Comprendre et agir : un atelier sur la campagne jubilaire de Développement et Paix–Caritas Canada

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Un atelier d’information intitulé « À quoi ça sert? » a récemment été offert aux Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) afin de faire le point sur la campagne d’action de l’année jubilaire 2025 lancée par Développement et Paix–Caritas Canada (DPCC).

Proposée dans une formule conviviale, la rencontre a permis d’éclairer les objectifs de la campagne tout en favorisant les échanges. Elle a été animée par Kim Piché, animatrice régionale par intérim pour le Centre-Sud Québec. Cette dernière a pour rôle de renforcer les liens entre le conseil diocésain de Saint-Jean–Longueuil et les communautés religieuses de la Rive-Sud.

« Transformer la dette en espoir »

Menée à l’échelle nationale et internationale, la campagne « Transformer la dette en espoir » visait à s’attaquer aux causes structurelles de l’endettement des pays appauvris. En plus des activités de sensibilisation, une pétition a été lancée pour demander aux créanciers et aux responsables politiques d’annuler ou de réduire, sans condition, les dettes jugées injustes et insoutenables.

Au Canada, la pétition a recueilli 60 626 signatures, dépassant l’objectif initial, tandis que 223 287 personnes y ont adhéré ailleurs dans le monde. Au-delà des chiffres, la campagne a permis de sensibiliser un large public et de mettre la question de la dette au cœur de nombreux espaces de dialogue, comme l’a souligné madame Piché.

Une mobilisation à plusieurs niveaux

La démarche s’est notamment traduite par des interventions auprès de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), afin de réclamer une représentation équitable des pays débiteurs et des politiques de traitement de la dette respectueuses des droits de la personne et des principes environnementaux.

La campagne a aussi été présentée au Civil 7 (C7) et au G7 Jubilee People’s Forum à Calgary, en parallèle au sommet des pays du G7. Cette participation a donné une dimension multiconfessionnelle à la campagne, nourrie notamment par la réflexion du cardinal Pedro Barreto, partenaire de DPCC au Pérou, sur la dette écologique.

Enfin, la pétition a été portée jusqu’à la COP30 à Belém (Brésil), grâce à la délégation canadienne de DPCC, élargissant ainsi la portée de la mobilisation.

L’engagement des SNJM

Madame Kim Piché et Sr Beverley Wattling

Comme l’a rappelé madame Piché, participer aux campagnes annuelles de DPCC permet « d’unir les voix des catholiques engagés pour dénoncer l’injustice sociale et soutenir les partenaires dans leur lutte contre les inégalités ». Une conviction que partagent les SNJM, qui multiplient les collaborations avec divers organismes afin de renforcer les actions en faveur de la justice sociale et de l’égalité.

Les SNJM entendent d’ailleurs poursuivre ce partenariat lors de la prochaine campagne de Développement et Paix–Caritas Canada, qui débutera avec le temps du carême.

Reportage photo : Sr Hélène Harvey