théologiques hebdomadaires, la campagne est une invitation à utiliser ces ressources en petits groupes ou à alimenter des réflexions personnelles.

L’année 2023 revêt un caractère crucial pour toute la communauté de l’eau. En effet, c’est la première fois que les Nations Unies organisent une conférence mondiale sur l’eau à New York. L’événement aura lieu du 22 au 24 mars. Le coup d’envoi sera donné lors de la Journée mondiale de l’eau.

Le premier texte sous le titre « Pèlerinage de la justice de l’eau en Amérique du Nord aux couleurs de l’arc-en-ciel » s’appuie sur des exemples de contamination de l’eau à grande échelle dans plusieurs villes américaines. Selon son auteure, le manque d’accès à l’eau potable aux États-Unis serait le résultat d’un racisme systémique.

Soulignons que la majorité des textes présentés comprend des questions pour alimenter la discussion, des pistes d’actions ou des ressources complémentaires. Consultez cette page chaque semaine pour découvrir le nouveau texte de réflexion.

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Le trio cordes-piano de Tomoko Inui a à nouveau charmé son auditoire lors de la présentation du concert « Aspiration et Inspiration », le 5 février dernier à la Maison Jésus-Marie. Les musiciens professionnels que sont Alexander Lozowski (violon), Julie Dessureault (violoncelle) et Tomoko Inui (piano) ont offert un voyage musical à travers le temps et aux différents styles.

La prestation a débuté avec un trio pour piano aux mélodies expressives du compositeur italien Gaetano Donizetti, reconnu pour ses opéras. L’œuvre intitulée « Big Sky » de la compositrice américaine Joan Tower a suivi. Elle s’inspire des souvenirs de la vie de cette dernière en Bolivie. C’est une façon de partir à la découverte des paysages de la vallée de La Paz, dans les Andes, selon la description fournie dans le programme.

Le concert s’est terminé avec la présentation des œuvres de deux compositeurs français réputés, Maurice Ravel et Gabriel Faure. Pour les musiciens, le trio de Ravel traduit les influences de l’impressionnisme et du néoclassicisme dans l’œuvre de ce dernier. Le trio pour piano Op.120 de Faure a été présenté quant à lui, comme un chef-d’œuvre de ce compositeur qui l’a créé peu de temps avant sa mort.

Les commentaires des personnes présentes étaient unanimes pour saluer la beauté de ce programme et la dextérité des musiciens. C’est un autre succès éclatant pour ce trio cordes-piano qui revient régulièrement à la Maison Jésus-Marie. Rappelons que ce concert était ouvert au public de l’extérieur et aux Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM).

Alexander Lozowski (violon), Tomoko Inui (piano) et Julie Dessureault (violoncelle)

Reportage photo : Sr Suzanne Brault

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Près d’une cinquantaine d’hommes et de femmes ont participé à une rencontre de ressourcement à l’occasion de la journée de la vie consacrée, le 2 février dernier à la Maison Jésus-Marie.  

Organisée par le comité diocésain de la vie consacrée, cette rencontre venait clore en quelque sorte une démarche de réflexion en trois étapes en vue du synode. La première a eu lieu à l’automne 2021. « Elle était basée sur l’écoute, puis à l’automne 2022, nous avons abordé le discernement », souligne Sr Jeanne Dagenais, membre du comité diocésain et coordonnatrice de cette journée 2023.

La rencontre de février dernier a mis l’accent sur l’engagement. Conscientes qu’il ne servait à rien de « pleurer le passé », les personnes présentes ont orienté leurs réflexions sur les façons de s’engager dans le monde actuel en acceptant de participer à de nouveaux modèles d’engagement.

Père Michel Proulx

Après une conférence d’une trentaine de minutes de Michel Proulx, o. praem., les participants.es ont travaillé en équipe. Puis, il y a eu un partage des réflexions où est ressortie une évidence : « nous avons une place dans notre société, soit celle de marcher avec les gens. »

Madame Francine Vincent

Madame Francine Vincent, coordonnatrice du Service de coordination de la pastorale diocésaine (SCPD), complétait le trio d’animateurs de cette rencontre en présence, la première depuis la pandémie 2020. « Nous avons réalisé toute l’importance de ces rencontres qui nous donnent l’occasion de fraterniser. Cela a été très stimulant pour tout le monde », mentionne Sr Jeanne.

Rappelons que le comité diocésain de la vie consacrée du diocèse Saint-Jean–Longueuil est constitué de six personnes (religieux, instituts séculiers et personnes associées) incluant l’évêque Mgr Claude Hamelin. Il se rencontre quelques fois par année.

Reportage photo : Sr Hélène Harvey

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Mois de l’histoire des NoirEs

La troupe Le Zèbre Jaune a conquis son auditoire lors de la représentation de la pièce Fogo – Le procès d’Angélique à la Maison Jésus-Marie le samedi 11 février dernier (voir la vidéo ci-dessous). Cette création théâtrale rappelle un moment historique, soit le procès à Montréal en 1734 de l’esclave Marie-Josèphe Angélique. Il s’agit d’une activité présentée sous le volet des journées Histoire et Patrimoine de Longueuil tenue dans le cadre du Mois de l’histoire des NoirEs.

S’appuyant sur les recherches de plusieurs historiens.nes, dont Denyse Beaugrand-Champagne, l’autrice et metteure en scène de la pièce (Carol Jones) du Zèbre Jaune propose une lecture de cet événement de nature criminelle. Est-ce que Marie-Josèphe a mis le feu à Montréal? Si elle est innocente, qui est coupable?

La trame de la pièce nourrit le questionnement et suscite la réflexion notamment sur les parallèles entre les condamnations publiques de l’époque reposant sur des rumeurs et les procès d’intentions ayant cours sur les médias sociaux. La compagnie de théâtre longueuilloise est reconnue comme un théâtre engagé en art social et en art santé. Son approche s’appuie sur la recherche, la réflexion et l’imaginaire sans perdre de vue le divertissement.

Le jeu de la comédienne Johanne Ductan-Petit dans le rôle d’Angélique vaut à lui seul le déplacement par la justesse du ton et l’émotion transmise. Un jeu qui a d’ailleurs été remarqué par un jeune spectateur fasciné qui, lors de la discussion qui a suivi, a demandé à la comédienne « comment elle pouvait pleurer sur commande »?

Cette période d’échanges avec le public a été tout aussi riche en enseignement. Elle a permis de saisir l’intérêt réel des personnes à comprendre l’esclavage vécu chez nous par le passé et sa transformation en esclavage moderne qui sévit aujourd’hui.

La collaboration des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) allait de soi dans la présentation de cet événement de la Ville de Longueuil à la chapelle de la Maison Jésus-Marie. En effet, cette contribution rejoint les valeurs véhiculées par les sœurs de la congrégation religieuse, notamment pour lutter contre la traite des personnes et les diverses formes d’esclavage moderne. De plus, elle s’inscrivait bien dans le calendrier des activités pour souligner le Mois de l’histoire des Noirs.es. Malgré leur âge avancé, les SNJM continuent à s’informer sur toutes les questions de justice sociale et posent des actions à leur portée.

Rappelons en terminant que Yardly Kavanagh et Charles Papasoff, également musicien, complétaient l’équipe de comédien.nes de cette création théâtrale : Fogo – Le procès d’Angélique.

Johanne Ductan-Petit, Sr Beverley Wattling, Sr Marie-Paule Demarbre, Yardly Kavanagh, Sr Hélène Harvey, Charles Papasof et Carol Jones.

Visionnez la vidéo pour voir la pièce de théâtre. Durée 30 m.

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Pour une troisième année consécutive, le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII) apportera sa contribution au Marathon de la prière 2023 contre la traite des personnes. Cet événement en ligne est organisé dans le cadre de la Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des personnes le mercredi 8 février. Il rend ainsi hommage à sainte Joséphine Bakhita, sœur soudanaise qui, enfant, a vécu l’expérience dramatique d’être victime de la traite.

La présentation du CATHII amorcera le bloc horaire dédié à l’Amérique du Nord, soit entre 9 h 35 et 10 h 30. Elle apportera une touche francophone à ce bloc également représenté par les réseaux des États-Unis et de l’Amérique centrale. Après le mot de la présidente du CATHII, Sr IsaBelle Couillard, suivra une vidéo préparée par Renaude Grégoire, agente de développement.

Ce pèlerinage de prière et de réflexion débutera dans la nuit du 8 février, à 3 h 30 (heure du Québec) pour traverser les divers fuseaux horaires impliquant les quelques 44 réseaux de Talitha Kum sur tous les continents : de l’Océanie, à l’Asie, le Moyen-Orient, l’Afrique, l’Europe puis l’Amérique latine avant de conclure avec l’Amérique du Nord à 10 h 30. L’événement se tient sous la forme de prières et de témoignages illustrant les divers engagements religieux contre la traite humaine dans le monde. Il est transmis en direct en cinq langues (anglais, espagnol, français, italien, portugais).

Note : Il est possible de visionner le pèlerinage complet en se rendant sur cette page. Il est à noter que cette vidéo est disponible pour un temps limité.

Les diverses présentations devraient mettre en valeur le thème retenu pour cette année, soit « Cheminer en dignité ». Ce thème a été suggéré par un groupe de jeunes représentants d’organisations internationales partenaires que sont : Caritas Internationalis, le mouvement des Focolari, Talitha Kum, The Clewer Initiative, USMI Rete Anti-Tratta et UMOFC.

« Ce thème est une invitation à toutes les personnes de bonne volonté à marcher avec les victimes et survivants.es de la traite des personnes, et particulièrement avec les populations migrantes, comme des pèlerins de la dignité humaine et de l’espérance : jeunes, adultes et enfants, personnes de différentes traditions religieuses, cultures et générations. Ce n’est qu’ensemble, en tant que communauté, que nous pourrons mettre un terme à ce fléau. Sauvegarder la dignité de chaque personne n’est possible que si nous savons comment maintenir la paix et protéger l’environnement », a déclaré sœur Abby Avelino, MM, nouvelle coordinatrice de Talitha Kum.

Soulignons en terminant que cette journée du 8 février est le moment central de toute une semaine de rassemblement à Rome. Une veillée de prière œcuménique en anglais et en italien aura lieu le lundi 6 février après avoir accueilli un groupe d’une vingtaine de jeunes représentants de divers organismes internationaux. Ces jeunes participeront à une série de rencontres et de formation sur la traite des personnes. Ils seront invités à proposer une déclaration d’engagement pour amorcer le processus de préparation de la 10e édition de la Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des personnes l’an prochain. La semaine se clôturera par leur participation à la prière de l’Angélus avec le pape François, le dimanche 12 février.