Journée internationale de la fille
Investir dans leurs droits pour transformer l’avenir
Le 11 octobre, la Journée internationale de la fille nous rappelle une évidence qui reste pourtant à défendre : chaque fille doit pouvoir apprendre, grandir, faire ses propres choix et participer pleinement à la société.
En 2026, l’ONU place cette journée sous le thème « Mettons fin au mariage des enfants et investissons dans les droits des filles! ». Un thème qui n’a pas été choisi sans elles. Il est issu de consultations menées auprès de filles, d’organisations et de réseaux dirigés par des jeunes filles, ainsi que de partenaires de la société civile et des Nations Unies.
Le mariage des enfants : des conséquences qui durent toute une vie

Source : pexels-isabella-carvalho
Chaque année, plus de 12 millions de filles sont mariées avant 18 ans, soit environ une toutes les trois secondes. À l’échelle mondiale, environ une fille sur cinq est mariée avant d’avoir atteint l’âge adulte.
Derrière ces chiffres se trouvent des droits et des possibilités compromis. Un mariage précoce peut interrompre la scolarité, accroître les risques de violence et de grossesse précoce, nuire à la santé physique et mentale et limiter l’autonomie économique future. Les crises, les conflits et les déplacements de populations peuvent encore accentuer cette vulnérabilité.
Des progrès qui montrent que le changement est possible
La situation demeure préoccupante, mais les efforts portent leurs fruits. Au cours des 25 dernières années, quelque 68 millions de mariages d’enfants ont été évités. La proportion mondiale de filles mariées avant 18 ans est passée d’environ une sur quatre à une sur cinq.
Ces avancées démontrent l’importance d’agir simultanément sur plusieurs fronts : maintenir les filles à l’école, assurer leur accès aux services de santé et de protection sociale, combattre les normes discriminatoires, adopter et appliquer des lois protectrices et soutenir leur leadership.
Donner aux filles la possibilité d’agir
Investir dans les droits des filles, ce n’est pas seulement les protéger. C’est aussi reconnaître leur capacité à participer aux décisions qui concernent leur vie et leur avenir.
Chacun.e peut y contribuer : encourager l’éducation des filles, remettre en question les stéréotypes, soutenir les organismes qui défendent leurs droits, faire entendre leurs voix et favoriser leur participation dans nos écoles, nos organisations et nos communautés.
Cette démarche rejoint particulièrement la mission éducative des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). Depuis leur fondation, l’éducation des filles et des femmes occupe une place majeure dans leur histoire, avec la conviction qu’une éducation solide favorise le développement de toute la personne.
Cette intuition conserve toute son actualité. Partout dans le monde, les femmes jouent des rôles essentiels au sein des familles, des communautés, des institutions, de l’économie et de la société civile. Permettre aux filles d’apprendre, de choisir leur avenir et de développer tout leur potentiel contribue ainsi à construire des sociétés plus justes, inclusives et pacifiques.
Le 11 octobre nous invite donc autant à mesurer le chemin parcouru qu’à poursuivre l’effort : écouter les filles, défendre leurs droits et leur donner les moyens de façonner elles-mêmes leur avenir.