Campagne « Un trop grand prix »

Le retour du Grand Prix de Formule 1 de Montréal (du 17 au 19 juin) annonce la tenue d’une nouvelle campagne de sensibilisation choc. Cette fois-ci, on s’adresse particulièrement aux touristes sexuels et autres clients de la prostitution. Avec cette campagne, la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) veut faire savoir à la clientèle de la prostitution que « payer pour du sexe est illégal au Canada. »

Jennie-Laure Sully, organisatrice communautaire à la CLES rappelle qu’il y a encore trop peu de personnes au courant du caractère criminel de l’achat de services sexuels. La loi a pourtant été adoptée en 2014. Le fait qu’il y a peu d’opérations clients à Montréal et que les acheteurs de services sexuels le font en toute impunité alimente la réputation de la ville comme un « paradis pour acheter du sexe », souligne-t-on dans le milieu.

Alors que les partys et la prostitution sont associés aux événements en F1, il ne faut pas oublier tout le phénomène de la traite des personnes. Une problématique qui touche plus particulièrement les jeunes filles dans ce type d’événements sportifs.

En parallèle à cette campagne d’affichage sur les abribus numériques et les réseaux sociaux visant les clients, la CLÉS se joint aux membres du comité « Un trop grand prix » réunissant Y des femmes de Montréal, Prévention jeunesse Longueuil et Prévention jeunesse Laval (Zéro Exploitation). L’objectif est de déculpabiliser les femmes et les filles exploitées sexuellement et leur faire savoir qu’elles ont le droit de s’en sortir et qu’elles ne sont pas criminalisées, mais bien des victimes de l’industrie du sexe.

Un panel virtuel de discussion autour du film « Noémie dit Oui » est planifié pour le jeudi 16 juin, de 11 h 30 à 13 h. Il est animé par la sénatrice indépendante Julie Miville-Dechêne en présence de la réalisatrice Geneviève Albert. Il faut s’inscrire ici. Pour en savoir plus sur la campagne, consultez la page Facebook.