Journée nationale de la vérité et de la réconciliation

Le 30 septembre 2025 marque la cinquième édition de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation (JNVR), instaurée pour commémorer les enfants disparus et les survivants des pensionnats autochtones, ainsi que leurs familles et leurs communautés. Ce jour férié fédéral, mis en place en 2021, est un appel à la mémoire, à la reconnaissance et à la solidarité.

Cette date coïncide également avec celle de la Journée du chandail orange, un mouvement né des communautés autochtones qui vise à sensibiliser le public à l’histoire douloureuse des pensionnats. Ce symbole fait écho à l’histoire de Phyllis Webstad, à qui l’on a retiré sa chemise orange dès son arrivée au pensionnat, illustrant ainsi la violence systémique subie par tant d’enfants autochtones pour effacer leur culture et briser les liens familiaux.

Une commémoration nationale

En 2025, un rassemblement multilingue de 90 minutes intitulé Se souvenir des enfants réunira l’APTN, CBC/Radio-Canada, le Centre national pour la vérité et la réconciliation et la Nation algonquine, dans le cadre de ce 5e anniversaire. Diffusé à grande échelle, cet événement proposera des réflexions puissantes d’aîné.e.s et de survivant.e.s, ainsi que des prestations artistiques d’Inuit, de Métis·ses et de membres des Premières Nations. Un moment de mémoire, d’unité et d’espoir.

Pourquoi cette journée est-elle essentielle?

Le système des pensionnats, en place de 1831 à 1996, a laissé des cicatrices profondes sur les peuples autochtones du Canada. La JNVR vise à rétablir la vérité, honorer les victimes et favoriser la guérison collective. C’est aussi une invitation à poser des gestes concrets pour bâtir un avenir fondé sur la justice, l’inclusion et le respect.

Comment s’engager en 2025

Voici quelques gestes significatifs que chacun peut effectuer le 30 septembre (et au-delà) pour soutenir la réconciliation :

  • Porter un chandail orange en signe de solidarité.
  • Lire des œuvres autochtones : Kukum (Michel Jean), Croc fendu (Tanya Tagaq), Petite femme montagne (Terese Marie Mailhot), etc.
  • Visionner des documentaires proposés par l’ONF ou APTN sur les pensionnats et les cultures autochtones. 
  • Participer à une marche commémorative ou à un événement local organisé par une communauté autochtone.
  • Faire un don au Centre national pour la vérité et la réconciliation ou à une organisation de soutien aux survivants.
  • Prendre une minute de silence, allumer une bougie ou déposer une paire de chaussures en mémoire des enfants disparus.
  • Consulter les 94 appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation et s’engager à en réaliser au moins un.

En lien avec le Temps pour la Création

Cette journée s’inscrit aussi dans la mouvance plus large du Temps pour la Création, qui appelle à prendre soin de notre maison commune et à réparer les injustices subies par les peuples marginalisés. Honorer les survivants des pensionnats et soutenir les communautés autochtones, c’est aussi poser un geste fort d’écologie intégrale, au cœur des valeurs de justice, d’écoute et de transformation, importantes aux yeux du pape François.

Bref, cette journée invite à cheminer tous ensemble vers la réconciliation.

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