Mère Thérèse-de-Jésus devient la 3e supérieure générale le 12 août 1857. Elle décède le 13 août 1890.
La femme qui a porté les SNJM jusqu’à l’Ouest américain
Le 13 août 1890, la Congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) perd l’une de ses grandes bâtisseuses. Première postulante à se joindre aux trois fondatrices, Salomé Martin, devenue sœur Thérèse-de-Jésus lors de sa profession religieuse, laisse un héritage déterminant dans l’histoire de la communauté.
Fille d’un patriote disparu lors des événements de 1837, cette éducatrice reconnue devient la troisième supérieure générale des SNJM, le 12 août 1857. Si son nom demeure parfois dans l’ombre de ses prédécesseures, son leadership a profondément marqué le développement de la Congrégation.
Une vision missionnaire audacieuse
Animée d’un remarquable esprit missionnaire, mère Thérèse-de-Jésus contribue à faire rayonner les SNJM bien au-delà du Québec. En 1859, à peine seize ans après la fondation de la Congrégation, elle envoie douze religieuses en Oregon, ouvrant ainsi une nouvelle étape de l’histoire des SNJM en Amérique du Nord.
Au cours de son mandat, qui s’étend jusqu’en 1867, dix-sept pensionnats et écoles voient le jour. On en compte sept en Oregon, deux en Ontario, deux dans l’État de New York et six au Québec, dont la maison-mère, le noviciat et le pensionnat d’Hochelaga.
À son sujet, sœur Yolande Laberge, SNJM, écrivait avec admiration qu’elle fut « celle qui osa porter le flambeau des SNJM jusqu’à l’autre bout du continent… sans un sou… ». Elle ose résumer son parcours par cette expression évocatrice : « La folie missionnaire faite femme. »

Hochelaga
Un héritage toujours vivant
L’œuvre de mère Thérèse-de-Jésus continue d’inspirer la mission de la Congrégation. Comme le souligne encore sœur Yolande Laberge : « L’élan missionnaire que mère Thérèse-de-Jésus nous a donné n’a jamais cessé de faire surgir des projets nouveaux au service de l’Église et de la société. »
À l’occasion de l’anniversaire de son décès, découvrez la note biographique consacrée à cette femme de foi, de courage et de vision. Son engagement a largement contribué à l’expansion des SNJM et à la poursuite de leur mission éducative bien au-delà des frontières du Québec.