Protéger la couche d’ozone : une réussite mondiale qui aide aussi à refroidir la planète
Le 16 septembre, la Journée mondiale de la couche d’ozone nous rappelle qu’une mobilisation internationale fondée sur la science peut produire des résultats concrets. Le thème 2026, « Action mondiale pour une planète plus fraîche », prend cette année une signification particulière : il souligne le 10e anniversaire de l’Amendement de Kigali au Protocole de Montréal.
Adopté en 1987, le Protocole de Montréal vise l’élimination progressive des substances qui détruisent la couche d’ozone, ce bouclier naturel qui nous protège des rayons ultraviolets nocifs.
Des résultats mesurables pour la planète et la santé
Près de 40 ans plus tard, les résultats sont remarquables. Environ 99 % des substances réglementées qui appauvrissent la couche d’ozone ont été éliminées progressivement. Si les politiques actuelles sont maintenues, la couche d’ozone devrait retrouver ses niveaux de 1980 vers 2040 dans la majeure partie du monde, 2045 dans l’Arctique et 2066 au-dessus de l’Antarctique.
Ces avancées ont des conséquences bien réelles. En réduisant l’exposition aux rayons ultraviolets, le Protocole contribue à prévenir des cancers de la peau et des cataractes et à protéger les écosystèmes. Il a aussi procuré d’importants bénéfices climatiques puisque plusieurs substances qui endommagent l’ozone sont également de puissants gaz à effet de serre.
Voilà une démonstration encourageante de ce que la coopération internationale peut accomplir.
Kigali : dix ans d’action pour le climat
En 2016, les pays signataires du Protocole ont franchi une nouvelle étape en adoptant l’Amendement de Kigali. Celui-ci prévoit une réduction progressive de plus de 80 % des hydrofluorocarbures (HFC), largement utilisés dans les systèmes de réfrigération et de climatisation.
L’enjeu est considérable : si l’Amendement est pleinement mis en œuvre, il pourrait permettre d’éviter jusqu’à 0,5 °C de réchauffement planétaire d’ici la fin du siècle. En combinant cette réduction à des appareils de refroidissement plus efficaces sur le plan énergétique, le bénéfice climatique pourrait être environ deux fois plus important.
Alors que les épisodes de chaleur extrême se multiplient, cette transition vers un refroidissement plus efficace et durable touche directement la santé, la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance et la résilience des populations.
Un succès qui invite à poursuivre l’action
Ce bilan positif ne signifie pas que le travail est terminé. La restauration complète de la couche d’ozone exige le maintien des engagements internationaux, tandis que l’Amendement de Kigali doit continuer à être ratifié et pleinement appliqué.
Pour mieux comprendre cette mobilisation, visionnez la vidéo officielle de l’ONU consacrée au thème 2026, offerte notamment en français et en anglais. Une capsule de France 24 permet également de découvrir les avancées réalisées dans la restauration de la couche d’ozone.
Cette réussite trouve un écho particulier en plein Temps pour la Création. Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) militent en faveur de l’écologie intégrale, qui nous invite à considérer ensemble la santé de la planète et celle des populations.
Le Protocole de Montréal nous en offre un exemple porteur d’espoir : lorsque la science, la coopération et l’action collective convergent, il est possible de changer la trajectoire environnementale de notre maison commune.
Ressources officielles — Journée mondiale de la couche d’ozone 2026 (en plusieurs langues).
