Mois de Marie

La coutume de dédier le mois de mai à l’intercession de la Vierge Marie remonte à la fin du 16e siècle, à Rome. Saint Philippe Néri (1515-1595) est à l’origine de cette pratique. À l’époque, il demandait aux enfants réunis autour de l’autel de la Sainte Vierge d’offrir des fleurs du printemps comme symboles des vertus chrétiennes appelées à éclore également dans leur vie. « Le mois de Marie est donc depuis le début, non seulement un bel acte de piété envers la Vierge Marie, mais aussi un engagement à se sanctifier jour après jour », mentionne le père Renaud Saliba, recteur du sanctuaire de Pontmain. Cette pratique qui s’est répandue avec les Jésuites a été approuvée par le pape Pie VII en 1815 favorisant alors sa très large diffusion dans toute l’Église.

Si le mois de mai coïncide chaque année avec la saison pascale, ce mois de Marie n’en fait pas ombrage, bien au contraire. C’est plutôt un moment qui contribue à mieux vivre ce temps pascal en reprenant les trois grandes étapes : la Résurrection, l’Ascension et la Pentecôte. « C’est l’occasion de pratiquer les vertus qui manifestent la vie nouvelle dans la force de l’Esprit », conclut le père Saliba.

 

C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau.

À la Vierge chérie, disons un chant nouveau.

(Cantique)

Mais « Que reste-t-il de nos amours? » Que reste-t-il de notre amour voué à Marie?

De notre façon de l’exprimer aujourd’hui?

Voici un poème offert à notre réflexion. Il s’intitule Bellezza (La toute Belle)

 

Dieu est fascinant et ce qu’il fait dépasse toujours l’impossible.

Dieu s’est penché sur une femme.

Il trouva la beauté en son cœur. Et Il l’aima.

Dieu regarda une femme qui était de la race des humbles,

des pauvres et des petits. Dieu la regarda et la trouva belle.

Dieu la choisit pour donner son Fils au monde.

 

Et dès lors, toutes les générations

L’ont proclamée bienheureuse.

 

Dieu regarda une femme. Son nom était Marie.

Et cette femme a cru malgré l’obscurité

et les doutes qui l’envahissaient.

Et de sa chair, Dieu lui-même est né,

apportant avec Lui le salut et la paix.

 

Désormais son nom est chanté,

parce que Dieu l’a choisie, elle, Marie,

l’une des nôtres. Notre sœur et notre mère.

Je te salue, Marie, pleine de grâce!

Source : Religieuse italienne (adaptation)